dimanche 7 décembre 2008

Buenos Aires


Partis à 15 heures de Puerto Iguazu, nous arrivons à Buenos Aires le lendemain matin à 7 heures après 16 heures de route (1,234 kilomètres) sans arrêt dans un autobus de 22 passagers où chacun peut s'étendre de tout son long (Tutto Leto), oreiller et couverture pour compléter ce lit. Les repas y sont servis comme en avion et n'ont rien à leur envier, bouteille de vin et digestifs accompagnent le souper, café à volonté. Le seul ennui est causé par les 4 ou 5 arrêts provoqués par des barrages policiers avec vérification des papiers et chiens pisteurs pour la drogue. Trois de trop au goût de notre gentil steward...

Notre séjour à Buenos Aires était plus ou moins préparé étant donné qu'on avait prévu, au départ, passer six mois en Argentine. La décision d'écourter le voyage fut prise fin novembre et on s'était plutôt préoccupé alors des séjours à Curitiba et Iguazu. On a eu quelques difficultés à trouver un hôtel pour les cinq nuits du 6 au 11 décembre parce que l'Immaculés-Conception, fêtée le 8 décembre, est un jour férié en Argentine et il s'adonnait à être le lundi d'où, présumions-nous, la difficulté d'obtenir une chambre pour cette longue fin de semaine.

Nous avons finalement opté pour une auberge de jeunesse dénommée Hostel Garden House et localisée dans le centre-ville, plus exactement dans San Telmo, sur la rue San Juan
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Le terminus d'autobus de Buenos Aires est dans le quartier Retiro non loin de l'auberge mais nous prenons quand même un taxi pour nous y rendre.
De Buenos Aires

Nous sommes un samedi et tout est tranquille dans ce coin du centre-ville. L'auberge est tout en escalier et les étages sont plutôt petits: à notre étage, il n'y a que 2 chambres. Comme il est tôt, la chambre n'est pas prête et nous laissons nos effets dans une armoire. On nous offre quand même le déjeuner et nous y rencontrons quelques pensionnaires, deux jeunes filles dont une n'a que dix-huit ans mais beaucoup de caractère. Elles nous offrent de nous conduire jusqu'à la station de métro qui nous mènera au jardin botanique. Nous le visitons un peu mais comme il y a peu de fleurs et que nous sommes fatigués, nous décidons de nous installer sur une petite terrasse et de d'y déguster un bon vin argentin.

Le lendemain nous avons choisi de visiter le jardin de roses qui est sensé être d'une rare beauté. À la descente du métro, il nous faut quand même marcher un bon bout avant d'y arriver pour constater qu'il est fermé pour une grande ré-organisation.
De Buenos Aires

On est quand même dans un endroit assez tranquille même si le jardin longe une des très grandes artères de Buenos Aires et on décide de faire le tour du jardin à l'extérieur... C'est une bonne marche et on réussit à voir quelques aménagements et quelques plantes, juste assez pour se dire que ce devrait être intéressant.

En retournant vers la station de métro, nous voyons l'affiche d'un salon des métiers d'art et décidons d'aller voir ce qu'il en est. En fait, c'est comme chez nous. Comme c'est le temps des Fêtes et donc des cadeaux, c'est le temps pour les artisans d'attirer la clientèle. La diversité du salon est à l'image du pays, très grande. L'artisanat du nord ne ressemble en rien à celui de Buenos Aires. Une des choses que nous avons trouvée très originale est un montage d'une petite pelle mécanique qui charge du sable dans un camion. Très commun comme joujou dira-t-on, mais il suffit que l'opérateur donne une seule impulsion à la pelle et elle poursuit ensuite son travail d'elle-même en se tournant vers le sable, puisant le sable, se retournant vers le camion et déversant sa pelletée dans le camion et ceci à répétition: sans intervention, sans moteur, ni élastique, juste l'inertie du départ... fascinant! On n'est pas resté assez longtemps pour la voir s'arrêter!!

Le lendemain, on repart en métro pour visiter les rues commerciales en particulier la Caille Florida.
De Buenos Aires

On admire au passage l'architecture des édifices et les monuments qui enjolivent les grandes artères. On va évidemment fureter dans les magasins pour se rendre compte qu'il y a beaucoup de choses inabordables comme dans tous les lieux animés des grandes villes.

Le lendemain on fait un autre essai côté parcs et on décide d'entrer dans le jardin japonais même s'il y a un prix d'entrée. Il n'y a rien d'extraordinaire dans ce jardin mais bon...
De Buenos Aires

L'avant-dernière journée, on fait ce qu'on aime le mieux; on part en marchant vers le port mais en chemin un agent à qui on en demandait la direction nous prévient que c'est à une bonne distance et que ce n'est pas particulièrement sécuritaire. On bifurque vers une autre destination et on finit par se rendre comte, en fin de journée, qu'on a fait presque tout le trajet fait en métro puisqu'on retrouve toutes les rues visitées les autres jours.

