jeudi 17 avril 2014

Big Corn Island
Mars 2014

Bien assis sur le balcon de notre chambre au deuxième étage de l'hôtel Morgan, nous arrêtons constamment notre lecture pour contempler les reflets toujours changeants de la mer des Caraïbes qui nous fait face. C'est monsieur Young, propriétaire de notre hôtel de Managua, qui a fait la réservation pour nous en spécifiant bien à Kerry, notre hôtesse, qu'elle devait nous réserver cette chambre, lui qui la connaissait pour y avoir déjà passé ses vacances. Et il avait raison. Après avoir visité tous ou presque tous les hôtels de l'île on se rend compte qu'on a été chanceux! Les touristes qui se promènent par ici arrêtent invariablement pour y prendre au moins 3 ou 4 photos! De plus, on est ventilé à souhait et le balcon est à l'ombre jusqu’à 16 heures. Malgré cela, après nos trois jours habituels de recherche   à bon prix, on a failli changer de place parce que le prix demandé par Kerry était de 40$ US. On a heureusement pensé qu'on pouvait lui donner une chance en lui disant qu'on voulait rester un mois. Elle a immédiatement réagi en nous faisant une offre à 25$.


Au total, on aime bien sauf pour la bouffe, ce qui est quand même majeur! La nourriture de l'île est la même que celle du continent mais on nous avait fait rêver de fruits de mer au même prix que le poulet et toujours disponibles! Hélas ce n'est pas la saison. Celle du homard se terminait lorsqu'on est arrivé et les crevettes sont rares et toujours plus chères que le poulet! Il reste que le rhum n'est pas cher à 22$ le litre et la bière est à 1,33$ le litre quand on l'achète à la caisse... Donc le Nicaragua pour la bouffe on n'y pense pas sauf si on trouve quelqu’une comme notre Caroline de Estéli qui avait vraiment de l'imagination culinaire. Il y a sans doute des exceptions comme certains hôtels de 4 ou 5 étoiles mais on n'y a pas été voir.


Pour nous faire mentir sur ce sujet, on a découvert, dans la journée ou on écrivait le blogue, un hôtel situé à vue de nez du nôtre, le Best View et géré par un couple  Nica et  Vernon, un grand noir, comme cuisinier et là on est reste franchement gaga. On y est allé le matin, histoire de changer de menu, pas un chat dans la cuisine ni dans la salle a manger mais le cuisinier se pointe, un genre armoire à glace mais bonasse comme tout. On y mange un petit dej avec pain intégral tout à fait bien. On jase un peu avec lui et il nous raconte que son père, un preacher, les a déguisés lui et ses frères en nones pour les faire sortir du pays pour le Costa Rica lors de la révolution. Il a travaillé dès l'âge de 11 ans dans les restaurants en épluchant les légumes. Il a beaucoup appris en observant et par la suite a réussi peu à peu à faire ses preuves.


Il nous annonce qu'il fera une salade avec poisson au lunch et on lui dit qu'on sera là pour une heure. À l'heure dite la dame au comptoir nous dit qu'il est sorti devant aller a l'école pour régler un quelconque problème. Comme nous avons nos liseuses nous décidons de l'attendre.  Il arrive, un bout de temps après, s'excuse et  va préparer notre lunch. Une merveille!  Tout est super équilibré. C'est une salade originale à souhait avec légumes et fruits, on ne pense même pas ajouter quoi que ce soit tant elle est parfaite et un yellow fish cuit juste a point. On y retournera! 


Pour revenir à notre île qui se nomme Big Corn Island et qui se trouve un peu à l'est du Nicaragua, dans la mer des Caraïbes, elle est accessible par bateau après un long voyage en bus ou par avion, de Managua, en 90 minutes. Les insulaires sont en partie de type nicaraguayen et en partie de descendance africaine de sorte que la langue parlée est un mélange un peu rigolo d'espagnol, d'anglais et de créole... très frustrant pour Maryse qui y perd ...son espagnol. En fait, quand on s'écoute parler, on rigole parce qu'on s'aperçoit qu'on mélange hardiment l'anglais et l'espagnol. Une partie de la population a la peau plus noire et une corpulence différente de celle des autre nicas. Certains sont grands et très minces et noirs alors que les autres sont courts et trapus avec la peau brune ou tirant plus vers le blanc.


Une route principale fait presque le tour de l'île a l'exception d'une section appelée Long Beach. Le lendemain de notre arrivée, on a marche la portion qui est a l'ouest de notre hôtel Morgan, un bon 6 kilomètres qui se termine sur deux hôtels luxueux et une très belle plage. Le lendemain on a marche la portion qui est a l'est de notre hôtel, un autre 6 kilomètres jusqu’à l'Hôtel Canada. Ce dernier est plutôt huppé avec ses chambres a plus de 100$ US et pas de plage!! De ce côté là on n'était pas au bout de la route mais on voyait une immense plage nommée justement Long  Beach mais qui semble déserte à l'exception d'un bâtiment. On peut aussi circuler sur l'île en taxi, le tarif étant fixe a 20 cordobas, soit 80 cents, par personne quelle que soit la distance. Il y a aussi un minibus qui coûte 7 cordobas par personne si on réussit à l'attraper vu son horaire approximatif. On fera le tour de l'île en autobus à la fin de notre séjour.


Nous faisons une petite vie bien calme avec lecture sur notre balcon durant les heures chaudes, promenades pour les petits dej et souper. Nous sortons aussi pour acheter du thon, des tomates, du pain de coco, beure d'arachide carotte et fruits pour nos dîners. On se gâte aussi en achetant des gâteaux aux carottes, au chocolat, au coco ou des brioches quand la pâtisserie est ouverte lors de notre promenade du matin ou du soir. On doit prendre du poids mais ...beaux, bons, pas chers...(12 cordobas soit en bas de 0.50$), le pain de coco 20 cordobas.


Notre dernier jour sur l’île sera celui de l’anniversaire d’André. Notre hôtesse lui cuisinera un gâteau que nous partagerons avec les employés. Le lendemain matin nous prenons l’avion au petit matin pour Managua.


Nous passerons 3 jours au même hôtel, chez M. Young. Il nous cuisinera chaque soir un super repas que nous partagerons avec ses employés. Nous en profiterons pour jaser des réalités et difficultés de faire des affaires dans ce pays.

Nous louons les services d’un taxi  pour aller visiter le volcan Masaya et le marché et la laguna de Apoyo.  Nous ne pourrons pas voire le fond du cratère car il y a beaucoup de brume. C’est tout de même impressionnant

6 avril 2014

Nous décidons de retourner à Estelí, où il devrait faire plus frais, pour revoir  la famille et célébrer l’anniversaire de Carolina le 11 avril.  Nous ne savons pas combien de temps nous y serons mais certainement jusqu’après Pâques puisque les hôtels seront bondés au cours de la semaine sainte, semaine de vacances dans tout le Nicaragua.


Toute la famille semble très heureuse de nous revoir et nous faisons la connaissance du mari de Carolina, Alejandro. Il travaille habituellement aux USA et cherche du travail ici pour pouvoir vivre régulièrement avec la famille.  Depuis que nous sommes partis, Carolina a fait construire un deuxième étage au-dessus de son coin de vie. Il faut dire que, suite au décès du mari de sa mère Victoria, la maison fut divisée entre Victoria,   Carolina, sa sœur et son frère.  Carolina vivait dans une chambre avec sa fille. Le nouvel arrangement lui permettra  de s’organiser une cuisinette, de donner une chambre à sa fille, d’avoir sa propre salle de bain et de profiter d’un espace de vie plus éclairé et mieux ventilé.


