jeudi 22 décembre 2011

Pacasmayo, San Pedro, Puemape etTrujillo


L'entrée de la propriété de Walter et Haydeé


Pacasmayo, San Pedro, mardi13 décembre

Nous prenons un bus semi-cama pour Pacasmayo chez la cousine de Mijail. On est à peine parti que le chauffeur (pas celui qui conduit mais celui qui le remplace après 4 heures de conduite) nous dit que nous serons à Pacasmayo à 4h30 du matin et que ce n’est pas vraiment une bonne idée, que nous serons laissés sur le bord de la nationale. Maryse n’est pas contente, elle avait demandé spécifiquement l’heure d’arrivée et le frère de Mijail l’avait demandée aussi et la préposée au comptoir de la compagnie avait répondu les deux fois que le bus arriverait à Pacasmayo à 7 heures le matin. Maryse demande au chauffeur d’appeler Mijail mais il lui dit que c’est impossible. Finalement un bon samaritain lui prête un téléphone et Mijail essaie de joindre sa cousine pour savoir comment ils veulent gérer la situation. Finalement, après 2-3 appels au bon samaritain et au chauffeur, Mijail nous fait dire de descendre à Pacasmayo et que son cousin viendra nous y chercher.
Le plaisir de cueillir son raisin


Nous arrivons à 5 heures le matin et un taxi à qui le cousin, qui nous attendait à Chiclayo, avait demandé de nous ramasser, arrive pour nous amener à Pacasmayo. La cousine Haydeé et son mari Walter y arrivent vers 9 heures. Ils sont tout à fait charmants et on se sent tout de suite à l’aise. Ils possèdent une grande maison sur 220 acres de terre. Ils cultivent le raisin de table (2 acres) et des piments qu’ils exportent en Équateur et en Bolivie. Actuellement ils préparent la terre pour augmenter la production de raisins (pour le vin cette fois) à 20 acres. Ils prévoient produire du pisco et du vin en 2015. Le piment sera cultivé sur 36 acres. Les vignes doivent être protégées du vent et du sable par des murs de tissus qui doivent être remplacés tous les ans. Il existe sur cette terre aride un bosquet naturel où ils projettent de construire des maisons de repos, de relaxation avec une piscine tout en gardant au maximum la nature telle qu’elle est.

Ils gèrent leur électricité actuellement avec des panneaux solaires et une éolienne. Ils en installeront une autre plus grande sous peu pour les maisons du bosquet et pour l’irrigation des autres plantations. À côté de l’éolienne, Walter s’est fait un observatoire car il surveille, certaines nuits sans lune, un phénomène lumineux qui apparaît parfois pendant une trentaine de minutes et qui le fascine.

Joli spectacle

Dans la cour, un paon et sa femelle, des poules et des coqs, des chats, des chiens. Les coqs sont petits mais peuvent facilement réveiller une armée. Le paon a un cri terrible ressemblant au son d’une trompette. Le chien  du Pérou est un chien nu, sans poil. Sa température corporelle est de 40 degrés et on nous parle ici des bienfaits retirés par les gens qui le prennent lors de crises d’arthrite ou de coliques. Il est représenté sur les céramiques des civilisions pré-incas. Il semble doux et docile.

Les fillettes de la cuisinière  jouent beaucoup avec les chats et les utilisent comme des poupées. Pedro, charmant et toujours de bonne humeur se montre curieux et nous pose des questions.


San Pedro, c’est un paysage de sable et de peu de végétation. Il vente presque tout le temps, d’où l’éolienne, mais jamais, enfin presque jamais, assez fort pour soulever le sable, ce qui rend la température agréable. On a eu droit à un tour de terre pour visiter la vigne dont la récolte est terminée depuis quelques semaines et les équipements nécessaires en particulier pour l’arrosage. Il faut dire qu’ils se sont installés de façon à économiser l’eau, donc avec un système goutte à goutte. Ils tirent l’eau d’un puits de 15 mètres (50 pieds) de profond et l’accumule dans un immense réservoir dont les murs ont été fabriqués à partir de sacs de sable  recouvert d’un mélange de terre, paille de riz et  d’eau un peu comme les civilisations pré-incas faisaient.

Le lendemain, Hayde nous invite à aller marcher jusqu’à la plage de Puemape à quelques sept-huit kilomètres de la maison. On accepte avec enthousiasme, depuis le temps qu’on voulait se payer cela. Petit bémol, elle ne marche pas vite et on met plus de deux heures à y arriver. C’est un bord de mer magnifique avec une plage tout aussi belle mais sans infrastructures touristiques… pour l’instant parce qu’il y a beaucoup de construction en marche mais très peu sont terminées. Il y a tout de même un petit resto ouvert et on y mange un très bon poisson qu’on ne connaît pas. Hayde a déjà appelé le chauffeur et il dîne avec nous. On ne se tapera pas deux heures pour retourner…
Plazza de armas Trujillo

Deux jours après notre arrivée, Hayde nous annonce qu’on va faire un tour à Trujillo où ils ont une deuxième maison. On part en fin de journée sans savoir à quelle distance on est de Trujillo et avec nos seuls coupe-vents au cas où… En arrivant, deux heures plus tard, on prend un taxi et hop! à la Plazza de Armas. Il faut dire qu’on n’a pas encore vue une ville du Pérou où il n’y a pas une place d’armes. On visite donc quelques bâtiments et la cathédrale présente sur chaque place un peu importante sinon on y retrouve une église. On soupe finalement vers 21 heures au moment tous les magasins ferment et on revient se coucher.
Rencontre de 2 superbes chiens, champions du Pérou

On y passera trois jours fantastiques avec Hayde qui nous a baladés de musée en site archéologique en bord de mer et jusqu’à l’université de Trujillo, celle qui est gratuite et donc gouvernementale et dont les gradués, en particulier les médecins, sont reconnus très supérieurs à ceux des universités privées payantes.

Sur le campus de la nouvelle université, les étudiants nous faisaient goûter un déjeuner fait de céréales, yoghourt et plusieurs fruits comme on en rêvait depuis le début du voyage. Une fresque gigantesque entoure le campus.  Elle est composée de minuscules carrés de céramiques et représente l’histoire et les paysages du Pérou.

 Nous qui ne sommes pas très ‘visiteurs’, on a très appréciés la visite du musée Chan Chan et le site Huaca de la Luna. Les guides sont très bien renseignés et se débrouillent très bien en anglais. On n’avait malheureusement pas notre caméra durant ces trois jours passés à Trujillo mais nous avons acheté un livre montrant ce que nous avons visité. Rechercher des images sur internet de Chan Chan et de Huaca de la luna , c'est vraiment magnifique.

Chan chan fut la capitale politique du règne des Chimú. Elle couvrait 20 km carré (actuellement seulement 14 Km carré). Elle est considérée comme la plus grande ville de terre (adobe) du monde. Depuis 1986, elle fait partie du patrimoine culturel de l’humanité.

La ville est composée de dix citadelles fortifiées et chaque citadelle a une configuration rectangulaire avec une entrée, de hauts murs, et un labyrinthe.

