mercredi 7 décembre 2011

Arequipa fin... en route vers Lima



Seth notre gentille prof
Mercredi le 30 novembre 2011


 Notre décision est prise, nous partons sur Lima. Nous avons fait notre dernier avant-midi de classe. Nous avons beaucoup appris et Seth est une prof agréable. Il nous reste à pratiquer beaucoup et à parler le plus possible. Au moins, nous arrivons à jaser un peu, à faire nos démarches en espagnol et, le plus important, à comprendre la majorité de ce qui nous est dit. L’école essaie de créer des liens entre les élèves et offre une collation avec un thé ou café à 11 heures après les deux premières heures de cours, célèbre les anniversaires du mois avec un gâteau et la chanson dans les langues des étudiants. La directrice, le gérant et les autres profs essaient de faire parler un peu tous les étudiants. Ils sont très attentifs aux besoins de chacun. La directrice de l’école a remis à Maryse un joli collier avec une attache faite avec un grain d’une plante sensée porter bonheur.
Nous avons rencontré une gentille hollandaise chez Amparo. Elle devait y loger 5 semaines mais dès le début il fut évident qu’elle et Amparo ne pourrait pas vraiment s’entendre, la chimie n’y était pas. Maryse a beaucoup discuté avec elle et l’a convaincue de demander une autre famille. Karen voyage pour la première fois seule depuis son divorce et elle ne veut décevoir personne. Hier elle a changé de famille et se dit très heureuse du changement. Il faut dire qu’Amparo n’avait pas de quoi satisfaire l’appétit de Karen et comme Amparo faisait souvent des pâtes, du riz, peu de légumes, peu de fruits, elle avait plus souvent faim qu’autre chose. Elle était habitué à avoir du fromage, du pain de blé ou intégral etc. Nous on s’achetait des carottes, des fruits, une barre de chocolat, des peanuts et un peu de vin et on pouvait accepter la situation. Certains plats cuisinés étaient bons mais ce n’était pas très fréquent. On n’est pas habitué à un régime où il n’y a pratiquement que des féculents et un peu d’eau sur la table pour accompagner les repas. Le repas principal était le midi et le soit c’était souvent un sandwich ou un œuf en omelette, ou un reste du midi, sans dessert et avec du pain sans beurre. Pour Karen, il y avait aussi la propreté qui était essentielle pour elle et de voir Amparo prendre les chats et ne pas se laver les mains après pour faire de la nourriture lui déplaisait. Si on ajoute à ça qu’elle devait partager sa chambre de bain avec le bébé gâté de la maison qui y passait 2 heures et le fait que 3 jours de suite elle a dû prendre sa douche à l’eau froide, on peut comprendre. Elle avait acceptée de faire du bénévolat et on lui a fait un horaire de 5 heures 3 fois semaines + 2 fins de semaines à 6 heures par jour. Le premier jour elle a nettoyé la cuisine hyper sales et laver le linge à la main de 16 enfants. Ça lui prenait en plus 1 heure pour y aller et une heure pour revenir. Maryse n’a pas eu longtemps à lui expliquer que ça n’avait aucun sens de faire ça en plus de ses 4 heures de cours d’espagnol. En accord avec Karen,  Maryse a expliqué la situation à Amparo qui a téléphoné à l’orphelinat et a annulé pour elle ces obligations en leur expliquant pourquoi. Ce fut un grand soulagement pour Karen.  C’est le début d’une amitié qui ne demande qu’à croître entre nous. Elle a eu une ferme pendant de nombreuses années et s’ennuie de ses animaux (des cochons) et comme on parlait de la ferme de Clément en Thaïlande, on lui a donné les coordonnés et le lien vers les photos que nous avions. Elle est bien décidée à aller y faire, l’an prochain, du « woofing », soit du travail volontaire sur une ferme biologique en échange du logement et de la nourriture.

Mercredi le 30 novembre 2011 en route vers Lima

Nous sommes dans l’autobus pour un bon 15 heures. Nous avons choisi de payer un peu plus cher pour avoir le confort. Les sièges s’inclinent à 140 degrés, sont confortables (pour Maryse un peu plus que pour André qui n’a pas l’espace nécessaire pour étendre les jambes et les avoir appuyées). On n’a pas à subir le son des films et musique le soir puisque chacun a ses écouteurs. On vient de nous servir un bon souper chaud, meilleur qu’en avion, ce qui n’est pas très difficile il faut bien l’admettre.

Nous avons beaucoup aimé notre séjour à Arequipa et la vue des splendides volcans va nous manquer. Nous n’avons pas eu le temps de visiter les différents sites de la ville mais nous nous proposons d’y revenir au retour et d’y passer une bonne semaine.

