lundi 3 février 2014

Samedi 2 février 2014

De la terrasse de notre hôtel, on dirait la mer n'est-ce pas?
Bonjour à tous,

Nous espérons que l’hiver n’est pas trop dur et que vous êtes tous en bonne santé.

Pour nous, tout va super bien. Comment expliquer notre amour des pays adorateurs de soleil (comme le dit Clément, frère de Maryse) malgré nos problèmes de peau? On peut dire que d’habitude Maryse ne  fait pas d’arthrose dans ces pays-là et que, chez nous, l’hiver est très difficile de ce côté. Autre raison, nous adorons nous promener sur une plage au lever et au coucher du soleil, ce sont des instants magiques. Nous pouvons marcher 2 heures sans nous parler, admirant le paysage, écoutant le son des vagues et observant les oiseaux marins. Vivre près d’une plage est, pour nous, super relaxant et on ne se lasse pas de l’air du large et il ne peut pas y avoir meilleur endroit pour lire ou dormir au son des vagues et même pour étudier une nouvelle langue.

Le travail d'André pour la journée, rincer le costume de bain de Maryse après la baignade!

Les gens rencontrés sont majoritairement de bonne humeur et relax car ils sont en vacances. Les gens de l’hôtel sont généralement charmants, surtout ici. Pour compléter le tableau, les fruits frais sont délicieux. On peut ajouter que Maryse n’a pas besoin de cuisiner, la bouffe est bonne surtout le poisson frais, ni André de faire la vaisselle ou collaborer au ménage. Le tout pour moins cher que chez nous! Nous ne faisons évidemment pas les sardines sur la plage pour revenir avec le bronzage du siècle. Nous nous protégeons (crème solaire 60) si nous devons sortir aux heures de soleil, sinon nous relaxons chez nous. Maryse a découvert, avant de partir, un chandail Lolë  avec une protection solaire 50 qui ne lui colle pas sur le corps, qui repousse l’humidité, qui sèche rapidement, confortable comme elle ne pouvait pas se l’imaginer. Elle peut donc aller au soleil sans crème sur les bras et le corps. Avec un pantalon de la même compagnie, tout aussi confortable, elle peut sortir en plein soleil sans trop souffrir ce qui n’est pas le cas d’André dont les vêtements de protection sont inconfortables et lui collent à la peau. Nous essaierons de trouver mieux en revenant. Les Lolë sont assez chers mais elle les a eu en vente de fin de saison et, même plus cher, elle en rachèterait tellement ça vaut la peine. Dommage qu’ils ne fassent pas ces vêtements pour homme!


Comme vous pouvez le constater, nous ne sentons pas toujours le besoin de visiter ou de faire des choses. À notre âge c’est moins important, nous n’avons pas le budget pour les tours organisés et, en se casant plus longtemps lorsqu’on trouve un coin agréable, on économise.




Pour le moment nous sommes sur l’île d’Ometepe sur le lac Nicaragua (ou Cocibolca). C’est une île de 275 km carrés et logeant environ 35,000 habitants.

Ces derniers possèdent, pour la majorité, des fermes où ils font l'élevage du bétail et la culture du riz, des fèves, du maïs, de la canne à sucre et du blé. Ces gens habitent cette île depuis des milliers d’années. Ce sont en effet les premiers habitants d’Ometepe, des Aztèques, qui nommèrent ainsi l’île d’après leur légende : ils devaient trouver une île, au milieu d’un lac et dominée par deux montagnes. Cette île serait un havre de paix où ils vivraient à l’abri de toute guerre, tout conquérant, toute famine pour le reste des temps… Ometepe signifie donc l’île aux deux montagnes (aux deux volcans). Malheureusement la prophétie ne se réalisa pas et tous ces indigènes furent exterminés à l’arrivée des Espagnols comme ce fut le cas pour la plupart (voire la quasi totalité) des peuples indigènes des Amériques.

Une autre légende veut qu’Ometepe soit une déesse immergée dont seule la poitrine serait hors de l’eau! On vous laisse deviner pourquoi!.




Le Maderas, pas souvent dégagé



Le Concepcíon

Nous avons choisi la plage Santo Domingo, qui a le don d’être venteuse, et nous logeons à la Finca Santo Domingo sur la plage. Celle-ci est sur l’isthme formé par des éruptions successives entre le volcan Concepcion (1610 mètres, toujours actif) et le volcan Maderas (1395 mètres, sans histoire connue). Concepción (1610m) et le Maderas (1395m). Ce sont des stratovolcans, des volcans formés par l’accumulation de coulées de lave et de nuées ardentes lors d’anciens épisodes éruptifs. Ils sont souvent de forme conique à cause de leur lave pâteuse qui s’écoule avec plus ou moins de difficulté. L’Etna, le Stromboli, le et le Kilimandjaro sont aussi des stratovolcans.

