vendredi 27 juin 2008
Fortaleza, premières impressions
Déjá 10 jours à Fortaleza et on est toujours là. La période la plus difficile est passée sauf pour la langue. On peut comprendre des mots mais une phrase complète ça nous échappe. On réussit quand même à se faire comprendre au magasin, dans l'autobus et en taxi mais pour la conversation c'est autre chose. Pour le budget, il faudra manger maigre si on veut vivre avec 1000$ par mois. En fait, on planifiait 1500$ mais on veut en garder 500$ pour les déplacements. Le premier loyer mensuel est de 450R ce qui fait á peu près 300$. Ça inclut l'accés á un ordi et le WEB, mais pas l'eau et l'énergie. On prévoit un 50R pour la chose. Reste moins de 700$ (1000R) pour la bouffe et les déplacements dans la ville: le bus á 1,60R le passage et le taxi à 11R quand on revient le soir (sécurité oblige ou presque).
Fortaleza n'est pas une très jolie ville, sauf là où il y a des baraques ou des magasins: les maisons se trouvent derriére des murs de béton de 7-8 pieds. Pour nous, ce n'est pas une façon de vivre. Par contre, il y a cette très agréable promenade le long de la mer sur près de 8 kilomètres où beaucoup de monde se retrouve tous les soirs entre 6 et 10 ou 11 heures. On aime bien!. C'est à dix minutes en autobus. À 10 minutes en autobus aussi mais dans la direction oppposée, il y a LA plage de Praia do Futuro (on peut la voir avec Google earth). Merveilleuse!! Au moins 5 kilomètres de long et très large, on peut y passer une journée écrasés sous une paillotte en se faisant servir de la bière (très bonne Antartica que Maryse, qui n'a jamais été une buveuse de bière, a adoptée) ou de la bouffe et... en se faisant achaler par toute sorte de vendeurs. On peut aussi marcher dans les vagues fortes, ce qui constitue un excellent entraînement. Après les Îles-de-la- Madeleine, c'est la plus belle plage que j'aie vue...et c'est le même océan mais pas mal plus chaud. Ici il fait 30 le jour et 26 le soir et on n'a vu que 3 gouttes de pluie un soir de pleine lune au party de la moisson. Pas de quoi se mouiller. C'est quand même un peu trop chaud à notre goút. Sur le web, ils disent que le taux d´humidité est de 55%, mais, nous qui, à Québec, prenions de la glucosamine à tous les jours pour notre arthrite, ici, sans pilule, on ne sent pas de mal. Mais peut-être étions-nous en overdose quand nous sommes partis?! À suivre....
Les brésiliens sont vraiment affables. Ils font tout pour essayer de nous comprendre même quand on leur parle par signes, parce que notre vocabulaire est très restreint. Par exemple, hier soir, on va au mercado (épicerie en québécois) et on décide d'acheter une bouteille de vin (Argentin, en passant) mais on ne croit pas avoir de tire-bouchon à la maison alors on demande à la préposée aux vins, en faisant le signe du tire-bouchon, (on ne sait pas trop pourquoi il y a une préposé parce que personne n'achète de vin!) de nous dire où se trouvent les tire-bouchons; elle part, je la suis mais elle s'en va vers le comptoir des aliments préparés. Je la rejoins en lui faisant signe que je ne veux pas la faire ouvrir mais l'acheter (finalement le verbe acheter "comprar" en brésilien m'est revenu) et elle repart en faisant signe de l'attendre. Cinq minutes plus tard elle revient nous dire qu'ils n'en ont pas. On retourne á la maison et je décapuchonne la bouteille: m... c'est un de ces nouveaux bouchons en plastique! Je retourne à l'épicerie et vais directement au comptoir des aliments préparés et je demande à la préposée de l'ouvrir. Elle a effectivement un tire-bouchon mais elle me demande quelque chose que je ne comprends pas et, voyant cela, elle part avec la bouteille et le tire-bouchon (maintenant je comprends qu'elle n'est pas capable de l'ouvrir alors elle est allée demander au préposé à la boucherie). Heureusement je la suis et j'arrive au moment où le préposé a donné un premier tour dans le bouchon et il tire!! Je lui fais signe de reprendre et de tourner davantage après quoi il tire de nouveau! Je lui fais signe de me passer le tout et je lui montre comment faire en utilisant es deux appuis du tire-bouchon.'Tout le monde est content et merci et obrigado!
