samedi 12 novembre 2011

Voyage 2011 - Chili


Nous sommes sur la route à nouveau! Le projet n’est pas très précis mais ça ressemble à ceci : Passer quelques jours à Santiago, monter vers le nord du Chili pour voir la floraison du désert si elle est présente cette année et ensuite on verra si on traverse au Pérou ou si on va en Argentine; ensuite ce sera le Panama. Toutes les options sont ouvertes, on profite de la vie quoi, on ne va pas se casser la tête, on verra bien.

Après un vol sans histoire pour Toronto, nous avons atterri à la pluie battante. L'aéroport est d'un ennui total, gris et terne comme ce n'est pas possible,  sans même l'ombre d'un charriot pour promener nos bagages et un gros kilomètre à parcourir pour nous rendre aux vols internationaux. Pire que l’aéroport de Gaulle quoi! 
Le vol vers Santiago était relativement confortable, la bouffe correcte pour Air Canada et un choix de films assez varié pour contenter tout le monde. On devait être ceux qui avaient le moins de bagage, en tout cas les moins pesants... Arrivée à Santiago sous le soleil et une température idéale autour de 20 C avec un petit peu de neige sur le sommet des Andes. On doit payer une taxe de réciprocité de 132 USD par personne; on n'avait que des 20 USD mais le gars a été gentil; il nous a remis 16$. Cette taxe compense pour les frais demandés aux chiliens pour venir au Canada; on pense qu’il faut payer aussi en Argentine et dans d’autres pays d’Amérique du Sud.

On a pris une petite navette avec un couple anglophone et un jeune de 3-4 ans qui s'en allaient au sud faire du WOOFing pour un mois... Petit choc en arrivant à l'hôtel qui ne semble pas un hôtel de l’extérieur, notre gentil chauffeur s’assure qu’on y sera bien logé. Le bâtiment est en rénovation avec tous les bruits de construction que ca suppose. Nous nous assurons des heures de travail et malgré une chambre au look qui 'fait dur' et au décor minimaliste (aucune chaise, 2 lits et des bureaux plus ou moins propres) nous acceptons d’y passer la nuit et négocions que nous pourrons repartir sans frais, malgré la réservation, si nous n’y passons pas une bonne nuit. On se dit qu'on verra bien.

On y a finalement passé 4 nuits; il faut dire que les travaux s’effectue de 8h30 à 18h. Maryse utilise pour la première fois un masque et des bouchons pour dormir et elle en découvre tout le charme.  C'est le temps du pollen ici et Maryse, pourtant peu sensible habituellement, est tombée dedans. Elle éternue et mouche toute la journée. Ce matin, gorge très sèche et douloureuse donc peut-être que ce n’était pas le pollen mais un bon vieux rhume d’avion!  Elle se soigne et ça ne l’empêchera pas de marcher!

Le jour de l’arrivée, on s'est tapé une marche de 6-7 heures. Le chauffeur de taxi nous avait montré le Cerro Santa Lucia et on s’y est rendu sans problème. C’est un joli parc, une colline boisée et très agréable à marcher. Nous avons découvert une terrasse au retour et y avons pris un pichet de bière locale et mangé. Pour le moment, nous trouvons surtout des places où les gens mangent des hamburgers ou des sandwichs. Les chiliens semblent raffoler de ce type de nourriture et ça finit par faire beaucoup de pain avec le petit déjeuner (pain, saucisson, fromage, confiture et café instantané).

Hier on a répété la promenade en l’allongeant un peu. Nous sommes allés dans le quartier historique, à la Place d’armes et au marché central. On y a mangé, au marché de poisson, un plat recommandé par une étudiante à qui on avait donné des sous pour aider leurs revendications pour le droit à des études gratuites. Il se trouve que le curanto est un mélange de fruits de mer, poulet et steak. Il y en avait pour 4 au moins et beaucoup de choses que nous apprécions plus ou moins! Maryse a demandé qu’on donne le reste à un pauvre…

Nous avons trouvé le chemin pour monter dans le Cerro San Cristobal et en avons fait l’ascension (300 mètres ) en funiculaire. Nous y découvrons une statue de la vierge et non de San Cristobal. Il est vrai qu’il nous manque un guide mais on trouvait le Lonely planet telllement lourd à transporter!


Il fait beau, la ville est tout en fleurs jusque dans les arbres (d'où le pollen). Nous parcourons les rues au hasard et entrons dans les boutiques de livres usagés, pas de chance à date.
Paraîtrait que le désert de Atacama est aussi en fleurs de ce temps-ci alors il se peut qu'on pique une tangente de ce côté-là très bientôt. C'est l'objectif du jour, vérifier si c'est vrai et comment on y va!