Chan Chan ne semble pas avoir été habité mais servait plutôt de centre administratif et finalement servit de tombeau ou mausolée pour les momies des rois Chimu.

Chan Chan serait construite en trois étapes entre 850 et 1470 après J.C. Orientée nord, la ville ne possède qu’une entrée, aucune porte et tous les accès sont indirects. Elle est entourée d’un mur de 10 mètres de haut.

Alors que des civilisations plus anciennes aimaient à créer des représentations félines ou anthropomorphiques, le style Chimú a une préférence pour les motifs  de dessins relatifs au milieu marin probablement parce que situé près de l’océan Pacifique. Des lignes représentent la mer, des poissons montant et descendant (la marée), allant dans des directions différentes (El Nino ou le courant Humboldt), des pélicans, des mailles de filet etc. Ces figures étaient gravées dans de la glaise encore humide dont on recouvrait l’adobe. Certaines représentations sont plus stylisées mais sur le même sujet.

On peut voir aussi des tables pour les offrandes et sacrifices et des sièges des hauts dignitaires, des plateformes funéraires. On a retrouvé plus de 100 réservoirs d’eau. C’est un site en partie restauré mais très intéressant à visiter.

Huaca de la luna (nom donné par les espagnols), 95 mètres  par 84 mètres et 24 mètres de haut  est constitué de 5 édifices superposés construits en 500 ans.   Chaque édifice fut utilisé pour 80 à100 ans et au bout de cette période l’édifice utilisé était condamné, on comblait les corridors, on élargissant la base et on construisait un autre temple sur la base de l’ancien. Les murs originaux gardent encore des traces des couleurs utilisées. Ce site n’est pas une reconstruction mais bien de la conservation.
On y découvre des fresques magnifiques.  Au bas du mur, on peut voir un premier rang représentant des guerriers portant les vêtements et les armes de prisonniers dénudés avec une corde au cou. Le guide nous explique que ces guerriers étaient volontaires pour s’affronter dans des moments où face à des problèmes graves (famine, grandes pluies, maladies graves). Les prêtres croyaient que les dieux étaient fâchés et demandaient des sacrifices. Les meilleurs guerriers s’affrontaient donc et les perdants étaient sacrifiés,  toujours des hommes et exécutés par des prêtresses.

Les autres rangées représentent des officiants en tuniques rouges, se tenant par la main, une autre des araignées géantes portant le couteau cérémonial, une autre des guerriers avec des poissons dans les mains, des félins au corps de reptile levant un plat avec la tête d’une personne et finalement un grand serpent. Sur un autre mur on peut admirer une grande fresque dont une bonne partie des couleurs est encore très visible et représentant leur vie quotidienne. Le tout est bien conservé et surprenant.

 À la mort de hauts dignitaires Moche, des hommes, femmes et enfants (probablement la famille, les domestiques) étaient sacrifiés et inhumés dans la même tombe. Le temple servait aussi de centre de cérémonies censées assurer les récoltes agricoles et lutter contre les sécheresses.

Nous revenons à Pacasmayo en colectivo (taxi à plusieurs) parce que nous n’avons pas nos passeports et on refuse de nous prendre dans le bus. Nous pensions partir pour Tujillo pour la soirée, nous n’avions rien prévu pour nous changer ni pour voyager.

Le lendemain nous allons seul à la plage de Puemape et de 9 heures à 6 heures nous marchons sur la route ou sur la plage avec une pause pour diner (délicieux poisson sortant tout juste de la mer) et une autre pour lire en écoutant le chant des vagues. Nous sommes passablement fatigués au retour et nous couchons tôt. Il faut dire qu’ici, nous sommes réveillés à l’aube par les coqs et le paon. Nous étirons le temps avant le lever mais les journées débutent généralement à 7 heures maximum.

Le lendemain nous sommes montés plus au nord et avons eu l’occasion de voir d’autres paysages, des cultures de riz, un village nommé Los Mangos où on cultive… devinez quoi. Nous avons pu prendre des photos d’un barrage qui retient l’eau pour irriguer tous les villages jusqu’au nôtre. Au retour, nous sommes invités à partager le diner d’anniversaire du frère de Walter. On nous y servira de la raie minuscule en entrée et du canard, accompagné de bières et d’un petit vin délicieux. Il semble y avoir une coutume entre les invités (pas nous) de partager le verre de bière, une personne se verse un peu moins de la moitié du verre de bière, le boit, verse les dernières gouttes dans un plat sur la table et passe la bouteille et le verre à son voisin. Walter nous dit que c’est une coutume en famille ou avec des amis proches. Tout le monde est super gentil.

En fin de semaine nous retournons à Trujilo. Nous avons la chance d’assister à la Plazza de armas à la dernière représentation d’un spectacle de danses et chants par des équatoriens venus présenter leur pays. Tout autour, les décorations de Noël sont mises en place. Nous visiterons, le lendemain, le jardin botanique, petit mais joli.

Mercredi 21 décembre 2011
  
Notre dernière journée se passe à Pacasmayo. Nous marchons sur une plage de pierres rondes et trouvons un sentier qui nous amène près d’un phare perdu dans un paysage désertique. La mer fait rouler les pierres rondes et nous permet de réentendre le son que nous avions tant apprécié lors d’un voyage en Nouvelle-Écosse. Nous partons en fin de journée pour prendre notre autobus à Trujillo. Haydeé nous accompagne jusqu’à la fin avec sa fille.

Nous avons fait un séjour très agréable et nous espérons garder le contact avec ces gens si chaleureux et accueillants. Nous n’avons pas réussi à parler autant que nous l’aurions voulu mais nous avons fait des progrès. Nous avons cependant négligé nos travaux scolaires et nos études de vocabulaire.

Jeudi 22 décembre 2011

Nous voici de retour à Lima. Nous avions choisi un autobus cama de la compagnie Linea, un peu plus cher (100 soles par personne) mais le fauteuil était moelleux, s’inclinait pour faire un lit. Un bon souper compété par un petit verre de vin (style porto), une bonne couverture assez grande et un oreiller nous furent offerts. André manquait juste un petit peu d’espace assis mais couché comme il dort d’habitude, il a fait une bonne nuit.

Nous verrons sans doute sous peu nos amis et vous raconterons la suite dès que possible. 






mercredi 7 décembre 2011

Lima

La mer du parc de Miraflores


Vendredi  le 2 décembre 2011

Nous marchons jusqu’à la mer qui se trouve à environ ¾ d’heure de notre hôtel.  Nous ne nous rendons pas sur la plage qui se trouve en bas d’une grande falaise. Ce n’est pas trop pire car la température est un peu fraîche pour une saucette.

Nous avons passé une superbe soirée avec nos amis Mijail et Xavière. Ils nous ont raconté leurs projets. Xavière monte un projet pour partir une maternelle à la française avec le service de repas et la surveillance des enfants jusqu’à 7 heures le soir. Ici le besoin existe et comme c’est une femme super organisée, il ne lui manque que la maison pour pouvoir réaliser ce projet. Ensuite elle en ouvrira un peu partout!

