mercredi 3 décembre 2008

Foz do Iguaçu et Puerto Iguazu


De Foz do Iguaçu, Brésil

De Curitiba nous partons en soirée par autobus vers Foz do Iguaçu. Nous y arrivons au petit matin et sommes agréablement surpris que la température ne soit pas aussi chaude et humide qu'on nous l'avait fait redouter. Les bureaux à l'intérieur du terminus sont fermés mais heureusement le resto est ouvert et les indications pour les bus sont affichées. On y rencontre un jeune couple de Français très bronzés avec la planche de surf sous le bras mais la mine un peu basse. Ils sont sur leur retour en France après avoir écumé presque toutes les mers d'Amérique du Sud pendant un an!!
De Foz do Iguaçu

En sortant pour prendre l'autobus qui doit nous amener au terminus d'autobus municipal, on apprend que le parc brésilien ouvre seulement à 9 heures et, étant donné qu'on est passablement fatigué, on songe à traverser tout de suite à Puerto Iguazu en Argentine pour y déposer nos bagages. Un chauffeur de taxi, brésilien, nous aborde et nous offre de nous traverser en nous facilitant les douanes au sortir du Brésil et à l'entrée en Argentine. En cours de route il nous offre de nous ramener visiter le parc du côté Brésilien.
De Foz do Iguaçu

On prend entente sur un prix pour l'aller-retour, l'attente et les douanes. Tout se passe à merveille; on ne verra même pas les douaniers. C'est sûrement plus cher que de tout faire nous-mêmes en autobus mais nous sommes fatigués et nous jugeons que ça vaut la peine. Les chutes sont très impressionnantes, il n'y a pas de moustiques et il fait un temps superbe. La visite se fait en suivant un long trottoir qui nous nous fait voir les chutes de leur sommet. Notre chauffeur a décidé, lui aussi, de profiter de la promenade; il adore son coin de pays. Il nous ramène à notre hôtel à Puerto Iguazu après une visite d'environ deux heures.
De Puerto Iguazu

Dans l'après-midi on se rend au terminus pour se procurer les billets d'autobus pour la visite des chutes du côté argentin et aussi pour le voyage de Puerto Iguazu à Buenos Aires. On se rend compte en dînant sur une terrasse qu'il fait quand même passablement chaud! Dans l'après-midi, on doit aussi continuer nos recherches pour trouver un hôtel à Buenos Aires. On ne comprend pas trop qu'on ait de la peine à trouver une chambre du 6 au 10 décembre jusqu'à ce qu'on se rende compte que le 8, fête de l'Immaculée-Conception, est un jour férié en Argentine et c'est un lundi, donc fin de semaine de 3 jours... On finit par trouver ce qu'on cherchait dans une auberge de jeunesse...

En fin d'après-midi, on se paie une bière sur une terrasse et on se rend compte que les indiens guaranis qui sont quand même ici sur leur territoire, sont laissés pour contre. Ils essaient tant bien que mal de vendre leur artisanat mais la plupart ont l'air désabusé ou triste. Maryse se laissera convaincre par une paire de boucles d'oreilles...

On part un peu au hasard pour trouver un resto et on a la main heureuse mais en disant au serveur qu'on désirait le plat de nos voisins de table, on se retrouve avec un plat un peu maigre. On finit par connecter avec ces voisins de table, Caty et Ward, qui sont... de Tasmanie et amateurs de "birds and bees". Des gens tout-à-fait charmants.
De Puerto Iguazu


Le lendemain, on part tôt pour les chutes et on y passe près de 4 heures. La visite est beaucoup plus diversifiée que celle du côté brésilien. Ce n'est pas une mais quatre promenades différentes qui sont proposées et chacune de celles qu'on a faites est intéressante. On voit les chutes, tour à tour, depuis le haut, puis depuis le bas et puis de très près sur le côté et, enfin, de face. On peut même aller les frôler à bord d'un bateau mais l'attente du bateau se fait en plein soleil; on passe. Après 4 heures de marche incluant deux escaliers de 180 marches aller et retour et un soleil beaucoup plus présent que la veille, on est près de la défaillance mais on en a eu plein les yeux et les oreilles.

Légende des chutes:
Selon les indiens caingangues, le roi des dieux Tupa a envoyé son fils, M'Boi, le dieu serpent, pour veiller sur la tribu . M'Boi vivait sur le fleuve Parana . Le chef de la tribu, Igobi, avait une fille, Naipi, très belle et promise au dieu M'Boi qui en était éperdument amoureux. Un guerrier de la tribu, nommé Taroba, était l'amant de Naipi . Les jours des noces de M'Boi et Naipi, les amants, profitant de l'état d'ébriété de la tribu provoqué par l'alcool de mais, s'enfuirent en canoë sur le fleuve. Le bruit des rames réveilla le dieu M'Boi, lequel, furieux, donna un grand coup de queue, ce qui provoqua une énorme crevasse où tombèrent les amants. Naipi fut transformée en un grand rocher au pied des chutes et est perpétuellement soumise à la force du fleuve . TAroba est devenu un palmier qui surplombe les chutes ... Les amants se voient mais ne peuvent plus se toucher, sauf certains jours après la pluie il arrive que l'arbre soit relié au rocher par un arc en ciel.
De Puerto Iguazu

Il faut dire que l'aménagement fait autour des chutes est colossal. Par exemple, pour la dernière promenade qui nous mène au-dessus d'une des chutes et devant une multitude d'autres, on prend un petit train qui nous amène en une dizaine de minutes au point de départ d'un trottoir en acier ajouré de 1.3 kilomètres qui surplombe la forêt et les voies d'eau qui se déversent dans les chutes et qui nous amène jusqu'à l'observatoire qui peut accueillir quelques centaines de personnes.

Le soir, on décide de retourner au même resto que la veille et, là, on se farcit un superbe filet mignon. Il faut dire que les argentins ont du boeuf qui a un goût unique (probablement celui que le nôtre avait quand le boeuf allait encore aux champs). On y rencontre, ce soir-là, un jeune couple de Péruviens. Lui, batteur, se laisse inviter à jouer avec le petit ensemble de musiciens et chanteur qui anime la soirée.

Le lendemain, on se lève tard, on doit quitter l'hôtel avant midi et l'autobus pour Buenos Aires part à 15 heures. On décide de laisser les bagages à la consigne de l'hôtel et on fait une dernière visite de Puerto Iguazu. À midi, il fait si chaud qu'on opte pour manger à l'intérieur même s'il n'y a pas d'air climatisé. Il ne reste plus qu'à aller chercher les bagages à l'hôtel et... marcher jusqu'au terminus, heureusement pas trop loin.

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