samedi 21 avril 2012

Fin du voyage - Arequipa

En route vers Arequipa - vendredi le 13 avril 2012

Nous prenons un bus cama ( presque un lit) avec la compagnie ExcluCiva et nous dirigeons confortablement vers Aréquipa. Nous avons chacun notre écran, le choix de 5-6 films et de la musique d’un peu tous les genres. Le souper végétarien est passable et le petit dej ordinaire.

Un taxi nous amène à l’hostal Semana Wasi que nous avions réservé. C’est une vieille maison en pierre volcanique. Nous y avons une grande chambre avec lit king size, salle de bain privée et de grandes fenêtres sur le jardin intérieur. Nous déjeunons sur le toit avec la vue sur les volcans Chachani et Misti.

Il fait frais (19C), pour nous ce n’est pas si froid le jour mais on rencontre plein de gens en botte et blouson d’hiver, tuques et mitaines. Le soir c’est nettement plus froid (10C). Nous nous promenons dans cette ville que nous aimons bien.

Samedi le 14 avril

Nous avons pris la décision de ne pas nous taper la descente à Santiago. Nous nous gâtons et nous offrons le retour en avion.  Nos souvenirs des autobus du Chili ne sont pas assez agréables et c’est une très longue trotte. Nous prendrons donc un vol Arequipa - Santiago jeudi le 19. Notre vol de retour est le 22 donc nous serons à Québec le 23 avril.

Nous avons visité aujourd’hui un musé de la transformation de l’alpaca (Mundo Alpaca).On pouvait y voir toutes les machines utilisées autrefois pour nettoyer et préparer les fibres pour en arriver à des bobines de fils très fins. Il y avait aussi un espace avec des dames qui tissaient de belles pièces avec des dessins complexes et on pouvait y comprendre les procédés de triage à la main et nettoyage des fibres de l'alpaca et leur coloration avec des produits naturels. Dans une autre salle on voyait les étapes du nettoyage de la fibre du  Vicuña, le plus petit membre des camélidés, donnant la plus fine laine du monde. On comprend mieux le prix des différents produits fabriqués avec ces laines. Un petit espace naturel abrite quelques lamas et des alpacas.

Nous avons déjeuné avec Lorraine, une femme qui met à jour un guide de voyage, viva travel guide. Ce fut intéressant de l’entendre. Elle essaie dans chaque endroit, surtout dans les grandes villes, de trouver des attractions gratuites ou des activités à faire.Elle dit que leur guide tient bien compte des gens à petit budget.

Nous marchons la ville et tentons de trouver des endroits gratuits que Lorraine nous a conseillés. Nous visitons un énorme marché local dans un secteur où on peut trouver de tout: vêtements, pneus, nourriture, électronique, outils, matelas, pièces de toutes sortes. Nous allons ensuite voir un centre donnant des explications sur les volcans, particulièrement ceux de la région d'Aréquipa. C'est intéressant et les maquettes nous aident à mieux comprendre le phénomène.




Santiago-21 avril 2012

Nous retrouvons le centre d'art et son quartier historique. Il nous faut admettre que c'est en payant un peu plus cher qu'on peut goûter et apprécier la cuisine Chilienne. Nous recélébrons l'anniversaire d'André avec un cebiche de saumon et un saumon grillé accompagné d'une bouteille de vin chilien délicieux.  Nous découvrons le marché artisanal à moins d'un kilomètre de chez nous.


mardi 17 avril 2012

10 avril 2012 - Mancora Chico

Las Pocitas est le nom ‘officiel’ de la plage où nous sommes, quoique la pancarte qui en indique le chemin sur la route annonce ‘Mancora Chico’. En fait, c’est la continuation de la plage de Mancora et il ne semble pas y avoir de fin visible à celle-ci. Quand on regarde la carte, on y trouve une autre plage à Los Organos à une dizaine de kilomètres plus au sud et encore plus au sud, dans le coude que fait le littoral, on annonce Cabo Blanco où Hemingway a écrit son chef-d’œuvre ‘Le vieil homme et la mer’.


 

On passe la journée soit sur le balcon, dans le hamac pour Maryse, soit dans la chambre qui donne sur le balcon et d’où on voit le quai (on est à côté d’un petit hôtel qui s’appelle ‘La casa del muelle’ (la Maison du Quai). Deux étages plus bas, c’est la cuisine qui donne aussi sur la mer et un étage encore plus bas, nous sommes sur la plage. On a fait trois kilomètres sans voir le bout de la plage ni le bout des hôtels qui se suivent et ne se ressemblent pas. Par contre elles n’ont pas plus de quatre étages et sont assez bien garnis de palmiers et autres arbres pélagiques. Quand on passe devant, on dirait qu’elles sont vides ou presque sauf la fin de semaine et pourtant ils se disent encore en pleine saison bien que les enfants soient retournés en classe cette semaine à la mi-mars. Au total, si on rencontre 20 personnes pendant notre marche, on se dit que c’est dimanche.