Ils sont tout les deux en attente de réponse pour des emplois permanents. Ils sont tout les deux en attente de réponse pour des emplois permanents. Ils ont fait comme nous i.e. qu'ils ont tout vendu ce qu'ils avaient en France et repartent à neuf, ici. En attendant, ils demeurent chez les parents de Mijail et ils nous ont beaucoup aidé dans la sélection des endroits intéressants à visiter à Lima.

Ils nous ont même mis en contact avec les cousins de Mijail qui ont une hacienda (vignoble avec quelques animaux) non loin de Trujillo qui est encore à une nuit d'autobus de Lima vers le nord et près de la plage (15 minutes en auto, ce qui devrait pouvoir se faire à pied). On devrait s'y rendre dans quelques jours. La récolte de raisin ne sera peut-être pas terminée... Nous reviendrions passer Noel avec eux.


Huaca Pucllana

En nous promenant hier nous avons vu ce qui ressemblait de loin à un mur ou une colline. En nous approchant, nous avons découvert qu’il s’agissait d’un site archéologique. Nous l’avons visité cet après-midi pour 2 soles seulement au lieu de 24 soles grâce à nos cheveux blancs qui nous donnent droit à un escompte pour les aînés.

La Huaca Pucllana, se situe dans une zone résidentielle, à Miraflores. Le guide nous dit qu’il s’agit d’une pyramide de 1 km et demi. Il s'agit d'une grande pyramide formée par de briques d’adobe ou torchis placées verticalement au lieu de la position traditionnelle à l’horizontal. Ils utilisaient la forme de trapèzes un avec la base large en bas et l’autre à l’inverse. Grâce à cette technique de construction,  les édifices étaient plus résistants aux tremblements de terre.

Ce site était un important centre de cérémonie et d’administration pour la civilisation Lima, une société qui s’est développée sur la côte de Lima dans les années 200 – 700 après J.C.

Le centre de la pyramide est plein, il n’y a pas de structure à l’intérieur. À chaque changement de gouvernement on construisait par-dessus ce qui avait été fait avant. On a retrouvé de nombreux corps écartelés de femmes. En effet, dans la culture Lima, le plus grand sacrifice était celui d'une femme puisqu’elle pouvait donner la vie. On sacrifiait de jeunes vierges surtout.

On a aussi découvert des objets et restes de la culture Wari (500 à 900 après J.C.) Ces derniers ont utilisés le site comme centre mortuaire. Lorsqu’un personnage important mourait, il était suivi dans sa tombe par des gardiens, des sacrifiés qui lui assuraient une bonne réincarnation. Dans la première tombe complètement intacte, avec les restes du mort, le “Señor de los Unkus”, on a retrouvé les restes de deux adultes et d’un bébé sacrifié.
Reconstitution de la fabrication des briques d'adobe


La visite est intéressante et à un endroit on a reconstitué une scène montrant la fabrication des briques d’adobe. Le petit musé contient des objets récupérés des fouilles et des poteries restaurées. Sur ces objets du quotidien, on peut voir des représentations de requins, des phoques et des oiseaux marins. On a retrouvé beaucoup d’offrandes en liens avec à la mer. 


Lima Samedi le 3 décembre 2011
San Lorenzo
Nous partons faire un tour organisé suggéré par notre ami Mijail, la visite de Las Islas Palomino. On passera plus de 4 heures en bateau mais sans débarquer. Les deux premières îles sont des formations rocheuses sans vie.  La première se nomme San Lorenzo et servait de lieu de quarantaine. On la nomme aussi l’ile de la mort, un tremblement de terre y vtua plus de 70% de la population.

El Frontón, plus petite, servit de repaire aux pirates qui se trouvaient à peu de distance de la côte mais assez loin des canons. Le président José Pardo y fit construire une prison pour y enfermer les criminels dangereux. Un seul prisonnier aurait réussi à s’évader.
Loups-marins escaladant le rocher


On voit plus loin de petites îles rocheuses qui abritent des loups marins, des phoques et des oiseaux marins. Autrefois on utilisait le guano comme engrais mais cette industrie est morte depuis l’arrivée des engrais chimiques.  Les loups marins sont énormes et montent dans les rochers comme s’ils étaient très légers. On peut en voir 2 s’affronter pour la meilleure place sur le rocher. L’odeur est très forte ce qui n’aide pas les gens qui étaient déjà malades sur le bateau. La vague n’est pas vraiment forte mais plusieurs sont malades.
Les pélicans

Nous terminons le tour par la visite de petits rochers servant de résidence à une colonie de pélicans.


Mercredi le 7 décembre

Le quartier de Lima, où nous nous trouvons actuellement, est tout près de la mer mais en hauteur i.e. qu'il faut descendre une falaise de sable aussi haute que le Mont-Royal pour l'atteindre. On s'est rendu au bord de la mer, le lendemain de notre arrivée dans ce quartier Magdalena et, surprise, ce qu'on prenait pour une plage du haut de la falaise est tout bonnement du remplissage de plusieurs pieds d'épais pour contenir la mer et l'empêcher d'éroder la route et la falaise!! Le climat de Lima est plus humide (68%) que celui de Arequipa (32%), mais il n'y pleut jamais et la température y est constante 24C le jour, 19C la nuit.

Grâce à Mijail, on est logé dans une auberge de jeunesse située à un coin de rue de la maison de son père. On y paie 20$ par jour déjeuné inclus pour une chambre avec salle de bain, eau chaude, télévision, wifi et même téléphone. Que demander de plus? Nous partons chez les cousins de Mijail pour 2 semaines et on reviendra ici pour la semaine de Noël pour célébrer avec la famille. Son frère nous a conduit en ville pour l’achat des billets et nous a laissé au musé d’Anthropologie. Ce fut une visite très intéressante. Le musé nous donne une  opportunité d'approcher l'histoire des anciennes cultures du Pérou. On peut y admirer des découvertes archéologiques des cultures du Nord telles que celles des Mochica, des Chimu, des Chavin dans les Andes Centrales; au Sud,  la guide nous parle des cultures Paracas et Nazcas, ainsi que des autres cultures ayant établi les bases de l'empire Inca. On peut y voir des pots en glaise, des momies, des outils, des vêtements et autres pièces archéologiques exposées par ordre chronologique. Un voyage à travers le temps des plus agréables!