Personne ne semble savoir ou s’intéresser à la floraison du désert. On nous répond n’importe quoi. Nous décidons de prendre un billet pour San Pedro et de voir sur place. Nous quittons donc Santiago après 4 jours de visite à pied. On y a vu quelques beaux édifices, beaucoup de chiens errants, une foule de pigeons et un smog qui empêche la plupart du temps la vision des montagnes. Les chiliens des places visitées mangent beaucoup de malbouffe et sont passablement gros dès le jeune âge.

Départ pour Calama à une heure de San Pedro de Atacama. Le voyage n’est pas aussi confortable que ce que nous avions connu en Argentine et au Brésil. On nous sert, sur 21 heures de route, un pain hamburger avec une tranche de jambon sans aucun accompagnement, beurre, moutarde ou autre, sec quoi!, une petite bouteille de jus insipide et un petit sac de peanuts et une mini salade de fruit. Quelques heures plus tard on nous régale du même pain mais avec une tranche de fromage, wow! accompagné de la même chose sauf qu’on a un mini coke. Pour le déjeuner nous aurons droit à une galette et un jus. On est loin du souper chaud servi en Argentine avec vin et digestif!

À Santiago, Maryse avait des problèmes de maux de tête qu’on avait mis sur le compte d’allergies au pollen ou d’une grippe. Le mal est de plus en plus important au fil du voyage et en arrivant à Calama, nous ne nous sentons pas bien ni l’un, ni l’autre. On avait oublié le mal des hauteurs. On est à 2260 mètres seulement (!) mais la réaction est bien présente. Nous décidons de prendre un hôtel sur place au moins un soir avant de nous rendre à San Pedro. Nous rencontrons un ingénieur texan qui enseigne à Valparaiso et qui nous conseille un hôtel. Nous y allons pour constater que la chambre est à 160$ US, pas du tout dans notre budget! Nous nous mettons à la recherche d’un autre hôtel et rencontrons une gentille chilienne avec son mari et sa fille. Elle nous amène à un hôtel qui est 120$ US. Elle nous amène finalement à un hôtel à 90$. qui appartient à son grand-père! C’est très bien et on est à bout, on ne peut plus avancer avec les maux de tête et la fatigue. On le prend, on se douche et dodo! 

Calama est une ville entourée de montagnes qui ressemblent à des tas de sables, il n’y rien à y faire et c’est laid. On y passe 2 jours et comme on ne se sent toujours pas bien, on décide de trouver une plage comme on aime et d’aller s’y écraser. On oublie San Pedro et ses excursions. Les fleurs? Il semble qu’on soit passé par la région en s’en venant. On ne veut pas refaire le chemin donc on choisit Arica, qui doit avoir une longue plage et une température agréable.

On change de compagnie et au lieu de Tur Bus, on prend Pullman, recommandé dans les blogues. 9 heures de route sur des sièges en cuir (c’est chaud et ça glisse), rien n’est offert à boire ou à manger et on ouvre l’air climatisé 5 minutes avant l’arrivée. On ne peut pas dire que le Chili nous impressionne à date. Nous avons réservé un hostal, le Sunny Days, tenu par un couple néo-zélandais et le trouvons facilement avec les indications qu’ils nous ont fournies. On nous avait confirmé la réservation pour une chambre ‘matrimoniale’ avec salle de bain privée, on nous donne une chambre à 4 lits pour nous deux. On a donc de l’espace et c’est assez confortable.  

Après un petit déjeuner offert gratuitement à notre arrivée à 7h30 nous partons pour la plage à cinq minutes de l’hostal. Le vent est frais et nous marchons un bon bout de temps. Malheureusement on doit constamment garder les yeux sur le sable car il y a beaucoup de méduses et l’eau est trop froide pour s’y baigner. Déception…

En fin d’après-midi, on trouve à manger et à 7 heures 30 on est au lit. Le lendemain on marche un peu dans la ville mais il n’y a rien à voir ou à faire. On retourne manger du poulet qu’on avait trouvé bon, grillé juste à point et servi avec une salade. On décide qu’on va passer au Pérou et qu’on va prendre des cours d’espagnol à Arequipa. On réserve 2 soirs. Dans la nuit, Maryse fait une tourista. Ce n’est vraiment pas un bon début de voyage. On doit annuler la réservation car elle ne se sent pas assez  bien pour partir avec le sac à dos. Elle mettra deux jours à s’en remettre assez pour partir.

On quitte le Chili sans regret et on espère qu’au retour on aura l’occasion de mieux l’apprécier. Les chiliens, en général, parlent très rapidement et ne prononcent pas bien. Nous avons eu beaucoup de difficultés à les comprendre. En jasant avec d’autres voyageurs, on nous confirme que ce n’est pas un manque de préparation de notre part mais que tout le monde reconnaît qu’ils sont les pires pour la prononciation. Ça nous encourage beaucoup.  Nous passerons donc au Pérou.





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