La cuisine, notre chambre et la chambre de Victoria appartiennent à son frère qui en laisse l’usage à  sa mère mais aimerait bien vendre sa part de la maison. Il en veut 25,000$ mais qui va acheter ce genre de part ? Je crois que Caroline espérait qu’on l’achète pour en faire nos quartiers d’hiver mais … on les aime bien mais faut pas pousser trop fort.

Pour la chaleur, on s’est mis un doigt dans l’œil car il fait aussi chaud ici qu’à Managua sans compter qu’on y avait une piscine! Le vent n’est pas tous les jours au rendez-vous et le soleil plombe. Heureusement, les nuits sont un peu plus fraiches.  Carolina veut que Maryse fasse un ragout pour son souper d’anniversaire mais c’est vraiment trop demander! On finit par s’entendre sur des filets de porc, style  Délices de Bangkok.


C’est l’époque des fruits : mangues, melons, pastèques, papayes, bananes; on se régale!  Le marché regorge de fruits frais. On a eu droit à  un petit tremblement de terre de 5 secondes, il semble que l’épicentre se trouvait dans le lac Managua ou il s’est fait sentir davantage à 6,2.

Pour 12$, un jeune techno du coin a regardé notre ordi et a réussi à le repartir... sur le D: Il n’a pas récupéré grand chose sur le C: et pas de photo du voyage.  On peut utiliser Office que notre cher François avait mis sur le D:. Avec la clé USB, on peut donc écrire ce blogue plus facilement que sur le clavier espagnol. On peut aussi recharger nos liseuses, un gros plus pour Maryse.


Le souper de d’anniversaire fut un succès. Heureusement nous avions acheté beaucoup de viande car Carolina avait invité, en plus des 5 personnes prévues, sa sœur et ses 3 enfants, une nièce et a même donné une portion à une belle-sœur voisine. Quand je lui ai dit qu’elle aurait dû nous prévenir elle a dit : tu ne me l’as pas demandé !  Malgré qu’on n’ait pas pu trouver du lait de coco et du concentré d’orange pour faire le délice de Bangkok, Maryse a concocté une sauce champignons, curry, gelée de goyave qui a eu un franc succès. 

Nous recommençons à lire le journal local. Il est toujours surprenant de voir à la une : 2643 jours depuis le 10 janvier 2007, sans que le président inconstitutionnel, Daniel Ortega, offre une conférence de presse.  La constitution ne lui permet pas de se faire réélire mais il garde le pouvoir en payant (probablement) l’opposition pour que celle-ci lui permettre de changer la constitution et se représenter. Tout ce beau monde s’enrichit aux dépends des pauvres.  Les paysans le voient toujours comme le père de la révolution; ils acceptent donc tout sans se plaindre.

Il y a plus de 40% de chômage, les enseignants sont sous-payés et les diplômés choisissent l’enseignement quand ils ne trouvent rien d’autre comme travail ; on peut donc douter de la qualité de l’enseignement et des connaissances des prochains finissants...  D’ailleurs, actuellement, la majorité ne réussit pas l’examen d’entrée à l’université. Le gouvernement a déclaré l’éducation obligatoire et gratuite mais il n’y a pas d’école dans plusieurs régions en campagne et pas d’argent pour ces enfants qui devraient aller en pension. Pour les études post secondaires ou universitaires le même phénomène se produit. Nous avons rencontré une jeune sur Big Corn Island qui ne voyait aucune ouverture pour elle puisqu’elle ne pouvait poursuivre ses études faute d’argent et d’école dans le coin ni obtenir un travail intéressant sur l’île.

Nous sommes dans une période de tremblements de terre depuis une semaine. Le premier dans la région du Lac Managua a été suivi d’un autre assez fort et de plusieurs répliques (42) dans la région du volcan Apoyeque situé à une quinzaine de km au nord ouest de Managua. Nous avons pris la bonne décision de venir dans le nord car nous n’y avons ressenti que de petites secousses de 1 à 5 secondes et beaucoup moins fréquemment que Managua.

Nous avons eu la chance d’observer l’éclipse de lune totale, le spectacle en valait la peine mais les photos…



Prochaine étape pour nous: exploration! Nous prévoyons aller passer quelques jours à Matagalpa puis Jinotega et peut-être Somoto et Ocotal, toutes ces destinations étant dans le nord et en altitude i.e. jusqu’à 1000 mètres. 

lundi 3 mars 2014



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 2 mars 2014



Notre ordinateur nous a lâché n'appréciant pas la dernière panne d'électricité. La batterie ne fonctionnait déjà plus, on sentait que ça pouvait arriver... De jour en jour on remettait le classement et l'organisations des photos du voyage avant de les monter sur internet... dommage, il y en avait des bonnes! Nous ne pourrons pas monter de photos pour un petit bout de temps car nous utilisions l'ordi pour ce faire et nous n'avons pas ce qu'il faut pour transférer les photos de la carte de l'appareil. 

Nous n'avons pas vraiment visité l'île Ometepe sauf ses deux villes principales Moyogalpa et Alta Gracia de même que les deux à trois kilomètres de chaque côté de notre hôtel. Moyogalpa pour retirer des sous, se faire couper les cheveux et trouver quelques items indispensables pour la fin du voyage. Alta Gracia pour Maryse qui s'est offert une pédicure et manicure, à 4$ si, si!!!, tout-à-fait professionnelle

Les kilomètres de gauche, qu'on pouvait faire sur la plage ou sur la route, nous menaient au pueblo voisin de Santa-Cruz où se trouvaient quelques petits restos intéressants et ceux de droite à
Ojo de Agua où se trouve une piscine naturelle entourée de grands arbres. La piscine a été aménagée avec des chaises tout autour et un service de restauration. Ce n'est peut-être pas l'oasis de rêve mais l'eau d'une rivière soutairaine y est fraîche et limpide et il y fait bon nager. 

Notre séjour sur Ometepe a été très agréable et nous envisageons revenir une autre année. Nous y avons rencontré une colombienne installée au Québec, Carmen, qui voyage seule.  Nous passons pas mal de temps en sa compagnie. Nous avons passé la dernière journée en sa compagnie à Ojo de agua  et c'est grâce à son BlackBerry que nous pouvons ajouter quelques photos qu'elle nous a transmises.

Nous ne pourrons pas faire le voyage au Costa Rica avec notre famille de Esteli. Carolina nous a confirmé que ce sera impossible. Ce voyage nous permettait d'obtenir une prolongation de séjour de 90 jours au retour à la frontière. Nous avons donc essayé d'organiser ce voyage par nous-mêmes et on ne trouvait pas le voyage très intéressant. Toutefois, après plusieurs recherches sur Internet, nous avons fini par apprendre que nous pouvions faire cette demande de prolongation à Managua, dans un bureau de l'immigration situé dans un centre d'achat. Comme nous devions revenir sur Managua pour aller aux Corn Island, notre prochaine destination, nous étions super heureux! 