Le lac fait 8,624 km carré, c’est le plus grand lac en Amérique latine après le Titicaca. Il a la particularité de d’abriter des espèces marines qui se sont adaptées à l’eau douce (requins marteau, poisson-scie, sardines). C’est assez impressionnant, les vagues rappellent la mer et… nous n’avons pas encore vu les orchidées. Un petit coin de paradis! En plus il n’y a pratiquement personne et le vent presque constant la rend toujours confortable, même aux heures chaudes.




On a même droit aux berceuses!

Nous avons une petite terrasse avec table, chaise et berceuses où nous passons les heures chaudes. Nous avons trouvé un petit boui-boui qui sert le poisson frais pour deux à 10$ et il (ou elle?) le cuisine super bien. Nous aimons assez le coin pour décider d’y rester tout le mois de février. La cerise sur le sundae : nos hôtesses sont toujours prêtes à négocier. Quand on leur a parlé de rester 6 jours, elles ont baissé le prix de 45 à 30$ et quand on a parlé d’un mois, le prix final fut à 18$, mêmes pour les 7 jours déjà écoulés. Le prix comprend air climatisé, TV, serviettes changées tous les jours avec ménage de la chambre, lit changé aux 2 jours, internet et eau de source gratuite. Il y a d’autres petits restos autour de l’hôtel que nous essayons à l’occasion. Jusqu’ici, la meilleure bouffe est celle de notre hôtel mais les meilleurs prix sont dans ces petits restos (la bouffe y est souvent excellente mais moins raffinée, quoique...) On y sert, par exemple, la bière locale au litre pour 2$ versus 1.25$ pour une bouteille de 350 ml, un détail mais au bout du mois…



La nature est très riche sur l’île, c’est une réserve de la biosphère insulaire. Nous avons de beaux oiseaux bleus nommés urraca ou geai à face blanche qui viennent manger près de la salle à manger où les serveurs leur donnent du pain à la fin des repas.On avait peur que les singes qui habitent de l’autre côté de la rue soient envahissants mais on les entend seulement une fois ou deux par jour et ils ne traversent pas jusqu’à nous sauf hier où l’un d’eux a décidé de visiter les cuisines du resto. On a aussi eu l’occasion d’observer des frégates, des ibis, des pélicans, des cormorans, des zopilotes (ou urubu) un charognard au vol majestueux et des zanates de couleur noir métallique, presque bleu. Maryse a entrevu aussi un Guïs (dos et tête noirs, poitrail jaune) on va essayer de le prendre en photo. Nous avons vu aujourd’hui un joli petit perroquet vert au bec orange.



Nous irons au Costa-Rica pour renouveler nos visas à la fin de février, nous ne savons pas encore si nous verrons les plages. Pour la suite, nous ne savons pas plus ce que nous allons faire, nous nous laissons porter par les événements. André dit au moins une fois par jour qu'il ‘capote’ ici, avec un grand sourire et les yeux qui papillonnent donc il se peut que nous revenions nous écraser ici, un peu comme nous le faisions en Thaïlande, sans la grosse chaleur à cause du vent. Par contre certains disent qu'en avril et mai, le vent tombe... on verra.

Pour ceux que ça intéresse, la route principale qui fait le tour de l’île est presqu'entièrement pavée… en pavés hexagonaux comme dans toutes les villes importantes du Nicaragua que nous avons vues sauf la panaméricaine qui est asphaltée. Contrairement à ce qui est mentionné dans certains blogues (désuets?), les plus gros hôtels acceptent les cartes de crédit mais il n’y a pas d’ATM. Il est donc préférable d’avoir des liquidités si on veut aller crécher dans les cours arrière ou manger dans les petits restos de bord de route. En passant, ces derniers sont en général aussi bons que les cuisines des hôtels. Il faut juste être patient vu que car les repas sont préparés à la demande. Ainsi aujourd’hui, à notre bui-bui préféré, le proprio nous a offert un poisson un peu gros qu’il nous a dit devoir être mieux cuit lentement sur un BBQ mais il fallait patienter une heure. On a accepté en lui disant qu’on irait se baigner en attendant. Pas de problème! Les nicaraguayens sont vraiment faciles à vivre : toujours avenants, toujours le sourire dès qu’on les salue. Comme quelqu’un disait: ils ne sont pas encore écœurés du touriste…

Bisous,

Maryse et André

22 janvier 2014


Nous avons beaucoup aimé Estelí mais après 5 semaines nous commencions à avoir goût des plages. Nous décidons de descendre sur Léon afin de voir si on va aimer la côte. On choisit un bus Expresso en s’imaginant que ce sera plus confortable que ceux de 5 heures et 6 heures du matin. Pendant toute la semaine la famille essaie de nous retenir et est très déçue de notre décision. Nous quitterons la maison avec Carolina en larmes.