Arequipa fin... en route vers Lima



Seth notre gentille prof
Mercredi le 30 novembre 2011


 Notre décision est prise, nous partons sur Lima. Nous avons fait notre dernier avant-midi de classe. Nous avons beaucoup appris et Seth est une prof agréable. Il nous reste à pratiquer beaucoup et à parler le plus possible. Au moins, nous arrivons à jaser un peu, à faire nos démarches en espagnol et, le plus important, à comprendre la majorité de ce qui nous est dit. L’école essaie de créer des liens entre les élèves et offre une collation avec un thé ou café à 11 heures après les deux premières heures de cours, célèbre les anniversaires du mois avec un gâteau et la chanson dans les langues des étudiants. La directrice, le gérant et les autres profs essaient de faire parler un peu tous les étudiants. Ils sont très attentifs aux besoins de chacun. La directrice de l’école a remis à Maryse un joli collier avec une attache faite avec un grain d’une plante sensée porter bonheur.
Nous avons rencontré une gentille hollandaise chez Amparo. Elle devait y loger 5 semaines mais dès le début il fut évident qu’elle et Amparo ne pourrait pas vraiment s’entendre, la chimie n’y était pas. Maryse a beaucoup discuté avec elle et l’a convaincue de demander une autre famille. Karen voyage pour la première fois seule depuis son divorce et elle ne veut décevoir personne. Hier elle a changé de famille et se dit très heureuse du changement. Il faut dire qu’Amparo n’avait pas de quoi satisfaire l’appétit de Karen et comme Amparo faisait souvent des pâtes, du riz, peu de légumes, peu de fruits, elle avait plus souvent faim qu’autre chose. Elle était habitué à avoir du fromage, du pain de blé ou intégral etc. Nous on s’achetait des carottes, des fruits, une barre de chocolat, des peanuts et un peu de vin et on pouvait accepter la situation. Certains plats cuisinés étaient bons mais ce n’était pas très fréquent. On n’est pas habitué à un régime où il n’y a pratiquement que des féculents et un peu d’eau sur la table pour accompagner les repas. Le repas principal était le midi et le soit c’était souvent un sandwich ou un œuf en omelette, ou un reste du midi, sans dessert et avec du pain sans beurre. Pour Karen, il y avait aussi la propreté qui était essentielle pour elle et de voir Amparo prendre les chats et ne pas se laver les mains après pour faire de la nourriture lui déplaisait. Si on ajoute à ça qu’elle devait partager sa chambre de bain avec le bébé gâté de la maison qui y passait 2 heures et le fait que 3 jours de suite elle a dû prendre sa douche à l’eau froide, on peut comprendre. Elle avait acceptée de faire du bénévolat et on lui a fait un horaire de 5 heures 3 fois semaines + 2 fins de semaines à 6 heures par jour. Le premier jour elle a nettoyé la cuisine hyper sales et laver le linge à la main de 16 enfants. Ça lui prenait en plus 1 heure pour y aller et une heure pour revenir. Maryse n’a pas eu longtemps à lui expliquer que ça n’avait aucun sens de faire ça en plus de ses 4 heures de cours d’espagnol. En accord avec Karen,  Maryse a expliqué la situation à Amparo qui a téléphoné à l’orphelinat et a annulé pour elle ces obligations en leur expliquant pourquoi. Ce fut un grand soulagement pour Karen.  C’est le début d’une amitié qui ne demande qu’à croître entre nous. Elle a eu une ferme pendant de nombreuses années et s’ennuie de ses animaux (des cochons) et comme on parlait de la ferme de Clément en Thaïlande, on lui a donné les coordonnés et le lien vers les photos que nous avions. Elle est bien décidée à aller y faire, l’an prochain, du « woofing », soit du travail volontaire sur une ferme biologique en échange du logement et de la nourriture.

Mercredi le 30 novembre 2011 en route vers Lima

Nous sommes dans l’autobus pour un bon 15 heures. Nous avons choisi de payer un peu plus cher pour avoir le confort. Les sièges s’inclinent à 140 degrés, sont confortables (pour Maryse un peu plus que pour André qui n’a pas l’espace nécessaire pour étendre les jambes et les avoir appuyées). On n’a pas à subir le son des films et musique le soir puisque chacun a ses écouteurs. On vient de nous servir un bon souper chaud, meilleur qu’en avion, ce qui n’est pas très difficile il faut bien l’admettre.

Nous avons beaucoup aimé notre séjour à Arequipa et la vue des splendides volcans va nous manquer. Nous n’avons pas eu le temps de visiter les différents sites de la ville mais nous nous proposons d’y revenir au retour et d’y passer une bonne semaine.

Nous pouvons dire que les péruviens sont gentils et souriants sauf quand ils sont au volant d’une voiture. Dans ce cas, on peut dire que le mot courtoisie ne fait pas partie du vocabulaire ou de la pensée de la majorité. Traverser une rue demande un certain courage et de la détermination.

Nous avions vu des mariages le soir et nous nous sommes informés des coutumes locales. Selon notre prof, il y a des mariages de jour et de soir. Généralement, les mariés passent sur les 7-8 ponts de la ville et font la tournée des parcs les plus connus, souvent suivi par des musiciens, ils dansent à la place d’armes et dans d’autres endroits.

Nous avons vu beaucoup de femmes transportant leur bébé sur leur dos dans des tissus très colorés. Maryse a toujours un peu peur que le bébé tombe par en-dessous!!! On voit ici et là des personnes plus âgées avec les costumes et le chapeau traditionnels. Les amoureux se promènent souvent le bras du garçon reposant sur les épaules de la fille, Maryse dit qu’elle ne pourrait pas endurer ça bien longtemps et qu’elle a l’impression que les filles marchent le dos courbé.

Lors d’une marche au centre ville, nous avons eu la surprise d’entendre du Beethoven et comme on cherchait à savoir d’où ça venait, de découvrir que c’était le camion de vidange qui se servait de ce moyen pour avertir les gens de venir leur porter les vidanges du jour. C’est spécial! Il y a différentes musiques selon les quartiers et selon Amparo, durant les fêtes on fait jour de la musique de circonstance. Il y a aussi une fois par semaine quelqu’un qui sonne à la porte pour recueillir les plastiques et le carton. Beaucoup d’hommes en moto avec une poussette devant crient dans un micro ce qu’ils achètent ou vendent en circulant dans les rues.

Nous verrons bientôt ce que Lima nous réserve. Nous espérons voir Mijail, notre ami péruvien que nous avions connu au Brésil et revu en France chez lui. Il est revenu au Pérou avec toute sa petite famille. Il doit déménager ce mois-ci donc nous ne voulons pas le déranger mais si c’est possible ce serait agréable de les revoir tous.

On exerce sa patience...

Nous sommes encore en bus depuis 22 heures.  Nous avons été arrêtés pendant 3 heures environ cette nuit par une manifestation des mineurs. Nous sommes encore à l’arrêt, après 4 ou 5 heures sans problème. Voilà deux heures que nous sommes bloqués. Des travailleurs des champs ont mis des pierres sur la route. On doit être au moins 1 km de voitures, camions, autobus bloqués des deux côtés de la route. Nous ne savons pas si c’est encore une manifestation des mineurs ou si c’est autre chose. Les gens de l’autobus ont enlevé les pierres de la route mais dès que nous sommes revenus dans l’autobus, des gens des champs sont venus les remettre pour ensuite retourner à leur travail.