La prolongation de séjour fut très facile. Nous sommes arrivés avant l'ouverture du bureau et le hasard a voulu que nous voyons une employée qui revenait avec un café. Maryse lui a demandé où trouver les formulaires car nous avions déjà fait les photocopies, dans un magasin presqu'en face des bureaux,  de la page d'identification du passeport et du permis de séjour. Elle nous a fait entrer tout de suite, c'était un peu gênant, en avant de toute la file de personnes qui attendaient l'ouverture des bureaux. On suppose que c'est parce qu'on est vieux! ;-)). Nous avons acheté les formulaires à 5 cordobas chacun, elle nous a indiqué les sections à remplir et nous a demandé de revenir la trouver dès que ce serait fait!!! Donc sans aller dans la file qui attendait à l'extérieur.

Ce qui fut dit fut fait. En vérifiant le tout elle posait des questions à Maryse sur ce que nous avions vu et ce que nous allions faire durant ces trois autres mois, petite jasette sympatique quoi! À la fin elle nous dit qu'elle nous avait donné 93 jours et non 90 car nous étions en avance pour demander la prolongation et il nous aurait manqué 2 jours lors de notre sortie du pays. Nous ne l'avions pas demandé!! Maryse ressentait une grande satisfaction de pouvoir converser aussi facilement avec un agent du gouvernement et heureuse que ça nous facilite autant les choses. Son désir d'apprendre l'espagnol et le travail effectué pour y arriver est bien récompensé et ça va l'aider à persister.

Nous partirons donc mardi le 4 mars pour la côte caraïbe; nous avons hâte.  À Managua, nous sommes dans un hotel que nous a recommandé Carmen, le Managua Hill's. C'est sécuritaire, confortable, dans un quartier chic de la ville. Le proprio est charmant et nous a donné une carte pour obtenir des escomptes dans un resto voisin le Ola Verde, biologique. Nous y mangeons de la haute cuisine si on compare avec le reste du pays. Cest un peu plus cher mais tellement bon qu'on se paie la traite au diner (assez tard)  et on se contente de peu au souper que l'on peut faire préparer par la cuisinière de l'hôtel.

Maryse a expérimenté son premier tremblement de terre la nuit dernière. Il a dû atteindre 2 sur l'échelle Richter selon André puique qu'aucun meuble ne s'est déplacé et qu'aucune tuile du plafond n'est tombée. "ya rien là!" selon celui qui a vécu pire en Algérie. Maryse a quand même ressentie une petite émotion en sentant le lit "gondoler" et en entendant le grondement sourd

Nous ne savons pas encore combien de temps nous serons sur la côte caraïbe et comment seront les communications là-bas. Nous tâcherons de vous donner des nouvelles rapidement.




lundi 3 février 2014

Samedi 2 février 2014

De la terrasse de notre hôtel, on dirait la mer n'est-ce pas?
Bonjour à tous,

Nous espérons que l’hiver n’est pas trop dur et que vous êtes tous en bonne santé.

Pour nous, tout va super bien. Comment expliquer notre amour des pays adorateurs de soleil (comme le dit Clément, frère de Maryse) malgré nos problèmes de peau? On peut dire que d’habitude Maryse ne  fait pas d’arthrose dans ces pays-là et que, chez nous, l’hiver est très difficile de ce côté. Autre raison, nous adorons nous promener sur une plage au lever et au coucher du soleil, ce sont des instants magiques. Nous pouvons marcher 2 heures sans nous parler, admirant le paysage, écoutant le son des vagues et observant les oiseaux marins. Vivre près d’une plage est, pour nous, super relaxant et on ne se lasse pas de l’air du large et il ne peut pas y avoir meilleur endroit pour lire ou dormir au son des vagues et même pour étudier une nouvelle langue.

Le travail d'André pour la journée, rincer le costume de bain de Maryse après la baignade!

Les gens rencontrés sont majoritairement de bonne humeur et relax car ils sont en vacances. Les gens de l’hôtel sont généralement charmants, surtout ici. Pour compléter le tableau, les fruits frais sont délicieux. On peut ajouter que Maryse n’a pas besoin de cuisiner, la bouffe est bonne surtout le poisson frais, ni André de faire la vaisselle ou collaborer au ménage. Le tout pour moins cher que chez nous! Nous ne faisons évidemment pas les sardines sur la plage pour revenir avec le bronzage du siècle. Nous nous protégeons (crème solaire 60) si nous devons sortir aux heures de soleil, sinon nous relaxons chez nous. Maryse a découvert, avant de partir, un chandail Lolë  avec une protection solaire 50 qui ne lui colle pas sur le corps, qui repousse l’humidité, qui sèche rapidement, confortable comme elle ne pouvait pas se l’imaginer. Elle peut donc aller au soleil sans crème sur les bras et le corps. Avec un pantalon de la même compagnie, tout aussi confortable, elle peut sortir en plein soleil sans trop souffrir ce qui n’est pas le cas d’André dont les vêtements de protection sont inconfortables et lui collent à la peau. Nous essaierons de trouver mieux en revenant. Les Lolë sont assez chers mais elle les a eu en vente de fin de saison et, même plus cher, elle en rachèterait tellement ça vaut la peine. Dommage qu’ils ne fassent pas ces vêtements pour homme!


Comme vous pouvez le constater, nous ne sentons pas toujours le besoin de visiter ou de faire des choses. À notre âge c’est moins important, nous n’avons pas le budget pour les tours organisés et, en se casant plus longtemps lorsqu’on trouve un coin agréable, on économise.




Pour le moment nous sommes sur l’île d’Ometepe sur le lac Nicaragua (ou Cocibolca). C’est une île de 275 km carrés et logeant environ 35,000 habitants.

Ces derniers possèdent, pour la majorité, des fermes où ils font l'élevage du bétail et la culture du riz, des fèves, du maïs, de la canne à sucre et du blé. Ces gens habitent cette île depuis des milliers d’années. Ce sont en effet les premiers habitants d’Ometepe, des Aztèques, qui nommèrent ainsi l’île d’après leur légende : ils devaient trouver une île, au milieu d’un lac et dominée par deux montagnes. Cette île serait un havre de paix où ils vivraient à l’abri de toute guerre, tout conquérant, toute famine pour le reste des temps… Ometepe signifie donc l’île aux deux montagnes (aux deux volcans). Malheureusement la prophétie ne se réalisa pas et tous ces indigènes furent exterminés à l’arrivée des Espagnols comme ce fut le cas pour la plupart (voire la quasi totalité) des peuples indigènes des Amériques.

Une autre légende veut qu’Ometepe soit une déesse immergée dont seule la poitrine serait hors de l’eau! On vous laisse deviner pourquoi!.




Le Maderas, pas souvent dégagé



Le Concepcíon

Nous avons choisi la plage Santo Domingo, qui a le don d’être venteuse, et nous logeons à la Finca Santo Domingo sur la plage. Celle-ci est sur l’isthme formé par des éruptions successives entre le volcan Concepcion (1610 mètres, toujours actif) et le volcan Maderas (1395 mètres, sans histoire connue). Concepción (1610m) et le Maderas (1395m). Ce sont des stratovolcans, des volcans formés par l’accumulation de coulées de lave et de nuées ardentes lors d’anciens épisodes éruptifs. Ils sont souvent de forme conique à cause de leur lave pâteuse qui s’écoule avec plus ou moins de difficulté. L’Etna, le Stromboli, le et le Kilimandjaro sont aussi des stratovolcans.

