jeudi 22 décembre 2011

Pacasmayo, San Pedro, Puemape etTrujillo


L'entrée de la propriété de Walter et Haydeé


Pacasmayo, San Pedro, mardi13 décembre

Nous prenons un bus semi-cama pour Pacasmayo chez la cousine de Mijail. On est à peine parti que le chauffeur (pas celui qui conduit mais celui qui le remplace après 4 heures de conduite) nous dit que nous serons à Pacasmayo à 4h30 du matin et que ce n’est pas vraiment une bonne idée, que nous serons laissés sur le bord de la nationale. Maryse n’est pas contente, elle avait demandé spécifiquement l’heure d’arrivée et le frère de Mijail l’avait demandée aussi et la préposée au comptoir de la compagnie avait répondu les deux fois que le bus arriverait à Pacasmayo à 7 heures le matin. Maryse demande au chauffeur d’appeler Mijail mais il lui dit que c’est impossible. Finalement un bon samaritain lui prête un téléphone et Mijail essaie de joindre sa cousine pour savoir comment ils veulent gérer la situation. Finalement, après 2-3 appels au bon samaritain et au chauffeur, Mijail nous fait dire de descendre à Pacasmayo et que son cousin viendra nous y chercher.
Le plaisir de cueillir son raisin


Nous arrivons à 5 heures le matin et un taxi à qui le cousin, qui nous attendait à Chiclayo, avait demandé de nous ramasser, arrive pour nous amener à Pacasmayo. La cousine Haydeé et son mari Walter y arrivent vers 9 heures. Ils sont tout à fait charmants et on se sent tout de suite à l’aise. Ils possèdent une grande maison sur 220 acres de terre. Ils cultivent le raisin de table (2 acres) et des piments qu’ils exportent en Équateur et en Bolivie. Actuellement ils préparent la terre pour augmenter la production de raisins (pour le vin cette fois) à 20 acres. Ils prévoient produire du pisco et du vin en 2015. Le piment sera cultivé sur 36 acres. Les vignes doivent être protégées du vent et du sable par des murs de tissus qui doivent être remplacés tous les ans. Il existe sur cette terre aride un bosquet naturel où ils projettent de construire des maisons de repos, de relaxation avec une piscine tout en gardant au maximum la nature telle qu’elle est.

Ils gèrent leur électricité actuellement avec des panneaux solaires et une éolienne. Ils en installeront une autre plus grande sous peu pour les maisons du bosquet et pour l’irrigation des autres plantations. À côté de l’éolienne, Walter s’est fait un observatoire car il surveille, certaines nuits sans lune, un phénomène lumineux qui apparaît parfois pendant une trentaine de minutes et qui le fascine.

Joli spectacle

Dans la cour, un paon et sa femelle, des poules et des coqs, des chats, des chiens. Les coqs sont petits mais peuvent facilement réveiller une armée. Le paon a un cri terrible ressemblant au son d’une trompette. Le chien  du Pérou est un chien nu, sans poil. Sa température corporelle est de 40 degrés et on nous parle ici des bienfaits retirés par les gens qui le prennent lors de crises d’arthrite ou de coliques. Il est représenté sur les céramiques des civilisions pré-incas. Il semble doux et docile.

Les fillettes de la cuisinière  jouent beaucoup avec les chats et les utilisent comme des poupées. Pedro, charmant et toujours de bonne humeur se montre curieux et nous pose des questions.


San Pedro, c’est un paysage de sable et de peu de végétation. Il vente presque tout le temps, d’où l’éolienne, mais jamais, enfin presque jamais, assez fort pour soulever le sable, ce qui rend la température agréable. On a eu droit à un tour de terre pour visiter la vigne dont la récolte est terminée depuis quelques semaines et les équipements nécessaires en particulier pour l’arrosage. Il faut dire qu’ils se sont installés de façon à économiser l’eau, donc avec un système goutte à goutte. Ils tirent l’eau d’un puits de 15 mètres (50 pieds) de profond et l’accumule dans un immense réservoir dont les murs ont été fabriqués à partir de sacs de sable  recouvert d’un mélange de terre, paille de riz et  d’eau un peu comme les civilisations pré-incas faisaient.

