dimanche 27 novembre 2011

Aréquipa suite...

Mercredi le 16 novembre 2011

Séjour chez Amparo notre hôtesse


Notre chambre
 Nous sommes dans notre nouvelle 'résidence' et suivons  notre cours d'espagnol cet après-midi avec Seth, une jolie prof uniquement pour nous. Environnement très relax dans la cour avec tableau, table et chaises. Comme il fait toujours beau, (il pleut un peu en janvier, février) ça ne pose pas de problème.

Au total, cours (4 heures par jour) et pension complète chez Amparo (c'est le prénom  de notre logeuse) nous revient à 1115 soles par semaine soit 400$ alors qu'on a payé 630 soles ou 200$ pour les 7 jours qu'on vient de passer à la Casa de Los Pinguinos, une auberge de jeunesse. Ici on dit plutôt une hostal, où on pouvait faire notre popotte dans une cuisine commune. On y était très bien dans cet hostal mais maintenant nous sommes dans une maison privée, une grande résidence où on a notre chambre et notre salle de bain et où les repas nous sont préparés sans qu'on ait à lever le petit doigt. On a changé de quartier et on est tombé dans un quartier résidentiel évidemment... qui possède une belle petite plaza avec des vues tout aussi capotantes sur les montagnes environnantes et sur la ville. L'école est à une vingtaine de minutes de marche, juste ce qu'il faut. Cerise sur le sundae, un chauffeur de l'école est venu nous chercher et nous a déposé chez Amparo, qui nous a entretenus pendant une heure en espagnol, nous a préparé le dîner qu'on a mangé en sa compagnie et celle de sa fille, puis elle nous a accompagnés jusqu'à l'école.


Notre classe dans le jardin
Seth, notre pro, réussit à rendre les cours intéressants. Il s’agit plus de conversations. Elle nous questionne sur ce que nous faisons hors les cours, sur le Québec, sur les coutumes, les paysages, la maison etc. Elle corrige nos réponses, explique les mots à utiliser, explique pourquoi utiliser un mot au lieu d’un autre etc. Elle passe environ 1 heure sur 4 à vérifier nos connaissances  pour les conjugaisons, les adjectifs, le vocabulaire, les nombres, les saisons etc. Vendredi nous avons fait les 4 heures en ligne avec une pause de 20 minutes. C’était, je crois, plus facile. Au diner nous avons jasé plus facilement avec Amparo. Nous avons demandé des devoirs que nous faisons en soirée. Amparo est une femme qui parle beaucoup. Nous avons l’impression de comprendre pas mal tout et quand nous avons un doute elle arrive à nous expliquer car elle sait un petit peu de français. Elle nous corrige aussi ce qui fait qu’on a l’impression de progresser.

Nous avons l’impression d’être fatigués malgré des nuits de 9 ou 10 heures. André dit qu’il a été piqué par la mouche tsé-tsé et il fait des siestes de 2-3 heures. Ce n’est pas tant une fatigue que l’envie de dormir après les cours et même comme aujourd’hui, dimanche, après avoir regardé Fédérer battre Tsonga, une petite promenade et un peu d’études il est parti faire une sieste. Je dois dire que je m’endormais aussi!

Nous ne sommes pas retournés dans le centre-ville et sortons peu après les classes. Nous avons visités 2 petits centres d’achats. Les vêtements y étaient aussi chers que chez nous. Nous renouvelons une autre semaine et ne savons pas encore ce que nous ferons par la suite. Amparro cuisine santé et nous n’avons pas eu de problèmes avec la nourriture. On nous avait prévenu que

Le tamal est une papillote amérindienne préhispanique (elle aurait plus de 5000 ans) faite à patir de farine de maîs, poulet et0ou viande,huile, le tout enveloppé dans des feuilles d'épi de maïs, mais qui peuvent être aussi des feuilles de bananier puis cuit à la vapeur.

Dimanche le 28 novembre

Nous venons de regarder le match Federer-Ferrer que Fede a gagné!  Il accède à la finale aujourd'hui contre soit Tsonga , nous apprécions pouvoir voir cette compétition.

Les cours se terminent mercredi et on doit décider si on continue ou non. On a dit non vendredi  à la prof mais on révise nos positions. On aime bien Arequipa et on pourrait continuer en changeant de logis ou non. La dame d'ici est un peu trop verbo-moteur, sa fille a la gueule d'un enfant gâté et la nourriture un peu minimaliste. Elle est très gentille et aidante et cuisine parfois des plats typiques excellents mais comme on est habitué à vivre seuls deux semaines chez des étrangers c’est beaucoup. Par contre c'est plus simple. 

