vendredi 16 mai 2014

9 mai 2014

Après deux semaines, nous quittons nos hôtesses non sans avoir laissé un cadeau à Caroline pour qu’elle puisse se payer des fenêtres dans l’annexe qu’elle s’est construite. Tel que prévu, nous nous rendons à Matagalpa à l’hôtel Dom Guillermo. Après trois jours à manquer d’eau un peu trop souvent, nous optons pour la Buena Onda, une manière d’auberge de jeunesse avec plein d’espace de vie et on nous donne une chambre ‘matrimoniale’ avec salle de bain, ventilateur et petit déjeuner pour 27$.


Matagalpa est appelé ‘la perle du nord’.  En réalité, la ville n’est pas jolie et loin de la perle. Seule la cathédrale toute blanche se distingue des autres édifices qui sont plutôt moches.  La ville loge dans une espèce de cuvette formée par les montagnes qui l’entourent et qu’on aperçoit de n’importe quel côté où on regarde. On peut faire le tour de la partie principale de la ville en moins d’une heure si on a le courage d’affronter le soleil et si on reste sur la partie plane de la ville; monter toutes les rues qui se rendent au sommet ou presque des montagnes environnantes relèverait de l’exploit. Après quelques jours, on s’est d’ailleurs demandé si on n’irait pas passer le reste du voyage à Ometepe!! Puis on s’est souvenu qu’à Ometepe on nous avait dit qu’en mai le vent arrêtait de souffler et que le lac devenait un ‘lac d’huile’.

Et puis, on s’y est fait à Matagalpa et on a même décidé de ne pas bouger avant le retour à Managua le 27 mai pour retourner passer quelques jours à Managua Hills, l’hôtel de M. Young, qu’on avait bien apprécié avant et après notre séjour aux Corn Islands.
Au café culturel Casa Abya Yala

On ne sort que pour aller dîner et souper, ce qui a été notre habitude pendant presque tous nos voyages quand il fait trop chaud. C’est particulièrement invitant à l’auberge où nous sommes étant donné que la plupart des visiteurs s’empressent de sortir le matin pour aller voir un peu n’importe quoi, une chute ici ou un volcan là ou faire une excursion éreintante dans la forêt tropicale, ou visiter une plantation de café… qu’on a déjà faite par contre!
De notre chambre

Alors nous, on profite du calme qui règne toute la journée et des deux étages tout ouverts mais à l’abri du soleil mais non du bruit et de l’activité de la rue qui est si cocasse et dépaysante comme ces femmes qui transportent des charges ahurissantes sur leurs têtes tout en s’arrêtant à certaines boutiques pour regarder s’il y a des nouveautés (sans déposer leurs charges)  ou ces enfants aux uniformes d’école  impeccables quelque soit leur statut social ou encore les vendeurs ambulants qui annoncent leurs produits à tous les dix pas et tout ce défilé au milieu des autobus puants, des motocyclettes bruyantes  et des alertes de vol des voitures stationnées qui sont déclenchées par on ne sait lequel de ces bruits.

Au-delà de tous ces bruits, il y a les cloches de la cathédrale qui sonnent à tout moment sans qu’on sache trop pourquoi et les chants plus ou moins justes venant des réunions à portes ouvertes de toutes les sectes religieuses issues probablement des États-Unis. Dans les moments d’accalmie, on assiste parfois à des concerts assez dissonants de perruches mais aussi, moments bénis, au doux bruissement des ailes d’un oiseau-mouche qui vient picocher les multiples fleurs du jardin intérieur de notre auberge. Idéal pour la lecture.
Notre petit ;) ami de la  Buena Onda
On a aussi un Scrabble espagnol qu’on a utilisé une fois mais il y a aussi un jeu d’échec, des jeux de cartes, des livres qu’on peut échanger, des berceuses, un hamac, ne manque que la piscine et encore… j’oubliais, il y a de l’eau chaude dans la douche, du café et de l’eau à volonté. C’est plus qu’on aurait chez nous… Et, cerise sur le sundae, il y a un lapin qui se promène au premier étage et il se laisse flatter. Il pourrait s’évader par la porte de fer forgé mais, non, il fait comme nous, il reste!
Toujours au café culturel
Au café culturel Casa Abya Yala

Il y a la déco mais aussi la bouffe au café culturel Casa Abya Yala
En nous promenant dans la ville lors de nos sorties en quête de bouffe, nous avons vu plein de boutiques de linge usagé; une seule boutique semblait vendre du neuf! Si on veut acheter un vêtement qui nous plaît, souvent il n’y a presque toujours qu’une grandeur disponible pour chaque modèle. Parfois, les boutiques annoncent qu’elles peuvent ouvrir des ballots de linge si on désire fouiller pour trouver autre chose que ce qui est montré. Ça fait un peu spécial. Il y a des marchands de linge et de souliers sur les trottoirs aussi sans oublier les marchants de  bouffe évidemment.

Vaut mieux ouvrir l'oeil 

Il faut toujours regarder par terre  en marchant car les trottoirs sont inégaux, parfois très étroits ou défoncés par endroits et on peut avoir la surprise de trouver un gros trou juste au bout.  Vaut mieux s’arrêter pour admirer les montagnes ou la lune.