Le lac fait 8,624 km carré, c’est le plus grand lac en Amérique latine après le Titicaca. Il a la particularité de d’abriter des espèces marines qui se sont adaptées à l’eau douce (requins marteau, poisson-scie, sardines). C’est assez impressionnant, les vagues rappellent la mer et… nous n’avons pas encore vu les orchidées. Un petit coin de paradis! En plus il n’y a pratiquement personne et le vent presque constant la rend toujours confortable, même aux heures chaudes.




On a même droit aux berceuses!

Nous avons une petite terrasse avec table, chaise et berceuses où nous passons les heures chaudes. Nous avons trouvé un petit boui-boui qui sert le poisson frais pour deux à 10$ et il (ou elle?) le cuisine super bien. Nous aimons assez le coin pour décider d’y rester tout le mois de février. La cerise sur le sundae : nos hôtesses sont toujours prêtes à négocier. Quand on leur a parlé de rester 6 jours, elles ont baissé le prix de 45 à 30$ et quand on a parlé d’un mois, le prix final fut à 18$, mêmes pour les 7 jours déjà écoulés. Le prix comprend air climatisé, TV, serviettes changées tous les jours avec ménage de la chambre, lit changé aux 2 jours, internet et eau de source gratuite. Il y a d’autres petits restos autour de l’hôtel que nous essayons à l’occasion. Jusqu’ici, la meilleure bouffe est celle de notre hôtel mais les meilleurs prix sont dans ces petits restos (la bouffe y est souvent excellente mais moins raffinée, quoique...) On y sert, par exemple, la bière locale au litre pour 2$ versus 1.25$ pour une bouteille de 350 ml, un détail mais au bout du mois…



La nature est très riche sur l’île, c’est une réserve de la biosphère insulaire. Nous avons de beaux oiseaux bleus nommés urraca ou geai à face blanche qui viennent manger près de la salle à manger où les serveurs leur donnent du pain à la fin des repas.On avait peur que les singes qui habitent de l’autre côté de la rue soient envahissants mais on les entend seulement une fois ou deux par jour et ils ne traversent pas jusqu’à nous sauf hier où l’un d’eux a décidé de visiter les cuisines du resto. On a aussi eu l’occasion d’observer des frégates, des ibis, des pélicans, des cormorans, des zopilotes (ou urubu) un charognard au vol majestueux et des zanates de couleur noir métallique, presque bleu. Maryse a entrevu aussi un Guïs (dos et tête noirs, poitrail jaune) on va essayer de le prendre en photo. Nous avons vu aujourd’hui un joli petit perroquet vert au bec orange.



Nous irons au Costa-Rica pour renouveler nos visas à la fin de février, nous ne savons pas encore si nous verrons les plages. Pour la suite, nous ne savons pas plus ce que nous allons faire, nous nous laissons porter par les événements. André dit au moins une fois par jour qu'il ‘capote’ ici, avec un grand sourire et les yeux qui papillonnent donc il se peut que nous revenions nous écraser ici, un peu comme nous le faisions en Thaïlande, sans la grosse chaleur à cause du vent. Par contre certains disent qu'en avril et mai, le vent tombe... on verra.

Pour ceux que ça intéresse, la route principale qui fait le tour de l’île est presqu'entièrement pavée… en pavés hexagonaux comme dans toutes les villes importantes du Nicaragua que nous avons vues sauf la panaméricaine qui est asphaltée. Contrairement à ce qui est mentionné dans certains blogues (désuets?), les plus gros hôtels acceptent les cartes de crédit mais il n’y a pas d’ATM. Il est donc préférable d’avoir des liquidités si on veut aller crécher dans les cours arrière ou manger dans les petits restos de bord de route. En passant, ces derniers sont en général aussi bons que les cuisines des hôtels. Il faut juste être patient vu que car les repas sont préparés à la demande. Ainsi aujourd’hui, à notre bui-bui préféré, le proprio nous a offert un poisson un peu gros qu’il nous a dit devoir être mieux cuit lentement sur un BBQ mais il fallait patienter une heure. On a accepté en lui disant qu’on irait se baigner en attendant. Pas de problème! Les nicaraguayens sont vraiment faciles à vivre : toujours avenants, toujours le sourire dès qu’on les salue. Comme quelqu’un disait: ils ne sont pas encore écœurés du touriste…

Bisous,

Maryse et André

22 janvier 2014


Nous avons beaucoup aimé Estelí mais après 5 semaines nous commencions à avoir goût des plages. Nous décidons de descendre sur Léon afin de voir si on va aimer la côte. On choisit un bus Expresso en s’imaginant que ce sera plus confortable que ceux de 5 heures et 6 heures du matin. Pendant toute la semaine la famille essaie de nous retenir et est très déçue de notre décision. Nous quitterons la maison avec Carolina en larmes.

Le bus Expresso est du même type que les autres, style vieil autobus scolaire mais les places sont désignées. Nous sommes du côté soleil et le banc pour deux est fabriqué pour la largeur de 2 enfants… Heureusement il n’y a que quelques arrêts à la sortie de la ville et ensuite le trajet se poursuit relativement rapidement car contrairement à notre arrivée à Estéli, on descend sur la plus grande partie du voyage donc le moteur force moins. Pour la moitié du voyage on pourra profiter du paysage sans, pour une première fois, la musique. Après 3 heures environ pour 140 Km, on arrivera dans un marché local aux ruelles très étroites
.


Le taxi nous amène sans problème à notre hôtel, la Mariposa, tenu par un couple de français. On avait réservé une petite chambre et ils nous donnent une grande chambre avec lit double et lit simple dans le bout d’un U donnant sur le jardin. Une bonne piscine nous permet de nous rafraîchir et nous soupons sur place. Nous réalisons que nous ne sommes pas près de la plage. Ils annoncent 15 minutes de la plage mais c’est en voiture. On peut aller prendre un bus à 1 kilomètre. Nous le faisons le lendemain mais comme le bus part quand il est plein, nous passerons quasi une heure à attendre dans le bus et ça prend presque 1 heure pour se rendre à la plage car le bus arrête très souvent et il est bondé. C’est un bus encore pire que les bus scolaires, sur le métal (sans finition). Finalement on arrive à la plage au coucher de soleil, on décide de ne pas descendre car on ne veut pas revenir à la noirceur. On a repéré un hôtel bien côté dans le Lonely Planet et les forums, la Barca de oro.

Carolina téléphone deux fois et comme elle ne nous rejoint pas (le téléphone était dans la chambre) elle envoie un SMS pour dire que la petite Christyn pleure et veut qu’on revienne. Arès un échange de SMS elle comprend que nous ne le ferons pas et que nous continuons le voyage sans savoir s’il y aura retour sur Estéli. Maryse promet de rappeler et que si le voyage au Costa Rica est possible avec eux à la fin de février, on le fera.


Belle construction cette cathédrale mais abîmée par le temps 

Maryse contacte par téléphone la propriétaire (française) de la Barca de Oro et nous réservons cet hôtel pour 1 nuit. Nous allons visiter Léon (Cathédrale, églises et pas grand-chose à voir en réalité) et soupons tous les soirs en ville. La bouffe de notre famille était meilleure que celle des restos. Il fait très chaud et nous profitons de la piscine plusieurs fois par jour. Nous lisons et essayons de décider où nous irons pour la suite du voyage.
C'est beau mais la mer est tout au fond...



