Samedi 2 février 2014
| De la terrasse de notre hôtel, on dirait la mer n'est-ce pas? |
Bonjour à tous,
Nous espérons que l’hiver n’est pas trop dur et que vous êtes tous en bonne santé.
| Le travail d'André pour la journée, rincer le costume de bain de Maryse après la baignade! |
Les gens rencontrés
sont majoritairement de bonne humeur et relax car ils sont en vacances. Les
gens de l’hôtel sont généralement charmants, surtout ici. Pour compléter le
tableau, les fruits frais sont délicieux. On peut ajouter que Maryse n’a pas
besoin de cuisiner, la bouffe est bonne surtout le poisson frais, ni André de
faire la vaisselle ou collaborer au ménage. Le tout pour moins cher que chez
nous! Nous ne faisons évidemment pas les sardines sur la plage pour revenir
avec le bronzage du siècle. Nous nous protégeons (crème solaire 60) si nous
devons sortir aux heures de soleil, sinon nous relaxons chez nous. Maryse a
découvert, avant de partir, un chandail Lolë
avec une protection solaire 50 qui ne lui colle pas sur le corps, qui
repousse l’humidité, qui sèche rapidement, confortable comme elle ne pouvait
pas se l’imaginer. Elle peut donc aller au soleil sans crème sur les bras et le
corps. Avec un pantalon de la même compagnie, tout aussi confortable, elle peut
sortir en plein soleil sans trop souffrir ce qui n’est pas le cas d’André dont
les vêtements de protection sont inconfortables et lui collent à la peau. Nous
essaierons de trouver mieux en revenant. Les Lolë sont assez chers mais elle les
a eu en vente de fin de saison et, même plus cher, elle en rachèterait
tellement ça vaut la peine. Dommage qu’ils ne fassent pas ces vêtements pour
homme!
Comme vous
pouvez le constater, nous ne sentons pas toujours le besoin de visiter ou de
faire des choses. À notre âge c’est moins important, nous n’avons pas le budget
pour les tours organisés et, en se casant plus longtemps lorsqu’on trouve un
coin agréable, on économise.
Pour le moment nous sommes sur l’île d’Ometepe sur le lac Nicaragua (ou Cocibolca). C’est une île de 275 km carrés et logeant environ 35,000 habitants.
Ces derniers possèdent, pour la majorité, des fermes où ils font l'élevage du bétail et la culture du riz, des fèves, du maïs, de la canne à sucre et du blé. Ces gens habitent cette île depuis des milliers d’années. Ce sont en effet les premiers habitants d’Ometepe, des Aztèques, qui nommèrent ainsi l’île d’après leur légende : ils devaient trouver une île, au milieu d’un lac et dominée par deux montagnes. Cette île serait un havre de paix où ils vivraient à l’abri de toute guerre, tout conquérant, toute famine pour le reste des temps… Ometepe signifie donc l’île aux deux montagnes (aux deux volcans). Malheureusement la prophétie ne se réalisa pas et tous ces indigènes furent exterminés à l’arrivée des Espagnols comme ce fut le cas pour la plupart (voire la quasi totalité) des peuples indigènes des Amériques.
Une autre légende veut qu’Ometepe soit une déesse immergée dont seule la poitrine serait hors de l’eau! On vous laisse deviner pourquoi!.
Le Maderas, pas souvent dégagé
Le Concepcíon
Nous avons choisi la plage Santo Domingo, qui a le don d’être venteuse, et nous logeons à la Finca Santo Domingo sur la plage. Celle-ci est sur l’isthme formé par des éruptions successives entre le volcan Concepcion (1610 mètres, toujours actif) et le volcan Maderas (1395 mètres, sans histoire connue). Concepción (1610m) et le Maderas (1395m). Ce sont des stratovolcans, des volcans formés par l’accumulation de coulées de lave et de nuées ardentes lors d’anciens épisodes éruptifs. Ils sont souvent de forme conique à cause de leur lave pâteuse qui s’écoule avec plus ou moins de difficulté. L’Etna, le Stromboli, le et le Kilimandjaro sont aussi des stratovolcans.