C’est une ville très mouvementée malgré sa petitesse.  La circulation y est constante et bruyante et les annonces avec véhicules munis de haut-parleurs tonitruants et fréquents n’améliore rien. Il y a aussi un de ces véhicules qui annonce les décès de la semaine en identifiant les morts et en annonçant, pour les plus riches, le lieu et l’heure de la cérémonie funèbre. On a eu droit à un cortège spécial pour le décès d’un pompier, la tombe dans une voiture de pompiers, la famille qui suivait et un coup de sirène de pompier à tous les 30-40  pas.
Comme a bien d'autres endroits les femmes doivent spécifier certaines choses...

À noter que ce qu’on raconte ci-dessous sur Matagalpa est aussi ce qu’on a vu partout, sauf à Managua où on est toujours allé au même hôtel tenu par un expat. Dans le quotidien des hôtels et restaurants, et ceci sans preaue aucune exception, la moppe puisqu’il faut l’appeler par son nom, comme disait Lafontaine je crois, la moppe donc est l’arme de prédilection, ce qui bien sûr est acceptable, mais pas jusqu’au point qu’on l’utilise au Nicaragua! Vous êtes au resto, on vous apporte un plat mais vous ou le client précédent, avez laissé tomber quelques miettes avant l’arrivée de votre plat, le serveur revient illico avec une moppe souventes fois enduites de produit  nettoyant ou s’il le juge opportun verse tout autour du produit odorent et on vous nettoie tout ca! On dira une fois n’est pas coutume mais non c’est la coutume! Dans la maison, à Estelí, la proprio passait la moppe, au très très bas mot, trois fois par jour. Le plus drôle fut à Corn Islands, avec le québécois Jack qui pensionnait chez une femme ou on allait souvent déjeuner. Le pauvre Jack nous a raconté qu’il avait essayé plusieurs fois de convaincre son hôtesse de ‘mopper ‘son patio seulement une fois le matin, ce qui lui aurait laissé plus de temps pour faire la popote de ses clients. Peine perdue!
Le ciel bleu que Maryse aime tant 

En dehors de ces petits défauts, on peut dire des nicaraguayens qu’ils sont accueillants en dépit de leur pauvreté. Selon ce qu’on a lu dans le journal ce matin, 80% des pauvres sont dans les campagnes. Quand on lit aussi que le chômage atteint 40% de la population, on ne sait pas si ca tient compte des campagnes et des villes. Les gens du service, dans les hôtels, à qui on a demandé leur salaire ne nous l’ont pas dit ou ils nous ont soufflé un ‘poco’ et ce ne sont pas des gens qui s’attendent à recevoir des pourboires!
Arbre de récupération confectionné par des enfants 

En ville, le repérage des maisons ne se fait pas par des rues ou avenues. Quand on trouve un plan on n’y voit que le dessin des rues et la localisation des immeubles principaux. On situe les autres édifices, logements ou services par rapport à ces repères, le repère principal étant le Parque Central qui est habituellement en face de la Cathédrale qui forment l’intersection principale de la ville. À Estelí, les rues ont tout de même un nom du style 2 Sud-est; il faut juste pouvoir s’orienter par rapport au soleil qui est souvent présent sauf le soir. Le nom des rues est inutile si on demande un renseignement ou pour se faire conduire par un taxi. À Estelí par exemple pour aller chez Carolina on doit donner le nom d’une école : Escuela Ruben Dario et ajouter 1 bloc et demi au nord, de cette façon on nous y amène directement. Pour lui envoyer une lettre ce sera la même chose même si elle demeure sur la rue 2 Sud-Est. Ici à Matagalpa il faut trouver parfois un magasin ou un édifice. On nous avait parler d’un resto et  l’adresse se lisait : Maison de la mariée, un bloc à l’ouest et 14 verges au sud. Comment trouver la maison de la mariée??? Par hasard en déambulant dans les rues…

Un café ou un jus ???
Je reviens sur le blanc des vêtements qui m’a beaucoup impressionnée. Je peux comprendre en ville, les chemises blanches impeccables des serveurs ou les gilets moulés sur les corps musclés de ces messieurs mais dans le fin fond des campagnes… les enfants sortent des cabanes au plancher de terre battue et la chemise est tout aussi blanche et impeccablement repassée qu’en ville! Tout un exploit pour la maman.
Sous peu de retour ...

Nous avons finalement trouvé notre prochain logement à Québec qui se situera près de la Rivière St-Charles, ce qui nous permettra de reprendre nos longues promenades dans ce joli décor. Nous aurons besoin d’en faire pas mal pour éliminer ce que nous avons pris en bougeant si peu ces derniers mois…
Dernière heure : nous irons passer deux jours à Estelí car notre famille aimerait bien nous revoir une dernière fois et nous faire admirer les travaux complétés du logis de Carolina. Nous irons ensuite trois jours  à Managua et  serons donc de retour au Québec le 31. Nous avons bien hâte de revoir tout notre petit monde. On vous embrasse.