Nous nous rendons à la Barca de Oro en taxi car, avec les bagages, en bus… la cabana est on ne peut plus simple, on voit le jour entre les planches du plancher et des murs. Les toilettes sèches sentent, heureusement pour André ce n’est pas un problème car il ne sent rien. Il y a des chiens, un chat, des colombes, 2 horribles perroquets qui gueulent… c’est dommage parce que les serveurs sont super, le jardin est joli et la bouffe bonne. Maryse y mangera son premier poisson entier et l’aimera beaucoup. À la fin de l’après-midi on essaie de marcher sur la plage mais c’est une plage de gros sable mélangé à des coquillages, on nous a dit que les courants étaient forts et finalement on ne se baignera pas. On va voir un autre hôtel tenu par des canadiens mais il n’y a pas de place.

On décide de réserver 1 semaine sur l'île d’Ometepe et de revenir à la Mariposa pour les 3 jours avant notre départ de Léon, notre chambre étant libre encore. Nous partirons donc pour Ometepe vendredi. Nous avons choisi notre hôtel sur les conseils de 2 québécois de la région de Rimouski rencontrés ici. Ils ont beaucoup aimé la plage et l’hôtel en question. Ometepe est située sur le lac Nicaragua et constituée de 2 volcans, le Maderas et le Concepcíon . On dit que c'est la plus grande île entourée d’eau douce du monde. On prend des arrangements pour un transport en mini van entre Léon et San Jorge (25$ par personne) et là on prendra le bateau pour nous rendre sur l’île.

Nous pensons aux gens dans la neige au Québec pour nous rafraîchir!!! Léon est vraiment une ville chaude

jeudi 26 décembre 2013


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2013-12-02 à 2013-12-06 Granada

Le voyage fut sans histoire et les vols à temps. Nous sommes même arrivés à Managua avec un peu d’avance grâce à des vents favorables. Le taxi demandé à notre gite français était sur place et nous amena en une heure à Granada.

Nous fumes accueillis par une gentille jeune fille et nous couchâmes après avoir pris un thé glacé. Notre chambre était située près de la cour intérieure où se prend le petit déjeuner mais nous avons tout de même dormi jusqu’à 9 heures 30. Les petits déjeuners sont composés, au choix, de rôties avec fruits, crêpes avec fruit ou des œufs. Le fait d’inscrire notre choix au tableau a fait qu’un couple de français a supposé, à juste titre,  que nous parlions français et sont venus se présenter. C’est un couple charmant, lui à la retraite et elle infirmière indépendante. Ils font 4-5 voyages par année pour faire du trekking.

Nous sommes sortis pour souper tous les jours mais durant la journée il faisait trop chaud et humide pour nous. Nous en avons profité pour récupérer du voyage et faire nos arrangements pour nos cours d’espagnol.

Le premier soir, la rue principale que nous avons pris pour nous rendre nous causa  un choc culturel. Il y avait du monde partout sur les trottoirs et dans la rue. Les gens étaient installés sur le trottoir avec des chaises, des berceuses, de la marchandise à vendre etc. La musique et le bruit des camions, motos, taxis était plus que présent. Il fallait faire quelques  pas sur le trottoir, un bout dans la rue et retour au trottoir quand le camion ou autre véhicule ne nous laissait pas d’espace. Il n’y a pas, au Nicaragua, de priorité au piéton et on ne donne généralement pas de chance pour traverser. Il faut regarder partout car les bicyclettes arrivent aussi rapidement que les voitures, le soir souvent sans feu de circulation.

Nous avons finalement trouvé la rue touristique, plus large, avec des gardiens de sécurité,  piétonnière ou presque. Des terrasses y sont installées et on peut y consommer un peu de tout. Nous y retournerons tous les soirs. Comme nous allons vivre dans une famille nicaraguayenne nous en profitons pour essayer la pizza et les pâtes du coin puisque nous aurons amplement le temps de goûter la cuisine locale.

Nous allons admirer le lac Nicaragua avant de souper le dernier soir car nous sommes alors mieux orientés dans la ville. On peut voir beaucoup de genres de berceuses dans les jardins intérieurs ou les salons exposés à la rue. Il y en a de très originales et ça semble très prisé par les nicas.

Granada est située à 30 kilomètres au sud de Managua. C’est une ville coloniale fondée en 1524 par Francisco Hernandez de Cordoba. Elle est située sur la côte ouest du lac Nicaragua et à l’ombre du volcan Mombacho.
Notre prochaine étape sera Esteli, une ville d’un peu plus de 110,000 habitants située à 150 kilomètres au nord de Managua. Le climat doit y être plus frais et moins humide. On la choisit parce qu’on a trouvé sur internet un site la recommandant fortement comme ville pour apprendre l’espagnol et sur plusieurs forums on recommandait une prof de cet endroit, Norma Morales. Il semble qu’il y peu d’étrangers dans cette ville et on y sera en pleine immersion dans une famille ne parlant qu’espagol.

2013-12-06 Esteli
Les 3 jours de Granada se sont étirés en 4 ou presque. On a contacté un professeur et on a pris engagement pour un cours d’espagnol à Estéli avec hébergement chez un local. On avait le choix de prendre la route Granada-Managua-Estelí ou Granada-Masaya-Estelí. On a choisi cette dernière et comme il n’y avait qu’un bus par jour à 5 heures du matin, on s’est levé à 4 heures et on a pris un taxi jusqu’à Masaya…qui nous a conduit en pleine noirceur dans un énorme marché déjà bondé de monde qui s’y installait ou qui prenait un des nombreux bus en partance pour un peu partout, vu que le marché faisait aussi fonction de terminal.

En fait de bus, ce sont des autobus jaunes type écoliers avec 2 ou 3 sièges minimalistes de chaque côté. Le chauffeur de taxi nous a quand même laissés directement sur les marches du bus et on a démarré en retard d’une demi-heure seulement avec la préposée au paiement qui fera tout le voyage dans l’escalier près du chauffeur. Elle cotisera tous les voyageurs de même que les autres personnes prises en route.

Pour 3 dollars US le siège et 140 kilomètres à souffler (5 km/hr max) dans des côtes presque alpines, on n’ira pas se plaindre… Le confort est évidemment minimal mais les routes absolument impeccables, rien de moins, ce qui compense pas mal pour le confort et qui est tout-à-fait surprenant dans un pays aussi démuni.

Quand on descend à Estéli Nord (heureusement on nous avait précisé que l’autobus s’y rendait parce que la distance entre le Nord et le Sud est appréciable avec des sacs à dos), personne ne nous attend. Heureusement, on avait pris soin d’écrire le nom et l’adresse de Norma avec qui on avait rendez-vous pour les cours. On est à un pseudo-terminal qui est plutôt un arrêt de bus puisqu’ici on ne réserve pas et on n’achète pas de billet. Les gens montent tout simplement dans l’autobus qu’ils veulent prendre. À notre arrivée, plus de 3 heures plus tard, on demande à un type s’il connait l’adresse en question en lui montrant le nom de la prof et son adresse. Il bredouille, interroge ailleurs et, soudainement apparaît une dame avec sa fille qui dit au type : oui-oui, je la connais, c’est une amie à moi! Et nous de prendre un taxi avec elle et de se rendre directement chez Norma!

Il est 9 :00 du matin; Norma ne nous attendait qu’en fin d’après-midi car elle n’avait pas lu notre dernier courriel. Elle nous réceptionne tout de même de bonne humeur et immédiatement demande à sa fille de nous servir à déjeuner. La maison est impec, Leslie, la fille de Norma qui étudie la médecine est charmante bien que très réservée et nous concocte un déjeuner qui nous laisse pantois : céréales et yaourt maison, fruits et café.