On va donc, je crois, essayer de poursuivre les cours tout en demandant peut-être un mini-appart apparemment disponible, sinon on va chercher dans les hostals environnant, sinon on continue ici. Vous pouvez ici reconnaître notre grand esprit de décision... André a même j'ai remis en question avec Maryse le voyage vers le Panama. Elle a évidemment parlé plage ce qui me manque aussi mais comme je le lui disais, il existe une plage et peut-être plus à 2,5 heures de route d'ici où les gens d'Arequipa vont. On va donc aller voir ça pendant une fin de semaine, possiblement la prochaine, avant de décider. Cette solution nous permettrait peut-être de faire des excursions que nous trouvons dispendieuses, par exemple Machu Picchu, ou d'autres moins chères comme Puno sur le lac Titicaca ou le canyon Colca.

Cela nous permettrait aussi de faire venir un document de notre banque (de St-Bruno) qui autoriserait celle-ci à faire des transactions sur notre compte de chèque. Parce qu'actuellement on n'a plus de carte de débit et  sur le site de la banque on n'a plus accès aux paiements!! On ne peut donc pas payer notre carte de crédit, celle de notre propre banque ni celle de Desjardins!! Dans un cas comme le nôtre, disent-ils, il aurait fallu qu'on laisse une procuration à quelqu'un pour qu'il ait accès au compte!! Évidemment ca nous protège contre les voleurs mais quand on leur parle et qu'ils nous posent toutes sortes de questions afin de nous identifier et que celà étant fait ce n'est pas assez pour débloquer le compte... on sacre un peu…

Il fait toujours beau, pas une goutte depuis qu'on est en Amérique latine, mais un petit vent frais qui débute vers les 16h et qui nous force à la "p'tite laine". Par contre, les pluies ont commencé à Cusco... Et les volcans sont toujours fascinants surtout entre 17h30 et 18h10 quand leur sommet devient rose, orange, etc.  Les amateurs de montagne seraient certainement très heureux ici avec toutes les possibilités de trecking et la diversité des montagnes.

Samedi soir nous avons vu un opéra (Elixir d'amor de Donizetti) qui nous coûte 40 soles soit 15$ dans la section VIP... Au total c’était bien, le cœur était excellent, le ténor manquait un peu de puissance mais était bon comédien, la basse excellent, au total pour les moyens de cette production on peut dire que c’était bon. 

lundi 14 novembre 2011

Arequipa, Pérou





La cathédrale de Arequipa


Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du Pérou. Elle est située à plus de 2 335 mètres (7 550 pieds) d'altitude, au pied des volcans Misti, Pichu Picchu et Chachani. dans les Andes. Cette fois, nous ne souffrons pas du mal des hauteurs. Maryse n’est pas encore en grande forme et l’appétit n’y est pas mais elle aime déjà le Pérou!

Selon Wikipedia travel : « Arequipa serait un nom aymara, signifiant « l’endroit derrière la montagne », à moins que ce ne soit une invitation inca : « Oui, restez… ». Faut-il déjà voir dans ces traductions, les racines de la fierté caractéristique des Aréquipéniens? Cet orgueil est tel que des habitants ont créé un « passeport » et même une monnaie, qu’ils montrent aux amis étrangers avec un sourire, entre arrogance et humour. Il est vrai qu’Arequipa a de quoi séduire. Sous un ciel presque toujours bleu, au cœur d’un oasis de verdure, elle est construite en pierre blanche volcanique, le sillar. »

« La lune a oublié d’emporter la ville quand elle s’est séparée de la Terre », affirment les Aréquipéniens pour expliquer la blanche pureté de leur cité… A la fois moderne et historique, Arequipa est animée de jour comme de nuit. Installés à la terrasse d’un café, sous les arcades, il fait bon assister á la sortie de la messe sur la Plaza de Armas. La foule bigarrée s’égaye. De petits groupes s’installent sur les bords de la grande fontaine, a l’ombre des palmiers majestueux. Souvent, la place est le lieu de manifestations politiques. Mais le plus remarquable pour le visiteur est l’architecture dite coloniale métisse. Les maisons, comme les églises, sont ornées de frontons hauts et courbes débordant de décors sculptes ou la faune et la flore locale comme les masques indigènes sont souvent présents. De son fronton à son maître-autel orné a la feuille d’or en passant par la couple polychrome d’une de se chapelles, l’église de la compagnie de Jésus par exemple est un condensé de ce baroque exubérant aréquipénien. La plus grande surprise est pourtant à venir : le couvent Santa Catalina, véritable ville dans la ville et joyau de l’art colonial métis, avec ses 20 000m2 de monuments, de places, de ruelles, de cloîtres et de couleurs ! Arequipa s’enorgueillit enfin d’être au centre d’une région exceptionnelle, recelant des canyons parmi les plus profonds de la planète, des volcans en activité, des sources thermales, des montagnes à la beauté désertique… C’est d’ailleurs au sommet d’un des glaciers (l’Ampato, à 6 280 mètres) que fut découverte en 1995 une des personnalités majeures d’Arequipa : la princesse des glaces ou momie Juanita. Cette jeune Inca de 14 ans fut mise au jour, intacte, quelque 500 ans après avoir été sacrifiée. »