Le soir, il y a fête à l'auberge. Notre jeune de 18 ans a fait une lasagne et toute la maisonnée est invitée. On part ensuite pour aller écouter un groupe tango. Le truc se passe dans une petite salle où s'entassent une centaine de personnes. Comme on arrive sur le tard, mais pas en retard, on doit rester debout à l'arrière de la salle et attendre un bonne quinzaine de minutes avant l'entrée en scène des artistes. Il y a cinq violons, cinq accordéons, une batterie et un animateur qui chante parfois. Il n'y a pratiquement pas d'éclairage et un peu de fumée d'atmosphère. Après le premier morceau, au rythme très saccadé, on se rend compte que tous les autres sont du même style et que, même les gestes des jours d'accordéon sont toujours les mêmes, faits à l'unisson par les cinq accordéonistes. Leur ensemble est parfait, impressionnant. Après une heure, cela s'arrête sans tambour ni trompette et tout le monde dehors. Les spectateurs avaient l'air d'aimer. Nous, on n'a probablement pas suivi l'évolution du tango; jadis, quand on avait 16 ans (en 195..), on dansait de façon beaucoup plus coulante, mais bon, il en faut pour tous les goûts.

Le jour du départ on laisse nos bagages à l'auberge et on marche la ville une dernière fois; on devrait bien dormir dans l'avion après tout ce chemin! On quitte l'auberge vers 19:00 pour être à l'aéroport au moins 3 heures avant le décollage prévu à 23:45. Il faut quand même presque une heure de taxi pour s'y rendre. Quand on arrive à l'aéroport, on nous annonce que le décollage se fera plutôt à 2:00 parce qu'il y a eu une tempête de neige à Houston au Texas. On retourne à notre réalité québecoise, mais, quand même, ce doit bien être la première tempête de neige au Texas, non?

Nous pensions arriver directement à Newark comme notre billet le mentionnait mais il y a un arrêt à Houston pour passer aux douanes. L'avion a des ennuis de moteurs et on devra changer d'avion. On nous dit qu'une personne sera là pour remettre des cartes d'embarquement pour la suite du voyage et de remettre les bagages sur le carousel après inspection, qu'ils suivront. Comme il n'y q personne en vue pour les cartes d'embarquement, on se met à la recherche d'un comptoir de la compagnie d'aviation. L'avion ne nous a évidemment pas attendu. On devra passer par Memphis et là, changer encore une fois d'avion pour prendre un vol pour Détroit et de là, un autre pour Montréal. Oui, oui, on va faire l'impossible pour que les bagages suivent... Comme à l'impossible nul n'est tenu... on les retrouvera à la Malbaie la fin de semaine suivante.

Heureusement, on a rejoint Brigitte en cours de route et elle nous attend patiemment avec des bottes et du linge d'hiver. Merci Brigitte! Le contraste est grand mais il fait beau, les décorations de Noël illuminent les rues, nous partageons un excellent souper en jasant avec Brigitte et passons une bonne nuit de récupéation. Le lendemain, le soleil brille, le ciel est bleu, il fait plus froid et la vie continue.

mercredi 3 décembre 2008

Foz do Iguaçu et Puerto Iguazu


De Foz do Iguaçu, Brésil

De Curitiba nous partons en soirée par autobus vers Foz do Iguaçu. Nous y arrivons au petit matin et sommes agréablement surpris que la température ne soit pas aussi chaude et humide qu'on nous l'avait fait redouter. Les bureaux à l'intérieur du terminus sont fermés mais heureusement le resto est ouvert et les indications pour les bus sont affichées. On y rencontre un jeune couple de Français très bronzés avec la planche de surf sous le bras mais la mine un peu basse. Ils sont sur leur retour en France après avoir écumé presque toutes les mers d'Amérique du Sud pendant un an!!
De Foz do Iguaçu

En sortant pour prendre l'autobus qui doit nous amener au terminus d'autobus municipal, on apprend que le parc brésilien ouvre seulement à 9 heures et, étant donné qu'on est passablement fatigué, on songe à traverser tout de suite à Puerto Iguazu en Argentine pour y déposer nos bagages. Un chauffeur de taxi, brésilien, nous aborde et nous offre de nous traverser en nous facilitant les douanes au sortir du Brésil et à l'entrée en Argentine. En cours de route il nous offre de nous ramener visiter le parc du côté Brésilien.
De Foz do Iguaçu