Nous avons eu un petit déjeuner à 9 heures (pêches en conserve avec mini muffin et un croissant jambon fromage avec café. Il est midi mais je ne crois pas qu’un diner soit prévu puisque nous devions arriver à 9 heures 30 ce matin. Des hommes en bicyclette avec un équipement réfrigéré sont apparus le long de la file de camions, autos et autobus. Tout le monde s’est offert une crème glacée ou autre babioles du genre. Nous avions un reste de chips et de coke qui a fait notre bonheur. Nous verrons bien la suite. Les gens sont calmes et généralement de bonne humeur.

Finalement, nous arriverons à Lima à 22 heures, nous sommes partis à 17h30 la veille, si on compte que nous étions à la gare à 16h30, c’est un voyage qui nous auras pris presque 30 heures au lieu de 15. Nous sommes heureux que ce soit fini. Maryse craignait une autre manifestation à l’entrée de Lima.


Nous apprendrons que ces manifestations sont contre les plans des compagnies minières de vider et faire disparaître deux lacs pour les remplacer par un réservoir. Il y aurait de l'or sous ces lacs. Les gens refusent en disant qu'ils vont perdre leurs sources d'irrigation et les sources d'eau potable. Un groupe de manifestant a obtenu l'arrêt des travaux dans une autre région mais actuellement, le conflit dégénère un peu et la violence apparaît.

Lima Samedi le 3 décembre 2011

Nous laissons nos bagages à la réception de l’hôtel et allons souper dans un resto tout près. Après une bonne nuit dans des lits confortables et un bon petit déjeuner, nous sommes en forme et prêts à profiter de Lima.

dimanche 27 novembre 2011

Aréquipa suite...

Mercredi le 16 novembre 2011

Séjour chez Amparo notre hôtesse


Notre chambre
 Nous sommes dans notre nouvelle 'résidence' et suivons  notre cours d'espagnol cet après-midi avec Seth, une jolie prof uniquement pour nous. Environnement très relax dans la cour avec tableau, table et chaises. Comme il fait toujours beau, (il pleut un peu en janvier, février) ça ne pose pas de problème.

Au total, cours (4 heures par jour) et pension complète chez Amparo (c'est le prénom  de notre logeuse) nous revient à 1115 soles par semaine soit 400$ alors qu'on a payé 630 soles ou 200$ pour les 7 jours qu'on vient de passer à la Casa de Los Pinguinos, une auberge de jeunesse. Ici on dit plutôt une hostal, où on pouvait faire notre popotte dans une cuisine commune. On y était très bien dans cet hostal mais maintenant nous sommes dans une maison privée, une grande résidence où on a notre chambre et notre salle de bain et où les repas nous sont préparés sans qu'on ait à lever le petit doigt. On a changé de quartier et on est tombé dans un quartier résidentiel évidemment... qui possède une belle petite plaza avec des vues tout aussi capotantes sur les montagnes environnantes et sur la ville. L'école est à une vingtaine de minutes de marche, juste ce qu'il faut. Cerise sur le sundae, un chauffeur de l'école est venu nous chercher et nous a déposé chez Amparo, qui nous a entretenus pendant une heure en espagnol, nous a préparé le dîner qu'on a mangé en sa compagnie et celle de sa fille, puis elle nous a accompagnés jusqu'à l'école.


Notre classe dans le jardin
Seth, notre pro, réussit à rendre les cours intéressants. Il s’agit plus de conversations. Elle nous questionne sur ce que nous faisons hors les cours, sur le Québec, sur les coutumes, les paysages, la maison etc. Elle corrige nos réponses, explique les mots à utiliser, explique pourquoi utiliser un mot au lieu d’un autre etc. Elle passe environ 1 heure sur 4 à vérifier nos connaissances  pour les conjugaisons, les adjectifs, le vocabulaire, les nombres, les saisons etc. Vendredi nous avons fait les 4 heures en ligne avec une pause de 20 minutes. C’était, je crois, plus facile. Au diner nous avons jasé plus facilement avec Amparo. Nous avons demandé des devoirs que nous faisons en soirée. Amparo est une femme qui parle beaucoup. Nous avons l’impression de comprendre pas mal tout et quand nous avons un doute elle arrive à nous expliquer car elle sait un petit peu de français. Elle nous corrige aussi ce qui fait qu’on a l’impression de progresser.

Nous avons l’impression d’être fatigués malgré des nuits de 9 ou 10 heures. André dit qu’il a été piqué par la mouche tsé-tsé et il fait des siestes de 2-3 heures. Ce n’est pas tant une fatigue que l’envie de dormir après les cours et même comme aujourd’hui, dimanche, après avoir regardé Fédérer battre Tsonga, une petite promenade et un peu d’études il est parti faire une sieste. Je dois dire que je m’endormais aussi!

Nous ne sommes pas retournés dans le centre-ville et sortons peu après les classes. Nous avons visités 2 petits centres d’achats. Les vêtements y étaient aussi chers que chez nous. Nous renouvelons une autre semaine et ne savons pas encore ce que nous ferons par la suite. Amparro cuisine santé et nous n’avons pas eu de problèmes avec la nourriture. On nous avait prévenu que

Le tamal est une papillote amérindienne préhispanique (elle aurait plus de 5000 ans) faite à patir de farine de maîs, poulet et0ou viande,huile, le tout enveloppé dans des feuilles d'épi de maïs, mais qui peuvent être aussi des feuilles de bananier puis cuit à la vapeur.

Dimanche le 28 novembre

Nous venons de regarder le match Federer-Ferrer que Fede a gagné!  Il accède à la finale aujourd'hui contre soit Tsonga , nous apprécions pouvoir voir cette compétition.

Les cours se terminent mercredi et on doit décider si on continue ou non. On a dit non vendredi  à la prof mais on révise nos positions. On aime bien Arequipa et on pourrait continuer en changeant de logis ou non. La dame d'ici est un peu trop verbo-moteur, sa fille a la gueule d'un enfant gâté et la nourriture un peu minimaliste. Elle est très gentille et aidante et cuisine parfois des plats typiques excellents mais comme on est habitué à vivre seuls deux semaines chez des étrangers c’est beaucoup. Par contre c'est plus simple. 

On va donc, je crois, essayer de poursuivre les cours tout en demandant peut-être un mini-appart apparemment disponible, sinon on va chercher dans les hostals environnant, sinon on continue ici. Vous pouvez ici reconnaître notre grand esprit de décision... André a même j'ai remis en question avec Maryse le voyage vers le Panama. Elle a évidemment parlé plage ce qui me manque aussi mais comme je le lui disais, il existe une plage et peut-être plus à 2,5 heures de route d'ici où les gens d'Arequipa vont. On va donc aller voir ça pendant une fin de semaine, possiblement la prochaine, avant de décider. Cette solution nous permettrait peut-être de faire des excursions que nous trouvons dispendieuses, par exemple Machu Picchu, ou d'autres moins chères comme Puno sur le lac Titicaca ou le canyon Colca.