Nous avions réservé une chambre au Scandinavian. Il est situé dans le centre historique de la ville face à un énorme monastère, le Monastère de Santa-Catalina le plus ancien de la ville. Le Scandinavian date du XVII siècle et cela parait! La maison et les chambres semblent à l’abandon. La chambre est spacieuse, propre mais ne contient rien d’autre qu’un lit et un pot de fleur comme déco. Gisèle est gentille mais son petit déjeuner est plutôt maigre. C’est bien situé, près de tout et il y a une mini terrasse sur le toit où on peut admirer le volcan Misti et la ville. On ne peut pas vraiment s’y installer faute de confort et pour le prix on aurait pu mieux tomber, mais bon... On y fait nos deux nuits réservées et on profite de ces 2 jours pour trouver autre chose.

On se décide enfin pour la Casa de Los Penguinos, située un peu á l'extérieur du centre-ville et tenue par une Scandinave. C’est une auberge de jeunesse de construction récente, avec tout le confort et, pour le bonheur de Maryse, des hamacs dans un jardin derrière la maison. La chambre donne sur le jardin, est grande, bien aérée et on y a une table de travail. Un petit salon au même étage avec un bon choix de dvd et de livres et la télévision câblée. Il y a une cuisine à notre disposition à côté du jardin. Que demander de plus? Du personnel serviable et souriant, on l’a! De plus, comme à Arica d’ailleurs, la température change peu à 20 degrés et le ciel est toujours bleu et il ne pleut pas…

L’impression est bonne, Maryse se sent de nouveau elle-même et on prend la chambre pour une semaine, le temps de trouver une école de langue pour poursuivre plus rapidement notre apprentissage de l'espagnol (on espère en tout cas). Nous marchons dans la ville et explorons les petits coins sympas. Nous réussissons à manger dans des cafétérias pour 3-4 dollars le midi, et cuisions notre souper que nous accompagnons d’un bon vin à 4$ le litre. Un midi nous décidons de nous offrir un resto plus chic car nous sommes en appétit et un peu fatigués de notre marche. Nous prenons le menu touristes : 1 pisco sour (délicieu!), une soupe assez grosse pour en nourrir 2, une lasagne aux légumes (Un délice!) accompagnée d’un verre de vin et terminons avec une crème glacée, le tout pour 8$. La prochaine fois on le prendra pour deux car on n’est pas arrivé à tout manger! C’était goûteux, chaud, bien présenté, excellent.



Maryse adore le coin, les couleurs chaudes des tissus, l’architecture, la variété des menus, le ciel bleu, toute la verdure et même l’espagnol parlé ici qu’elle comprend beaucoup mieux qu’au chili. Nous aimons beaucoup le Pérou et ne regrettons pas notre décision.



On a hésité entre un prof particulier de l’Alliance Française et une combinaison école et pension dans une famille péruvienne. Nous optons pour cette dernière option et débuterons mercredi prochain afin de progresser plus rapidement. En attendant nous essayons de faire 4 heures par jour d’espagnol. Nous ferons, à l’école, de 9 à 11 et de 4 à 6. On a pris 1 semaine et on verra si on aime. Il y a aussi possibilité de louer un apart près de l’école.

En nous promenant hier soir, nous avons vu à l’allée et au retour des mariages. Ça fait bizarre de voir une fille en robe blanche et voile sortir d’une église à 9 heures le soir sur une rue où les taxis klaxonnent parce que la voiture des mariés bloque en partie la rue. Il faut dire qu’ici il y peu de voitures personnelles mais les rues sont remplies de taxi. Il y a peu de feux de circulation ce qui fait que les klaxons se font entendre en tout temps pour aviser un piéton que le taxi va s’engager, pour faire avancer celui de devant, pour toutes les raisons possibles. À Santiago, un piéton peut traverser en toute sécurité pratiquement partout s’il va sur une traverse piétonnière et il y en a beaucoup avec un feu qui donne le passage au piéton de façon automatique et fréquente. Ici, ce serait plutôt l’exception. Plusieurs intersections se négocient en poussant le précédent pour qu’il avance et en faisant comme si les piétons n’existaient pas.