On prend entente sur un prix pour l'aller-retour, l'attente et les douanes. Tout se passe à merveille; on ne verra même pas les douaniers. C'est sûrement plus cher que de tout faire nous-mêmes en autobus mais nous sommes fatigués et nous jugeons que ça vaut la peine. Les chutes sont très impressionnantes, il n'y a pas de moustiques et il fait un temps superbe. La visite se fait en suivant un long trottoir qui nous nous fait voir les chutes de leur sommet. Notre chauffeur a décidé, lui aussi, de profiter de la promenade; il adore son coin de pays. Il nous ramène à notre hôtel à Puerto Iguazu après une visite d'environ deux heures.
De Puerto Iguazu

Dans l'après-midi on se rend au terminus pour se procurer les billets d'autobus pour la visite des chutes du côté argentin et aussi pour le voyage de Puerto Iguazu à Buenos Aires. On se rend compte en dînant sur une terrasse qu'il fait quand même passablement chaud! Dans l'après-midi, on doit aussi continuer nos recherches pour trouver un hôtel à Buenos Aires. On ne comprend pas trop qu'on ait de la peine à trouver une chambre du 6 au 10 décembre jusqu'à ce qu'on se rende compte que le 8, fête de l'Immaculée-Conception, est un jour férié en Argentine et c'est un lundi, donc fin de semaine de 3 jours... On finit par trouver ce qu'on cherchait dans une auberge de jeunesse...

En fin d'après-midi, on se paie une bière sur une terrasse et on se rend compte que les indiens guaranis qui sont quand même ici sur leur territoire, sont laissés pour contre. Ils essaient tant bien que mal de vendre leur artisanat mais la plupart ont l'air désabusé ou triste. Maryse se laissera convaincre par une paire de boucles d'oreilles...

On part un peu au hasard pour trouver un resto et on a la main heureuse mais en disant au serveur qu'on désirait le plat de nos voisins de table, on se retrouve avec un plat un peu maigre. On finit par connecter avec ces voisins de table, Caty et Ward, qui sont... de Tasmanie et amateurs de "birds and bees". Des gens tout-à-fait charmants.
De Puerto Iguazu


Le lendemain, on part tôt pour les chutes et on y passe près de 4 heures. La visite est beaucoup plus diversifiée que celle du côté brésilien. Ce n'est pas une mais quatre promenades différentes qui sont proposées et chacune de celles qu'on a faites est intéressante. On voit les chutes, tour à tour, depuis le haut, puis depuis le bas et puis de très près sur le côté et, enfin, de face. On peut même aller les frôler à bord d'un bateau mais l'attente du bateau se fait en plein soleil; on passe. Après 4 heures de marche incluant deux escaliers de 180 marches aller et retour et un soleil beaucoup plus présent que la veille, on est près de la défaillance mais on en a eu plein les yeux et les oreilles.

Légende des chutes:
Selon les indiens caingangues, le roi des dieux Tupa a envoyé son fils, M'Boi, le dieu serpent, pour veiller sur la tribu . M'Boi vivait sur le fleuve Parana . Le chef de la tribu, Igobi, avait une fille, Naipi, très belle et promise au dieu M'Boi qui en était éperdument amoureux. Un guerrier de la tribu, nommé Taroba, était l'amant de Naipi . Les jours des noces de M'Boi et Naipi, les amants, profitant de l'état d'ébriété de la tribu provoqué par l'alcool de mais, s'enfuirent en canoë sur le fleuve. Le bruit des rames réveilla le dieu M'Boi, lequel, furieux, donna un grand coup de queue, ce qui provoqua une énorme crevasse où tombèrent les amants. Naipi fut transformée en un grand rocher au pied des chutes et est perpétuellement soumise à la force du fleuve . TAroba est devenu un palmier qui surplombe les chutes ... Les amants se voient mais ne peuvent plus se toucher, sauf certains jours après la pluie il arrive que l'arbre soit relié au rocher par un arc en ciel.
De Puerto Iguazu

Il faut dire que l'aménagement fait autour des chutes est colossal. Par exemple, pour la dernière promenade qui nous mène au-dessus d'une des chutes et devant une multitude d'autres, on prend un petit train qui nous amène en une dizaine de minutes au point de départ d'un trottoir en acier ajouré de 1.3 kilomètres qui surplombe la forêt et les voies d'eau qui se déversent dans les chutes et qui nous amène jusqu'à l'observatoire qui peut accueillir quelques centaines de personnes.

Le soir, on décide de retourner au même resto que la veille et, là, on se farcit un superbe filet mignon. Il faut dire que les argentins ont du boeuf qui a un goût unique (probablement celui que le nôtre avait quand le boeuf allait encore aux champs). On y rencontre, ce soir-là, un jeune couple de Péruviens. Lui, batteur, se laisse inviter à jouer avec le petit ensemble de musiciens et chanteur qui anime la soirée.