jeudi 17 avril 2014

Big Corn Island
Mars 2014

Bien assis sur le balcon de notre chambre au deuxième étage de l'hôtel Morgan, nous arrêtons constamment notre lecture pour contempler les reflets toujours changeants de la mer des Caraïbes qui nous fait face. C'est monsieur Young, propriétaire de notre hôtel de Managua, qui a fait la réservation pour nous en spécifiant bien à Kerry, notre hôtesse, qu'elle devait nous réserver cette chambre, lui qui la connaissait pour y avoir déjà passé ses vacances. Et il avait raison. Après avoir visité tous ou presque tous les hôtels de l'île on se rend compte qu'on a été chanceux! Les touristes qui se promènent par ici arrêtent invariablement pour y prendre au moins 3 ou 4 photos! De plus, on est ventilé à souhait et le balcon est à l'ombre jusqu’à 16 heures. Malgré cela, après nos trois jours habituels de recherche   à bon prix, on a failli changer de place parce que le prix demandé par Kerry était de 40$ US. On a heureusement pensé qu'on pouvait lui donner une chance en lui disant qu'on voulait rester un mois. Elle a immédiatement réagi en nous faisant une offre à 25$.


Au total, on aime bien sauf pour la bouffe, ce qui est quand même majeur! La nourriture de l'île est la même que celle du continent mais on nous avait fait rêver de fruits de mer au même prix que le poulet et toujours disponibles! Hélas ce n'est pas la saison. Celle du homard se terminait lorsqu'on est arrivé et les crevettes sont rares et toujours plus chères que le poulet! Il reste que le rhum n'est pas cher à 22$ le litre et la bière est à 1,33$ le litre quand on l'achète à la caisse... Donc le Nicaragua pour la bouffe on n'y pense pas sauf si on trouve quelqu’une comme notre Caroline de Estéli qui avait vraiment de l'imagination culinaire. Il y a sans doute des exceptions comme certains hôtels de 4 ou 5 étoiles mais on n'y a pas été voir.


Pour nous faire mentir sur ce sujet, on a découvert, dans la journée ou on écrivait le blogue, un hôtel situé à vue de nez du nôtre, le Best View et géré par un couple  Nica et  Vernon, un grand noir, comme cuisinier et là on est reste franchement gaga. On y est allé le matin, histoire de changer de menu, pas un chat dans la cuisine ni dans la salle a manger mais le cuisinier se pointe, un genre armoire à glace mais bonasse comme tout. On y mange un petit dej avec pain intégral tout à fait bien. On jase un peu avec lui et il nous raconte que son père, un preacher, les a déguisés lui et ses frères en nones pour les faire sortir du pays pour le Costa Rica lors de la révolution. Il a travaillé dès l'âge de 11 ans dans les restaurants en épluchant les légumes. Il a beaucoup appris en observant et par la suite a réussi peu à peu à faire ses preuves.


Il nous annonce qu'il fera une salade avec poisson au lunch et on lui dit qu'on sera là pour une heure. À l'heure dite la dame au comptoir nous dit qu'il est sorti devant aller a l'école pour régler un quelconque problème. Comme nous avons nos liseuses nous décidons de l'attendre.  Il arrive, un bout de temps après, s'excuse et  va préparer notre lunch. Une merveille!  Tout est super équilibré. C'est une salade originale à souhait avec légumes et fruits, on ne pense même pas ajouter quoi que ce soit tant elle est parfaite et un yellow fish cuit juste a point. On y retournera! 


Pour revenir à notre île qui se nomme Big Corn Island et qui se trouve un peu à l'est du Nicaragua, dans la mer des Caraïbes, elle est accessible par bateau après un long voyage en bus ou par avion, de Managua, en 90 minutes. Les insulaires sont en partie de type nicaraguayen et en partie de descendance africaine de sorte que la langue parlée est un mélange un peu rigolo d'espagnol, d'anglais et de créole... très frustrant pour Maryse qui y perd ...son espagnol. En fait, quand on s'écoute parler, on rigole parce qu'on s'aperçoit qu'on mélange hardiment l'anglais et l'espagnol. Une partie de la population a la peau plus noire et une corpulence différente de celle des autre nicas. Certains sont grands et très minces et noirs alors que les autres sont courts et trapus avec la peau brune ou tirant plus vers le blanc.


Une route principale fait presque le tour de l'île a l'exception d'une section appelée Long Beach. Le lendemain de notre arrivée, on a marche la portion qui est a l'ouest de notre hôtel Morgan, un bon 6 kilomètres qui se termine sur deux hôtels luxueux et une très belle plage. Le lendemain on a marche la portion qui est a l'est de notre hôtel, un autre 6 kilomètres jusqu’à l'Hôtel Canada. Ce dernier est plutôt huppé avec ses chambres a plus de 100$ US et pas de plage!! De ce côté là on n'était pas au bout de la route mais on voyait une immense plage nommée justement Long  Beach mais qui semble déserte à l'exception d'un bâtiment. On peut aussi circuler sur l'île en taxi, le tarif étant fixe a 20 cordobas, soit 80 cents, par personne quelle que soit la distance. Il y a aussi un minibus qui coûte 7 cordobas par personne si on réussit à l'attraper vu son horaire approximatif. On fera le tour de l'île en autobus à la fin de notre séjour.