Samedi et dimanche nous nous permettons de suivre deux parties de tennis, notre cher Fédérer étant en finale. On voit le Misti du divan où nous sommes installés. Maryse s’essaie à le photographier mais la présence de fils électriques l’empêche de faire la photo du siècle…

En sortant pour souper nous rencontrons un jeune polonais qui cherche un resto et nous l’invitons à venir avec nous au El Vino. Il se nomme Marcin Polak et nous passons une soirée super agréable à jaser avec lui.

Arica, Chili





La plage de Arica


Arica est la ville la plus au nord du Chili; elle est à la fois un port minier et une escale touristique pour les amateurs de désert et de montagne (cf.http://es.wikipedia.org/wiki/Arica). La plage qui la borde est aussi désertique que les montagnes qui l’entourent, i.e. sans arbre et sans la moindre végétation . Il faut dire quand méme que les locaux la fréquentent et s’y baignent. Enfin, la rivière qui la traverse était aussi sèche que le reste lorsque nous y sommes passés. Il reste qu’il s’y cache des paysages intéressants dans les montagnes, à preuve : (http://www.clinamen.cl/Photogallery/BestOf_Clinamen.html). Ce genre d’excursion ne cadre cependant pas avec notre objectif de voyage: toujours voyager le plus économiquement posible afin de le faire 6 mois.

Nous avions réservé deux nuits au Sunny Days à un coin de rue du terminal d’autobusnn de Arica, chez Ross un néo-zélandais qui nous a bien plu. Dès l’arrivée chez lui, à 7h30 du matin, il nous a offert le petit déjeuner et nous a immédiatement logés dans une chambre pour quatre personnes. Nous avions demandé une chambre pour deux mais on ne s’est pas plaint lorsqu’il nous a confirmé que nous y serions seuls. Nous sommes situés à côté d’une école et je crois que les cours se terminent quand il fait noir. Ce ne sont pas les cours qui dérangent mais la pratique de la fanfare. On y est finalement demeuré quatre jours, Maryse s’étant payé une turista, une première depuis au moins le début du siècle… Comme la cuisine est située juste à côté de la chambre et que les murs ne rejoignent pas le plafond, c’est idéal pour quelqu’un qui a des nausées, je pense à toi douce Élizabeth au cours de ta grossesse. On pense avoir un problème d’acclimatation au Chili!!

On décide donc d’en finir et de déménager au Pérou. Ross nous conseille de prendre un bus qui va à Tacna, la ville frontière, puis de Tacna prendre un autre bus du Pérou vers Arequipa. Tout s’est passé comme il nous l’avait expliqué, le passage à la douane, la conversion des pesos du Chili en soles du Pérou et le transfert de la gare de Tacna vers la gare des autobus Flores. Partis d’Arica à 10 heures du matin, nous sommes arrivés pratiquement à la même heure à Tacna compte tenu qu’on reculait les montres de 2 heures au Pérou. C’est notre premier pays où on gagne deux heures de vie. On ne s’est pas vraiment senti plus jeunes mais bon…




Le voyage de 6 heures entre Tacna et Arequipa s’est donc fait à la clarté et on a beaucoup apprécié les paysages fabuleux des montagnes qu’on a enjambées et des cols qu’on a traversés en admirant au passage les oasis qu’on y avait colonisés. Les photos ne rendent pas les subtilités de teintes dans les montagnes arides mais super jolies. C’est désertique mais moins pierreux qu’au Chili, plus lisse…

samedi 12 novembre 2011

Voyage 2011 - Chili


Nous sommes sur la route à nouveau! Le projet n’est pas très précis mais ça ressemble à ceci : Passer quelques jours à Santiago, monter vers le nord du Chili pour voir la floraison du désert si elle est présente cette année et ensuite on verra si on traverse au Pérou ou si on va en Argentine; ensuite ce sera le Panama. Toutes les options sont ouvertes, on profite de la vie quoi, on ne va pas se casser la tête, on verra bien.