Le lendemain, on se lève tard, on doit quitter l'hôtel avant midi et l'autobus pour Buenos Aires part à 15 heures. On décide de laisser les bagages à la consigne de l'hôtel et on fait une dernière visite de Puerto Iguazu. À midi, il fait si chaud qu'on opte pour manger à l'intérieur même s'il n'y a pas d'air climatisé. Il ne reste plus qu'à aller chercher les bagages à l'hôtel et... marcher jusqu'au terminus, heureusement pas trop loin.

vendredi 28 novembre 2008

Curitiba

De Curitiba

Le voyage en autobus de Rio à Curitiba dure presque 15 heures mais on arrive quand même en forme à destination compte tenu qu'on a pu dormir une bonne partie de la nuit. Il fait très beau et déjà assez chaud lorsqu'on sort du terminus. On localise rapidement le kiosque touristique où on nous indique le chemin à prendre pour nous rendre à l'auberge à 3 coins de rue. On décide de le faire à pied mais les noms de rue ne sont pas très bien indiqués et on se rallonge d'un coin de rue avant de revenir sur nos pas pour enfin trouver l'auberge. C'est notre première expérience d'une auberge de jeunesse et on n'est pas très impressionnés. Le personnel est plutôt morose mais finalement on s'en moque un peu et on se repose un peu avant d'aller explorer cette ville qu'on dit la plus européenne, la plus propre et la mieux organisée des grandes villes brésiliennes..

Capitale moderne située à l'intérieur des terres, à environ 900 mètres d'altitude, elle est renommée pour son architecture transparente (y compris les arrêts de bus!)
De Curitiba

ET SES NOMBREUX PARCS
De Curitiba

Elle se caractérise principalement par un centre-ville très aéré et piétonnier à l'année
De Curitiba

Il est toujours agréable de s'y promener en journée comme en soirée. Des animations sont présentées par des amuseurs publics dans les secteurs près des parcs et là où sont installé les terrasses.
De Curitiba

On peut aussi profiter d'un système de transport en commun avec autobus articulés en trois sections et abribus à toutes les stations qui ferait rougir n'importe quelle autre capitale... qui n'a pas de métro il va s'en dire.
De Curitiba

La ville met aussi à la disposition de la population et des touristes un circuit d'autobus qui, sur un parcours d'une quarantaine de kilomètres, permet d'arrêter à une quinzaine de sites intéressants que ce soit un parc, un musée ou un quartier typique. Pour un billet de 15R on vous permet 5 montées et descentes de cet autobus de style impérial mais sans toiture sur le deuxième étage, parapluie et parasol recommandés...

À deux pas de l'auberge, on trouve l'ancienne gare ferroviaire qui a été aménagée avec musée ferroviaire bien entendu (Maryse en bonne fille de chef de gare n'a pas résisté à la prise de photo sur la locomotive)
De Curitiba
magasins et restaurants
De Curitiba
sans compter l'incroyable patinoire à glace intérieure qui fait peut-être 10 mètres sur 7 et où on fournit tout l'équipement et l'instructeur. Ce sera notre endroit préféré pour les soupers.
De Curitiba

Comme on n'avait que quelques jours à passer à Curitiba, nous avons opté pour l'autobus touristique.
De Curitiba
La première journée nous sommes arrêtés au jardin botanique qui ne nous a guère impressionnés.
De Curitiba
La surface est presque entièrement occupée par un jardin français fait de haies à angle dominé à l'arrière par une immense structure vitrée en forme de M qui abrite quelques chutes d'eau et quelques plantes de la région.
De Curitiba
Très impressionnant quand on arrive au jardin mais décevant quand on s'aperçoit qu'il n'y a presque rien d'autre à part un canal à l'eau brouillée et une exposition d'orchidées inaccessible sur l'heure du dîner. Nous sommes donc sortis et nous avons repris le bus touristique pour nous rendre dans le quartier italien. Après avoir visité presque tous les restaurants pour trouver le moins cher, on y a fait une bouffe gargantuesque et excellente! On a terminé la journée sur l'autobus touristique en se laissant promener sur tous les arrêts du circuit sans descendre.

On a pu ainsi entrevoir ce qu'il y avait à visiter et le lendemain on a choisi d'aller visiter le musée de Niemeyer. En fait, c'est l'architecture même du bâtiment qui impressionne et, surtout, de l'extérieur.
De Curitiba
Cet immense 'oeil' n'est finalement, à l'intérieur, que l'entrepôt du musée. L'exposition qui avait cours au musée racontait comment une psychiatre avait réussi à démontrer qu'il était possible de calmer des personnes atteintes de maladie mentale en les faisant dessiner et que le résultat obtenu était impressionnant par les oeuvres crées. Malgré l'intérêt du sujet, on est resté sur notre appétit, on voulait en savoir plus sur Niemeyer jusqu'à la sortie lorsqu'un préposé nous a demandé si on avait vu le sous-sol. On a alors vu une exposition sur les méthodes utilisées par Niemeyer pour imaginer toutes les structures 'flyées' qu'il a commises.
De Curitiba