On sort le midi (façon de parler puisqu’on est toujours dehors et qu’il ne pleut JAMAIS le jour) pour aller manger à Mancora à un kilomètre. On sort aussi le matin et/ou au coucher de soleil pour aller marcher sur la plage. Le reste du temps, on lit et on essaie de planifier nos douze jours de retour du 10 au 22 avril.   

Nous avons le plaisir d’observer les frégates dans leurs vols vertigineux et les pélicans bruns à la pêche. Les frégates dites ‘frégates superbes’ ne peuvent se poser sur l’eau car elles n’ont pas les pattes palmées ni de plumage imperméable. Elles se nourrissent en surveillant des airs les poissons et en les attrapant lorsqu’ils sautent hors de l’eau pour se sauver de leurs prédateurs.

Il est aussi fascinant de les voir en vol. Selon des chercheurs elles montent à 2500 mètres en utilisant les courants thermiques. On a l’impression qu’elles s’amusent pendant des heures mais parfois la descente est si soudaine qu’on a peur qu’elles ne se rompent les os. Pour avoir plus d’informations, voici un lien :http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/actualite-as/wl/1248100239785/un-oiseau-marinqui-ne-se-pose-jamais-sur-l-eau-comment-est-ce-possible/

On voit difficilement la frégate attraper un poisson. Les pélicans bruns sont plus faciles à observer à la pêche. Ils se laissent planer et soudainement virent de bord et plongent pour attraper le poisson aperçus du haut des airs. C’est spectaculaire! S’ils l’attrapent, ils restent un petit moment à la surface puis repartent pour replonger un peu plus tard, sinon c’est instantanément que leur vol reprend.

Il existe évidemment des charognards pour le ménage de la plage. Ils ne sont pas peureux et attendent la dernière minute pour s’éloigner de leur proie. Ils ne s’envolent même pas mais s’éloignent d’une démarche de petit vieux rhumatisant en branlant du chef.

Sur pratiquement toutes les plages visitées dans nos voyages nous pouvions observer des dessins sur le sable, à marée basse, et nous n’arrivions pas à deviner qui  pouvait bien en être l’auteur. Nous avons enfin découvert l’artiste, une jolie chenille colorée!  

Un midi, en allant à Mancora, nous avons vu un chien, seul, qui jappait au pied d’une falaise. Tout à coup, il s’est mis à courir vers la falaise et on a alors aperçu ce qui l’intéressait : c’était un gros iguane qui s’enfuyait en grimpant la falaise Le chien a réussi à grimper un bout lui aussi mais, à un moment donné, l’iguane lui a envoyé un  coup de sa longue queue et  ça devait être assez douloureux car le chien a filé comme une flèche sans japper. L’iguane a continué son chemin tranquillement. Nous n’avions évidemment pas la caméra pour saisir ce joli moment.

Côté bouffe, nous avons bien profité de notre séjour. Nous avons eu le plaisir de trouver des fruits et légumes frais à un marché du village. Nous avons donc dégusté des mangues tous les jours et de petites bananes délicieuses et des pommes croquantes!!! Pour le souper nous avions d’excellentes tomates et des concombres énormes accompagnés de thon ou de sardines. Le midi, c’était souvent une entrée de ceviche et du poisson frais grillé. On ne s’en fatigue pas! On peu lire en espagnol sur des chandails : `Comme les caraïbes mais avec le ceviche’. Je crois qu’à peu près trous les restaurants en servent.

Pour changer et avec le prétexte de l’anniversaire d’André, nous avons essayé un restaurant italien sur la plage. Ce fut un agréable après-midi mais la bouffe ne valait pas le prix demandé, un peu fade de présentation de goût. La même bière que nous payons 3.30 soles pour une 610 ml dans nos petits restos se vendait 10 soles pour une petite! Et le reste était à l’avenant. Nous avons quand même passé un moment très agréable.

Nous préparons donc notre retour et, après examen de la situation, nous nous apercevons qu’il ne faudra pas ‘niaiser’ pour faire les quelques 4800 km qui nous séparent de Santiago. Nous espérons pouvoir modifier notre vol de retour et changer le biller pour Lima- Toronto.  Nous attendons la réponse. Si nous y arrivons, nous pourrons envisager voir Cuzco au moins. Sinon, beaucoup de longues heures d’autobus nous attendent.