Après un vol sans histoire pour Toronto, nous avons atterri à la pluie battante. L'aéroport est d'un ennui total, gris et terne comme ce n'est pas possible,  sans même l'ombre d'un charriot pour promener nos bagages et un gros kilomètre à parcourir pour nous rendre aux vols internationaux. Pire que l’aéroport de Gaulle quoi! 
Le vol vers Santiago était relativement confortable, la bouffe correcte pour Air Canada et un choix de films assez varié pour contenter tout le monde. On devait être ceux qui avaient le moins de bagage, en tout cas les moins pesants... Arrivée à Santiago sous le soleil et une température idéale autour de 20 C avec un petit peu de neige sur le sommet des Andes. On doit payer une taxe de réciprocité de 132 USD par personne; on n'avait que des 20 USD mais le gars a été gentil; il nous a remis 16$. Cette taxe compense pour les frais demandés aux chiliens pour venir au Canada; on pense qu’il faut payer aussi en Argentine et dans d’autres pays d’Amérique du Sud.

On a pris une petite navette avec un couple anglophone et un jeune de 3-4 ans qui s'en allaient au sud faire du WOOFing pour un mois... Petit choc en arrivant à l'hôtel qui ne semble pas un hôtel de l’extérieur, notre gentil chauffeur s’assure qu’on y sera bien logé. Le bâtiment est en rénovation avec tous les bruits de construction que ca suppose. Nous nous assurons des heures de travail et malgré une chambre au look qui 'fait dur' et au décor minimaliste (aucune chaise, 2 lits et des bureaux plus ou moins propres) nous acceptons d’y passer la nuit et négocions que nous pourrons repartir sans frais, malgré la réservation, si nous n’y passons pas une bonne nuit. On se dit qu'on verra bien.

On y a finalement passé 4 nuits; il faut dire que les travaux s’effectue de 8h30 à 18h. Maryse utilise pour la première fois un masque et des bouchons pour dormir et elle en découvre tout le charme.  C'est le temps du pollen ici et Maryse, pourtant peu sensible habituellement, est tombée dedans. Elle éternue et mouche toute la journée. Ce matin, gorge très sèche et douloureuse donc peut-être que ce n’était pas le pollen mais un bon vieux rhume d’avion!  Elle se soigne et ça ne l’empêchera pas de marcher!

Le jour de l’arrivée, on s'est tapé une marche de 6-7 heures. Le chauffeur de taxi nous avait montré le Cerro Santa Lucia et on s’y est rendu sans problème. C’est un joli parc, une colline boisée et très agréable à marcher. Nous avons découvert une terrasse au retour et y avons pris un pichet de bière locale et mangé. Pour le moment, nous trouvons surtout des places où les gens mangent des hamburgers ou des sandwichs. Les chiliens semblent raffoler de ce type de nourriture et ça finit par faire beaucoup de pain avec le petit déjeuner (pain, saucisson, fromage, confiture et café instantané).

Hier on a répété la promenade en l’allongeant un peu. Nous sommes allés dans le quartier historique, à la Place d’armes et au marché central. On y a mangé, au marché de poisson, un plat recommandé par une étudiante à qui on avait donné des sous pour aider leurs revendications pour le droit à des études gratuites. Il se trouve que le curanto est un mélange de fruits de mer, poulet et steak. Il y en avait pour 4 au moins et beaucoup de choses que nous apprécions plus ou moins! Maryse a demandé qu’on donne le reste à un pauvre…

Nous avons trouvé le chemin pour monter dans le Cerro San Cristobal et en avons fait l’ascension (300 mètres ) en funiculaire. Nous y découvrons une statue de la vierge et non de San Cristobal. Il est vrai qu’il nous manque un guide mais on trouvait le Lonely planet telllement lourd à transporter!


Il fait beau, la ville est tout en fleurs jusque dans les arbres (d'où le pollen). Nous parcourons les rues au hasard et entrons dans les boutiques de livres usagés, pas de chance à date.
Paraîtrait que le désert de Atacama est aussi en fleurs de ce temps-ci alors il se peut qu'on pique une tangente de ce côté-là très bientôt. C'est l'objectif du jour, vérifier si c'est vrai et comment on y va!

Personne ne semble savoir ou s’intéresser à la floraison du désert. On nous répond n’importe quoi. Nous décidons de prendre un billet pour San Pedro et de voir sur place. Nous quittons donc Santiago après 4 jours de visite à pied. On y a vu quelques beaux édifices, beaucoup de chiens errants, une foule de pigeons et un smog qui empêche la plupart du temps la vision des montagnes. Les chiliens des places visitées mangent beaucoup de malbouffe et sont passablement gros dès le jeune âge.