Cela nous permettrait aussi de faire venir un document de notre banque (de St-Bruno) qui autoriserait celle-ci à faire des transactions sur notre compte de chèque. Parce qu'actuellement on n'a plus de carte de débit et  sur le site de la banque on n'a plus accès aux paiements!! On ne peut donc pas payer notre carte de crédit, celle de notre propre banque ni celle de Desjardins!! Dans un cas comme le nôtre, disent-ils, il aurait fallu qu'on laisse une procuration à quelqu'un pour qu'il ait accès au compte!! Évidemment ca nous protège contre les voleurs mais quand on leur parle et qu'ils nous posent toutes sortes de questions afin de nous identifier et que celà étant fait ce n'est pas assez pour débloquer le compte... on sacre un peu…

Il fait toujours beau, pas une goutte depuis qu'on est en Amérique latine, mais un petit vent frais qui débute vers les 16h et qui nous force à la "p'tite laine". Par contre, les pluies ont commencé à Cusco... Et les volcans sont toujours fascinants surtout entre 17h30 et 18h10 quand leur sommet devient rose, orange, etc.  Les amateurs de montagne seraient certainement très heureux ici avec toutes les possibilités de trecking et la diversité des montagnes.

Samedi soir nous avons vu un opéra (Elixir d'amor de Donizetti) qui nous coûte 40 soles soit 15$ dans la section VIP... Au total c’était bien, le cœur était excellent, le ténor manquait un peu de puissance mais était bon comédien, la basse excellent, au total pour les moyens de cette production on peut dire que c’était bon. 

lundi 14 novembre 2011

Arequipa, Pérou





La cathédrale de Arequipa


Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du Pérou. Elle est située à plus de 2 335 mètres (7 550 pieds) d'altitude, au pied des volcans Misti, Pichu Picchu et Chachani. dans les Andes. Cette fois, nous ne souffrons pas du mal des hauteurs. Maryse n’est pas encore en grande forme et l’appétit n’y est pas mais elle aime déjà le Pérou!

Selon Wikipedia travel : « Arequipa serait un nom aymara, signifiant « l’endroit derrière la montagne », à moins que ce ne soit une invitation inca : « Oui, restez… ». Faut-il déjà voir dans ces traductions, les racines de la fierté caractéristique des Aréquipéniens? Cet orgueil est tel que des habitants ont créé un « passeport » et même une monnaie, qu’ils montrent aux amis étrangers avec un sourire, entre arrogance et humour. Il est vrai qu’Arequipa a de quoi séduire. Sous un ciel presque toujours bleu, au cœur d’un oasis de verdure, elle est construite en pierre blanche volcanique, le sillar. »

« La lune a oublié d’emporter la ville quand elle s’est séparée de la Terre », affirment les Aréquipéniens pour expliquer la blanche pureté de leur cité… A la fois moderne et historique, Arequipa est animée de jour comme de nuit. Installés à la terrasse d’un café, sous les arcades, il fait bon assister á la sortie de la messe sur la Plaza de Armas. La foule bigarrée s’égaye. De petits groupes s’installent sur les bords de la grande fontaine, a l’ombre des palmiers majestueux. Souvent, la place est le lieu de manifestations politiques. Mais le plus remarquable pour le visiteur est l’architecture dite coloniale métisse. Les maisons, comme les églises, sont ornées de frontons hauts et courbes débordant de décors sculptes ou la faune et la flore locale comme les masques indigènes sont souvent présents. De son fronton à son maître-autel orné a la feuille d’or en passant par la couple polychrome d’une de se chapelles, l’église de la compagnie de Jésus par exemple est un condensé de ce baroque exubérant aréquipénien. La plus grande surprise est pourtant à venir : le couvent Santa Catalina, véritable ville dans la ville et joyau de l’art colonial métis, avec ses 20 000m2 de monuments, de places, de ruelles, de cloîtres et de couleurs ! Arequipa s’enorgueillit enfin d’être au centre d’une région exceptionnelle, recelant des canyons parmi les plus profonds de la planète, des volcans en activité, des sources thermales, des montagnes à la beauté désertique… C’est d’ailleurs au sommet d’un des glaciers (l’Ampato, à 6 280 mètres) que fut découverte en 1995 une des personnalités majeures d’Arequipa : la princesse des glaces ou momie Juanita. Cette jeune Inca de 14 ans fut mise au jour, intacte, quelque 500 ans après avoir été sacrifiée. »

Nous avions réservé une chambre au Scandinavian. Il est situé dans le centre historique de la ville face à un énorme monastère, le Monastère de Santa-Catalina le plus ancien de la ville. Le Scandinavian date du XVII siècle et cela parait! La maison et les chambres semblent à l’abandon. La chambre est spacieuse, propre mais ne contient rien d’autre qu’un lit et un pot de fleur comme déco. Gisèle est gentille mais son petit déjeuner est plutôt maigre. C’est bien situé, près de tout et il y a une mini terrasse sur le toit où on peut admirer le volcan Misti et la ville. On ne peut pas vraiment s’y installer faute de confort et pour le prix on aurait pu mieux tomber, mais bon... On y fait nos deux nuits réservées et on profite de ces 2 jours pour trouver autre chose.

On se décide enfin pour la Casa de Los Penguinos, située un peu á l'extérieur du centre-ville et tenue par une Scandinave. C’est une auberge de jeunesse de construction récente, avec tout le confort et, pour le bonheur de Maryse, des hamacs dans un jardin derrière la maison. La chambre donne sur le jardin, est grande, bien aérée et on y a une table de travail. Un petit salon au même étage avec un bon choix de dvd et de livres et la télévision câblée. Il y a une cuisine à notre disposition à côté du jardin. Que demander de plus? Du personnel serviable et souriant, on l’a! De plus, comme à Arica d’ailleurs, la température change peu à 20 degrés et le ciel est toujours bleu et il ne pleut pas…

L’impression est bonne, Maryse se sent de nouveau elle-même et on prend la chambre pour une semaine, le temps de trouver une école de langue pour poursuivre plus rapidement notre apprentissage de l'espagnol (on espère en tout cas). Nous marchons dans la ville et explorons les petits coins sympas. Nous réussissons à manger dans des cafétérias pour 3-4 dollars le midi, et cuisions notre souper que nous accompagnons d’un bon vin à 4$ le litre. Un midi nous décidons de nous offrir un resto plus chic car nous sommes en appétit et un peu fatigués de notre marche. Nous prenons le menu touristes : 1 pisco sour (délicieu!), une soupe assez grosse pour en nourrir 2, une lasagne aux légumes (Un délice!) accompagnée d’un verre de vin et terminons avec une crème glacée, le tout pour 8$. La prochaine fois on le prendra pour deux car on n’est pas arrivé à tout manger! C’était goûteux, chaud, bien présenté, excellent.



Maryse adore le coin, les couleurs chaudes des tissus, l’architecture, la variété des menus, le ciel bleu, toute la verdure et même l’espagnol parlé ici qu’elle comprend beaucoup mieux qu’au chili. Nous aimons beaucoup le Pérou et ne regrettons pas notre décision.



On a hésité entre un prof particulier de l’Alliance Française et une combinaison école et pension dans une famille péruvienne. Nous optons pour cette dernière option et débuterons mercredi prochain afin de progresser plus rapidement. En attendant nous essayons de faire 4 heures par jour d’espagnol. Nous ferons, à l’école, de 9 à 11 et de 4 à 6. On a pris 1 semaine et on verra si on aime. Il y a aussi possibilité de louer un apart près de l’école.