Nous faisons une petite vie bien calme avec lecture sur notre balcon durant les heures chaudes, promenades pour les petits dej et souper. Nous sortons aussi pour acheter du thon, des tomates, du pain de coco, beure d'arachide carotte et fruits pour nos dîners. On se gâte aussi en achetant des gâteaux aux carottes, au chocolat, au coco ou des brioches quand la pâtisserie est ouverte lors de notre promenade du matin ou du soir. On doit prendre du poids mais ...beaux, bons, pas chers...(12 cordobas soit en bas de 0.50$), le pain de coco 20 cordobas.


Notre dernier jour sur l’île sera celui de l’anniversaire d’André. Notre hôtesse lui cuisinera un gâteau que nous partagerons avec les employés. Le lendemain matin nous prenons l’avion au petit matin pour Managua.


Nous passerons 3 jours au même hôtel, chez M. Young. Il nous cuisinera chaque soir un super repas que nous partagerons avec ses employés. Nous en profiterons pour jaser des réalités et difficultés de faire des affaires dans ce pays.

Nous louons les services d’un taxi  pour aller visiter le volcan Masaya et le marché et la laguna de Apoyo.  Nous ne pourrons pas voire le fond du cratère car il y a beaucoup de brume. C’est tout de même impressionnant

6 avril 2014

Nous décidons de retourner à Estelí, où il devrait faire plus frais, pour revoir  la famille et célébrer l’anniversaire de Carolina le 11 avril.  Nous ne savons pas combien de temps nous y serons mais certainement jusqu’après Pâques puisque les hôtels seront bondés au cours de la semaine sainte, semaine de vacances dans tout le Nicaragua.


Toute la famille semble très heureuse de nous revoir et nous faisons la connaissance du mari de Carolina, Alejandro. Il travaille habituellement aux USA et cherche du travail ici pour pouvoir vivre régulièrement avec la famille.  Depuis que nous sommes partis, Carolina a fait construire un deuxième étage au-dessus de son coin de vie. Il faut dire que, suite au décès du mari de sa mère Victoria, la maison fut divisée entre Victoria,   Carolina, sa sœur et son frère.  Carolina vivait dans une chambre avec sa fille. Le nouvel arrangement lui permettra  de s’organiser une cuisinette, de donner une chambre à sa fille, d’avoir sa propre salle de bain et de profiter d’un espace de vie plus éclairé et mieux ventilé.


La cuisine, notre chambre et la chambre de Victoria appartiennent à son frère qui en laisse l’usage à  sa mère mais aimerait bien vendre sa part de la maison. Il en veut 25,000$ mais qui va acheter ce genre de part ? Je crois que Caroline espérait qu’on l’achète pour en faire nos quartiers d’hiver mais … on les aime bien mais faut pas pousser trop fort.

Pour la chaleur, on s’est mis un doigt dans l’œil car il fait aussi chaud ici qu’à Managua sans compter qu’on y avait une piscine! Le vent n’est pas tous les jours au rendez-vous et le soleil plombe. Heureusement, les nuits sont un peu plus fraiches.  Carolina veut que Maryse fasse un ragout pour son souper d’anniversaire mais c’est vraiment trop demander! On finit par s’entendre sur des filets de porc, style  Délices de Bangkok.


C’est l’époque des fruits : mangues, melons, pastèques, papayes, bananes; on se régale!  Le marché regorge de fruits frais. On a eu droit à  un petit tremblement de terre de 5 secondes, il semble que l’épicentre se trouvait dans le lac Managua ou il s’est fait sentir davantage à 6,2.

Pour 12$, un jeune techno du coin a regardé notre ordi et a réussi à le repartir... sur le D: Il n’a pas récupéré grand chose sur le C: et pas de photo du voyage.  On peut utiliser Office que notre cher François avait mis sur le D:. Avec la clé USB, on peut donc écrire ce blogue plus facilement que sur le clavier espagnol. On peut aussi recharger nos liseuses, un gros plus pour Maryse.


Le souper de d’anniversaire fut un succès. Heureusement nous avions acheté beaucoup de viande car Carolina avait invité, en plus des 5 personnes prévues, sa sœur et ses 3 enfants, une nièce et a même donné une portion à une belle-sœur voisine. Quand je lui ai dit qu’elle aurait dû nous prévenir elle a dit : tu ne me l’as pas demandé !  Malgré qu’on n’ait pas pu trouver du lait de coco et du concentré d’orange pour faire le délice de Bangkok, Maryse a concocté une sauce champignons, curry, gelée de goyave qui a eu un franc succès. 

Nous recommençons à lire le journal local. Il est toujours surprenant de voir à la une : 2643 jours depuis le 10 janvier 2007, sans que le président inconstitutionnel, Daniel Ortega, offre une conférence de presse.  La constitution ne lui permet pas de se faire réélire mais il garde le pouvoir en payant (probablement) l’opposition pour que celle-ci lui permettre de changer la constitution et se représenter. Tout ce beau monde s’enrichit aux dépends des pauvres.  Les paysans le voient toujours comme le père de la révolution; ils acceptent donc tout sans se plaindre.

