On nous fait part qu’il y aura une fête spéciale à notre resto en soirée; on s’y rend donc vers 19:30 heures et il y a déjà une vingtaine de suédois réunis autour de plusieurs tables disposées en ligne. Pendant qu’on mange et qu’ils boivent, on a droit à quelques chants de leur crû et très bien chantés à l'unisson.
Un des serveurs, Mia, s’est travesti et fait l’objet de plusieurs photos. Vers 21:50 heures, tous les suédois disparaissent et nous demeurons à peine une dizaine de notre ‘resort’; la musique est au rendez-vous et tout le monde danse un peu. Le cuisinier apparaît, lui aussi travesti, et la danse continue et les photos aussi.
Une heure plus tard, tout le monde en a assez et se retire dans ses appartements… Sur la plage il y aura des pétards jusqu’à minuit, une pratique pour le jour de l’an qui, on nous l’a annoncé aussi, sera quelque chose.
26 décembre
Ce midi, on décide d’aller bouffer à l’extérieur à un resto au nom inspirant de ‘Pad thai’ qui est un peu le plat national de la Thaïlande dont on avait parlé précédemment (photo à l’appui dans l’album Thaï). Maryse y goûte et apprécie davantage et André se délecte d’un plat à base de curry rouge et de crevettes. On est abordé par un client qui nous a entendus parler français. C’est un roumain, parlant un très bon français et… ingénieur en exploitation minière, dont le prénom est Andréi et il a 66 ans. Il a travaillé à Calgary, réside maintenant en Suisse et voyage beaucoup, sauf dans les pays communistes. Le repas s’est allongé de quelques bières supplémentaires et d’échanges de toutes sortes.
Le soir, on avait décidé d’accompagner Suzanne à un buffet avec spectacle qui avait lieu à deux pas de son hôtel. Un groupe d’allemands de notre ‘resort’ devait aussi y assister. Nous nous y rendons donc vers 19:30 heures. Il n’y a personne et pas plus de buffet. Le gros portier qui nous accueille nous dit qu’il n’avait pas assez de réservations pour organiser un buffet mais le spectacle aura lieu et le prix d’entrée est de 250 bahts. Nous lui disons que nous avons son annonce où le prix d’entrée est marqué à 180 bahts incluant le buffet. Il consent à respecter son annonce et, si on entre, de nous servir un repas pour 180 bahts (6 dollars) chacun. Nous acceptons et nous avons droit à une entrée de crevettes tempura et de rouleaux de printemps suivie d’un massaman au poulet, d’un pad thaï aux crevettes et d’un sauté de légumes accompagnés de trois platées de riz vapeur. Le spectacle a débuté, même si nous n’étions que trois, avec un chanteur thaï qui chantait très bien des tubes américains et a été suivi de parades de travestis qui faisaient du karaoké en se trémoussant.
Lorsque l’endroit a commencé à se remplir vers les 22:00 heures avec nos six allemands et une trentaine d’adultes et d’enfants (!!), le spectacle a continué et on est sorti après le clou où figurait, seul, notre gros portier, dénommé Rozie, en travesti, se dandinant au son d’une musique où on avait l’impression que les seules paroles étaient Thaïlande, Thaïlande.
28 décembre
Voilà deux mois, ou plus exactement 60 jours, que nous sommes en sol thaïlandais, nous devons renouveler notre visa. Le nôtre est un visa de tourisme avec deux entrées de 60 jours. Pour chacune des deux entrées, nous pouvons obtenir une extension en nous présentant à un bureau de l’immigration avec notre passeport et une photocopie de la page principale du passeport, de la page du visa et de la feuille qu’ils y ont agrafée lors de notre arrivée. Ces photocopies coûtent en général 2 bahts la feuille mais on nous en charge 20 au bureau de l’immigration si on ne les a pas. Il faut aussi débourser 1900 bahts.
Le bureau d’immigration le plus près d’ici est à Krabi soit à 2 heures de route (et 2 traversiers puisque nous sommes sur une île et qu’il faut faire un saut sur une autre île avant de toucher le continent). Un minibus mal climatisé nous y a conduits mais nous a laissés un peu à l’extérieur de la ville d’où nous avons pris un ‘taxi commun’ (c’est-à-dire une camionnette (style pick-up) avec 2 planches à l’arrière pour s’y asseoir) pour nous rendre au centre de la ville. On a assez facilement trouvé le bureau et tout s’est passé en moins de 20 minutes. On y a rencontré une Française qui s’est trouvée un peu coincée, ses 30 jours écoulés, elle pensait acheter un 30 jours comme nous le faisions mais le type lui demandait 1900 bahts pour obtenir une extension de 7 jours, + 100 bahts pour ses photocopies. Elle ne pouvait obtenir davantage parce qu’elle était entrée sans visa. Quand on entre sans visa, par avion, on nous donne un visa de 30 jours. À l’échéance, on peut soit sortir du pays et y rentrer par voie terrestre (ce qu’on appelle ici une ‘visa run’) et on obtient un nouveau visa de 15 jours, soit sortir du pays et y rentrer par avion et on peut alors obtenir un visa de 30 jours. Une restriction s’applique aussi à savoir qu’on ne peut entrer plus que 3 fois dans une même année si on n’avait pas de visa la première fois. Et il y a d’autres sortes de visa…et ça fait beaucoup jaser les farangs (étrangers). Pour utiliser la deuxième entrée de notre visa, nous devrons nous aussi sortir du pays et y revenir mais sans nécessairement rentrer par avion parce qu’on a un visa de tourisme à 2 entrées. On devra le faire le 27 janvier mais, à ce moment-là, nous serons dans les environs de Chiang-Mai et nous irons probablement, avec l’aide de Clément, faire notre ‘visa run’ en Birmanie.