Au demeurant, après une seule semaine, mais peut-être notre avis changera-t-il dans les 3 prochaines semaines que nous y passerons, Fortaleza n'est pas l'endroit rêvé pour nous. On commence déjà à planifier une petite excursion plus au sud, vers Morro Branco ou Conto Verde ou encore Canoa Quebrada qui ne sont que 3 des innombrables villes ou villages avec plages qui sont à moins de 160 km de Fortaleza. La campagne plutôt que la ville, quoi!
lundi 23 juin 2008
Le transport et les premiers jours
Le 15 juin, toute la famille nous accompagne à la gare de Ste-Foy et malgré bien des émotions, nous sommes heureux de partir et très fiers de n'avoir pour tout bagage qu'une petite valise et un sac à dos, le tout pouvant être mis dans la cabine de l'avion sans problème. Un sac à main pour les papiers, livres et quelques gâteries complètent le tout. Les dernières semaines ont demandé beaucoup d'énergie et nous sommes passablement fatigués.
Nous soupons avec Mme Belzile et Louise, la soeur d'André. Mme Belzile insiste pour nous accompagner à l'aéroport malgré ses 95 ans. Le vol part avec 1 heure de retard de Montréal. Tout se passe bien aux douanes de Newark mais le vol part avec 2 heures de retard. Nous arrivons à São Paolo à 10 heures et notre avion est à 10h50 donc impossible de passer les douanes et de trouver le comptoir pour nous enregistrer dans ce délai même si on nous fait passer devant tout le monde après nous avoir demandé notre âge. Nous passons donc sans présentation de passeport ni fouille. Il y a des avantages à prendre de l'âge!
Nous réussissons à avoir un vol pour 16 heures, ce qui n'est pas si mal. Nous arrivons donc à Fortaleza à 21 heures le 16 juin. Nous avions prévenu l'hotel de notre retard et on devait venir nous chercher. À l'arrivée, personne ne nous attendait. Le gars de service à l'hotel (pousada) qui se débrouille un peu en anglais nous dit de prendre un taxi et qu'on sera remboursé. La pousada est située nous semble-t-il, sur une rue très passante. Fatigués, nous prenons une douche et décidons de dormir sans sortir. De notre chambre nous n'entendons pas la rue. L'air climatisé la rend confortable.
La pousada est très propre. Le petit dej (petits pains froids, tranches de jambon, de fromage et une assiette de melon d'eau, melon miel, papaye en tranches) sera le même les trois matins. Le premier matin, on manque de café après la première tasse... C'est loin des petits dej servis par le frère de Maryse dans son hôtel de la Malbaie. Nous pouvons donner des nouvelles à la famille tout de suite puisqu'il y a internet sur place.
La première journée nous permet de découvrir la plage et les envrirons. Malheureusement l'eau est polluée et impropre à la baignade. Il fait 29 et humide mais avec le vent on est confortable. On déguste un super bon plat de crevettes et riz.
Une super belle promenade longe la plage. Elle est aussi large que la rue et bien éclairée. Le soir tout le monde s'y promène, fait son jogging, sa marche rapide ou en profite pour promener les bébés. Les amoureux s'installent sur des bancs pour se beccoter. Les couples de femmes et d'hommes marchent la main dans la main.
Chaque soir, de 17 heures à 22 heures, les marchands s'installent pour un énorme marché aux puces sur une partie de la promenade. Les artistes s'installent un peu plus loin pour offrir leurs oeuvres. Des marchands ambulants offrent le pop corn, les cashews, la crème glacée, l'eau, la noix de coco, les sucreries, gâteaux etc. De vieilles dames font de la dentelle avec plusieurs quenouilles qu'elles entremèlent à une vitesse folle. Le lendemain matin, il ne reste aucune trace de ce marché!
Sur la promenade, on trouve aussi des terrains pour les amateurs de ballon volant, des endroits pour faire de la musculation, pour faire de la planche à roulettes. Tout pour profiter de la vie tout en étant à l'extérieur. On peut y voir aussi le même type de petits restos de plage appelés "baracas" et des restaurants plus luxueux. Tout au bout on y trouve le marché de poisson où on peut acheter son poisson, crevettes, langoustes et autres qu'on peut faire cuire sur place et qui nous est servi avec des accompagnements pour 4 Réals soit 2.40$. On a eu 1 kilo de crevettes crues à 9 R soit 5.40$. Pas trop cher pour un souper au bord de la mer, les pieds dans le sable et tout simplement sur une table et des chaises en plastic! Le seul inconvénient est le défilé de quêteux et vendeurs ambulants.