Il y a plus de 40% de chômage, les enseignants sont sous-payés et les diplômés choisissent l’enseignement quand ils ne trouvent rien d’autre comme travail ; on peut donc douter de la qualité de l’enseignement et des connaissances des prochains finissants...  D’ailleurs, actuellement, la majorité ne réussit pas l’examen d’entrée à l’université. Le gouvernement a déclaré l’éducation obligatoire et gratuite mais il n’y a pas d’école dans plusieurs régions en campagne et pas d’argent pour ces enfants qui devraient aller en pension. Pour les études post secondaires ou universitaires le même phénomène se produit. Nous avons rencontré une jeune sur Big Corn Island qui ne voyait aucune ouverture pour elle puisqu’elle ne pouvait poursuivre ses études faute d’argent et d’école dans le coin ni obtenir un travail intéressant sur l’île.

Nous sommes dans une période de tremblements de terre depuis une semaine. Le premier dans la région du Lac Managua a été suivi d’un autre assez fort et de plusieurs répliques (42) dans la région du volcan Apoyeque situé à une quinzaine de km au nord ouest de Managua. Nous avons pris la bonne décision de venir dans le nord car nous n’y avons ressenti que de petites secousses de 1 à 5 secondes et beaucoup moins fréquemment que Managua.

Nous avons eu la chance d’observer l’éclipse de lune totale, le spectacle en valait la peine mais les photos…



Prochaine étape pour nous: exploration! Nous prévoyons aller passer quelques jours à Matagalpa puis Jinotega et peut-être Somoto et Ocotal, toutes ces destinations étant dans le nord et en altitude i.e. jusqu’à 1000 mètres. 

lundi 3 mars 2014



Agrandir le plan

 2 mars 2014



Notre ordinateur nous a lâché n'appréciant pas la dernière panne d'électricité. La batterie ne fonctionnait déjà plus, on sentait que ça pouvait arriver... De jour en jour on remettait le classement et l'organisations des photos du voyage avant de les monter sur internet... dommage, il y en avait des bonnes! Nous ne pourrons pas monter de photos pour un petit bout de temps car nous utilisions l'ordi pour ce faire et nous n'avons pas ce qu'il faut pour transférer les photos de la carte de l'appareil. 

Nous n'avons pas vraiment visité l'île Ometepe sauf ses deux villes principales Moyogalpa et Alta Gracia de même que les deux à trois kilomètres de chaque côté de notre hôtel. Moyogalpa pour retirer des sous, se faire couper les cheveux et trouver quelques items indispensables pour la fin du voyage. Alta Gracia pour Maryse qui s'est offert une pédicure et manicure, à 4$ si, si!!!, tout-à-fait professionnelle

Les kilomètres de gauche, qu'on pouvait faire sur la plage ou sur la route, nous menaient au pueblo voisin de Santa-Cruz où se trouvaient quelques petits restos intéressants et ceux de droite à
Ojo de Agua où se trouve une piscine naturelle entourée de grands arbres. La piscine a été aménagée avec des chaises tout autour et un service de restauration. Ce n'est peut-être pas l'oasis de rêve mais l'eau d'une rivière soutairaine y est fraîche et limpide et il y fait bon nager. 

Notre séjour sur Ometepe a été très agréable et nous envisageons revenir une autre année. Nous y avons rencontré une colombienne installée au Québec, Carmen, qui voyage seule.  Nous passons pas mal de temps en sa compagnie. Nous avons passé la dernière journée en sa compagnie à Ojo de agua  et c'est grâce à son BlackBerry que nous pouvons ajouter quelques photos qu'elle nous a transmises.

Nous ne pourrons pas faire le voyage au Costa Rica avec notre famille de Esteli. Carolina nous a confirmé que ce sera impossible. Ce voyage nous permettait d'obtenir une prolongation de séjour de 90 jours au retour à la frontière. Nous avons donc essayé d'organiser ce voyage par nous-mêmes et on ne trouvait pas le voyage très intéressant. Toutefois, après plusieurs recherches sur Internet, nous avons fini par apprendre que nous pouvions faire cette demande de prolongation à Managua, dans un bureau de l'immigration situé dans un centre d'achat. Comme nous devions revenir sur Managua pour aller aux Corn Island, notre prochaine destination, nous étions super heureux! 




La prolongation de séjour fut très facile. Nous sommes arrivés avant l'ouverture du bureau et le hasard a voulu que nous voyons une employée qui revenait avec un café. Maryse lui a demandé où trouver les formulaires car nous avions déjà fait les photocopies, dans un magasin presqu'en face des bureaux,  de la page d'identification du passeport et du permis de séjour. Elle nous a fait entrer tout de suite, c'était un peu gênant, en avant de toute la file de personnes qui attendaient l'ouverture des bureaux. On suppose que c'est parce qu'on est vieux! ;-)). Nous avons acheté les formulaires à 5 cordobas chacun, elle nous a indiqué les sections à remplir et nous a demandé de revenir la trouver dès que ce serait fait!!! Donc sans aller dans la file qui attendait à l'extérieur.