La maison est située dans un coin retiré de la ville et est bizarrement à un seul niveau mais haute comme deux étages et sans portes intérieures. On comprendra plus tard que c’est en partie parce que Norma est claustrophobe…et pour la fraicheur que cela procure. Dès que le déjeuner est terminé, cette dernière nous reconduit (en taxi à cause des bagages) chez Victoria et sa fille Carolina qui seront nos hôtesses. Et nous voilà installés!

La famille semble super gentille. Il y a une petite fille de 5 ans qui semble bien éduquée.  Carolina coiffe dans la partie avant de la maison, on passe par son salon pour entrer par un corridor dans la cuisine salle à manger. Notre chambre se trouve devant un mini jardin intérieur. La chambre de Kristyn, la douche et les toilettes sont face à la salle à manger. Au bout du corridor, il y a une autre section avec le coin lavage, trois autres chambres et une autre toilette et douche. Derrière les chambres se trouve un autre jardin plus grand pour étendre la lessive et un atelier de menuiserie où travaille le fils de Norma, Yvan. Tout cela constitue la partie de maison de Victoria, l’autre moitié est occupée par son autre fille qui a deux jeunes garçons.

Comme toutes les maisons d’ici, on vit assez à l’air libre, les murs ne rejoignant pas le toit et les jardins intérieurs sont à ciel ouvert. La maison est donc super bien ventilée sauf en milieu de journée lorsque le soleil tape sur la tôle du toit.

On doit s’habituer à vivre dans le bruit car la musique joue toute la journée, les voisins ont des coqs (de minuit à notre lever et plus on peut les entendre annoncer le lever du soleil!!!). Comme c’est décembre, il y a beaucoup de fiestas dans les rues et des bombas (pétards) à toute heure du jour et de la nuit. Ajoutons à cela les oiseaux en cage, les oiseaux dans la nature, les chats qui se courent sur le toit, les chiens qui se font compétitions sur le nombre de décibels émis. Heureusement, il y a les bouchons conseillés par Élizabeth, merci la belle! Après notre silence à deux, il nous faudra faire preuve d’un peu d’adaptation!


2013-12-07 Matapalga, Selva Negra

Norma nous avait prévenus que ses classes se passeraient souvent en plein air. Elle nous amène donc, pour cette première journée, dans la Selva Negra, à Matapalga. Le voyage dura plus de trois heures et trois autobus à l’aller et un peu moins avec seulement(!) deux au retour. Ce sont des autobus semblable à nos autobus scolaires mais beaucoup plus vieux. Il y a 2 rangées de bancs étroits et on peut y voir souvent 2-3 enfants et la mère sur 2 de ces bancs étroits. Les autobus se remplissent en cours de route et plusieurs font le trajet debout. Il y a des vendeurs de bouffe qui embarquent à un bout d’un village, vendent de la nourriture et de la boisson et descendent à la sortie du village. Si on ajoute à ça la musique et leurs cris c’est assez spécial comme atmosphère mais généralement sympa.  

Nous visitons une exploitation de café lequel représente la ressource principale de revenus du Nicaragua.  Les indigènes plantaient déjà le café en 1800. On s’est aperçu que Norma avait beaucoup d’entregent et qu’elle connaissait beaucoup de monde. On est entré sur cette plantation de café sans payer et c’est elle qui nous en a fait faire le tour pendant presque trois heures. La plantation appartient à des allemands qui ont profités de la révolution sandiniste pour s’installer.

C’est la même chose dans le textile aux mains des chinois. Il existe des zones franches où les grands propriétaires ne paient pas de taxes sur la fabrication des textiles.

Actuellement, l’industrie du café est plombée car un moustique (la poya) vient gruger les feuilles  des caféiers, attaque les fruits et rend la production impossible à utiliser. (Voir photos). Selon Norma, le Honduras enverrait volontairement ces moustiques pour nuire à l’économie du Nicaragua et vendre plus de café chez eux…

On a pu approcher des cueilleurs (les hommes travaillent surtout en terrain fortement incliné) et des cueilleuses (elles travaillent sur les terrains moins dangereux et plus plats) pour observer leur dextérité à cueillir les grains de café de façon très sélective. Les grains prêts pour la cueillette sont soit orangés, soit roses, soit rouges. Les rouges sont murs et de meilleure qualité et saveur, les grains orangés ont un peu moins de saveur. Il existe aussi des grains beiges, beaucoup moins savoureux, qui ne sont pas exportés mais utilisés pour la consommation locale.

Les cueilleurs,  plus de femmes que d’hommes, rangent la cueillette dans un panier pour remplir ensuite un sac qui pèse 100 livres. Ils sont payés en fonction du poids cueilli. C’est une plantation biologique et tout est très contrôlé pour s’assurer que tout est fait dans les règles.

On peut observer des grains noirs dans les plants attaqués par la pola. Il y a un traitement en cours pour éviter la propagation et tenter de sauver la plus grande partie de la production. Le traitement semble vouloir fonctionner mais les petits producteurs locaux perdent leur production car ils n’ont pas les moyens de payer le traitement. On a pu voir des plantules attaquées avant la plantation. Toute la production d’une famille!
  
Outre le café, il y a, sur cette plantation, un hôtel particulier qu’on peut réserver pour 5000$ pour un mariage et une lune de miel. Pour ce prix, on a droit à 5 jours s’il fait soleil et s’il pleut, il faut partir après 3 jours. Je n’ai pas trop compris la raison de cette différence.

Il y aussi un joli ermitage (Norma, blagueuse nous y remariera en nous prévoyant vingt enfants). On peut admirer cinq lagunes sur le terrain où s’amusent des oies, canards et autres bestioles.  Certaines constructions sont dotées de toits verts. Tout ceci se loge dans un milieu très accidenté et ‘noyé’ dans la verdure de la montagne. Comme le café nécessite moitié du temps du soleil et moitié de l’ombre, ces plants sont entourés d’orangers et de bananiers.

2013-12-08


Visite d’une famille dans une banlieue pauvre (genre de favéla) près de Estéli. Cette famille fabrique des cigares pour les revendre aux grandes compagnies. Ces dernières ne permettent pas la visite de leurs sites à cause de l’odeur, intolérable pour les touristes, et à cause de la pollution causée par la fermentation du tabac. Le tabac ne fermente pas dans des produits chimiques mais dans de l’alcool comme le rhum.

Il n’y a pas vraiment possibilité pour ces gens de se réunir et de former des compagnies pour vendre à meilleur prix et il peuvent travailler dans les grandes compagnies mais ces dernières veulent garder le contrôle et ne favorisent pas l’organisation d’autres usines. Selon Norma, l’économie est entre les mains de riches cubains de Miami, propriétaires des fabriques de café, de japonais pour les voitures et de chinois pour les vêtements.

Beaucoup de gens habitant cette banlieue (favéla) piratent l’électricité et l’eau de la ville, vivent dans des cabanes et quelques uns s’enrichissent du trafic de drogue. Daniel Ortega, le président, les tolère et leur fournit même  la tôle pour remplacer leurs toits de plastique afin qu’ils aient des maisons légèrement plus saines. Il ne veut pas vraiment envoyer la police dans ces rues sinueuses pour rencontrer des gens avec des armes et des machettes. De plus il n’aimerait pas se faire une mauvaise publicité auprès des gens qui l’aiment (il est le père de la révolution!) et acceptent ses lois comme des désirs du père. De plus, à l’international, ça briserait son image que de poursuivre des gens super pauvres.