Le lendemain, Hayde nous invite à aller marcher jusqu’à la plage de Puemape à quelques sept-huit kilomètres de la maison. On accepte avec enthousiasme, depuis le temps qu’on voulait se payer cela. Petit bémol, elle ne marche pas vite et on met plus de deux heures à y arriver. C’est un bord de mer magnifique avec une plage tout aussi belle mais sans infrastructures touristiques… pour l’instant parce qu’il y a beaucoup de construction en marche mais très peu sont terminées. Il y a tout de même un petit resto ouvert et on y mange un très bon poisson qu’on ne connaît pas. Hayde a déjà appelé le chauffeur et il dîne avec nous. On ne se tapera pas deux heures pour retourner…
Plazza de armas Trujillo

Deux jours après notre arrivée, Hayde nous annonce qu’on va faire un tour à Trujillo où ils ont une deuxième maison. On part en fin de journée sans savoir à quelle distance on est de Trujillo et avec nos seuls coupe-vents au cas où… En arrivant, deux heures plus tard, on prend un taxi et hop! à la Plazza de Armas. Il faut dire qu’on n’a pas encore vue une ville du Pérou où il n’y a pas une place d’armes. On visite donc quelques bâtiments et la cathédrale présente sur chaque place un peu importante sinon on y retrouve une église. On soupe finalement vers 21 heures au moment tous les magasins ferment et on revient se coucher.
Rencontre de 2 superbes chiens, champions du Pérou

On y passera trois jours fantastiques avec Hayde qui nous a baladés de musée en site archéologique en bord de mer et jusqu’à l’université de Trujillo, celle qui est gratuite et donc gouvernementale et dont les gradués, en particulier les médecins, sont reconnus très supérieurs à ceux des universités privées payantes.

Sur le campus de la nouvelle université, les étudiants nous faisaient goûter un déjeuner fait de céréales, yoghourt et plusieurs fruits comme on en rêvait depuis le début du voyage. Une fresque gigantesque entoure le campus.  Elle est composée de minuscules carrés de céramiques et représente l’histoire et les paysages du Pérou.

 Nous qui ne sommes pas très ‘visiteurs’, on a très appréciés la visite du musée Chan Chan et le site Huaca de la Luna. Les guides sont très bien renseignés et se débrouillent très bien en anglais. On n’avait malheureusement pas notre caméra durant ces trois jours passés à Trujillo mais nous avons acheté un livre montrant ce que nous avons visité. Rechercher des images sur internet de Chan Chan et de Huaca de la luna , c'est vraiment magnifique.

Chan chan fut la capitale politique du règne des Chimú. Elle couvrait 20 km carré (actuellement seulement 14 Km carré). Elle est considérée comme la plus grande ville de terre (adobe) du monde. Depuis 1986, elle fait partie du patrimoine culturel de l’humanité.

La ville est composée de dix citadelles fortifiées et chaque citadelle a une configuration rectangulaire avec une entrée, de hauts murs, et un labyrinthe.

Chan Chan ne semble pas avoir été habité mais servait plutôt de centre administratif et finalement servit de tombeau ou mausolée pour les momies des rois Chimu.

Chan Chan serait construite en trois étapes entre 850 et 1470 après J.C. Orientée nord, la ville ne possède qu’une entrée, aucune porte et tous les accès sont indirects. Elle est entourée d’un mur de 10 mètres de haut.

Alors que des civilisations plus anciennes aimaient à créer des représentations félines ou anthropomorphiques, le style Chimú a une préférence pour les motifs  de dessins relatifs au milieu marin probablement parce que situé près de l’océan Pacifique. Des lignes représentent la mer, des poissons montant et descendant (la marée), allant dans des directions différentes (El Nino ou le courant Humboldt), des pélicans, des mailles de filet etc. Ces figures étaient gravées dans de la glaise encore humide dont on recouvrait l’adobe. Certaines représentations sont plus stylisées mais sur le même sujet.

On peut voir aussi des tables pour les offrandes et sacrifices et des sièges des hauts dignitaires, des plateformes funéraires. On a retrouvé plus de 100 réservoirs d’eau. C’est un site en partie restauré mais très intéressant à visiter.