Départ pour Calama à une heure de San Pedro de Atacama. Le voyage n’est pas aussi confortable que ce que nous avions connu en Argentine et au Brésil. On nous sert, sur 21 heures de route, un pain hamburger avec une tranche de jambon sans aucun accompagnement, beurre, moutarde ou autre, sec quoi!, une petite bouteille de jus insipide et un petit sac de peanuts et une mini salade de fruit. Quelques heures plus tard on nous régale du même pain mais avec une tranche de fromage, wow! accompagné de la même chose sauf qu’on a un mini coke. Pour le déjeuner nous aurons droit à une galette et un jus. On est loin du souper chaud servi en Argentine avec vin et digestif!

À Santiago, Maryse avait des problèmes de maux de tête qu’on avait mis sur le compte d’allergies au pollen ou d’une grippe. Le mal est de plus en plus important au fil du voyage et en arrivant à Calama, nous ne nous sentons pas bien ni l’un, ni l’autre. On avait oublié le mal des hauteurs. On est à 2260 mètres seulement (!) mais la réaction est bien présente. Nous décidons de prendre un hôtel sur place au moins un soir avant de nous rendre à San Pedro. Nous rencontrons un ingénieur texan qui enseigne à Valparaiso et qui nous conseille un hôtel. Nous y allons pour constater que la chambre est à 160$ US, pas du tout dans notre budget! Nous nous mettons à la recherche d’un autre hôtel et rencontrons une gentille chilienne avec son mari et sa fille. Elle nous amène à un hôtel qui est 120$ US. Elle nous amène finalement à un hôtel à 90$. qui appartient à son grand-père! C’est très bien et on est à bout, on ne peut plus avancer avec les maux de tête et la fatigue. On le prend, on se douche et dodo! 

Calama est une ville entourée de montagnes qui ressemblent à des tas de sables, il n’y rien à y faire et c’est laid. On y passe 2 jours et comme on ne se sent toujours pas bien, on décide de trouver une plage comme on aime et d’aller s’y écraser. On oublie San Pedro et ses excursions. Les fleurs? Il semble qu’on soit passé par la région en s’en venant. On ne veut pas refaire le chemin donc on choisit Arica, qui doit avoir une longue plage et une température agréable.

On change de compagnie et au lieu de Tur Bus, on prend Pullman, recommandé dans les blogues. 9 heures de route sur des sièges en cuir (c’est chaud et ça glisse), rien n’est offert à boire ou à manger et on ouvre l’air climatisé 5 minutes avant l’arrivée. On ne peut pas dire que le Chili nous impressionne à date. Nous avons réservé un hostal, le Sunny Days, tenu par un couple néo-zélandais et le trouvons facilement avec les indications qu’ils nous ont fournies. On nous avait confirmé la réservation pour une chambre ‘matrimoniale’ avec salle de bain privée, on nous donne une chambre à 4 lits pour nous deux. On a donc de l’espace et c’est assez confortable.  

Après un petit déjeuner offert gratuitement à notre arrivée à 7h30 nous partons pour la plage à cinq minutes de l’hostal. Le vent est frais et nous marchons un bon bout de temps. Malheureusement on doit constamment garder les yeux sur le sable car il y a beaucoup de méduses et l’eau est trop froide pour s’y baigner. Déception…

En fin d’après-midi, on trouve à manger et à 7 heures 30 on est au lit. Le lendemain on marche un peu dans la ville mais il n’y a rien à voir ou à faire. On retourne manger du poulet qu’on avait trouvé bon, grillé juste à point et servi avec une salade. On décide qu’on va passer au Pérou et qu’on va prendre des cours d’espagnol à Arequipa. On réserve 2 soirs. Dans la nuit, Maryse fait une tourista. Ce n’est vraiment pas un bon début de voyage. On doit annuler la réservation car elle ne se sent pas assez  bien pour partir avec le sac à dos. Elle mettra deux jours à s’en remettre assez pour partir.

On quitte le Chili sans regret et on espère qu’au retour on aura l’occasion de mieux l’apprécier. Les chiliens, en général, parlent très rapidement et ne prononcent pas bien. Nous avons eu beaucoup de difficultés à les comprendre. En jasant avec d’autres voyageurs, on nous confirme que ce n’est pas un manque de préparation de notre part mais que tout le monde reconnaît qu’ils sont les pires pour la prononciation. Ça nous encourage beaucoup.  Nous passerons donc au Pérou.





lundi 1 février 2010

Du 9 au 30 janvier 2010

18 janvier 2010















De Voyage 2009-10 -Koh Lanta




Il ne s’est pas passé grand-chose depuis le 9 janvier sinon que nous avons continué notre petite routine de marches sur la plage au petit matin, exercices dans l'eau avant le petit déjeuner et marche sur la plage au coucher du soleil. Entre ces grosses activités, lecture pendant les heures un peu trop chaudes soit de 10 heures à 17 :00 heures. On a aussi joué au scrabble avec Suzanne, souvent sans Maryse qui préfère lire. Parfois on fait une promenade jusqu'à Ban Saladan. Petite vie tranquille.