Nous prenons l’autobus ce soir pour Lima.


11 avril 2012 - Lima


Nous profitons de notre courte visite pour nous occuper de notre corps: pour les deux 50 soles soit 20$ pour une pédicure dans les règles de l’art,  à 25 soles pour nos coupes de cheveux  plus ou moins réussies (la première en 6 mois pour Maryse), 50 soles pour facial (Maryse), 4 soles pour le cirage des sandales (André).

Nous rencontrons Xavière et Saskia sur la rue. Nous aurons une heure de jasette, c’est court mais comme elle nous donne que des bonnes nouvelles, nous sommes très heureux d’apprendre que les deux ont du travail et qu’ils aiment ce qu’ils font. Nous n’aurons pas l’occasion de voir Mijail malheureusement.





jeudi 12 avril 2012

Nous avions difficilement accès à internet, avec retard voici la suite de notre séjour: 

10 mars 2012

On pensait passer par les montagnes dès la semaine prochaine pour faire un périple de 3 semaines à Chachapoyas et Kuélap, lieu d'une énorme forteresse Chachapoyas (aussi grosse que Machu Picchou) et ensuite Cuzco puis le lac Titicaca puis traverser la Bolivie et joindre Salta, au nord de l'Argentine, pour une semaine et une autre semaine à Cordoba et idem à Mendoza avant de traverser les Andes vers Santiago. 

Mais tout est littéralement tombé à l'eau pour la partie Pérou vu que les pluies sont constantes dans les montagnes jusqu'à la fin avril et en réévaluant notre situation financière, on s'est rendu compte que c'était risqué de ce côté-là aussi. Ce qui est drôle, c’est comment on en est arrivé là… 

Avant-hier, on est allé à Mancora pour retirer du fric et pour commencer à faire des réservations pour notre périple qui n'avait donc pas encore été mis au rancart, En passant devant un petit resto, Monica, une dame assez âgée de Toronto qui y buvait un jus tranquillement, nous a interpellés puis convaincus d'y arrêter pour luncher. En jasant, elle nous dit qu’elle revient tout juste d’un  beau petit village de pêcheur de l’Équateur, où elle louait un bungalow pour 135$ par mois, sur la plage, tout compris sauf la nourriture. Maryse s’installe aussitôt à l’ordinateur et fait des recherches sur les transports à prendre pour se rendre à cet endroit. Il s’avère que ce n’est pas évident, avec des autobus qui s’y rendent parfois mais pas toujours. Comme on a eu une mauvaise expérience de traversée de frontière avec l’Équateur, on hésite à refaire l’expérience. Cette frontière est reconnue comme la pire en Amérique du Sud.  On est un peu déçu mais Monica connaît bien Natalia, la proprio du resto, et lui demande pour nous si elle connaît des endroits qui louent des chambres avec accès à la cuisine. Elle en déniche un mais beaucoup trop cher. Puis, tout à coup, Natalia nous dit qu’elle habite au deuxième étage d’un bungalow à trois étages qui a une cuisine au premier étage et deux chambres avec salle de bain au troisième. Une de ces chambres est disponible et elle obtient un prix de S/70 soit 27$. Rendez-vous est pris avec Carmen, la proprio de ce bungalow, pour le lendemain.

Le lendemain, on est épaté : la chambre avec lit queen, salle de bain, TV à écran plat, moustiquaires, ventilateur, balcon et vue directe sur la flotte de pêche multicolore  de Mancora et accès direct par l’escalier arrière à ce coin de la plage qu’on n’avait pas vu et qui est juste avant l’entrée de Mancora. On pourra dormir la fenêtre ouverte avec uniquement le bruit des vagues. Mancora étant la ville où on trouve à peu près de tout et où il y a plusieurs restos qu’on peut fréquenter le midi lorsque les prix sont de 3 à 4$ par personne pour le menu du jour, c’est la combinaison qu’on cherchait depuis le début de nos voyages.  C’est à ce moment-là qu’on a coupé les visites des montagnes et qu’on a réservé pour un mois à partir du 9 mars jusqu’au lundi de Pâques, évitant ainsi le rush de Pâques. Il nous restera alors 12 jours avant de prendre l’avion de retour.   

Au départ, nous n’aimions pas du tout cette ville polluée et bruyante. Ce qui nous la rend plus acceptable c’est le fait de vivre un peu en retrait, à 10 minutes par la plage vers le sud.  Nous pourrons faire nos déjeuners et soupers car il y a des fruiteries et épiceries. Nous serons à côté des pêcheurs pour le poisson. Nous n’aurons plus besoin de voyager pour trouver des comptoirs bancaires. Le tout rendra plus acceptable nos sorties en ville.