Ce qui fut dit fut fait. En vérifiant le tout elle posait des questions à Maryse sur ce que nous avions vu et ce que nous allions faire durant ces trois autres mois, petite jasette sympatique quoi! À la fin elle nous dit qu'elle nous avait donné 93 jours et non 90 car nous étions en avance pour demander la prolongation et il nous aurait manqué 2 jours lors de notre sortie du pays. Nous ne l'avions pas demandé!! Maryse ressentait une grande satisfaction de pouvoir converser aussi facilement avec un agent du gouvernement et heureuse que ça nous facilite autant les choses. Son désir d'apprendre l'espagnol et le travail effectué pour y arriver est bien récompensé et ça va l'aider à persister.

Nous partirons donc mardi le 4 mars pour la côte caraïbe; nous avons hâte.  À Managua, nous sommes dans un hotel que nous a recommandé Carmen, le Managua Hill's. C'est sécuritaire, confortable, dans un quartier chic de la ville. Le proprio est charmant et nous a donné une carte pour obtenir des escomptes dans un resto voisin le Ola Verde, biologique. Nous y mangeons de la haute cuisine si on compare avec le reste du pays. Cest un peu plus cher mais tellement bon qu'on se paie la traite au diner (assez tard)  et on se contente de peu au souper que l'on peut faire préparer par la cuisinière de l'hôtel.

Maryse a expérimenté son premier tremblement de terre la nuit dernière. Il a dû atteindre 2 sur l'échelle Richter selon André puique qu'aucun meuble ne s'est déplacé et qu'aucune tuile du plafond n'est tombée. "ya rien là!" selon celui qui a vécu pire en Algérie. Maryse a quand même ressentie une petite émotion en sentant le lit "gondoler" et en entendant le grondement sourd

Nous ne savons pas encore combien de temps nous serons sur la côte caraïbe et comment seront les communications là-bas. Nous tâcherons de vous donner des nouvelles rapidement.




lundi 3 février 2014

Samedi 2 février 2014

De la terrasse de notre hôtel, on dirait la mer n'est-ce pas?
Bonjour à tous,

Nous espérons que l’hiver n’est pas trop dur et que vous êtes tous en bonne santé.

Pour nous, tout va super bien. Comment expliquer notre amour des pays adorateurs de soleil (comme le dit Clément, frère de Maryse) malgré nos problèmes de peau? On peut dire que d’habitude Maryse ne  fait pas d’arthrose dans ces pays-là et que, chez nous, l’hiver est très difficile de ce côté. Autre raison, nous adorons nous promener sur une plage au lever et au coucher du soleil, ce sont des instants magiques. Nous pouvons marcher 2 heures sans nous parler, admirant le paysage, écoutant le son des vagues et observant les oiseaux marins. Vivre près d’une plage est, pour nous, super relaxant et on ne se lasse pas de l’air du large et il ne peut pas y avoir meilleur endroit pour lire ou dormir au son des vagues et même pour étudier une nouvelle langue.

Le travail d'André pour la journée, rincer le costume de bain de Maryse après la baignade!

Les gens rencontrés sont majoritairement de bonne humeur et relax car ils sont en vacances. Les gens de l’hôtel sont généralement charmants, surtout ici. Pour compléter le tableau, les fruits frais sont délicieux. On peut ajouter que Maryse n’a pas besoin de cuisiner, la bouffe est bonne surtout le poisson frais, ni André de faire la vaisselle ou collaborer au ménage. Le tout pour moins cher que chez nous! Nous ne faisons évidemment pas les sardines sur la plage pour revenir avec le bronzage du siècle. Nous nous protégeons (crème solaire 60) si nous devons sortir aux heures de soleil, sinon nous relaxons chez nous. Maryse a découvert, avant de partir, un chandail Lolë  avec une protection solaire 50 qui ne lui colle pas sur le corps, qui repousse l’humidité, qui sèche rapidement, confortable comme elle ne pouvait pas se l’imaginer. Elle peut donc aller au soleil sans crème sur les bras et le corps. Avec un pantalon de la même compagnie, tout aussi confortable, elle peut sortir en plein soleil sans trop souffrir ce qui n’est pas le cas d’André dont les vêtements de protection sont inconfortables et lui collent à la peau. Nous essaierons de trouver mieux en revenant. Les Lolë sont assez chers mais elle les a eu en vente de fin de saison et, même plus cher, elle en rachèterait tellement ça vaut la peine. Dommage qu’ils ne fassent pas ces vêtements pour homme!


Comme vous pouvez le constater, nous ne sentons pas toujours le besoin de visiter ou de faire des choses. À notre âge c’est moins important, nous n’avons pas le budget pour les tours organisés et, en se casant plus longtemps lorsqu’on trouve un coin agréable, on économise.




Pour le moment nous sommes sur l’île d’Ometepe sur le lac Nicaragua (ou Cocibolca). C’est une île de 275 km carrés et logeant environ 35,000 habitants.

Ces derniers possèdent, pour la majorité, des fermes où ils font l'élevage du bétail et la culture du riz, des fèves, du maïs, de la canne à sucre et du blé. Ces gens habitent cette île depuis des milliers d’années. Ce sont en effet les premiers habitants d’Ometepe, des Aztèques, qui nommèrent ainsi l’île d’après leur légende : ils devaient trouver une île, au milieu d’un lac et dominée par deux montagnes. Cette île serait un havre de paix où ils vivraient à l’abri de toute guerre, tout conquérant, toute famine pour le reste des temps… Ometepe signifie donc l’île aux deux montagnes (aux deux volcans). Malheureusement la prophétie ne se réalisa pas et tous ces indigènes furent exterminés à l’arrivée des Espagnols comme ce fut le cas pour la plupart (voire la quasi totalité) des peuples indigènes des Amériques.