Huaca de la luna (nom donné par les espagnols), 95 mètres  par 84 mètres et 24 mètres de haut  est constitué de 5 édifices superposés construits en 500 ans.   Chaque édifice fut utilisé pour 80 à100 ans et au bout de cette période l’édifice utilisé était condamné, on comblait les corridors, on élargissant la base et on construisait un autre temple sur la base de l’ancien. Les murs originaux gardent encore des traces des couleurs utilisées. Ce site n’est pas une reconstruction mais bien de la conservation.
On y découvre des fresques magnifiques.  Au bas du mur, on peut voir un premier rang représentant des guerriers portant les vêtements et les armes de prisonniers dénudés avec une corde au cou. Le guide nous explique que ces guerriers étaient volontaires pour s’affronter dans des moments où face à des problèmes graves (famine, grandes pluies, maladies graves). Les prêtres croyaient que les dieux étaient fâchés et demandaient des sacrifices. Les meilleurs guerriers s’affrontaient donc et les perdants étaient sacrifiés,  toujours des hommes et exécutés par des prêtresses.

Les autres rangées représentent des officiants en tuniques rouges, se tenant par la main, une autre des araignées géantes portant le couteau cérémonial, une autre des guerriers avec des poissons dans les mains, des félins au corps de reptile levant un plat avec la tête d’une personne et finalement un grand serpent. Sur un autre mur on peut admirer une grande fresque dont une bonne partie des couleurs est encore très visible et représentant leur vie quotidienne. Le tout est bien conservé et surprenant.

 À la mort de hauts dignitaires Moche, des hommes, femmes et enfants (probablement la famille, les domestiques) étaient sacrifiés et inhumés dans la même tombe. Le temple servait aussi de centre de cérémonies censées assurer les récoltes agricoles et lutter contre les sécheresses.

Nous revenons à Pacasmayo en colectivo (taxi à plusieurs) parce que nous n’avons pas nos passeports et on refuse de nous prendre dans le bus. Nous pensions partir pour Tujillo pour la soirée, nous n’avions rien prévu pour nous changer ni pour voyager.

Le lendemain nous allons seul à la plage de Puemape et de 9 heures à 6 heures nous marchons sur la route ou sur la plage avec une pause pour diner (délicieux poisson sortant tout juste de la mer) et une autre pour lire en écoutant le chant des vagues. Nous sommes passablement fatigués au retour et nous couchons tôt. Il faut dire qu’ici, nous sommes réveillés à l’aube par les coqs et le paon. Nous étirons le temps avant le lever mais les journées débutent généralement à 7 heures maximum.

Le lendemain nous sommes montés plus au nord et avons eu l’occasion de voir d’autres paysages, des cultures de riz, un village nommé Los Mangos où on cultive… devinez quoi. Nous avons pu prendre des photos d’un barrage qui retient l’eau pour irriguer tous les villages jusqu’au nôtre. Au retour, nous sommes invités à partager le diner d’anniversaire du frère de Walter. On nous y servira de la raie minuscule en entrée et du canard, accompagné de bières et d’un petit vin délicieux. Il semble y avoir une coutume entre les invités (pas nous) de partager le verre de bière, une personne se verse un peu moins de la moitié du verre de bière, le boit, verse les dernières gouttes dans un plat sur la table et passe la bouteille et le verre à son voisin. Walter nous dit que c’est une coutume en famille ou avec des amis proches. Tout le monde est super gentil.

En fin de semaine nous retournons à Trujilo. Nous avons la chance d’assister à la Plazza de armas à la dernière représentation d’un spectacle de danses et chants par des équatoriens venus présenter leur pays. Tout autour, les décorations de Noël sont mises en place. Nous visiterons, le lendemain, le jardin botanique, petit mais joli.

Mercredi 21 décembre 2011
  
Notre dernière journée se passe à Pacasmayo. Nous marchons sur une plage de pierres rondes et trouvons un sentier qui nous amène près d’un phare perdu dans un paysage désertique. La mer fait rouler les pierres rondes et nous permet de réentendre le son que nous avions tant apprécié lors d’un voyage en Nouvelle-Écosse. Nous partons en fin de journée pour prendre notre autobus à Trujillo. Haydeé nous accompagne jusqu’à la fin avec sa fille.

Nous avons fait un séjour très agréable et nous espérons garder le contact avec ces gens si chaleureux et accueillants. Nous n’avons pas réussi à parler autant que nous l’aurions voulu mais nous avons fait des progrès. Nous avons cependant négligé nos travaux scolaires et nos études de vocabulaire.

