lundi 1 février 2010

Du 9 au 30 janvier 2010

18 janvier 2010















De Voyage 2009-10 -Koh Lanta




Il ne s’est pas passé grand-chose depuis le 9 janvier sinon que nous avons continué notre petite routine de marches sur la plage au petit matin, exercices dans l'eau avant le petit déjeuner et marche sur la plage au coucher du soleil. Entre ces grosses activités, lecture pendant les heures un peu trop chaudes soit de 10 heures à 17 :00 heures. On a aussi joué au scrabble avec Suzanne, souvent sans Maryse qui préfère lire. Parfois on fait une promenade jusqu'à Ban Saladan. Petite vie tranquille.

Au cours de nos promenades nous découvrons de jolies maisonnettes. À côté de la plupart des immeubles se dresse une sorte de petite pagode colorée, posée sur un pilier. Cette demeure miniature abrite l'esprit des lieux de la maison, le phra phum. Lorsque la construction d'un bâtiment est envisagée en Thailande, la première chose à faire est de trouver une place favorable à l'édification de la maisonnette où pourront se réfugier les esprits (phi) un moment délogés. L'installation est confiée à une personne initiée, on ne place pas n'importe où une demeure réservée au phi (surtout pas à un endroit qui risquerait de se trouver ombragé par l'immeuble) Un jour de bon augure doit être choisi pour l'installation des âmes dans leurs appartements.

On y dispose un bouquet de fleurs, des bâtonnets d'encens et plusieurs bougies. Lorsqu'un étranger est invité, il doit demander la permission d'entrer faute de quoi il risquerait de très mal dormir, les esprits viendraient au cours de la nuit s'installer sur sa poitrine ce qui engendrerait d'horribles cauchemars.

Le matin il convient de les saluer avant de nourrir l'espoir de passer une bonne journée, de leur présenter des offrandes si on aspire à voir quelque souhait exaucé.

Le propriétaire qui s'enrichit et décide d'embellir et de moderniser son habitation sait que l'oubli de parer en conséquence la maison des esprits risque de lui jouer des mauvais tours.


Nous sommes donc partis de Ban Saladan, en bateau, tel que prévu aujourd’hui pour Phuket en compagnie de Suzanne qui doit y rencontrer son amie Lisette arrivant de Montréal. Nous demeurerons 6 jours à Phuket avant de prendre l’avion pour Chiang Mai. Sur le bateau, il faisait beau (le croiriez-vous?) et la mer était belle. Notre voyage prévoyait un arrêt de quelques heures à Koh Pui-Phi et nous y sommes arrivés vers 10 :30 heures.

Il y avait par contre des voyageurs qui allaient directement à Phuket mais, question de tarifs portuaires suppose-t-on, ils devaient changer de bateau en mer à quelques encablures de Koh Phi-Phi. Les deux bateaux se placent côte à côte et les gens passent sur une planche pour rejoindre le deuxième bateau. Il est fort peu probable que de telles pratiques soient tolérées chez nous!!
L’île de Koh Phi-Phi où nous avons fait escale est très jolie, du moins ce qu’on en a visité. En fait, il n’y a pas de circulation automobile sur cette île ce qui veut dire qu’il faut emprunter un bateau si on veut accéder aux plages autres que celle du port d’arrivée. On n’avait pas le temps de faire cette tournée des plages mais on a bien apprécié la promenade sur un trottoir qui faisait le tour de toutes les installations, toutes touristiques, aux alentours de la plage de Tonsai.

On y aussi vu l’endroit par où s’est engouffrée la vague du tsunami du 26 décembre 2004 qui a pratiquement tout détruit. Aujourd’hui, il n’y paraît plus et le seul témoignage qui demeure est un mémorial où sont inscrits les noms des personnes décédés qu’on a pu identifier. Nous avons pu y voir le nom de Gilles, un copain de Suzanne, qui est décédé ce jour-là. Suzanne, elle, arrivait le lendemain du tsunami à Phuket où ils devaient se rejoindre. Il y a beaucoup de monde et beaucoup de bateaux sur la petite plage étroite de Tonsai, les rues sont bordées de boutiques et ça ne sent pas toujours très bon. L’île fut peut-être paradisiaque avant le tsunami mais, aujourd’hui, elle convient plus aux jeunes assez riches pour louer des bateaux et aller faire de la plongée sur les récifs qui sont abondamment visités par des dizaines de bateaux tous les jours.