Au sortir du bureau d’immigration, nous avons marché jusqu’au bureau du tourisme qui était fermé pour l’heure du lunch mais on nous a quand même entr’ouvert la porte pour nous glisser la carte de la ville et nous indiquer où prendre un minibus pour retourner chez nous à Koh Lanta. Nous étions à 5 minutes de l’endroit et nous avons décidé de prendre le dernier bus de la journée à 17 heures pour ensuite nous payer une petite visite de Krabi.
Nous nous sommes immédiatement mis à la recherche d’un resto et, en fouinant sur le contenu des assiettes des gens attablés sur le trottoir, nous avons remarqué un plateau de fromages et viandes froides qui nous semblait pas mal appétissant et complètement différent de notre diète des derniers 60 jours. On a dû prendre quelques onces de graisse à la suite de ce repas qui s’est avéré excellent et pas dispendieux, soit 10$ pour deux personnes. On a passé le reste de l’après-midi à magasiner sans vraiment acheter beaucoup. Le retour fut plus agréable que l’aller avec un minibus mieux climatisé mais plus long à cause de l’attente à un des traversiers. Il était presque vingt heures quand on a retrouvé Suzanne au resto. Elle était très sceptique sur nos chances d’obtenir notre extension de visa d’un mois…
31 décembre
Le ‘party’ du jour de l’an ressemblait à celui de Noël sauf qu’il s’est prolongé jusqu’après minuit. On a eu droit à la pétarade des feux d’artifices tout le long de la plage et de centaines de ‘lucky balloon’, sorte de cylindre de toile fine transparente au bas desquels on installe un petit brûleur qui réchauffe l’air à l’intérieur du cylindre lequel s’élève dans le ciel comme un ballons non-dirigé; ça semble une spécialité d’ici. C’est joli mais…ça pollue!! Vous pouvez voir ce que c'est en allant sur http://www.luckyballoon.fr/index.html.
Mia était très fier de sa nouvelle perruque et son ami de son costume. Ce dernier a décidé de couronner Maryse qui avait sa nouvelle coupe de cheveux thaie.
4 janvier 2010
Depuis le début de l’année, le temps est très humide et très nuageux sans qu’on ait eu une seule averse. On pense de plus en plus à notre départ du 15 en direction du nord et de Clément, frère de Maryse. Suzanne, qui va rencontrer une amie qui arrive à Phuket le 18, nous a proposé de la rejoindre à cet endroit qu’elle connaît depuis longtemps et de nous servir de guide. Comme on voulait se payer une randonnée en bateau et qu’il y a un bateau qui part de Ban Saladan, sur notre île, pour Phuket avec arrêt à Koh Phi-Phi, l’île qu’on pense être en face de la nôtre, on va probablement accepter son offre. Arrêterons-nous un jour ou deux à Koh Phi-Phi? Grosse décision à prendre…
7 janvier 2010
On a eu droit à un avant-midi très pluvieux… mais chaud!! Vers 13 heures, ça s’est arrêté et il a eu un petit coucher de soleil à 18 heures. Selon les moyennes annuelles, il y a 2 jours de pluie par mois pour janvier, février et mars avec des températures moyennes qui varient de 32 en janvier à 34 en mars. Nous en avons profité pour parfaire notre planification des prochains mois.
Tout est réglé ou presque; nous partirons en bateau en même temps que Suzanne, le 18, pour Phuket. Le bateau s’arrête une couple d’heures à Koh Phi-Phi et nous nous contenterons de visiter cette d’île pendant ces quelques heures. Nous arriverons à Phuket sans réservation d’hôtel, en espérant que les touristes de la période des fêtes n’y seront plus. De toute façon, nous allons essayer de nous installer à Phuket Town qui est à l’écart des plages.
Nous avons également décidé d’aller chez Clément à Chiang Mai le plus directement possible après cette excursion à Phuket, quitte à explorer la partie sud de Chang Mai à Bangkok en revenant vers Bangkok pour y prendre notre avion vers Paris au début d’avril. Nous avons donc recherché des vols en partance de Phuket vers Chiang Mai et avons eu la surprise de trouver un vol sur Air China pour 4100 bahts (135$) tout compris pour deux personnes, en aller simple, le jeudi 21 janvier. Le vol dure un peu plus de 2 heures. En train, il fallait compter 24 heures pour faire la même distance de 1600 kilomètres.
Comme notre réservation d’hôtel, ici, allait jusqu’au 15 janvier, notre hôtesse, Koum, nous a accordé une prolongation de 3 jours et nous a même fait la chambre au prix initial de 400 bahts (13$) par jour pour tout le mois de janvier, même si elle nous avait promis une hausse à 500 bahts en décembre.
8 janvier
Un mot sur le personnel qui réunit à peu près tous les thaïs avec lesquels nous avons échangés quelques mots par-ci, par-là.
Koum, Tip et Di-An toujours prête à coller Maryse
Peul et Pat..
Les seuls autres avec qui nous avons des contacts sont les serveurs, 3 filles : Tip, Peul et Di-An et 2 gars : Mia et son ami de même que Pat, le préposé au BBQ le soir, le seul avec lequel on peut vraiment avoir une conversation en anglais. Les autres sont très gentilles et gentils mais il ne faut pas trop déborder des items du menu et encore, il faut parfois les pointer du doigt sur le menu.
Il faut dire que la langue thaïe n’a pas tous les sons que nous utilisons en anglais et vice-versa, l’anglais n’a pas tous les sons utilisés dans la langue thaïe et que les r leurs sont particulièrement difficiles à prononcer. Par exemple, quand une serveuse nous demande si on veut du riz vapeur, ‘steam rice’ en anglais, elle dit ‘slim lice?’.