Jeudi 22 décembre 2011

Nous voici de retour à Lima. Nous avions choisi un autobus cama de la compagnie Linea, un peu plus cher (100 soles par personne) mais le fauteuil était moelleux, s’inclinait pour faire un lit. Un bon souper compété par un petit verre de vin (style porto), une bonne couverture assez grande et un oreiller nous furent offerts. André manquait juste un petit peu d’espace assis mais couché comme il dort d’habitude, il a fait une bonne nuit.

Nous verrons sans doute sous peu nos amis et vous raconterons la suite dès que possible. 






mercredi 7 décembre 2011

Lima

La mer du parc de Miraflores


Vendredi  le 2 décembre 2011

Nous marchons jusqu’à la mer qui se trouve à environ ¾ d’heure de notre hôtel.  Nous ne nous rendons pas sur la plage qui se trouve en bas d’une grande falaise. Ce n’est pas trop pire car la température est un peu fraîche pour une saucette.

Nous avons passé une superbe soirée avec nos amis Mijail et Xavière. Ils nous ont raconté leurs projets. Xavière monte un projet pour partir une maternelle à la française avec le service de repas et la surveillance des enfants jusqu’à 7 heures le soir. Ici le besoin existe et comme c’est une femme super organisée, il ne lui manque que la maison pour pouvoir réaliser ce projet. Ensuite elle en ouvrira un peu partout!

Ils sont tout les deux en attente de réponse pour des emplois permanents. Ils sont tout les deux en attente de réponse pour des emplois permanents. Ils ont fait comme nous i.e. qu'ils ont tout vendu ce qu'ils avaient en France et repartent à neuf, ici. En attendant, ils demeurent chez les parents de Mijail et ils nous ont beaucoup aidé dans la sélection des endroits intéressants à visiter à Lima.

Ils nous ont même mis en contact avec les cousins de Mijail qui ont une hacienda (vignoble avec quelques animaux) non loin de Trujillo qui est encore à une nuit d'autobus de Lima vers le nord et près de la plage (15 minutes en auto, ce qui devrait pouvoir se faire à pied). On devrait s'y rendre dans quelques jours. La récolte de raisin ne sera peut-être pas terminée... Nous reviendrions passer Noel avec eux.


Huaca Pucllana

En nous promenant hier nous avons vu ce qui ressemblait de loin à un mur ou une colline. En nous approchant, nous avons découvert qu’il s’agissait d’un site archéologique. Nous l’avons visité cet après-midi pour 2 soles seulement au lieu de 24 soles grâce à nos cheveux blancs qui nous donnent droit à un escompte pour les aînés.

La Huaca Pucllana, se situe dans une zone résidentielle, à Miraflores. Le guide nous dit qu’il s’agit d’une pyramide de 1 km et demi. Il s'agit d'une grande pyramide formée par de briques d’adobe ou torchis placées verticalement au lieu de la position traditionnelle à l’horizontal. Ils utilisaient la forme de trapèzes un avec la base large en bas et l’autre à l’inverse. Grâce à cette technique de construction,  les édifices étaient plus résistants aux tremblements de terre.

Ce site était un important centre de cérémonie et d’administration pour la civilisation Lima, une société qui s’est développée sur la côte de Lima dans les années 200 – 700 après J.C.

Le centre de la pyramide est plein, il n’y a pas de structure à l’intérieur. À chaque changement de gouvernement on construisait par-dessus ce qui avait été fait avant. On a retrouvé de nombreux corps écartelés de femmes. En effet, dans la culture Lima, le plus grand sacrifice était celui d'une femme puisqu’elle pouvait donner la vie. On sacrifiait de jeunes vierges surtout.

On a aussi découvert des objets et restes de la culture Wari (500 à 900 après J.C.) Ces derniers ont utilisés le site comme centre mortuaire. Lorsqu’un personnage important mourait, il était suivi dans sa tombe par des gardiens, des sacrifiés qui lui assuraient une bonne réincarnation. Dans la première tombe complètement intacte, avec les restes du mort, le “Señor de los Unkus”, on a retrouvé les restes de deux adultes et d’un bébé sacrifié.
Reconstitution de la fabrication des briques d'adobe


La visite est intéressante et à un endroit on a reconstitué une scène montrant la fabrication des briques d’adobe. Le petit musé contient des objets récupérés des fouilles et des poteries restaurées. Sur ces objets du quotidien, on peut voir des représentations de requins, des phoques et des oiseaux marins. On a retrouvé beaucoup d’offrandes en liens avec à la mer. 