Nous avons quitté Koh Phi-Phi sur un gros bateau (possiblement 400 passagers) pour compléter notre voyage vers Phuket. Suzanne, qui adore la mer, s’est assise par terre sur le pont pour contempler la mer à son goût. À Koh Lanta, elle pouvait passer des heures à regarder la mer, sans nécessairement s’y baigner. Sa deuxième passion était le scrabble et elle gagnait souvent!! Arrivés à Phuket, on s’est laissé conduire par elle. On a donc pris un taxi pour Phuket Town qui n’est pas sur une plage mais qui peut servir de point central pour les visiter toutes. Elle nous avait laissés entendre qu’on pourrait avoir une chambre pour 300 baths (10$) mais il n’y avait plus de place à l’hôtel en question; on s’est donc rendu à son hôtel, le Rome, où elle avait fait réserver une chambre pour Lisette et elle et on a aussi pu obtenir une chambre à 700 baths (23$) très confortable avec télévision et air climatisé. Lisette était déjà arrivée et nos deux chambres étaient face à face, ce qui nous a facilité les réveils du matin puisqu’elles allaient nous servir de guide sur cette grande île de Phuket aux nombreuses plages mais pas toutes intéressantes comme on allait s’en rendre compte.

19 janvier 2010

Nous avons commencé par la visite des plages de Karon et Kata. On a fait un arrêt à Karon uniquement pour qu’on puisse avoir une idée de la plage parce que les filles (Suzanne et Lisette) ne l’appréciaient pas du tout. C’est une plage fréquentée surtout par les scandinaves et, sur ses 2 à 3 kilomètres de long, on voit trois ou quatre épaisseurs de chaises longues (des transats pour les européens) tassées comme des sardines…et il y a foule.
Pour compléter le portrait, il y a le bruit des sea-doo et des ‘speed boats’ et le sable qui s’enfonce sous les pieds donc très difficile à marcher. Son seul atout, une belle lagune à un bout de la plage.

Nous avons pris quelques photos puis nous sommes allés nous mettre à l’ombre sous un abri le long du chemin en attendant l’autobus pour Kata. Comme on était prêt d’une sculpture montrant un gros serpent, Maryse a eu l’idée d’une photo de nous deux devant la sculpture.
De Voyage 2009-10 - 8-Phi Phi Phuket

Je laisse le sac et donne la caméra à Lisette pour qu’elle prenne la photo. Deux minutes plus tard, Suzanne nous avertit que l’autobus s’en vient. On décampe en vitesse et, en arrivant à Kata, André s’aperçoit qu’il n’a pas le sac. Aussitôt, il se rend compte qu’il l’a laissé dans l’abri où on attendait l’autobus. Heureusement, il avait gardé la caméra et son porte-monnaie dans ses poches. Suzanne propose de retourner avec André voir si on peut récupérer le sac vu que l’abri n’avait pas l’air très fréquenté; Maryse y avait quand même un maillot de bain qui lui avait coûté assez cher. Manque de chance, l’autobus, qui partait du terminus de Kata, se traîne les pieds pour essayer d’attraper des clients (ici, il n’y a pas d’arrêt d’autobus; on les arrête en levant la main quand on veut embarquer). Suzanne, qui connaît le coin, surveille par la fenêtre (façon de parler puisqu’il n’y a pas de fenêtre mais que des barres de bois qui tiennent le toit) et avant même qu’on atteigne l’abri, elle aperçoit le sac. C’est juste si elle ne saute pas en bas de l’autobus pour y courir. André doit payer l’autobus avant de la rejoindre. Elle a le sac. Il y a des personnes, des allemands ou des scandinaves, qui venaient tout juste d’apercevoir le sac. Tout y est et on peut retourner tranquilles.

Pendant ce temps, Maryse et Lisette avaient fait connaissance avec deux québécois et étaient bien contentes qu’on vienne les en délivrer. On visite enfin la plage de Kata, qui est pas mal moins encombrée que celle de Karon, et possède un resto à un bout.

Pendant que Lisette et Suzanne partent à la chasse aux chambres (Lisette pensait qu’elles allaient peut-être s’installer sur cette plage), on s’installe au resto et on sirote quelques bières en nous disant que ce n’est pas une plage qu’on choisirait pour demeurer.

20 janvier 2010
Pour ce deuxième jour, les filles nous amènent à la plage qu’elles aiment le mieux à Phuket, celle de Nai Harn.
Nous sommes obligés d’être d’accord mais, encore une fois, ça ne bat pas ce qu’on avait à Koh Lanta. En fait, l’attrait de cette plage est la lagune où se jette la mer, spécialement à marée haute. Nous nous sommes baignés dans cette lagune et avons remonté à la nage jusqu’à la mer.