En nous promenant hier soir, nous avons vu à l’allée et au retour des mariages. Ça fait bizarre de voir une fille en robe blanche et voile sortir d’une église à 9 heures le soir sur une rue où les taxis klaxonnent parce que la voiture des mariés bloque en partie la rue. Il faut dire qu’ici il y peu de voitures personnelles mais les rues sont remplies de taxi. Il y a peu de feux de circulation ce qui fait que les klaxons se font entendre en tout temps pour aviser un piéton que le taxi va s’engager, pour faire avancer celui de devant, pour toutes les raisons possibles. À Santiago, un piéton peut traverser en toute sécurité pratiquement partout s’il va sur une traverse piétonnière et il y en a beaucoup avec un feu qui donne le passage au piéton de façon automatique et fréquente. Ici, ce serait plutôt l’exception. Plusieurs intersections se négocient en poussant le précédent pour qu’il avance et en faisant comme si les piétons n’existaient pas.

Samedi et dimanche nous nous permettons de suivre deux parties de tennis, notre cher Fédérer étant en finale. On voit le Misti du divan où nous sommes installés. Maryse s’essaie à le photographier mais la présence de fils électriques l’empêche de faire la photo du siècle…

En sortant pour souper nous rencontrons un jeune polonais qui cherche un resto et nous l’invitons à venir avec nous au El Vino. Il se nomme Marcin Polak et nous passons une soirée super agréable à jaser avec lui.

Arica, Chili





La plage de Arica


Arica est la ville la plus au nord du Chili; elle est à la fois un port minier et une escale touristique pour les amateurs de désert et de montagne (cf.http://es.wikipedia.org/wiki/Arica). La plage qui la borde est aussi désertique que les montagnes qui l’entourent, i.e. sans arbre et sans la moindre végétation . Il faut dire quand méme que les locaux la fréquentent et s’y baignent. Enfin, la rivière qui la traverse était aussi sèche que le reste lorsque nous y sommes passés. Il reste qu’il s’y cache des paysages intéressants dans les montagnes, à preuve : (http://www.clinamen.cl/Photogallery/BestOf_Clinamen.html). Ce genre d’excursion ne cadre cependant pas avec notre objectif de voyage: toujours voyager le plus économiquement posible afin de le faire 6 mois.

Nous avions réservé deux nuits au Sunny Days à un coin de rue du terminal d’autobusnn de Arica, chez Ross un néo-zélandais qui nous a bien plu. Dès l’arrivée chez lui, à 7h30 du matin, il nous a offert le petit déjeuner et nous a immédiatement logés dans une chambre pour quatre personnes. Nous avions demandé une chambre pour deux mais on ne s’est pas plaint lorsqu’il nous a confirmé que nous y serions seuls. Nous sommes situés à côté d’une école et je crois que les cours se terminent quand il fait noir. Ce ne sont pas les cours qui dérangent mais la pratique de la fanfare. On y est finalement demeuré quatre jours, Maryse s’étant payé une turista, une première depuis au moins le début du siècle… Comme la cuisine est située juste à côté de la chambre et que les murs ne rejoignent pas le plafond, c’est idéal pour quelqu’un qui a des nausées, je pense à toi douce Élizabeth au cours de ta grossesse. On pense avoir un problème d’acclimatation au Chili!!

On décide donc d’en finir et de déménager au Pérou. Ross nous conseille de prendre un bus qui va à Tacna, la ville frontière, puis de Tacna prendre un autre bus du Pérou vers Arequipa. Tout s’est passé comme il nous l’avait expliqué, le passage à la douane, la conversion des pesos du Chili en soles du Pérou et le transfert de la gare de Tacna vers la gare des autobus Flores. Partis d’Arica à 10 heures du matin, nous sommes arrivés pratiquement à la même heure à Tacna compte tenu qu’on reculait les montres de 2 heures au Pérou. C’est notre premier pays où on gagne deux heures de vie. On ne s’est pas vraiment senti plus jeunes mais bon…




Le voyage de 6 heures entre Tacna et Arequipa s’est donc fait à la clarté et on a beaucoup apprécié les paysages fabuleux des montagnes qu’on a enjambées et des cols qu’on a traversés en admirant au passage les oasis qu’on y avait colonisés. Les photos ne rendent pas les subtilités de teintes dans les montagnes arides mais super jolies. C’est désertique mais moins pierreux qu’au Chili, plus lisse…

samedi 12 novembre 2011

Voyage 2011 - Chili


Nous sommes sur la route à nouveau! Le projet n’est pas très précis mais ça ressemble à ceci : Passer quelques jours à Santiago, monter vers le nord du Chili pour voir la floraison du désert si elle est présente cette année et ensuite on verra si on traverse au Pérou ou si on va en Argentine; ensuite ce sera le Panama. Toutes les options sont ouvertes, on profite de la vie quoi, on ne va pas se casser la tête, on verra bien.

Après un vol sans histoire pour Toronto, nous avons atterri à la pluie battante. L'aéroport est d'un ennui total, gris et terne comme ce n'est pas possible,  sans même l'ombre d'un charriot pour promener nos bagages et un gros kilomètre à parcourir pour nous rendre aux vols internationaux. Pire que l’aéroport de Gaulle quoi! 
Le vol vers Santiago était relativement confortable, la bouffe correcte pour Air Canada et un choix de films assez varié pour contenter tout le monde. On devait être ceux qui avaient le moins de bagage, en tout cas les moins pesants... Arrivée à Santiago sous le soleil et une température idéale autour de 20 C avec un petit peu de neige sur le sommet des Andes. On doit payer une taxe de réciprocité de 132 USD par personne; on n'avait que des 20 USD mais le gars a été gentil; il nous a remis 16$. Cette taxe compense pour les frais demandés aux chiliens pour venir au Canada; on pense qu’il faut payer aussi en Argentine et dans d’autres pays d’Amérique du Sud.

On a pris une petite navette avec un couple anglophone et un jeune de 3-4 ans qui s'en allaient au sud faire du WOOFing pour un mois... Petit choc en arrivant à l'hôtel qui ne semble pas un hôtel de l’extérieur, notre gentil chauffeur s’assure qu’on y sera bien logé. Le bâtiment est en rénovation avec tous les bruits de construction que ca suppose. Nous nous assurons des heures de travail et malgré une chambre au look qui 'fait dur' et au décor minimaliste (aucune chaise, 2 lits et des bureaux plus ou moins propres) nous acceptons d’y passer la nuit et négocions que nous pourrons repartir sans frais, malgré la réservation, si nous n’y passons pas une bonne nuit. On se dit qu'on verra bien.