Nous avons visité d'autres attractions du circuit en faisant de longues marches. On peut y voir des espaces verts qui honorent les pays des principales vagues d'immigration de la région: Bosque Alemão, Bosque Papa João Paulo 11 (Pologne), Ukrainian Memorial etc. Il y aurait certes eu autre chose à voir, tel l'Opéra et la tour d'observation mais on n'avait plus de temps. La rue des 24 Horas dont on dit:
Un autre exemple, c'est la Rua 24 Horas, située au centre-ville avec des magasins, des bars et des restaurants fonctionnant toute la journée. Dans la Rua 24 Horas, ll n'y a pas de mauvais temps : elle est couverte par un "toit" charmant, une attraction en plus pour le touriste, notamment le soir. était fermée pour rénovation. On se console en se disant que les chutes Iguaçu ne seront certainement pas fermées...

dimanche 26 octobre 2008

Cabo Frio

Nous sommes devenus des pros... Après avoir acheté nos billets à la gare de Rio de Janeiro, nous nous rendons à l'embarcadère et partons pour Cabo Frio par l'autobus de 6 heures, le tout calmement et comme si on connaissait le coin. Nous y arrivons vers 9 heures du matin et prenons un taxi pour la pousada réservée.

Celle-ci est entourée d'arbres et les oiseaux y chantent; l'accueil est cordial et on nous offre le café. Comme nous répondons que nous avons besoin de trouver un endroit pour déjeuner, la dame nous offre de nous préparer quelque chose et nous montre ensuite la chambre. C'est vieux, rustique mais ça semble assez propre, de toute façon, nous sommes trop fatigués pour chercher autre chose et c'est seulement pour 3 jours.

Le petit déjeuner est encore une fois décevant mais on mange puis on monte se coucher quelques heures. On réalise qu'il ne faut surtout pas se tirer sur le lit pour se détendre, on s'y casserait un membre! On arrive à dormir un peu et on part voir la ville.

On a une bonne carte et on trouve assez facilement le centre-ville qui longe le canal où se trouvent les principaux restaurants. La promenade est agréable et pas si longue que nous le craignions. C'est assez tranquille, probablement parce que nous sommes en semaine. On trouve les restos recommandés par notre logeuse mais les prix sont élevés dans le secteur, nous devrons chercher ailleurs pour nos repas.

La plage qui longe la ville est magnifique, les eaux vertes, le sable blanc et fin comme de la farine. On comprend tout de suite l'engouement de Jacques, frère de Maryse, pour cette région.

On décide d'y passer le mois de novembre et on va voir le bloc appartement recommandé par Jacques. Malheureusement il n'y a aucune disponibilité avant mars. On se promène et on visite plusieurs endroits, les uns lugubres, les autres trop grands et le tout trop cher. On finit par essayer une pousada entrevue lors de nos recherches, la pousada Maria. Jupiter, le jeune de l'accueil, nous dit qu'il pourrait nous faire le prix des locaux, soit 68R au lieu de 88. On visite et c'est super propre. Comme on lui dit que c'est trop cher pour 37 jours, il décide d'appeler la gérante. Celle-ci nous fait la chambre à 34R, ils changeront les serviettes tous les jours, le lit, confortable, sera changé 2 fois par semaine et le petit dej sera compris. On n'hésite que quelques minutes et on réserve. On continuera à chercher un meilleur endroit les deux jours suivants, sans trouver.

Toutefois, le lendemain, on décide d'aller voir une pousada située dans un autre secteur, un peu à l'extérieur de la ville. Le gérant disait dans son courriel qu'il négocierait pour une plus longue période. On marche un bon deux heures pour l'atteindre. Comme c'est aussi un resto, on décide de l'essayer avant de demander des prix. La bouffe est bonne, l'endroit semble calme, on s'informe donc mais on ne peut nous faire de prix au mois et, à la journée, on demande 98 R. On se fait indiquer la plage la plus proche. On part à pied pour deux autres kilomètres selon les indications. Un couple rencontré nous dit que la plage est à 3 km plus loin et fait arrêter un autobus qui passe pour nous.

La plage est tout simplement une merveille! On y marchera un autre 2 heures sur du sable bien tassé comme on aime, pratiquement sans coquillages ni roches, semblable à celle de Mundaú, la plage que nous avions particulièrement appréciée en août. Il y a quelques personnes dans les premiers 100 mètres et ensuite nous sommes seuls. Quel beau pays que le Brésil! Après avoir escaladé les rues à Ouro Preto, ça fait du bien de marcher sur la plage. Nous avons beaucoup aimé les villes de montagne et les paysages aux points de vue toujours changeants mais nous retrouvons avec plaisir la mer. Depuis notre arrivée, il vente toujours et la température est agréable, un peu fraîche le soir. Pour Maryse, le vent est un plaisir et comme elle a rarement froid, elle se sent tout aussi confortable le soir. André porte un léger chandail le soir mais n'a pas vraiment froid.