Lima Samedi le 3 décembre 2011
San Lorenzo
Nous partons faire un tour organisé suggéré par notre ami Mijail, la visite de Las Islas Palomino. On passera plus de 4 heures en bateau mais sans débarquer. Les deux premières îles sont des formations rocheuses sans vie.  La première se nomme San Lorenzo et servait de lieu de quarantaine. On la nomme aussi l’ile de la mort, un tremblement de terre y vtua plus de 70% de la population.

El Frontón, plus petite, servit de repaire aux pirates qui se trouvaient à peu de distance de la côte mais assez loin des canons. Le président José Pardo y fit construire une prison pour y enfermer les criminels dangereux. Un seul prisonnier aurait réussi à s’évader.
Loups-marins escaladant le rocher


On voit plus loin de petites îles rocheuses qui abritent des loups marins, des phoques et des oiseaux marins. Autrefois on utilisait le guano comme engrais mais cette industrie est morte depuis l’arrivée des engrais chimiques.  Les loups marins sont énormes et montent dans les rochers comme s’ils étaient très légers. On peut en voir 2 s’affronter pour la meilleure place sur le rocher. L’odeur est très forte ce qui n’aide pas les gens qui étaient déjà malades sur le bateau. La vague n’est pas vraiment forte mais plusieurs sont malades.
Les pélicans

Nous terminons le tour par la visite de petits rochers servant de résidence à une colonie de pélicans.


Mercredi le 7 décembre

Le quartier de Lima, où nous nous trouvons actuellement, est tout près de la mer mais en hauteur i.e. qu'il faut descendre une falaise de sable aussi haute que le Mont-Royal pour l'atteindre. On s'est rendu au bord de la mer, le lendemain de notre arrivée dans ce quartier Magdalena et, surprise, ce qu'on prenait pour une plage du haut de la falaise est tout bonnement du remplissage de plusieurs pieds d'épais pour contenir la mer et l'empêcher d'éroder la route et la falaise!! Le climat de Lima est plus humide (68%) que celui de Arequipa (32%), mais il n'y pleut jamais et la température y est constante 24C le jour, 19C la nuit.

Grâce à Mijail, on est logé dans une auberge de jeunesse située à un coin de rue de la maison de son père. On y paie 20$ par jour déjeuné inclus pour une chambre avec salle de bain, eau chaude, télévision, wifi et même téléphone. Que demander de plus? Nous partons chez les cousins de Mijail pour 2 semaines et on reviendra ici pour la semaine de Noël pour célébrer avec la famille. Son frère nous a conduit en ville pour l’achat des billets et nous a laissé au musé d’Anthropologie. Ce fut une visite très intéressante. Le musé nous donne une  opportunité d'approcher l'histoire des anciennes cultures du Pérou. On peut y admirer des découvertes archéologiques des cultures du Nord telles que celles des Mochica, des Chimu, des Chavin dans les Andes Centrales; au Sud,  la guide nous parle des cultures Paracas et Nazcas, ainsi que des autres cultures ayant établi les bases de l'empire Inca. On peut y voir des pots en glaise, des momies, des outils, des vêtements et autres pièces archéologiques exposées par ordre chronologique. Un voyage à travers le temps des plus agréables!