Au cours de nos promenades nous découvrons de jolies maisonnettes. À côté de la plupart des immeubles se dresse une sorte de petite pagode colorée, posée sur un pilier. Cette demeure miniature abrite l'esprit des lieux de la maison, le phra phum. Lorsque la construction d'un bâtiment est envisagée en Thailande, la première chose à faire est de trouver une place favorable à l'édification de la maisonnette où pourront se réfugier les esprits (phi) un moment délogés. L'installation est confiée à une personne initiée, on ne place pas n'importe où une demeure réservée au phi (surtout pas à un endroit qui risquerait de se trouver ombragé par l'immeuble) Un jour de bon augure doit être choisi pour l'installation des âmes dans leurs appartements.

On y dispose un bouquet de fleurs, des bâtonnets d'encens et plusieurs bougies. Lorsqu'un étranger est invité, il doit demander la permission d'entrer faute de quoi il risquerait de très mal dormir, les esprits viendraient au cours de la nuit s'installer sur sa poitrine ce qui engendrerait d'horribles cauchemars.

Le matin il convient de les saluer avant de nourrir l'espoir de passer une bonne journée, de leur présenter des offrandes si on aspire à voir quelque souhait exaucé.

Le propriétaire qui s'enrichit et décide d'embellir et de moderniser son habitation sait que l'oubli de parer en conséquence la maison des esprits risque de lui jouer des mauvais tours.


Nous sommes donc partis de Ban Saladan, en bateau, tel que prévu aujourd’hui pour Phuket en compagnie de Suzanne qui doit y rencontrer son amie Lisette arrivant de Montréal. Nous demeurerons 6 jours à Phuket avant de prendre l’avion pour Chiang Mai. Sur le bateau, il faisait beau (le croiriez-vous?) et la mer était belle. Notre voyage prévoyait un arrêt de quelques heures à Koh Pui-Phi et nous y sommes arrivés vers 10 :30 heures.

Il y avait par contre des voyageurs qui allaient directement à Phuket mais, question de tarifs portuaires suppose-t-on, ils devaient changer de bateau en mer à quelques encablures de Koh Phi-Phi. Les deux bateaux se placent côte à côte et les gens passent sur une planche pour rejoindre le deuxième bateau. Il est fort peu probable que de telles pratiques soient tolérées chez nous!!
L’île de Koh Phi-Phi où nous avons fait escale est très jolie, du moins ce qu’on en a visité. En fait, il n’y a pas de circulation automobile sur cette île ce qui veut dire qu’il faut emprunter un bateau si on veut accéder aux plages autres que celle du port d’arrivée. On n’avait pas le temps de faire cette tournée des plages mais on a bien apprécié la promenade sur un trottoir qui faisait le tour de toutes les installations, toutes touristiques, aux alentours de la plage de Tonsai.

On y aussi vu l’endroit par où s’est engouffrée la vague du tsunami du 26 décembre 2004 qui a pratiquement tout détruit. Aujourd’hui, il n’y paraît plus et le seul témoignage qui demeure est un mémorial où sont inscrits les noms des personnes décédés qu’on a pu identifier. Nous avons pu y voir le nom de Gilles, un copain de Suzanne, qui est décédé ce jour-là. Suzanne, elle, arrivait le lendemain du tsunami à Phuket où ils devaient se rejoindre. Il y a beaucoup de monde et beaucoup de bateaux sur la petite plage étroite de Tonsai, les rues sont bordées de boutiques et ça ne sent pas toujours très bon. L’île fut peut-être paradisiaque avant le tsunami mais, aujourd’hui, elle convient plus aux jeunes assez riches pour louer des bateaux et aller faire de la plongée sur les récifs qui sont abondamment visités par des dizaines de bateaux tous les jours.