Le bus Expresso est du même type que les autres, style vieil autobus scolaire mais les places sont désignées. Nous sommes du côté soleil et le banc pour deux est fabriqué pour la largeur de 2 enfants… Heureusement il n’y a que quelques arrêts à la sortie de la ville et ensuite le trajet se poursuit relativement rapidement car contrairement à notre arrivée à Estéli, on descend sur la plus grande partie du voyage donc le moteur force moins. Pour la moitié du voyage on pourra profiter du paysage sans, pour une première fois, la musique. Après 3 heures environ pour 140 Km, on arrivera dans un marché local aux ruelles très étroites
.


Le taxi nous amène sans problème à notre hôtel, la Mariposa, tenu par un couple de français. On avait réservé une petite chambre et ils nous donnent une grande chambre avec lit double et lit simple dans le bout d’un U donnant sur le jardin. Une bonne piscine nous permet de nous rafraîchir et nous soupons sur place. Nous réalisons que nous ne sommes pas près de la plage. Ils annoncent 15 minutes de la plage mais c’est en voiture. On peut aller prendre un bus à 1 kilomètre. Nous le faisons le lendemain mais comme le bus part quand il est plein, nous passerons quasi une heure à attendre dans le bus et ça prend presque 1 heure pour se rendre à la plage car le bus arrête très souvent et il est bondé. C’est un bus encore pire que les bus scolaires, sur le métal (sans finition). Finalement on arrive à la plage au coucher de soleil, on décide de ne pas descendre car on ne veut pas revenir à la noirceur. On a repéré un hôtel bien côté dans le Lonely Planet et les forums, la Barca de oro.

Carolina téléphone deux fois et comme elle ne nous rejoint pas (le téléphone était dans la chambre) elle envoie un SMS pour dire que la petite Christyn pleure et veut qu’on revienne. Arès un échange de SMS elle comprend que nous ne le ferons pas et que nous continuons le voyage sans savoir s’il y aura retour sur Estéli. Maryse promet de rappeler et que si le voyage au Costa Rica est possible avec eux à la fin de février, on le fera.


Belle construction cette cathédrale mais abîmée par le temps 

Maryse contacte par téléphone la propriétaire (française) de la Barca de Oro et nous réservons cet hôtel pour 1 nuit. Nous allons visiter Léon (Cathédrale, églises et pas grand-chose à voir en réalité) et soupons tous les soirs en ville. La bouffe de notre famille était meilleure que celle des restos. Il fait très chaud et nous profitons de la piscine plusieurs fois par jour. Nous lisons et essayons de décider où nous irons pour la suite du voyage.
C'est beau mais la mer est tout au fond...



Nous nous rendons à la Barca de Oro en taxi car, avec les bagages, en bus… la cabana est on ne peut plus simple, on voit le jour entre les planches du plancher et des murs. Les toilettes sèches sentent, heureusement pour André ce n’est pas un problème car il ne sent rien. Il y a des chiens, un chat, des colombes, 2 horribles perroquets qui gueulent… c’est dommage parce que les serveurs sont super, le jardin est joli et la bouffe bonne. Maryse y mangera son premier poisson entier et l’aimera beaucoup. À la fin de l’après-midi on essaie de marcher sur la plage mais c’est une plage de gros sable mélangé à des coquillages, on nous a dit que les courants étaient forts et finalement on ne se baignera pas. On va voir un autre hôtel tenu par des canadiens mais il n’y a pas de place.

On décide de réserver 1 semaine sur l'île d’Ometepe et de revenir à la Mariposa pour les 3 jours avant notre départ de Léon, notre chambre étant libre encore. Nous partirons donc pour Ometepe vendredi. Nous avons choisi notre hôtel sur les conseils de 2 québécois de la région de Rimouski rencontrés ici. Ils ont beaucoup aimé la plage et l’hôtel en question. Ometepe est située sur le lac Nicaragua et constituée de 2 volcans, le Maderas et le Concepcíon . On dit que c'est la plus grande île entourée d’eau douce du monde. On prend des arrangements pour un transport en mini van entre Léon et San Jorge (25$ par personne) et là on prendra le bateau pour nous rendre sur l’île.

Nous pensons aux gens dans la neige au Québec pour nous rafraîchir!!! Léon est vraiment une ville chaude