On y a finalement passé 4 nuits; il faut dire que les travaux s’effectue de 8h30 à 18h. Maryse utilise pour la première fois un masque et des bouchons pour dormir et elle en découvre tout le charme.  C'est le temps du pollen ici et Maryse, pourtant peu sensible habituellement, est tombée dedans. Elle éternue et mouche toute la journée. Ce matin, gorge très sèche et douloureuse donc peut-être que ce n’était pas le pollen mais un bon vieux rhume d’avion!  Elle se soigne et ça ne l’empêchera pas de marcher!

Le jour de l’arrivée, on s'est tapé une marche de 6-7 heures. Le chauffeur de taxi nous avait montré le Cerro Santa Lucia et on s’y est rendu sans problème. C’est un joli parc, une colline boisée et très agréable à marcher. Nous avons découvert une terrasse au retour et y avons pris un pichet de bière locale et mangé. Pour le moment, nous trouvons surtout des places où les gens mangent des hamburgers ou des sandwichs. Les chiliens semblent raffoler de ce type de nourriture et ça finit par faire beaucoup de pain avec le petit déjeuner (pain, saucisson, fromage, confiture et café instantané).

Hier on a répété la promenade en l’allongeant un peu. Nous sommes allés dans le quartier historique, à la Place d’armes et au marché central. On y a mangé, au marché de poisson, un plat recommandé par une étudiante à qui on avait donné des sous pour aider leurs revendications pour le droit à des études gratuites. Il se trouve que le curanto est un mélange de fruits de mer, poulet et steak. Il y en avait pour 4 au moins et beaucoup de choses que nous apprécions plus ou moins! Maryse a demandé qu’on donne le reste à un pauvre…

Nous avons trouvé le chemin pour monter dans le Cerro San Cristobal et en avons fait l’ascension (300 mètres ) en funiculaire. Nous y découvrons une statue de la vierge et non de San Cristobal. Il est vrai qu’il nous manque un guide mais on trouvait le Lonely planet telllement lourd à transporter!


Il fait beau, la ville est tout en fleurs jusque dans les arbres (d'où le pollen). Nous parcourons les rues au hasard et entrons dans les boutiques de livres usagés, pas de chance à date.
Paraîtrait que le désert de Atacama est aussi en fleurs de ce temps-ci alors il se peut qu'on pique une tangente de ce côté-là très bientôt. C'est l'objectif du jour, vérifier si c'est vrai et comment on y va!

Personne ne semble savoir ou s’intéresser à la floraison du désert. On nous répond n’importe quoi. Nous décidons de prendre un billet pour San Pedro et de voir sur place. Nous quittons donc Santiago après 4 jours de visite à pied. On y a vu quelques beaux édifices, beaucoup de chiens errants, une foule de pigeons et un smog qui empêche la plupart du temps la vision des montagnes. Les chiliens des places visitées mangent beaucoup de malbouffe et sont passablement gros dès le jeune âge.

Départ pour Calama à une heure de San Pedro de Atacama. Le voyage n’est pas aussi confortable que ce que nous avions connu en Argentine et au Brésil. On nous sert, sur 21 heures de route, un pain hamburger avec une tranche de jambon sans aucun accompagnement, beurre, moutarde ou autre, sec quoi!, une petite bouteille de jus insipide et un petit sac de peanuts et une mini salade de fruit. Quelques heures plus tard on nous régale du même pain mais avec une tranche de fromage, wow! accompagné de la même chose sauf qu’on a un mini coke. Pour le déjeuner nous aurons droit à une galette et un jus. On est loin du souper chaud servi en Argentine avec vin et digestif!

À Santiago, Maryse avait des problèmes de maux de tête qu’on avait mis sur le compte d’allergies au pollen ou d’une grippe. Le mal est de plus en plus important au fil du voyage et en arrivant à Calama, nous ne nous sentons pas bien ni l’un, ni l’autre. On avait oublié le mal des hauteurs. On est à 2260 mètres seulement (!) mais la réaction est bien présente. Nous décidons de prendre un hôtel sur place au moins un soir avant de nous rendre à San Pedro. Nous rencontrons un ingénieur texan qui enseigne à Valparaiso et qui nous conseille un hôtel. Nous y allons pour constater que la chambre est à 160$ US, pas du tout dans notre budget! Nous nous mettons à la recherche d’un autre hôtel et rencontrons une gentille chilienne avec son mari et sa fille. Elle nous amène à un hôtel qui est 120$ US. Elle nous amène finalement à un hôtel à 90$. qui appartient à son grand-père! C’est très bien et on est à bout, on ne peut plus avancer avec les maux de tête et la fatigue. On le prend, on se douche et dodo! 

Calama est une ville entourée de montagnes qui ressemblent à des tas de sables, il n’y rien à y faire et c’est laid. On y passe 2 jours et comme on ne se sent toujours pas bien, on décide de trouver une plage comme on aime et d’aller s’y écraser. On oublie San Pedro et ses excursions. Les fleurs? Il semble qu’on soit passé par la région en s’en venant. On ne veut pas refaire le chemin donc on choisit Arica, qui doit avoir une longue plage et une température agréable.

On change de compagnie et au lieu de Tur Bus, on prend Pullman, recommandé dans les blogues. 9 heures de route sur des sièges en cuir (c’est chaud et ça glisse), rien n’est offert à boire ou à manger et on ouvre l’air climatisé 5 minutes avant l’arrivée. On ne peut pas dire que le Chili nous impressionne à date. Nous avons réservé un hostal, le Sunny Days, tenu par un couple néo-zélandais et le trouvons facilement avec les indications qu’ils nous ont fournies. On nous avait confirmé la réservation pour une chambre ‘matrimoniale’ avec salle de bain privée, on nous donne une chambre à 4 lits pour nous deux. On a donc de l’espace et c’est assez confortable.  

Après un petit déjeuner offert gratuitement à notre arrivée à 7h30 nous partons pour la plage à cinq minutes de l’hostal. Le vent est frais et nous marchons un bon bout de temps. Malheureusement on doit constamment garder les yeux sur le sable car il y a beaucoup de méduses et l’eau est trop froide pour s’y baigner. Déception…

En fin d’après-midi, on trouve à manger et à 7 heures 30 on est au lit. Le lendemain on marche un peu dans la ville mais il n’y a rien à voir ou à faire. On retourne manger du poulet qu’on avait trouvé bon, grillé juste à point et servi avec une salade. On décide qu’on va passer au Pérou et qu’on va prendre des cours d’espagnol à Arequipa. On réserve 2 soirs. Dans la nuit, Maryse fait une tourista. Ce n’est vraiment pas un bon début de voyage. On doit annuler la réservation car elle ne se sent pas assez  bien pour partir avec le sac à dos. Elle mettra deux jours à s’en remettre assez pour partir.

On quitte le Chili sans regret et on espère qu’au retour on aura l’occasion de mieux l’apprécier. Les chiliens, en général, parlent très rapidement et ne prononcent pas bien. Nous avons eu beaucoup de difficultés à les comprendre. En jasant avec d’autres voyageurs, on nous confirme que ce n’est pas un manque de préparation de notre part mais que tout le monde reconnaît qu’ils sont les pires pour la prononciation. Ça nous encourage beaucoup.  Nous passerons donc au Pérou.