Nous apprivoisons donc les environs et tentons de nous trouver un logement pour la suite. Jacques, le frère de Maryse nous avait trouvé une annonce internet pour une maison de chambre à 200 Reals par mois du côté de Praia do Futuro, une plage plus belle selon lui. Nous appelons et le proprio vient nous chercher avec sa fille Marina (elle parle un peu anglais) pour visiter.
La maison qu'il nomme Consulado, est jolie, propre et, pour chaque chambre, il y a une chambre de bain privée et barrée. Elle est meublée d'un lit simple, d'un bureau, une tv, un ventilateur de plafond et un grand garde-robe. Il dit qu'il va nous ajouter un lit simple. Il fournit les draps, la vaisselle, les ustensiles pour faire la cuisine. Un frigo et cuisinière au gaz dans la cuisine, un lave-linge font partie de l'équipement offert. Un poste internet est installé dans la salle à manger commune. Deux fauteuils et une tv dans un salon commun. Une terrasse à l'extérieur permet de cuisiner sur un BBQ et des cordes à linge longent la maison. La maison est bordée d'arbres en fleurs, je ne les reconnais pas...sauf l'hibiscus. Le tout est entouré de murs de ciment avec des pics dans le haut pour empêcher les intrusions. Finalement, nous avions mal lu l'annonce et c'était 200 par personne pour au moins 3 mois. Maintenant on parlait de 250 par personne. Nous demandons à réfléchir. Il veut nous ramener mais nous demandons à passer du temps sur la plage Praia do Futuro. Il nous y amène et viendra nous chercher plus tard.
Wow! Le sable blanc et fin, les rouleaux de vagues, le ciel bleu, le bon petit vent, c'est un petit coin de paradis! Le seul hic! c'est que nous sommes immédiatement reconnus comme gringos et la parade des marchands ne s'arrête presque pas. On devrait s'y habituer... Paolo, le proprio de la maison nous ramène à la pousada et attendra notre appel le lendemain. En bon vendeur, il nous assure qu'il sera disponible pour nous aider et que sa fille pourra répondre à nos questions même si nous ne prenons pas la chambre.
La nuit portant conseil nous décidons de dormir et de décider le lendemain. Nous cherchons encore des apartements. Nous réalisons que nous avons beaucoup de chemin à faire avant d'être à l'aise en portugais. Nous décidons de la prendre puisque nous aurons là l'occasion de connaître plus rapidement des gens en toute sécurité. Nous la négocions à 450 reals et sans contrainte de rester 3 mois, nous pourrons partir dans 1 mois si nous le voulons.
Et voilà, la suite un peu plus tard...
Nous soupons avec Mme Belzile et Louise, la soeur d'André. Mme Belzile insiste pour nous accompagner à l'aéroport malgré ses 95 ans. Le vol part avec 1 heure de retard de Montréal. Tout se passe bien aux douanes de Newark mais le vol part avec 2 heures de retard. Nous arrivons à São Paolo à 10 heures et notre avion est à 10h50 donc impossible de passer les douanes et de trouver le comptoir pour nous enregistrer dans ce délai même si on nous fait passer devant tout le monde après nous avoir demandé notre âge. Nous passons donc sans présentation de passeport ni fouille. Il y a des avantages à prendre de l'âge!
Nous réussissons à avoir un vol pour 16 heures, ce qui n'est pas si mal. Nous arrivons donc à Fortaleza à 21 heures le 16 juin. Nous avions prévenu l'hotel de notre retard et on devait venir nous chercher. À l'arrivée, personne ne nous attendait. Le gars de service à l'hotel (pousada) qui se débrouille un peu en anglais nous dit de prendre un taxi et qu'on sera remboursé. La pousada est située nous semble-t-il, sur une rue très passante. Fatigués, nous prenons une douche et décidons de dormir sans sortir. De notre chambre nous n'entendons pas la rue. L'air climatisé la rend confortable.
La pousada est très propre. Le petit dej (petits pains froids, tranches de jambon, de fromage et une assiette de melon d'eau, melon miel, papaye en tranches) sera le même les trois matins. Le premier matin, on manque de café après la première tasse... C'est loin des petits dej servis par le frère de Maryse dans son hôtel de la Malbaie. Nous pouvons donner des nouvelles à la famille tout de suite puisqu'il y a internet sur place.
