lundi 14 novembre 2011

Arequipa, Pérou





La cathédrale de Arequipa


Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du Pérou. Elle est située à plus de 2 335 mètres (7 550 pieds) d'altitude, au pied des volcans Misti, Pichu Picchu et Chachani. dans les Andes. Cette fois, nous ne souffrons pas du mal des hauteurs. Maryse n’est pas encore en grande forme et l’appétit n’y est pas mais elle aime déjà le Pérou!

Selon Wikipedia travel : « Arequipa serait un nom aymara, signifiant « l’endroit derrière la montagne », à moins que ce ne soit une invitation inca : « Oui, restez… ». Faut-il déjà voir dans ces traductions, les racines de la fierté caractéristique des Aréquipéniens? Cet orgueil est tel que des habitants ont créé un « passeport » et même une monnaie, qu’ils montrent aux amis étrangers avec un sourire, entre arrogance et humour. Il est vrai qu’Arequipa a de quoi séduire. Sous un ciel presque toujours bleu, au cœur d’un oasis de verdure, elle est construite en pierre blanche volcanique, le sillar. »

« La lune a oublié d’emporter la ville quand elle s’est séparée de la Terre », affirment les Aréquipéniens pour expliquer la blanche pureté de leur cité… A la fois moderne et historique, Arequipa est animée de jour comme de nuit. Installés à la terrasse d’un café, sous les arcades, il fait bon assister á la sortie de la messe sur la Plaza de Armas. La foule bigarrée s’égaye. De petits groupes s’installent sur les bords de la grande fontaine, a l’ombre des palmiers majestueux. Souvent, la place est le lieu de manifestations politiques. Mais le plus remarquable pour le visiteur est l’architecture dite coloniale métisse. Les maisons, comme les églises, sont ornées de frontons hauts et courbes débordant de décors sculptes ou la faune et la flore locale comme les masques indigènes sont souvent présents. De son fronton à son maître-autel orné a la feuille d’or en passant par la couple polychrome d’une de se chapelles, l’église de la compagnie de Jésus par exemple est un condensé de ce baroque exubérant aréquipénien. La plus grande surprise est pourtant à venir : le couvent Santa Catalina, véritable ville dans la ville et joyau de l’art colonial métis, avec ses 20 000m2 de monuments, de places, de ruelles, de cloîtres et de couleurs ! Arequipa s’enorgueillit enfin d’être au centre d’une région exceptionnelle, recelant des canyons parmi les plus profonds de la planète, des volcans en activité, des sources thermales, des montagnes à la beauté désertique… C’est d’ailleurs au sommet d’un des glaciers (l’Ampato, à 6 280 mètres) que fut découverte en 1995 une des personnalités majeures d’Arequipa : la princesse des glaces ou momie Juanita. Cette jeune Inca de 14 ans fut mise au jour, intacte, quelque 500 ans après avoir été sacrifiée. »

Nous avions réservé une chambre au Scandinavian. Il est situé dans le centre historique de la ville face à un énorme monastère, le Monastère de Santa-Catalina le plus ancien de la ville. Le Scandinavian date du XVII siècle et cela parait! La maison et les chambres semblent à l’abandon. La chambre est spacieuse, propre mais ne contient rien d’autre qu’un lit et un pot de fleur comme déco. Gisèle est gentille mais son petit déjeuner est plutôt maigre. C’est bien situé, près de tout et il y a une mini terrasse sur le toit où on peut admirer le volcan Misti et la ville. On ne peut pas vraiment s’y installer faute de confort et pour le prix on aurait pu mieux tomber, mais bon... On y fait nos deux nuits réservées et on profite de ces 2 jours pour trouver autre chose.

On se décide enfin pour la Casa de Los Penguinos, située un peu á l'extérieur du centre-ville et tenue par une Scandinave. C’est une auberge de jeunesse de construction récente, avec tout le confort et, pour le bonheur de Maryse, des hamacs dans un jardin derrière la maison. La chambre donne sur le jardin, est grande, bien aérée et on y a une table de travail. Un petit salon au même étage avec un bon choix de dvd et de livres et la télévision câblée. Il y a une cuisine à notre disposition à côté du jardin. Que demander de plus? Du personnel serviable et souriant, on l’a! De plus, comme à Arica d’ailleurs, la température change peu à 20 degrés et le ciel est toujours bleu et il ne pleut pas…

L’impression est bonne, Maryse se sent de nouveau elle-même et on prend la chambre pour une semaine, le temps de trouver une école de langue pour poursuivre plus rapidement notre apprentissage de l'espagnol (on espère en tout cas). Nous marchons dans la ville et explorons les petits coins sympas. Nous réussissons à manger dans des cafétérias pour 3-4 dollars le midi, et cuisions notre souper que nous accompagnons d’un bon vin à 4$ le litre. Un midi nous décidons de nous offrir un resto plus chic car nous sommes en appétit et un peu fatigués de notre marche. Nous prenons le menu touristes : 1 pisco sour (délicieu!), une soupe assez grosse pour en nourrir 2, une lasagne aux légumes (Un délice!) accompagnée d’un verre de vin et terminons avec une crème glacée, le tout pour 8$. La prochaine fois on le prendra pour deux car on n’est pas arrivé à tout manger! C’était goûteux, chaud, bien présenté, excellent.



Maryse adore le coin, les couleurs chaudes des tissus, l’architecture, la variété des menus, le ciel bleu, toute la verdure et même l’espagnol parlé ici qu’elle comprend beaucoup mieux qu’au chili. Nous aimons beaucoup le Pérou et ne regrettons pas notre décision.



On a hésité entre un prof particulier de l’Alliance Française et une combinaison école et pension dans une famille péruvienne. Nous optons pour cette dernière option et débuterons mercredi prochain afin de progresser plus rapidement. En attendant nous essayons de faire 4 heures par jour d’espagnol. Nous ferons, à l’école, de 9 à 11 et de 4 à 6. On a pris 1 semaine et on verra si on aime. Il y a aussi possibilité de louer un apart près de l’école.

En nous promenant hier soir, nous avons vu à l’allée et au retour des mariages. Ça fait bizarre de voir une fille en robe blanche et voile sortir d’une église à 9 heures le soir sur une rue où les taxis klaxonnent parce que la voiture des mariés bloque en partie la rue. Il faut dire qu’ici il y peu de voitures personnelles mais les rues sont remplies de taxi. Il y a peu de feux de circulation ce qui fait que les klaxons se font entendre en tout temps pour aviser un piéton que le taxi va s’engager, pour faire avancer celui de devant, pour toutes les raisons possibles. À Santiago, un piéton peut traverser en toute sécurité pratiquement partout s’il va sur une traverse piétonnière et il y en a beaucoup avec un feu qui donne le passage au piéton de façon automatique et fréquente. Ici, ce serait plutôt l’exception. Plusieurs intersections se négocient en poussant le précédent pour qu’il avance et en faisant comme si les piétons n’existaient pas.

Samedi et dimanche nous nous permettons de suivre deux parties de tennis, notre cher Fédérer étant en finale. On voit le Misti du divan où nous sommes installés. Maryse s’essaie à le photographier mais la présence de fils électriques l’empêche de faire la photo du siècle…

En sortant pour souper nous rencontrons un jeune polonais qui cherche un resto et nous l’invitons à venir avec nous au El Vino. Il se nomme Marcin Polak et nous passons une soirée super agréable à jaser avec lui.

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