Nous pouvons dire que les péruviens sont gentils et souriants sauf quand ils sont au volant d’une voiture. Dans ce cas, on peut dire que le mot courtoisie ne fait pas partie du vocabulaire ou de la pensée de la majorité. Traverser une rue demande un certain courage et de la détermination.

Nous avions vu des mariages le soir et nous nous sommes informés des coutumes locales. Selon notre prof, il y a des mariages de jour et de soir. Généralement, les mariés passent sur les 7-8 ponts de la ville et font la tournée des parcs les plus connus, souvent suivi par des musiciens, ils dansent à la place d’armes et dans d’autres endroits.

Nous avons vu beaucoup de femmes transportant leur bébé sur leur dos dans des tissus très colorés. Maryse a toujours un peu peur que le bébé tombe par en-dessous!!! On voit ici et là des personnes plus âgées avec les costumes et le chapeau traditionnels. Les amoureux se promènent souvent le bras du garçon reposant sur les épaules de la fille, Maryse dit qu’elle ne pourrait pas endurer ça bien longtemps et qu’elle a l’impression que les filles marchent le dos courbé.

Lors d’une marche au centre ville, nous avons eu la surprise d’entendre du Beethoven et comme on cherchait à savoir d’où ça venait, de découvrir que c’était le camion de vidange qui se servait de ce moyen pour avertir les gens de venir leur porter les vidanges du jour. C’est spécial! Il y a différentes musiques selon les quartiers et selon Amparo, durant les fêtes on fait jour de la musique de circonstance. Il y a aussi une fois par semaine quelqu’un qui sonne à la porte pour recueillir les plastiques et le carton. Beaucoup d’hommes en moto avec une poussette devant crient dans un micro ce qu’ils achètent ou vendent en circulant dans les rues.

Nous verrons bientôt ce que Lima nous réserve. Nous espérons voir Mijail, notre ami péruvien que nous avions connu au Brésil et revu en France chez lui. Il est revenu au Pérou avec toute sa petite famille. Il doit déménager ce mois-ci donc nous ne voulons pas le déranger mais si c’est possible ce serait agréable de les revoir tous.

On exerce sa patience...

Nous sommes encore en bus depuis 22 heures.  Nous avons été arrêtés pendant 3 heures environ cette nuit par une manifestation des mineurs. Nous sommes encore à l’arrêt, après 4 ou 5 heures sans problème. Voilà deux heures que nous sommes bloqués. Des travailleurs des champs ont mis des pierres sur la route. On doit être au moins 1 km de voitures, camions, autobus bloqués des deux côtés de la route. Nous ne savons pas si c’est encore une manifestation des mineurs ou si c’est autre chose. Les gens de l’autobus ont enlevé les pierres de la route mais dès que nous sommes revenus dans l’autobus, des gens des champs sont venus les remettre pour ensuite retourner à leur travail.

Nous avons eu un petit déjeuner à 9 heures (pêches en conserve avec mini muffin et un croissant jambon fromage avec café. Il est midi mais je ne crois pas qu’un diner soit prévu puisque nous devions arriver à 9 heures 30 ce matin. Des hommes en bicyclette avec un équipement réfrigéré sont apparus le long de la file de camions, autos et autobus. Tout le monde s’est offert une crème glacée ou autre babioles du genre. Nous avions un reste de chips et de coke qui a fait notre bonheur. Nous verrons bien la suite. Les gens sont calmes et généralement de bonne humeur.

Finalement, nous arriverons à Lima à 22 heures, nous sommes partis à 17h30 la veille, si on compte que nous étions à la gare à 16h30, c’est un voyage qui nous auras pris presque 30 heures au lieu de 15. Nous sommes heureux que ce soit fini. Maryse craignait une autre manifestation à l’entrée de Lima.


Nous apprendrons que ces manifestations sont contre les plans des compagnies minières de vider et faire disparaître deux lacs pour les remplacer par un réservoir. Il y aurait de l'or sous ces lacs. Les gens refusent en disant qu'ils vont perdre leurs sources d'irrigation et les sources d'eau potable. Un groupe de manifestant a obtenu l'arrêt des travaux dans une autre région mais actuellement, le conflit dégénère un peu et la violence apparaît.

Lima Samedi le 3 décembre 2011

Nous laissons nos bagages à la réception de l’hôtel et allons souper dans un resto tout près. Après une bonne nuit dans des lits confortables et un bon petit déjeuner, nous sommes en forme et prêts à profiter de Lima.

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