Très joli et intéressant mais le reste de la plage est comme les autres avec des chaises longues sur toute la plage. Par contre, derrière, il y a un paquet de restaurants tous collés les uns sur les autres et à l’abri du soleil, où on a mangé très bien et à bon prix.

21 janvier 2010
On prend congé des plages pour une journée et on va magasiner au Big-C. C’est un magasin à très grande surface sur 3 ou 4 étages où on trouve de tout, linge, électronique et électroménagers européens ou asiatiques, surtout japonais. Mais, ce qu’on a aimé par-dessus tout, ce sont les ‘fast-food’ thaïlandais (parce qu’il y avait aussi des McDo, où les filles se sont arrêtés) où on choisit en montrant du doigt et sans trop savoir ce que ça goûtera mais c’était dé-li-cieux (gros bol de canard et porc grillé sur nouilles fraîches, dans un bouillon aux légumes). Dommage qu’on ait droit à un seul essai!!

22 janvier 2010
De retour aux plages, cette fois nous allons au nord de l’île, à Kamala. Le parcours est intéressant, on traverse les montagnes et on a même des vues en surplomb de la plage qui nous attend. 
Cette plage est donc entourée de montagne et elle n’est pas encombrée de chaises longues. On a pris plaisir à la marcher, sur du sable bien tapé, d’un bout à l’autre, jusqu’au village qui se trouve à l’extrémité nord.

Nous y avons d’ailleurs trouvé un petit resto sympa puis, pendant qu’on faisait le pion en attendant l’autobus, Maryse s’est laissé attiré vers un magasin où on vendait toutes sortes de peintures chinoises en laques. Le propriétaire francophone lui explique tout le procédé de fabrication et la signification des dessins: grosse tentation mais elle s’en tire avec la tête pleine mais le portefeuille intact!




23 janvier 2010
Lisette a décidé de ne pas demeurer plus longtemps à Phuket et nos deux guides nous quittent pour aller poursuivre leur séjour à Koh Lanta. De notre côté, il nous reste une journée complètement seuls à Phuket. On doit faire l’effort de retrouver notre chemin tout seuls et on finit par y arriver. On se retrouve au déjeuner dans un petit resto où on se retrouve nez à nez avec un couple trifluviens qui vient d’arriver de Chiang Mai en route vers Koh Lanta!! Ils sont en vacances pour un mois. Ils ont bien aimé Chiang Mai mais ils ont hâte d’aller sur la plage pour leur dernière semaine. On leur donne l’adresse du bureau de tourisme où on avait accompagné Suzanne et Lisette lorsqu’elles avaient voulu acheter leur billet pour leur retour à Koh Lanta et où on avait aussi acheté/réservé notre taxi pour l’aéroport à 450 bahts. Ils sont bien contents et on se laisse sans s’être présentés.


On continue à se promener toute la journée et on décide d’aller souper dans une ruelle colorée où on avait déjà très bien mangé.
De Voyage 2009-10 - 8-Phi Phi Phuket

Il est presque neuf heures quand on s’installe dans le resto en face de celui qu’on avait déjà essayé parce qu’il y a tellement peu de monde que ce dernier était déjà fermé. Tout-à-coup, qui voit-on apparaître? Notre couple de Trois-Rivières! Ce que le hasard peut faire!!

24 janvier 2010
La réceptionniste nous a réveillés à l’heure. Le taxi était à l’heure. On peut se fier aux thaïlandais. L’avion d’Air China était aussi à l’heure. Tel que prévu, on a dû mettre le ‘gros’ sac de Maryse dans la soute mais on a dû débourser 200 bahts (6$). Compte tenu que le billet coûte 63$, ce n’est pas excessif mais apparemment il fallait aviser qu’on avait des bagages en soute au moment où on réservait le billet (petit oubli de l’agence de voyage).

De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Vol de deux heures sans problème et Clément nous attendait à l’aéroport. Il a fallu une bonne heure pour nous rendre chez lui à Ban Lo Pahan à 100 km de Chiang Mai.

Les paysages sont captivants, il y a beaucoup de cultures et des montagnes partout. La ferme est à trois heures de route de la frontière Birmane dans les contreforts de l’Himalaya et jouit d’un climat tropical à 800 mètres d’altitude caractérisé par du soleil absolu de novembre à mai et un peu de pluie de juin à septembre. Clément y habite de la mi-décembre à fin mai depuis 6 ans, au début sous la tente, puis, dans la maison actuelle à six chambres et bientôt dans sa maison privée de style japonais.