La première journée nous permet de découvrir la plage et les envrirons. Malheureusement l'eau est polluée et impropre à la baignade. Il fait 29 et humide mais avec le vent on est confortable. On déguste un super bon plat de crevettes et riz.
Une super belle promenade longe la plage. Elle est aussi large que la rue et bien éclairée. Le soir tout le monde s'y promène, fait son jogging, sa marche rapide ou en profite pour promener les bébés. Les amoureux s'installent sur des bancs pour se beccoter. Les couples de femmes et d'hommes marchent la main dans la main.
Chaque soir, de 17 heures à 22 heures, les marchands s'installent pour un énorme marché aux puces sur une partie de la promenade. Les artistes s'installent un peu plus loin pour offrir leurs oeuvres. Des marchands ambulants offrent le pop corn, les cashews, la crème glacée, l'eau, la noix de coco, les sucreries, gâteaux etc. De vieilles dames font de la dentelle avec plusieurs quenouilles qu'elles entremèlent à une vitesse folle. Le lendemain matin, il ne reste aucune trace de ce marché!
Sur la promenade, on trouve aussi des terrains pour les amateurs de ballon volant, des endroits pour faire de la musculation, pour faire de la planche à roulettes. Tout pour profiter de la vie tout en étant à l'extérieur. On peut y voir aussi le même type de petits restos de plage appelés "baracas" et des restaurants plus luxueux. Tout au bout on y trouve le marché de poisson où on peut acheter son poisson, crevettes, langoustes et autres qu'on peut faire cuire sur place et qui nous est servi avec des accompagnements pour 4 Réals soit 2.40$. On a eu 1 kilo de crevettes crues à 9 R soit 5.40$. Pas trop cher pour un souper au bord de la mer, les pieds dans le sable et tout simplement sur une table et des chaises en plastic! Le seul inconvénient est le défilé de quêteux et vendeurs ambulants.
Nous apprivoisons donc les environs et tentons de nous trouver un logement pour la suite. Jacques, le frère de Maryse nous avait trouvé une annonce internet pour une maison de chambre à 200 Reals par mois du côté de Praia do Futuro, une plage plus belle selon lui. Nous appelons et le proprio vient nous chercher avec sa fille Marina (elle parle un peu anglais) pour visiter.
La maison qu'il nomme Consulado, est jolie, propre et, pour chaque chambre, il y a une chambre de bain privée et barrée. Elle est meublée d'un lit simple, d'un bureau, une tv, un ventilateur de plafond et un grand garde-robe. Il dit qu'il va nous ajouter un lit simple. Il fournit les draps, la vaisselle, les ustensiles pour faire la cuisine. Un frigo et cuisinière au gaz dans la cuisine, un lave-linge font partie de l'équipement offert. Un poste internet est installé dans la salle à manger commune. Deux fauteuils et une tv dans un salon commun. Une terrasse à l'extérieur permet de cuisiner sur un BBQ et des cordes à linge longent la maison. La maison est bordée d'arbres en fleurs, je ne les reconnais pas...sauf l'hibiscus. Le tout est entouré de murs de ciment avec des pics dans le haut pour empêcher les intrusions. Finalement, nous avions mal lu l'annonce et c'était 200 par personne pour au moins 3 mois. Maintenant on parlait de 250 par personne. Nous demandons à réfléchir. Il veut nous ramener mais nous demandons à passer du temps sur la plage Praia do Futuro. Il nous y amène et viendra nous chercher plus tard.
Wow! Le sable blanc et fin, les rouleaux de vagues, le ciel bleu, le bon petit vent, c'est un petit coin de paradis! Le seul hic! c'est que nous sommes immédiatement reconnus comme gringos et la parade des marchands ne s'arrête presque pas. On devrait s'y habituer... Paolo, le proprio de la maison nous ramène à la pousada et attendra notre appel le lendemain. En bon vendeur, il nous assure qu'il sera disponible pour nous aider et que sa fille pourra répondre à nos questions même si nous ne prenons pas la chambre.
La nuit portant conseil nous décidons de dormir et de décider le lendemain. Nous cherchons encore des apartements. Nous réalisons que nous avons beaucoup de chemin à faire avant d'être à l'aise en portugais. Nous décidons de la prendre puisque nous aurons là l'occasion de connaître plus rapidement des gens en toute sécurité. Nous la négocions à 450 reals et sans contrainte de rester 3 mois, nous pourrons partir dans 1 mois si nous le voulons.
Et voilà, la suite un peu plus tard...
mercredi 18 juin 2008
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