Anecdote : Norma nous explique pourquoi on peut voir des souliers sur les fils électriques de certaines rues : si ce sont des souliers d’homme c’est un secteur pour se procurer de la drogue, si ce sont des souliers de femme, c’est un secteur où on peut trouver des prostituées.

Au retour, on visite une forge familiale et on peut voir des selles de chevaux exposées tout au long de la rue. Il y en a de très jolies. Norma nous raconte comment l’ouragan Mitch, en 1998, a tué beaucoup de gens, détruit beaucoup d’habitations et laissé beaucoup de gens dans la misère puisqu’ils ont perdu terrain et maison. Cet ouragan a fait rage 6 jours, les vents augmentant de vitesse avec la durée.

Quand on revient des visites, on est un peu, beaucoup fatigué. Au souper, nous jasons avec la famille. Ça fait beaucoup d’heures d’espagnol! On voulait une immersion, on l’a! Les femmes nous posent des questions sur notre journée, utilisation du passé simple!!! et il faut trouver les mots pour expliquer ce qu’on a fait, comment on aime etc. Viennent aussi s’ajouter les explications sur la nourriture et sur nos goûts, la famille au Québec, les habitudes etc.

Comme d’habitude, je parle trop et André pas assez. Carolina décide donc que dorénavant, elle va jaser avec André et que je devrai me taire et ne pas l’aider. André accepte la proposition. Dès le lendemain, on aura beaucoup de plaisir car je dois, pour les faire rire, me pincer les lèvres avec mes doigts pour ne pas répondre aux demandes d’André pour de l’aide.

Tout au long des visites, Norma nous a expliqué des choses, montré des arbres, des oiseaux, des cultures et nous parle de la vie des nicaraguayens actuellement et durant la révolution. Tous les mots que nous ne comprenons pas, et il y en a beaucoup, sont écrits sur des feuilles volantes qu’elle a toujours avec elle. Elle corrige nos tournures de phrases et nos erreurs.

Le lendemain on reste près de la maison, les cours seront au « parque infantil ». Pour nous, c’est mieux car à la maison avec Yvan qui travaille dans son atelier, il y a trop de bruit dans les endroits où on pourrait s’installer. Elle constate un net progrès chez André dès le jour suivant notre essai avec Carolina. Il faut dire que le sujet de la discussion intéresse André et qu’il essaie d’expliquer les gaz bitumineux et la vie dans le nord du Québec.
Carolina et mama Victoria

À la maison on apprécie de plus en plus nos contacts avec la famille. Kristyn est bien élevée, habituée aux gens qui viennent prendre des cours et nous corrige comme elle voit le faire à ses mère et grand-mère. On investit un peu dans la nourriture et on fournit le vin très apprécié de ces deux dames. Elles nous disent que nous faisons partie de la famille et que nous allons leur manquer. Maryse réussit à intéresser la petite avec des farces simples et de petits jeux. Carolina nous dit que de tous les élèves passés ici, nous sommes les seuls à nous intéresser à Kristyn et à l’inclure dans la conversation. Les deux femmes cuisinent très bien, la nourriture est variée et généreuse. Contrairement à notre expérience au Pérou, on ne sent pas du tout que c’est fait pour l’argent et qu’on tente d’économiser sur la bouffe.

La ville est peu éclairée et on peut voir beaucoup d’étoiles et de planètes. La circulation dans la ville est ralentie par le fait qu’il n’y a pas de canalisations souterraines pour évacuer l’eau mais des dalots en surface et les automobilistes doivent ralentir à chaque coin de rues pour les éviter.

Le lendemain le cours a lieu à La Casita, une espèce de centre jardin mais avec des bancs et tables où on peut consommer du yogourt frais et quelques plats et y faire la classe dans un environnement de plantes et d’arbres très joli. Norma y rencontre un français, Jean-Marc qui parle espagnol. Nous tricherons pas mal et jaserons en français avec lui. Nous ne connaissons pas la relation entre Norma et Jean-Marc mais il passera le reste de l’après-midi avec nous et repartira avec nous. Nous le surnommerons Sisi parce qu’il dit si si à presque toutes les questions.

2013-12-11 Diplito

Aujourd’hui, Norma a décidé qu’on allait explorer le nord près de la frontière du Honduras. Ce sont encore une fois des paysages magnifiques de verdure et de composition à couper le souffle. Malgré la présence estimée de 15,000 habitants, on  ne verrait pas grand en-dehors du décor n’étaient les contacts de Norma avec certaines organisations sociales qui soutiennent les initiatives des gens du milieu. On savait seulement qu’on allait rencontrer des gens qui travaillaient dans une coopérative, dans le village de Diplito.

Après une ascension assez longue ponctuée, heureusement, de multiples commentaires de Norma sur la flore environnante, nous nous sommes butés sur une porte fermée à la coopérative. Sans s’en inquiéter outre mesure, Norma nous a guidés jusqu’au logis d’une des coopérantes, Gema. Ces dernières utilisent les épines séchées de pin pour fabriquer, avec des outils aussi rudimentaires qu’une aiguille, une lame de rasoir et de la ficelle, des objets artisanaux et utilitaires tels que des plats, des porte-serviettes ou des boucles d’oreilles tout-à-fait originaux (voir photo).

Elle accepte de nous faire une démonstration et nous sommes impressionnés de la vitesse de son exécution et de son habileté. Comme d’habitude, Norma la fait jaser sur sa situation et celle des femmes du coin. On y apprend, entre autres, que les hommes sont assez machos pour empêcher les femmes de prendre la pilule car elles le feraient, selon eux, pour coucher avec d’autres hommes. Gema se fait donner une injection aux trois mois et a seulement trois enfants, les autres femmes en ont huit ou plus. Les femmes travaillent dur et s’occupent des enfants, les hommes s’impliquent très peu et les femmes doivent gérer l’argent. Un peu plus tard, Gema nous amène à la coopérative pour voir des objets fabriqués par les femmes de la coop. Il serait intéressant d’acheter ce genre de choses pour vendre chez nous, c’est bien fait et pas cher. Nous n’avons pas les contacts mais…

2013-12-15

Après la classe, on va à la journée hippique. C’est un jour spécial pour la région. Un bon millier de chevaux de toutes les régions paradent en dansant sur de la musique étourdissante. Les chevaux sont toilettés et les hommes et femmes qui les montent sont costumés et bottés. Il y a de jeunes enfants sur des chevaux pas mal gros pour eux. Il y a des gens partout et la bière coule à flot. Il paraît, selon Norma, qu’on donne de la bière aux chevaux et que ça les aide à mieux danser. Il y a des marionnettes géantes et des travestis qui dansent.

On s’est arrangé avec nos hôtes pour partager les repas de la Navidad. Maryse a promis un ragoût. On est à 300 mètres d’une épicerie et à un kilomètre de deux autres plus grosses épiceries mais dans deux directions opposées. Il a fallu faire ces deux dernières ce matin parce que la première ne vendait pas de porc haché. On était assez fatigué au retour pour annuler le cours avec Norma. Pour faire exprès, celle-ci nous a téléphoné pour nous inviter à dîner! On a quand même refusé… Comme on ne trouve pas de betteraves marinées dans les épiceries, Maryse a décidé d’en faire. Heureusement ce n’était pas une première pour elle!