La maison nous paraît immense avec une grande pièce de 24x26 pieds qui sert à la fois de salon, de salle à manger et de cuisine et six chambres et quatre salles de bain disposées tout autour de cette grande pièce. Il n’y a qu’un travailleur malais Chris qui est là depuis un mois. Les repas sont préparés par la belle-sœur de Clément. On est plus ou moins comme à l’hôtel avec une chambre et salle de bain qui ressemblent à ce qu’on avait à Koh Lanta.

25 janvier 2010

De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Clément nous fait faire le tour du propriétaire. Sa ferme fait à peu près 17,000 pi² et jouit d’une pente pas trop abrupte qui permet de distribuer facilement l’eau qui vient des montagnes environnantes. C’est d’ailleurs ce qui l’a fait cliquer sur le site, cet apport d’eau presque continu. Dans les plus bas niveaux, il cultive du riz biologique (tout est d’ailleurs biologique) qui lui a demandé au moins 4 ans de patience avant que la terre soit débarrassée des pesticides et engrais chimiques qui était utilisés auparavant. D’ici deux ans, il s’attend à atteindre une récolte optimale et profitable, la récolte de cette année devant suffire au besoin de la ferme et de ses employés; les thaïs, et nous-mêmes par conséquent ainsi que tous les invités i.e. les travailleurs qui viennent passer quelques jours ou semaines, mangent du riz trois fois par jour ce qui demande, en moyenne, 15 kilos de riz par mois et par tête.

De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Outre la culture du riz, la ferme regorge d’arbres et de plantes de toute sorte. On essaiera d’en faire le tour ultérieurement mais on peut mentionner les suivants :
• Orangers qui ont eu quelques difficultés à cause… du froid!! Même s’il fait jusqu’à 30C en milieu de journée, le matin il fait 15C à l’ombre
• Bananiers qui produisent de petites bananes de 4 pouces à la peau très fine et la chair sucrée et ferme
• Hévéas ou arbre caoutchouc plantés l’an passé en profitant d’un projet spécial du roi
• Théiers
• Cocotiers
• Moringas oleifera: Des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles de moringa sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des légumes. Beaucoup de programmes utilisent les feuilles de moringa contre la malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.). Les feuilles de moringa contiendraient :
o 2 fois plus de protéines que le yaourt,
o 3 fois plus de potassium que la banane,
o 4 fois plus de calcium que le lait,
o 7 fois plus de vitamine C que les oranges,
o 4 fois plus de vitamine A que les carottes,
o contiendraient les 8 acides aminés essentiels.
• Margousiers ou Neem : Les traités de l'Ayurveda évoquent le neem dès 2 500 ans avant notre ère. Des preuves de son utilisation ont été trouvées lors de fouilles à Harappa. En sanskrit, la langue de la littérature ancienne, le neem est dénommé "Nimba", qui est dérivé du terme Nimbati Swastyamdadati, qui signifie "qui donne bonne santé". Voir :
• Niger : Pour cette plante, voici un extrait du blogue de Clément que vous pouvez aussi consulter à : http://clementdoyer.tumblr.com/page/3
« Amee (femme de Clément) avait remarqué que les membres de sa tribu, les Lissous, étaient atteints pour la première fois par des maladies autrefois inconnues quand ils habitaient en Birmanie. La seule différence dans leur régime alimentaire était l’huile de palme qui remplaçait l’huile qu’ils consommaient là-bas avant d’émigrer en Thaïlande. Elle décida d’en faire venir trois sacs de 50 kg. On les sema sur la ferme après la récolte du riz et cela produisit 30 sacs après trois mois. Aléa, son frère, gérant de la ferme en mon absence, sema ces graines noires chez des fermiers de la région l’année suivante et j’importai des Indes une presse de petite capacité. L’huile extraite avait un petit goût de noisette et était très fine en salade. Amee passa une pleine journée à visionner des photos de fleurs avant de reconnaître la fleur jaune, ‘Guizotia Abyssinica’, appelée aussi ‘niger’ et qui sert aussi de graines pour oiseaux ».
• Fèves de soja
• Bougainvilliers
• Rosiers
• Gazon ‘bluegrass’
• Etc…on y reviendra!




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Clément fait aussi de l’élevage de porc en combinant trois races différentes et en les nourrissant avec le tourteau, qui est le résidu de son pressoir, et des troncs de bananiers. Les bananiers, faut-il le rappeler(!!), sont des plantes annuelles et on les coupe à 30 cm de terre lorsque la saison des bananes est terminée. La meilleure façon de recycler toute cette verdure est de la faire manger à quelqu'un et Pan! c'est le cochon qui écope... mais il aime!