Arequipa fin... en route vers Lima



Seth notre gentille prof
Mercredi le 30 novembre 2011


 Notre décision est prise, nous partons sur Lima. Nous avons fait notre dernier avant-midi de classe. Nous avons beaucoup appris et Seth est une prof agréable. Il nous reste à pratiquer beaucoup et à parler le plus possible. Au moins, nous arrivons à jaser un peu, à faire nos démarches en espagnol et, le plus important, à comprendre la majorité de ce qui nous est dit. L’école essaie de créer des liens entre les élèves et offre une collation avec un thé ou café à 11 heures après les deux premières heures de cours, célèbre les anniversaires du mois avec un gâteau et la chanson dans les langues des étudiants. La directrice, le gérant et les autres profs essaient de faire parler un peu tous les étudiants. Ils sont très attentifs aux besoins de chacun. La directrice de l’école a remis à Maryse un joli collier avec une attache faite avec un grain d’une plante sensée porter bonheur.
Nous avons rencontré une gentille hollandaise chez Amparo. Elle devait y loger 5 semaines mais dès le début il fut évident qu’elle et Amparo ne pourrait pas vraiment s’entendre, la chimie n’y était pas. Maryse a beaucoup discuté avec elle et l’a convaincue de demander une autre famille. Karen voyage pour la première fois seule depuis son divorce et elle ne veut décevoir personne. Hier elle a changé de famille et se dit très heureuse du changement. Il faut dire qu’Amparo n’avait pas de quoi satisfaire l’appétit de Karen et comme Amparo faisait souvent des pâtes, du riz, peu de légumes, peu de fruits, elle avait plus souvent faim qu’autre chose. Elle était habitué à avoir du fromage, du pain de blé ou intégral etc. Nous on s’achetait des carottes, des fruits, une barre de chocolat, des peanuts et un peu de vin et on pouvait accepter la situation. Certains plats cuisinés étaient bons mais ce n’était pas très fréquent. On n’est pas habitué à un régime où il n’y a pratiquement que des féculents et un peu d’eau sur la table pour accompagner les repas. Le repas principal était le midi et le soit c’était souvent un sandwich ou un œuf en omelette, ou un reste du midi, sans dessert et avec du pain sans beurre. Pour Karen, il y avait aussi la propreté qui était essentielle pour elle et de voir Amparo prendre les chats et ne pas se laver les mains après pour faire de la nourriture lui déplaisait. Si on ajoute à ça qu’elle devait partager sa chambre de bain avec le bébé gâté de la maison qui y passait 2 heures et le fait que 3 jours de suite elle a dû prendre sa douche à l’eau froide, on peut comprendre. Elle avait acceptée de faire du bénévolat et on lui a fait un horaire de 5 heures 3 fois semaines + 2 fins de semaines à 6 heures par jour. Le premier jour elle a nettoyé la cuisine hyper sales et laver le linge à la main de 16 enfants. Ça lui prenait en plus 1 heure pour y aller et une heure pour revenir. Maryse n’a pas eu longtemps à lui expliquer que ça n’avait aucun sens de faire ça en plus de ses 4 heures de cours d’espagnol. En accord avec Karen,  Maryse a expliqué la situation à Amparo qui a téléphoné à l’orphelinat et a annulé pour elle ces obligations en leur expliquant pourquoi. Ce fut un grand soulagement pour Karen.  C’est le début d’une amitié qui ne demande qu’à croître entre nous. Elle a eu une ferme pendant de nombreuses années et s’ennuie de ses animaux (des cochons) et comme on parlait de la ferme de Clément en Thaïlande, on lui a donné les coordonnés et le lien vers les photos que nous avions. Elle est bien décidée à aller y faire, l’an prochain, du « woofing », soit du travail volontaire sur une ferme biologique en échange du logement et de la nourriture.

Mercredi le 30 novembre 2011 en route vers Lima

Nous sommes dans l’autobus pour un bon 15 heures. Nous avons choisi de payer un peu plus cher pour avoir le confort. Les sièges s’inclinent à 140 degrés, sont confortables (pour Maryse un peu plus que pour André qui n’a pas l’espace nécessaire pour étendre les jambes et les avoir appuyées). On n’a pas à subir le son des films et musique le soir puisque chacun a ses écouteurs. On vient de nous servir un bon souper chaud, meilleur qu’en avion, ce qui n’est pas très difficile il faut bien l’admettre.

Nous avons beaucoup aimé notre séjour à Arequipa et la vue des splendides volcans va nous manquer. Nous n’avons pas eu le temps de visiter les différents sites de la ville mais nous nous proposons d’y revenir au retour et d’y passer une bonne semaine.

Nous pouvons dire que les péruviens sont gentils et souriants sauf quand ils sont au volant d’une voiture. Dans ce cas, on peut dire que le mot courtoisie ne fait pas partie du vocabulaire ou de la pensée de la majorité. Traverser une rue demande un certain courage et de la détermination.