La deuxième nuit à notre pousada originale n'est pas plus confortable que la première et, comme on a réalisé que nos hôtesses sont très religieuses, on se dit que le lit est peut-être un sacrifice imposé aux visiteurs pour expier leurs péchés. Elles semblent avoir une sorte d'église à côté de la pousada. Dans le salon, une télévision diffuse, assez fort, les bonnes paroles d'un "preecher" à la journée longue. Un verset de la bible est peint sur le mur de la salle du déjeuner.
On termine la nuit dans un des deux lits simples superposés, légèrement moins durs. Pour la troisième nuit, on osera transporter les deux matelas des lits superposés sur le lit double et on dormira un peu mieux. Ces femmes sont tout de même très aimables et nous donnent des renseignements précieux, une carte de la ville et le premier jour, la propriétaire nous conduit à la plage en voiture.

André remplit une promesse et nous conduit visiter la rue des bikinis, rue consacrée à des boutiques vendant presque uniquement bikinis et sandales.

Le troisième jour, on déménage à la pousada Maria et, là, on y retrouve un confort décent et de bons fruits au petit déjeuner. Il aurait été plus confortable de vivre en appartement pensions-nous car une chambre c'est assez petit pour un mois mais la pousada offre une salle de jeu et une terrasse à l'étage de même qu'une petite piscine à l'étage de la salle du déjeuner. Ça nous permet aux heures les plus chaudes ou en fin de journée, de nous baigner et de nous étendre dans les chaises longues de la terrasse. En fin de copte, on va dans la chambre uniquement pour se changer et dormir.
Le premier samedi, vu qu'il y a foule à la plage, on décide de s'occuper de nos courriels et du blogue. On trouve un café internet et on réalise qu'on ne peut avoir accès à tout ce qui est sur notre clé 'usb' à cause d'un virus. La clé pour lire la mémoire de la caméra semble aussi contaminée. On demande au jeune du café s'il connaît un spécialiste pour régler notre problème. Il semble qu'il y en ait un qui travaille au café. Impossible d'avoir un prix mais on laisse quand même les deux clés dans l'espoir d'une solution.

Le lendemain, on rencontre le spécialiste qui nous déclare que ce n'est pas un virus mais que leur anti-virus Avast! est un peu difficile et déclare trouver un virus pour toutes les clés Kingston. Le spécialiste dit pouvoir solutionner le problème. On lui laisse donc encore les clés, contents que ce ne soit pas un virus. Le lendemain, nouveau gars. Le problème de la clé photos est réglé mais, pour la Kingston, la solution est le formatage. On refuse, on a 4 mois de photos du Brésil sur cette clé! On tente notre chance dans une boutique de dépannage informatique, même réponse. On refuse toujours... Finalement, la persévérance de Maryse aidant, on trouve un café-internet où on peut récupérer nos photos!




La plage de la ville se termine, d'un côté, par une colline où est niché un vieux fort. Derrière cette colline, un canal vient se jeter dans la mer et une crique sert de port d'où partent les pêcheurs. Le fort est fermé mais la visite du coin nous permet de voir la plage d'une autre façon. Le parc est joli, petit mais bien aménagé. Il longe le canal que nous avions découvert lorsque nous étions dans la première pousada et nous avions l'impression qu'il était assez pollué mais il y a quand même des gens qui y pêchent... En longeant ce canal,on avait trouvé un petit resto sympathique toujours plein de bonshommes qui prennent leur bière et parlent forts. Ce même canal passe dans le centre-ville et les restaurants du "Centro" sont installés sur une partie de la rive. Comme nous trouvons les prix trop élevés, vraiment touristiques, nous préférons une pizzéria dans une rue plus loin ou notre petit bar de coin de rue où nous pouvons manger des petites brochettes de poulet en sirotant une bière. De temps à autre nous achetons des fruits, faciles à trouver, et une brioche que nous mangeons à la chambre. Pour les dîners, nous avons trouvé un resto où on paie au kilo. Les choix sont nombreux, nous pouvons y manger des légumes crus et cuits, du poisson, des viandes (poulet, porc, boeuf) et même des oeufs de caille. C'est toujours excellent et comme la nourriture est variée et les préparations différentes la fin de semaine, on choisit pratiquement toujours ce resto familial où les serveurs sont super sympathiques, le grand-père s'assure que l'on sait que le café est gratuit et veille au grain avec la grand-mère. Tout le monde est souriant et se taquine. C'est le Tropical Inverno Verão, 327 Avenida 13 de Novembro. Comme ce n'est pas loin de la plage, il y a toujours du monde, surtout la fin de semaine.