Il y a aussi une vingtaine de poules qui sont en liberté complète et qui picossent toute la journée, souvent sur le gazon ‘bluegrass’ ou à travers les arbres. Il semble qu’elles font un nettoyage très apprécié des larves d’insectes. Chose certaine, les maringouins et mouches ne sont pas légion. Les coqs donnent de la voix à toute heure du jour. Une chienne et ses deux chiots complètent l’animalerie. Mais Clément a toujours des projets dont certains sont en cours comme, par exemple, la construction d’une maison pour lui seul et sa femme Amee, la construction d’un bâtiment dans le village voisin pour y installer un autre pressoir à l’huile et y déménager son écosseuse de riz.

La première partie de notre visa étant expirée, Clément nous offre de nous conduire à la frontière birmane pour le renouveler. Difficile de refuser mais on ne pensait pas que ce c’était si loin à trois heures et demie de voiture. Mais ce fut un beau voyage.




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Les paysages étaient encore une fois splendide et nous avons passé à travers les montagnes où on retrouve beaucoup de cultures en terrasses et quelques villes et villages jusqu’à Mae Sai, la ville frontière. La frontière est un petit pont qui relie la Thaïlande au Myanmar ou Birmanie. On y a traversé à pied en laissant nos passeports à l’immigration birmane en échange d’un bout de papier pour les récupérer. Clément nous avait dit qu’il y avait des disques (CCD et DVD) bon marché au village birman et on lui a acheté toute une flopée de DVD qui contiennent chacun 6 ou 8 films vendus à 10 bahts (0,30$) le DVD et deux séries de Poirot et Mash et deux séries de CSI. De quoi occuper ses soirées d’hiver!!




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
En revenant, Clément rate son chemin habituel, en prend un autre qui nous conduit dans les montagnes mais justement pas celui qu’il voulait prendre parce que tous les camions le prennent et donc on devait suivre assez longtemps avant de pouvoir dépasser. Finalement il se tanne et bifurque sur une autre route qui est effectivement moins fréquentée mais nous mène on ne sait trop où. Toutefois Clément est confiant parce que la direction ouest est la bonne et qu’on a le soleil couchant en pleine face. On finit par traverser un petit village où la route semble se terminer mais elle continue quand même sur la terre, c’est presque un sentier. Clément décide de poursuivre quand même et bientôt la route est en construction et, devant nous, il y a un rouleau suivi de près par une gratte qui est en train de niveler une couche de gravier qui vient d’y être déchargée. On hésite mais retourner en arrière sans savoir jusqu’où aller et quelle autre route prendre et on ne veut rouler à la noirceur et le soleil baisse toujours. Finalement, Clément décide d’embarquer sur cette route en construction et de suivre les équipements qui avancent à pas de tortue. On se dit que la journée doit s’achever pour eux aussi et, en effet, après peut-être un kilomètre, les équipements se stationnent et la route reprend cahoteuse jusqu’à une intersection où on s’engage à gauche et où Clément finit par reconnaître qu’on se dirige vers la maison mais dans le sens inverse de ce qu’on aurait dû.

28 janvier 2010
On décide d’aller à pied en reconnaissance jusqu’au village Ban Lo Pahan.


De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Le village n’est pas très gros. Sur la route principale il y a un garage, un restaurant, quelques magasins, une garderie et un temple. En cinq minutes, on le traverse. Par contre, comme c’est jeudi, il y a un marché mais on en a fait aussi le tour en cinq minutes.

29 janvier 2010




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Clément nous amène au village chinois de Ban Arunotai, à une quinzaine de minutes de la maison. C’est jour de marché et là, il y a foule. Il y a aussi beaucoup de vendeurs installés sur le sol et on y vend beaucoup de choses, nourriture, vêtements, chaussures, électronique, … et aussi de la bouffe; c’est d’ailleurs surtout pour y venir manger une soupe aux nouilles que Clément y vient. Il y rencontre David, un américain ou plutôt, comme il le lui dit, un étatsunien qui est aussi installé dans le coin.

30 janvier 2010




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)

Maryse décide de faire des confitures de roselle. La roselle est le fruit de certaines espèces d’hibiscus. Il est de la grosseur d’une fraise. Il y en avait qui étaient mûres sur le terrain, alors on les a ramassés. Mais ce fut un travail de moine que de casser ce fruit pour en séparer les pétales des graines. On y a mis au moins trois heures à deux.


De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Maryse a fait bouillir les graines pour en extraire la pectine et après avoir tamisé le tout elle y ajoute les pétales et du sucre. Tout ce travail pour venir à bout de faire un pot de confiture de la grosseur d’un pot de beurre de cacahuète. Et on a eu mal aux pouces (chacun un) pendant trois jours.

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