Nous avions vu des mariages le soir et nous nous sommes informés des coutumes locales. Selon notre prof, il y a des mariages de jour et de soir. Généralement, les mariés passent sur les 7-8 ponts de la ville et font la tournée des parcs les plus connus, souvent suivi par des musiciens, ils dansent à la place d’armes et dans d’autres endroits.

Nous avons vu beaucoup de femmes transportant leur bébé sur leur dos dans des tissus très colorés. Maryse a toujours un peu peur que le bébé tombe par en-dessous!!! On voit ici et là des personnes plus âgées avec les costumes et le chapeau traditionnels. Les amoureux se promènent souvent le bras du garçon reposant sur les épaules de la fille, Maryse dit qu’elle ne pourrait pas endurer ça bien longtemps et qu’elle a l’impression que les filles marchent le dos courbé.

Lors d’une marche au centre ville, nous avons eu la surprise d’entendre du Beethoven et comme on cherchait à savoir d’où ça venait, de découvrir que c’était le camion de vidange qui se servait de ce moyen pour avertir les gens de venir leur porter les vidanges du jour. C’est spécial! Il y a différentes musiques selon les quartiers et selon Amparo, durant les fêtes on fait jour de la musique de circonstance. Il y a aussi une fois par semaine quelqu’un qui sonne à la porte pour recueillir les plastiques et le carton. Beaucoup d’hommes en moto avec une poussette devant crient dans un micro ce qu’ils achètent ou vendent en circulant dans les rues.

Nous verrons bientôt ce que Lima nous réserve. Nous espérons voir Mijail, notre ami péruvien que nous avions connu au Brésil et revu en France chez lui. Il est revenu au Pérou avec toute sa petite famille. Il doit déménager ce mois-ci donc nous ne voulons pas le déranger mais si c’est possible ce serait agréable de les revoir tous.

On exerce sa patience...

Nous sommes encore en bus depuis 22 heures.  Nous avons été arrêtés pendant 3 heures environ cette nuit par une manifestation des mineurs. Nous sommes encore à l’arrêt, après 4 ou 5 heures sans problème. Voilà deux heures que nous sommes bloqués. Des travailleurs des champs ont mis des pierres sur la route. On doit être au moins 1 km de voitures, camions, autobus bloqués des deux côtés de la route. Nous ne savons pas si c’est encore une manifestation des mineurs ou si c’est autre chose. Les gens de l’autobus ont enlevé les pierres de la route mais dès que nous sommes revenus dans l’autobus, des gens des champs sont venus les remettre pour ensuite retourner à leur travail.

Nous avons eu un petit déjeuner à 9 heures (pêches en conserve avec mini muffin et un croissant jambon fromage avec café. Il est midi mais je ne crois pas qu’un diner soit prévu puisque nous devions arriver à 9 heures 30 ce matin. Des hommes en bicyclette avec un équipement réfrigéré sont apparus le long de la file de camions, autos et autobus. Tout le monde s’est offert une crème glacée ou autre babioles du genre. Nous avions un reste de chips et de coke qui a fait notre bonheur. Nous verrons bien la suite. Les gens sont calmes et généralement de bonne humeur.

Finalement, nous arriverons à Lima à 22 heures, nous sommes partis à 17h30 la veille, si on compte que nous étions à la gare à 16h30, c’est un voyage qui nous auras pris presque 30 heures au lieu de 15. Nous sommes heureux que ce soit fini. Maryse craignait une autre manifestation à l’entrée de Lima.


Nous apprendrons que ces manifestations sont contre les plans des compagnies minières de vider et faire disparaître deux lacs pour les remplacer par un réservoir. Il y aurait de l'or sous ces lacs. Les gens refusent en disant qu'ils vont perdre leurs sources d'irrigation et les sources d'eau potable. Un groupe de manifestant a obtenu l'arrêt des travaux dans une autre région mais actuellement, le conflit dégénère un peu et la violence apparaît.

Lima Samedi le 3 décembre 2011

Nous laissons nos bagages à la réception de l’hôtel et allons souper dans un resto tout près. Après une bonne nuit dans des lits confortables et un bon petit déjeuner, nous sommes en forme et prêts à profiter de Lima.