Un joli parc est aménagé entre les deux côtés du boulevard qui longe la plage. On peut y voir des sculptures en bronze, des fontaines, des oiseaux pêchant des poissons dans les étangs. On y a vu un ibis attraper un poisson, tenter de le tourner pour le manger, l'échapper, en prendre un autre et se poser sur une roche, le poisson en travers du bec, le tourner et l'avaler. Malheureusement c'était un jour sans caméra.

Il y a, à deux coins de rue de la pousada, des chaises et tables de plastiques installées sur le trottoir, des deux côtés de la rue. Les couleurs des tables identifient les différents bars-restos. Nous aimons bien celui tenu par un grand-père dont la famille semble vivre dans la maison derrière le bar. Les enfants circulent un peu partout. Un petit gars, 3 ans maximum, le visage sérieux et aussi peu expressif que celui du grand-père, joue souvent avec une planche à roulette à travers les chaises des clients. L'ambiance est très relaxe, la bière pas chère, 2,50R la bouteille de 600ml soit 1,25$, et la bouffe non plus. Quand il y a un match de foot important tous les bistrots se remplissent pour suivre le match (chaque bistrot a une télévision avec grand écran visible de la rue). Et la bière est alors 3R !! Nous aimons bien assister à ces parties avec les brésiliens, l'atmosphère y est super et on s'y taquine pas mal entre partisans des différentes équipes. On passera même à la télé brésilienne grâce(?) à un jeune reporter qui, un soir, prenait de petits films des gens qu'il rencontrait en leur faisant répéter un mot que personne ne connaissait. Comme il a aimé le rire spontané de Maryse, il lui a demandé de le répéter encore. Nous ne l'avons pas vu mais le proprio du bar nous affirme qu'il nous avait vu avec d'autres clients et son petit-fils de 2 ans.

Quelques jours plus tard, nous partons à pied pour visiter une couple de plage situées à 4 ou 5 kilomètres de notre pousada.

En prenant un raccourci à travers un quartier résidentiel, nous nous retrouvons sur un superbe boulevard dont le centre est jalonné de palmiers et doté d'une piste cyclable. On arrive alors sur la plage, nez-à-nez avec une station d'épuration!! On longe quand même la plage et on décide de se rendre à la suivante en longeant le canal qui les réunit. Au passage, on verra plus d'oiseaux que d'humains. C'est vrai que la température n'est pas idéale pour se baigner mais on reste sur l'impression que ces 2 plages ne sont pas très fréquentées. Sur le canal, on a une pensée pour Jacques et on lui trouve une maison avec bateau...




Le 5 novembre, on décide d'aller voir Arrial do Cabo, une ville situé à quelques 20 kilomètres de Cabo Frio. L'autobus nous y mène en moins d'une demi-heure et, faute d'avoir indiqué au chauffeur que nous allions à la plage, on fait le tour du centre- ville et comme on n'a pas vu la mer, sauf un port aperçu en passant, on demande au chauffeur de quel côté se trouve la mer. On suit la direction indiquée, en direction d'une colline, et en prenant le dernier tournant, on se retrouve tout-à-coup, au bout de la rue, sur la plage... Magnifique!

Presque personne sur cette longue plage... Petit problème, est-ce la marée haute ou le sable? Mais la marche s'avère ardue... On apprécie quand même le calme de l'endroit et on décide même de se payer un dîner sur la plage. Poisson frais au menu!

Je crois que les brésiliens ont subi une mutation génétique... 98% de la population semble porter des hawaiennes, les sandales avec une tige qui passe entre le gros orteil et le deuxième. Les jeunes, les grands-parents, même les enfants qui commencent à peine à marcher en portent, j'ai même vu un bébé de 5-6 mois avec ce type de sandale. Je le jure, il avait déjà les deux orteils en V. Peut-être que cette mutation leur permet de porter ça sans douleur, moi je n'y arrive pas. Ils courent sur des routes en pierres, dans des pentes comme s'ils étaient en souliers de course!