Une autre légende veut qu’Ometepe soit une déesse immergée dont seule la poitrine serait hors de l’eau! On vous laisse deviner pourquoi!.




Le Maderas, pas souvent dégagé



Le Concepcíon

Nous avons choisi la plage Santo Domingo, qui a le don d’être venteuse, et nous logeons à la Finca Santo Domingo sur la plage. Celle-ci est sur l’isthme formé par des éruptions successives entre le volcan Concepcion (1610 mètres, toujours actif) et le volcan Maderas (1395 mètres, sans histoire connue). Concepción (1610m) et le Maderas (1395m). Ce sont des stratovolcans, des volcans formés par l’accumulation de coulées de lave et de nuées ardentes lors d’anciens épisodes éruptifs. Ils sont souvent de forme conique à cause de leur lave pâteuse qui s’écoule avec plus ou moins de difficulté. L’Etna, le Stromboli, le et le Kilimandjaro sont aussi des stratovolcans.

Le lac fait 8,624 km carré, c’est le plus grand lac en Amérique latine après le Titicaca. Il a la particularité de d’abriter des espèces marines qui se sont adaptées à l’eau douce (requins marteau, poisson-scie, sardines). C’est assez impressionnant, les vagues rappellent la mer et… nous n’avons pas encore vu les orchidées. Un petit coin de paradis! En plus il n’y a pratiquement personne et le vent presque constant la rend toujours confortable, même aux heures chaudes.




On a même droit aux berceuses!

Nous avons une petite terrasse avec table, chaise et berceuses où nous passons les heures chaudes. Nous avons trouvé un petit boui-boui qui sert le poisson frais pour deux à 10$ et il (ou elle?) le cuisine super bien. Nous aimons assez le coin pour décider d’y rester tout le mois de février. La cerise sur le sundae : nos hôtesses sont toujours prêtes à négocier. Quand on leur a parlé de rester 6 jours, elles ont baissé le prix de 45 à 30$ et quand on a parlé d’un mois, le prix final fut à 18$, mêmes pour les 7 jours déjà écoulés. Le prix comprend air climatisé, TV, serviettes changées tous les jours avec ménage de la chambre, lit changé aux 2 jours, internet et eau de source gratuite. Il y a d’autres petits restos autour de l’hôtel que nous essayons à l’occasion. Jusqu’ici, la meilleure bouffe est celle de notre hôtel mais les meilleurs prix sont dans ces petits restos (la bouffe y est souvent excellente mais moins raffinée, quoique...) On y sert, par exemple, la bière locale au litre pour 2$ versus 1.25$ pour une bouteille de 350 ml, un détail mais au bout du mois…



La nature est très riche sur l’île, c’est une réserve de la biosphère insulaire. Nous avons de beaux oiseaux bleus nommés urraca ou geai à face blanche qui viennent manger près de la salle à manger où les serveurs leur donnent du pain à la fin des repas.On avait peur que les singes qui habitent de l’autre côté de la rue soient envahissants mais on les entend seulement une fois ou deux par jour et ils ne traversent pas jusqu’à nous sauf hier où l’un d’eux a décidé de visiter les cuisines du resto. On a aussi eu l’occasion d’observer des frégates, des ibis, des pélicans, des cormorans, des zopilotes (ou urubu) un charognard au vol majestueux et des zanates de couleur noir métallique, presque bleu. Maryse a entrevu aussi un Guïs (dos et tête noirs, poitrail jaune) on va essayer de le prendre en photo. Nous avons vu aujourd’hui un joli petit perroquet vert au bec orange.



Nous irons au Costa-Rica pour renouveler nos visas à la fin de février, nous ne savons pas encore si nous verrons les plages. Pour la suite, nous ne savons pas plus ce que nous allons faire, nous nous laissons porter par les événements. André dit au moins une fois par jour qu'il ‘capote’ ici, avec un grand sourire et les yeux qui papillonnent donc il se peut que nous revenions nous écraser ici, un peu comme nous le faisions en Thaïlande, sans la grosse chaleur à cause du vent. Par contre certains disent qu'en avril et mai, le vent tombe... on verra.