Le lac fait 8,624 km carré, c’est le plus grand lac en Amérique latine après le Titicaca. Il a la particularité de d’abriter des espèces marines qui se sont adaptées à l’eau douce (requins marteau, poisson-scie, sardines). C’est assez impressionnant, les vagues rappellent la mer et… nous n’avons pas encore vu les orchidées. Un petit coin de paradis! En plus il n’y a pratiquement personne et le vent presque constant la rend toujours confortable, même aux heures chaudes.
On a même droit aux berceuses!
Nous avons une petite terrasse avec table, chaise et berceuses où nous passons les heures chaudes. Nous avons trouvé un petit boui-boui qui sert le poisson frais pour deux à 10$ et il (ou elle?) le cuisine super bien. Nous aimons assez le coin pour décider d’y rester tout le mois de février. La cerise sur le sundae : nos hôtesses sont toujours prêtes à négocier. Quand on leur a parlé de rester 6 jours, elles ont baissé le prix de 45 à 30$ et quand on a parlé d’un mois, le prix final fut à 18$, mêmes pour les 7 jours déjà écoulés. Le prix comprend air climatisé, TV, serviettes changées tous les jours avec ménage de la chambre, lit changé aux 2 jours, internet et eau de source gratuite. Il y a d’autres petits restos autour de l’hôtel que nous essayons à l’occasion. Jusqu’ici, la meilleure bouffe est celle de notre hôtel mais les meilleurs prix sont dans ces petits restos (la bouffe y est souvent excellente mais moins raffinée, quoique...) On y sert, par exemple, la bière locale au litre pour 2$ versus 1.25$ pour une bouteille de 350 ml, un détail mais au bout du mois…
La nature est très riche sur l’île, c’est une réserve de la biosphère insulaire. Nous avons de beaux oiseaux bleus nommés urraca ou geai à face blanche qui viennent manger près de la salle à manger où les serveurs leur donnent du pain à la fin des repas.On avait peur que les singes qui habitent de l’autre côté de la rue soient envahissants mais on les entend seulement une fois ou deux par jour et ils ne traversent pas jusqu’à nous sauf hier où l’un d’eux a décidé de visiter les cuisines du resto. On a aussi eu l’occasion d’observer des frégates, des ibis, des pélicans, des cormorans, des zopilotes (ou urubu) un charognard au vol majestueux et des zanates de couleur noir métallique, presque bleu. Maryse a entrevu aussi un Guïs (dos et tête noirs, poitrail jaune) on va essayer de le prendre en photo. Nous avons vu aujourd’hui un joli petit perroquet vert au bec orange.
Nous irons au Costa-Rica pour renouveler nos visas à la fin de février, nous ne savons pas encore si nous verrons les plages. Pour la suite, nous ne savons pas plus ce que nous allons faire, nous nous laissons porter par les événements. André dit au moins une fois par jour qu'il ‘capote’ ici, avec un grand sourire et les yeux qui papillonnent donc il se peut que nous revenions nous écraser ici, un peu comme nous le faisions en Thaïlande, sans la grosse chaleur à cause du vent. Par contre certains disent qu'en avril et mai, le vent tombe... on verra.
Pour ceux que ça intéresse, la route principale qui fait le tour de l’île est presqu'entièrement pavée… en pavés hexagonaux comme dans toutes les villes importantes du Nicaragua que nous avons vues sauf la panaméricaine qui est asphaltée. Contrairement à ce qui est mentionné dans certains blogues (désuets?), les plus gros hôtels acceptent les cartes de crédit mais il n’y a pas d’ATM. Il est donc préférable d’avoir des liquidités si on veut aller crécher dans les cours arrière ou manger dans les petits restos de bord de route. En passant, ces derniers sont en général aussi bons que les cuisines des hôtels. Il faut juste être patient vu que car les repas sont préparés à la demande. Ainsi aujourd’hui, à notre bui-bui préféré, le proprio nous a offert un poisson un peu gros qu’il nous a dit devoir être mieux cuit lentement sur un BBQ mais il fallait patienter une heure. On a accepté en lui disant qu’on irait se baigner en attendant. Pas de problème! Les nicaraguayens sont vraiment faciles à vivre : toujours avenants, toujours le sourire dès qu’on les salue. Comme quelqu’un disait: ils ne sont pas encore écœurés du touriste…
Bisous,
Maryse et André
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