Tout le monde nous conseille d'aller voir Buzios. Nous décidons de prendre le bus assez tôt pour y passer la journée. Nous nous informons à un couple de touristes argentins pour la direction de la plage. La femme est enceinte et nous invite à les suivre vers la plage qu'ils préfèrent. La plage en question était décrite dans le routard comme "adorable" mais pour nous c'est une petite plage sans grand intérêt et où on se sent un peu trop à l'étroit. On va voir la suivante quelques mètres plus loin et on ne l'aime pas non plus. Il faut dire que nous aimons marcher sur la plage et, sur ces 2 plages, il faut 2 grosses minutes pour aller d'un bout à l'autre. On décide donc de partir. On demande le prix d'un bateau-taxi pour une plage que nous savons plus grande. Comme il demande 20R par personne, nous décidons de laisser faire. Une dame nous dit que c'est à peine 15 minutes de marche en suivant le sentier, ce qui s'avère vrai. Nous décidons d'oublier les plages et d'aller voir le centre-ville. C'est bien parce qu'il n'y a pas d`édifices en hauteur mais c'est presque uniquement des magasins pour gens à l'aise. On réserve pour un tour de voilier de 2 heures et demi qui doit faire le tour des plages et la visite de 3 îles. On trouve un resto et y mange un excellent saumon. Finalement il n'y a pas assez de monde pour le tour et il est annulé. On retourne magasiner et Maryse se trouve un bikini qui lui fait, presque un miracle puisque les magasins du Brésil généralement n'ont pas de pointure pour les hauts et que ce que portent les brésiliennes ne couvre pas assez à son goût. On retournera donc à Cabo Frio en se demandant pourquoi le routard parle tant de Buzios et ne fait que mentionner Cabo Frio alors que les plages y sont si belles et tellement plus agréables. Une chance que Jacques, le frère de Maryse, nous a indiqué cette destination.

Le lendemain, par une journée torride mais nuageuse et venteuse, Maryse se tape un premier coup de soleil sur les parties nouvellement exposées par son bikini tout neuf. Il faut dire qu'on a marché les 4 kilomètres de la plage donc 8 kilo aller-retour.

On ne s'est pas méfié du vent. André s'en tire avec 2 petits coups de soleil sur les derrières(!) de bras mais Maryse qui n'avait que de la protection 15 est cuite... Pas de plage pour au moins 3 jours!
Comme il fait un super soleil toute la fin de semaine, on en profite pour commencer à écouter des émissions en espagnol et pour étudier un peu cette langue en préparation de notre traversée au Paraguay et en Argentine.


Jacques aimerait peut-être mieux cette maison et ce bateau...

Maryse salue toujours un monsieur d'un certain âge qui mange au restaurant que nous le midi. Il se décide à nous demander si nous sommes brésiliens. Nous apprenons alors qu'il parle français, anglais, espagnol et portugais et a déjà visité Québec, Montréal et Vancouver. Fernandez est brésilien, il travaille dans l'immobilier, je crois qu'il est plus vieux que nous. Il est charmant et c'est un plaisir de jaser avec lui. Il a fait son cours classique et est très fier de la qualité de ses études versus ce qui se fait aujourd'hui. André ne peut qu'être d'accord. Il nous parle en brésilien pour que nous pratiquions et en espagnol pour que nous apprenions. Il est vraiment spécial!

Pour plus d'information sur Cabo Frio www.cabofrionews.com/cfnews/cafrinew.htm

Pour les plans, ça va comme suit:

Le 1er décembre: départ de Cabo Frio vers Rio puis de Rio vers Curitiba le soir même à 13 heures d'autobus au sud de Rio. C'est supposé être la ville la moins brésilienne du Brésil. Beaucoup de descendants allemands et italiens, belle architecture, maison d'opéra, ...etc et elle est à 900 mètres d'altitude et à une centaine de kilomètres de la côte (voir:http://www.curitiba-parana.net/brazil/curitiba-brazil.htm). On visitera aussi Morrétes à partir de là (voir: http://www.morretes.com.br/).

Le 9 ou 10 décembre, départ de Curitiba vers Foz de Iguaçu pour voir les chutes évidemment côté brésilien et argentin (voir:http://www.curitiba-brazil.com/iguacu-falls.htm).

Le 14 ou 15 décembre, départ de Iguaçu vers Asuncion. On y est invité par des religieuses avec lesquelles Brigitte nous a mis en contact. On disposera d'une professeure d'espagnol. On y demeurera plus ou moins longtemps selon qu'on aime ou pas... (voir: http://gosouthamerica.about.com/cs/southamerica/a/ParAsuncion.htm).

Au-delà, ça dépendra. Disons qu'on sera à la mi-janvier, donc en plein été. L'Argentine étant très étendue nord-sud, pendant l'été, le sud profond, presque l'Antartique, peut être très intéressant mais très dispendieux, donc pas pour nous. Le nord, par contre, comme Salta (http://www.welcomeargentina.com/salta/index_i.html) avec des températures moyennes de 22C en été peut être très intéressant, s'il ne pleut pas trop. Et il y a le centre avec Mendosa qu'on ne manquera certainement pas et Cordoba.

À partir de là, tout dépendra des finances et surtout du fédéral à savoir quand ils vont commencer à payer...(on doit les contacter pour cela, notre dossier qu'on avait soumis en bonne et due forme à Québec avant de partir n'est pas disponible en ligne et il faut appeler.
Le voyage se terminera à Buenos Aires où on prend l'avion de retour....