10 avril 2012 - Mancora Chico
Las Pocitas est le nom ‘officiel’ de la plage où nous sommes, quoique la pancarte qui en indique le chemin sur la route annonce ‘Mancora Chico’. En fait, c’est la continuation de la plage de Mancora et il ne semble pas y avoir de fin visible à celle-ci. Quand on regarde la carte, on y trouve une autre plage à Los Organos à une dizaine de kilomètres plus au sud et encore plus au sud, dans le coude que fait le littoral, on annonce Cabo Blanco où Hemingway a écrit son chef-d’œuvre ‘Le vieil homme et la mer’.
On passe la journée soit sur le balcon, dans le hamac pour Maryse, soit dans la chambre qui donne sur le balcon et d’où on voit le quai (on est à côté d’un petit hôtel qui s’appelle ‘La casa del muelle’ (la Maison du Quai). Deux étages plus bas, c’est la cuisine qui donne aussi sur la mer et un étage encore plus bas, nous sommes sur la plage. On a fait trois kilomètres sans voir le bout de la plage ni le bout des hôtels qui se suivent et ne se ressemblent pas. Par contre elles n’ont pas plus de quatre étages et sont assez bien garnis de palmiers et autres arbres pélagiques. Quand on passe devant, on dirait qu’elles sont vides ou presque sauf la fin de semaine et pourtant ils se disent encore en pleine saison bien que les enfants soient retournés en classe cette semaine à la mi-mars. Au total, si on rencontre 20 personnes pendant notre marche, on se dit que c’est dimanche.
On sort le midi (façon de parler puisqu’on est toujours dehors et qu’il ne pleut JAMAIS le jour) pour aller manger à Mancora à un kilomètre. On sort aussi le matin et/ou au coucher de soleil pour aller marcher sur la plage. Le reste du temps, on lit et on essaie de planifier nos douze jours de retour du 10 au 22 avril.
Nous avons le plaisir d’observer les frégates dans leurs vols vertigineux et les pélicans bruns à la pêche. Les frégates dites ‘frégates superbes’ ne peuvent se poser sur l’eau car elles n’ont pas les pattes palmées ni de plumage imperméable. Elles se nourrissent en surveillant des airs les poissons et en les attrapant lorsqu’ils sautent hors de l’eau pour se sauver de leurs prédateurs.
Il est aussi fascinant de les voir en vol. Selon des chercheurs elles montent à 2500 mètres en utilisant les courants thermiques. On a l’impression qu’elles s’amusent pendant des heures mais parfois la descente est si soudaine qu’on a peur qu’elles ne se rompent les os. Pour avoir plus d’informations, voici un lien :http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/actualite-as/wl/1248100239785/un-oiseau-marinqui-ne-se-pose-jamais-sur-l-eau-comment-est-ce-possible/
On voit difficilement la frégate attraper un poisson. Les pélicans bruns sont plus faciles à observer à la pêche. Ils se laissent planer et soudainement virent de bord et plongent pour attraper le poisson aperçus du haut des airs. C’est spectaculaire! S’ils l’attrapent, ils restent un petit moment à la surface puis repartent pour replonger un peu plus tard, sinon c’est instantanément que leur vol reprend.
Il existe évidemment des charognards pour le ménage de la plage. Ils ne sont pas peureux et attendent la dernière minute pour s’éloigner de leur proie. Ils ne s’envolent même pas mais s’éloignent d’une démarche de petit vieux rhumatisant en branlant du chef.
Sur pratiquement toutes les plages visitées dans nos voyages nous pouvions observer des dessins sur le sable, à marée basse, et nous n’arrivions pas à deviner qui pouvait bien en être l’auteur. Nous avons enfin découvert l’artiste, une jolie chenille colorée!
Un midi, en allant à Mancora, nous avons vu un chien, seul, qui jappait au pied d’une falaise. Tout à coup, il s’est mis à courir vers la falaise et on a alors aperçu ce qui l’intéressait : c’était un gros iguane qui s’enfuyait en grimpant la falaise Le chien a réussi à grimper un bout lui aussi mais, à un moment donné, l’iguane lui a envoyé un coup de sa longue queue et ça devait être assez douloureux car le chien a filé comme une flèche sans japper. L’iguane a continué son chemin tranquillement. Nous n’avions évidemment pas la caméra pour saisir ce joli moment.
Côté bouffe, nous avons bien profité de notre séjour. Nous avons eu le plaisir de trouver des fruits et légumes frais à un marché du village. Nous avons donc dégusté des mangues tous les jours et de petites bananes délicieuses et des pommes croquantes!!! Pour le souper nous avions d’excellentes tomates et des concombres énormes accompagnés de thon ou de sardines. Le midi, c’était souvent une entrée de ceviche et du poisson frais grillé. On ne s’en fatigue pas! On peu lire en espagnol sur des chandails : `Comme les caraïbes mais avec le ceviche’. Je crois qu’à peu près trous les restaurants en servent.
Pour changer et avec le prétexte de l’anniversaire d’André, nous avons essayé un restaurant italien sur la plage. Ce fut un agréable après-midi mais la bouffe ne valait pas le prix demandé, un peu fade de présentation de goût. La même bière que nous payons 3.30 soles pour une 610 ml dans nos petits restos se vendait 10 soles pour une petite! Et le reste était à l’avenant. Nous avons quand même passé un moment très agréable.
Nous préparons donc notre retour et, après examen de la situation, nous nous apercevons qu’il ne faudra pas ‘niaiser’ pour faire les quelques 4800 km qui nous séparent de Santiago. Nous espérons pouvoir modifier notre vol de retour et changer le biller pour Lima- Toronto. Nous attendons la réponse. Si nous y arrivons, nous pourrons envisager voir Cuzco au moins. Sinon, beaucoup de longues heures d’autobus nous attendent.
Nous prenons l’autobus ce soir pour Lima.
11 avril 2012 - Lima
Nous profitons de notre courte visite pour nous occuper de notre corps: pour les deux 50 soles soit 20$ pour une pédicure dans les règles de l’art, à 25 soles pour nos coupes de cheveux plus ou moins réussies (la première en 6 mois pour Maryse), 50 soles pour facial (Maryse), 4 soles pour le cirage des sandales (André).
Nous rencontrons Xavière et Saskia sur la rue. Nous aurons une heure de jasette, c’est court mais comme elle nous donne que des bonnes nouvelles, nous sommes très heureux d’apprendre que les deux ont du travail et qu’ils aiment ce qu’ils font. Nous n’aurons pas l’occasion de voir Mijail malheureusement.
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