Pour ceux que ça intéresse, la route principale qui fait le tour de l’île est presqu'entièrement pavée… en pavés hexagonaux comme dans toutes les villes importantes du Nicaragua que nous avons vues sauf la panaméricaine qui est asphaltée. Contrairement à ce qui est mentionné dans certains blogues (désuets?), les plus gros hôtels acceptent les cartes de crédit mais il n’y a pas d’ATM. Il est donc préférable d’avoir des liquidités si on veut aller crécher dans les cours arrière ou manger dans les petits restos de bord de route. En passant, ces derniers sont en général aussi bons que les cuisines des hôtels. Il faut juste être patient vu que car les repas sont préparés à la demande. Ainsi aujourd’hui, à notre bui-bui préféré, le proprio nous a offert un poisson un peu gros qu’il nous a dit devoir être mieux cuit lentement sur un BBQ mais il fallait patienter une heure. On a accepté en lui disant qu’on irait se baigner en attendant. Pas de problème! Les nicaraguayens sont vraiment faciles à vivre : toujours avenants, toujours le sourire dès qu’on les salue. Comme quelqu’un disait: ils ne sont pas encore écœurés du touriste…

Bisous,

Maryse et André

22 janvier 2014


Nous avons beaucoup aimé Estelí mais après 5 semaines nous commencions à avoir goût des plages. Nous décidons de descendre sur Léon afin de voir si on va aimer la côte. On choisit un bus Expresso en s’imaginant que ce sera plus confortable que ceux de 5 heures et 6 heures du matin. Pendant toute la semaine la famille essaie de nous retenir et est très déçue de notre décision. Nous quitterons la maison avec Carolina en larmes.

Le bus Expresso est du même type que les autres, style vieil autobus scolaire mais les places sont désignées. Nous sommes du côté soleil et le banc pour deux est fabriqué pour la largeur de 2 enfants… Heureusement il n’y a que quelques arrêts à la sortie de la ville et ensuite le trajet se poursuit relativement rapidement car contrairement à notre arrivée à Estéli, on descend sur la plus grande partie du voyage donc le moteur force moins. Pour la moitié du voyage on pourra profiter du paysage sans, pour une première fois, la musique. Après 3 heures environ pour 140 Km, on arrivera dans un marché local aux ruelles très étroites
.


Le taxi nous amène sans problème à notre hôtel, la Mariposa, tenu par un couple de français. On avait réservé une petite chambre et ils nous donnent une grande chambre avec lit double et lit simple dans le bout d’un U donnant sur le jardin. Une bonne piscine nous permet de nous rafraîchir et nous soupons sur place. Nous réalisons que nous ne sommes pas près de la plage. Ils annoncent 15 minutes de la plage mais c’est en voiture. On peut aller prendre un bus à 1 kilomètre. Nous le faisons le lendemain mais comme le bus part quand il est plein, nous passerons quasi une heure à attendre dans le bus et ça prend presque 1 heure pour se rendre à la plage car le bus arrête très souvent et il est bondé. C’est un bus encore pire que les bus scolaires, sur le métal (sans finition). Finalement on arrive à la plage au coucher de soleil, on décide de ne pas descendre car on ne veut pas revenir à la noirceur. On a repéré un hôtel bien côté dans le Lonely Planet et les forums, la Barca de oro.

Carolina téléphone deux fois et comme elle ne nous rejoint pas (le téléphone était dans la chambre) elle envoie un SMS pour dire que la petite Christyn pleure et veut qu’on revienne. Arès un échange de SMS elle comprend que nous ne le ferons pas et que nous continuons le voyage sans savoir s’il y aura retour sur Estéli. Maryse promet de rappeler et que si le voyage au Costa Rica est possible avec eux à la fin de février, on le fera.


Belle construction cette cathédrale mais abîmée par le temps 

Maryse contacte par téléphone la propriétaire (française) de la Barca de Oro et nous réservons cet hôtel pour 1 nuit. Nous allons visiter Léon (Cathédrale, églises et pas grand-chose à voir en réalité) et soupons tous les soirs en ville. La bouffe de notre famille était meilleure que celle des restos. Il fait très chaud et nous profitons de la piscine plusieurs fois par jour. Nous lisons et essayons de décider où nous irons pour la suite du voyage.
C'est beau mais la mer est tout au fond...



Nous nous rendons à la Barca de Oro en taxi car, avec les bagages, en bus… la cabana est on ne peut plus simple, on voit le jour entre les planches du plancher et des murs. Les toilettes sèches sentent, heureusement pour André ce n’est pas un problème car il ne sent rien. Il y a des chiens, un chat, des colombes, 2 horribles perroquets qui gueulent… c’est dommage parce que les serveurs sont super, le jardin est joli et la bouffe bonne. Maryse y mangera son premier poisson entier et l’aimera beaucoup. À la fin de l’après-midi on essaie de marcher sur la plage mais c’est une plage de gros sable mélangé à des coquillages, on nous a dit que les courants étaient forts et finalement on ne se baignera pas. On va voir un autre hôtel tenu par des canadiens mais il n’y a pas de place.

On décide de réserver 1 semaine sur l'île d’Ometepe et de revenir à la Mariposa pour les 3 jours avant notre départ de Léon, notre chambre étant libre encore. Nous partirons donc pour Ometepe vendredi. Nous avons choisi notre hôtel sur les conseils de 2 québécois de la région de Rimouski rencontrés ici. Ils ont beaucoup aimé la plage et l’hôtel en question. Ometepe est située sur le lac Nicaragua et constituée de 2 volcans, le Maderas et le Concepcíon . On dit que c'est la plus grande île entourée d’eau douce du monde. On prend des arrangements pour un transport en mini van entre Léon et San Jorge (25$ par personne) et là on prendra le bateau pour nous rendre sur l’île.

Nous pensons aux gens dans la neige au Québec pour nous rafraîchir!!! Léon est vraiment une ville chaude