Tout est plus compliqué pour ce ragoût! Pour trouver de la patte il nous faut nous rendre dans un mini abattoir. La patte ne se vend pas en morceaux. Après une visite dans la partie arrière de la boucherie, nécessitée parce que le gars a réalisé que la patte pesait 20 au lieu des 13 annoncées. On discute ferme pour obtenir qu’il enlève au moins 5 livres et on repart avec la patte. Victoria aide Maryse à en couper un bon morceau que Victoria demande à une amie voisine de conserver dans son congélateur car ici elle n’a pas de place dans le sien. On congèle la patte qui reste et Maryse cuisinera le 24. 

2013-12-18 Somoto

Cette fois, Norma nous invite à aller visiter un canyon ….
Départ à 6h30 pour Somoto près de la frontière du Honduras. Deux heures de bus suivies d’une visite de la ville de Somoto, très jolie (photos) et, après diverses pérégrinations dans la ville, dont une visite à une fabrique de biscuits (rosquillas, très appréciés ici), exportés aux E-U (c’est la grand-mère de 92 ans qui a fondé la fabrique en 1954), finalement on y va à ce canyon de dire Maryse à Norma, laquelle s’empresse de nous dire que ce serait plus rapide en taxi vu qu’il n’y a qu’un bus par heure pour nous y mener. Va pour le taxi! Et 22 km plus loin, nous y sommes, enfin à l’entrée du parc mais là, Norma doit discuter ferme pour obtenir de servir de guide parce que les types du parc veulent nous charger 20$ US par personne pour le guide.

On finit par partir sans guide et sans frais autre que celui de l’accès à 2$ par personne. On descend une bonne pente jusqu’à la rivière qu’il faut traverser mais il n’y a comme pont qu’une rangée de roches qui sont loin d’être plates et il faudrait traverser là-dessus avec l’eau de chaque côté, sur une longueur de 100 pieds. André refuse d’entreprendre une telle traversée et Maryse est d’accord avec lui pour s’en retourner au point de départ en attendant que Norma, et son olibrius d’allemand de six pieds et cinq pouces nouvellement arrivé comme étudiant qui nous sciait les nerfs, reviennent de leur visite du canyon.

Heureusement, près de l’entrée, il y avait une petite cambuse tenue par une jeune femme déjà maman de trois marmots. Maryse en a profité pour parfaire son espagnol et on a bien mangé tranquillement et sans le six pieds et cinq… qui est très mal éduqué, mange mal et prend toute la place partout où il va. La dame en question vivait jusqu’à il y a trois ans dans une cabane surplombant le canyon et a désormais son petit commerce grâce à une association d’Espagne qui lui a offert la maison. Elle n’a pas encore de salle de bain après 2 ans.

Le lendemain,nous prenons la décision de ne pas reprendre les cours pour la période des fêtes. Nous sommes fatigués et avons besoin d’absorber la matière donnée par Norma et d’apprendre les conjugaisons de verbe, notre point faible. Nous pratiquerons avec la famille ici et on reprendra possiblement après les fêtes.

Notre dernier cours se déroule bien et Norma tient à ce qu’on visite une petite fabrique de tortillas au maïs nouveau pour déguster les plats au maïs nouveau, spécialité de la région. Carolina nous avait prévenu de faire attention à ne pas trop en manger car ça peut donner des maux de ventre et des problèmes intestinaux. On essaie seulement une tortilla au poulet et André ose boire une boisson au lait de maïs nouveau et au chocolat. Il n’aura pas de problème important suite à cet essai.

2013-12-21 San Nicolas

À six heures du matin, on est prêt pour une visite des miradors de la région de St-Nicolas. Comme Norma arrive un peu tard avec Mathias, l’allemand, et Jean-Marc, nous apprenons au terminal que le bus est parti plus tôt car complet. On trouve un autre bus local qui nous amène à un autre terminal et on prend un bus de jeunes qui s’en vont piqueniquer dans le même coin pour célébrer un anniversaire. C’est un groupe de chrétiens qui a loué le bus, plus confortable que tout ce que nous avons pris depuis notre arrivée.

On visite d’abord une boutique d’un sculpteur de pierre et de bois. Il travaille très bien. On peut difficilement se charger de sculptures en pierre pour les trainer ensuite dans notre sac à dos mais on admire.

Mathias a fait autre chose pendant notre visite donc on doit l’attendre pendant qu’il raconte ce qu’il a vu dans ses autres voyages, dans d’autres pays…et bla-bla-bla

On finit par se rendre aux deux miradors. Au moins sept volcans du Nicaragua sont visibles et un du El Salvador. La vue est magnifique, impressionnante. Les odeurs de la forêt sont très présentes et on pourrait penser à s’installer dans un coin aussi tranquille. La nature est magnifique, beaucoup de fleurs, un bon vent et surtout paisible, sans bruit, sans pollution.

Le lendemain, à sept heures du matin, on va au marché avec Carolina, à cinq minutes à pied de la maison. Carolina achète  des fruits et légumes frais en quantités pour sa journée de préparation de la bouffe de Noel. Au retour, Maryse découvre la technique de « hachage en mini-morceaux » de Carolina. Elle demande à André de l’apprendre car elle a des projets d’apprentissage de la cuisine nicaraguayenne et veut qu’André participe.

C’est notre première journée sans cours et on en profite pour classer les photos et écrire ce texte.
Kristyn  

Le 22  jour de piñata dans la rue, les enfants sont super heureux 

Le 23, nous aidons Carolina à cuisiner après avoir parcouru 7 ou 8 kilomètres pour se procurer du pain intégral et les ingrédients nécessaires pour les plats de la veille du réveillon. Le lendemain c’est le tour du ragoût de boulettes et ça nous prend pratiquement toute la journée à cuire une patte d’une dizaine de livres, 5 livres de boulettes. Pour finir on cuisinera un gâteau aux fruits et noix.

Les enfants vont attendre minuit pour les cadeaux, ils ne peuvent dormir car il y a de la musique de danse très forte dans la rue et dans les maisons. On fait aussi sauter bien des pétards et feu d’artifices. Les gens se visitent d’une maison à l’autre, s’offrant un peu de nourriture, un cadeau ou prennent une bière et ça danse!
Mama Victoria et André ayant enfilé son cadeau

L’échange de cadeaux donne lieu à bien des cris de joies. La petite Kristyn est déçue de notre cadeau, une poupée, mais ce n’est pas celle qu’elle désirait, elle voulait un poupon qu’elle avait vu au marché. Je l’ai cherché partout en ville mais il n’y en avait plus. Le lendemain matin elle viendra m’embrasser pour me dire qu’elle aime beaucoup sa poupée mais qu’hier elle était bien fatiguée et n’a pas pu s’empêcher d’être déçue. Elle est très raisonnable pour 5 ans.

Après l’échange de cadeaux, on mangera le ragoût qui sera bien apprécié même si c’est un nouveau goût pour tous. Le gâteau est aussi très populaire. Tout le monde dormira bien car j’ai offert à toutes, même à Kristyn, des bouchons pour les oreilles depuis une semaine. Merci Élizabeth de m’avoir indiqué où acheter ces petites merveilles qui permettent à toutes les femmes de la maison de se réveiller bien reposée.