Nous avons quitté Koh Phi-Phi sur un gros bateau (possiblement 400 passagers) pour compléter notre voyage vers Phuket. Suzanne, qui adore la mer, s’est assise par terre sur le pont pour contempler la mer à son goût. À Koh Lanta, elle pouvait passer des heures à regarder la mer, sans nécessairement s’y baigner. Sa deuxième passion était le scrabble et elle gagnait souvent!! Arrivés à Phuket, on s’est laissé conduire par elle. On a donc pris un taxi pour Phuket Town qui n’est pas sur une plage mais qui peut servir de point central pour les visiter toutes. Elle nous avait laissés entendre qu’on pourrait avoir une chambre pour 300 baths (10$) mais il n’y avait plus de place à l’hôtel en question; on s’est donc rendu à son hôtel, le Rome, où elle avait fait réserver une chambre pour Lisette et elle et on a aussi pu obtenir une chambre à 700 baths (23$) très confortable avec télévision et air climatisé. Lisette était déjà arrivée et nos deux chambres étaient face à face, ce qui nous a facilité les réveils du matin puisqu’elles allaient nous servir de guide sur cette grande île de Phuket aux nombreuses plages mais pas toutes intéressantes comme on allait s’en rendre compte.

19 janvier 2010

Nous avons commencé par la visite des plages de Karon et Kata. On a fait un arrêt à Karon uniquement pour qu’on puisse avoir une idée de la plage parce que les filles (Suzanne et Lisette) ne l’appréciaient pas du tout. C’est une plage fréquentée surtout par les scandinaves et, sur ses 2 à 3 kilomètres de long, on voit trois ou quatre épaisseurs de chaises longues (des transats pour les européens) tassées comme des sardines…et il y a foule.
Pour compléter le portrait, il y a le bruit des sea-doo et des ‘speed boats’ et le sable qui s’enfonce sous les pieds donc très difficile à marcher. Son seul atout, une belle lagune à un bout de la plage.

Nous avons pris quelques photos puis nous sommes allés nous mettre à l’ombre sous un abri le long du chemin en attendant l’autobus pour Kata. Comme on était prêt d’une sculpture montrant un gros serpent, Maryse a eu l’idée d’une photo de nous deux devant la sculpture.
De Voyage 2009-10 - 8-Phi Phi Phuket

Je laisse le sac et donne la caméra à Lisette pour qu’elle prenne la photo. Deux minutes plus tard, Suzanne nous avertit que l’autobus s’en vient. On décampe en vitesse et, en arrivant à Kata, André s’aperçoit qu’il n’a pas le sac. Aussitôt, il se rend compte qu’il l’a laissé dans l’abri où on attendait l’autobus. Heureusement, il avait gardé la caméra et son porte-monnaie dans ses poches. Suzanne propose de retourner avec André voir si on peut récupérer le sac vu que l’abri n’avait pas l’air très fréquenté; Maryse y avait quand même un maillot de bain qui lui avait coûté assez cher. Manque de chance, l’autobus, qui partait du terminus de Kata, se traîne les pieds pour essayer d’attraper des clients (ici, il n’y a pas d’arrêt d’autobus; on les arrête en levant la main quand on veut embarquer). Suzanne, qui connaît le coin, surveille par la fenêtre (façon de parler puisqu’il n’y a pas de fenêtre mais que des barres de bois qui tiennent le toit) et avant même qu’on atteigne l’abri, elle aperçoit le sac. C’est juste si elle ne saute pas en bas de l’autobus pour y courir. André doit payer l’autobus avant de la rejoindre. Elle a le sac. Il y a des personnes, des allemands ou des scandinaves, qui venaient tout juste d’apercevoir le sac. Tout y est et on peut retourner tranquilles.

Pendant ce temps, Maryse et Lisette avaient fait connaissance avec deux québécois et étaient bien contentes qu’on vienne les en délivrer. On visite enfin la plage de Kata, qui est pas mal moins encombrée que celle de Karon, et possède un resto à un bout.

Pendant que Lisette et Suzanne partent à la chasse aux chambres (Lisette pensait qu’elles allaient peut-être s’installer sur cette plage), on s’installe au resto et on sirote quelques bières en nous disant que ce n’est pas une plage qu’on choisirait pour demeurer.

20 janvier 2010
Pour ce deuxième jour, les filles nous amènent à la plage qu’elles aiment le mieux à Phuket, celle de Nai Harn.
Nous sommes obligés d’être d’accord mais, encore une fois, ça ne bat pas ce qu’on avait à Koh Lanta. En fait, l’attrait de cette plage est la lagune où se jette la mer, spécialement à marée haute. Nous nous sommes baignés dans cette lagune et avons remonté à la nage jusqu’à la mer.


Très joli et intéressant mais le reste de la plage est comme les autres avec des chaises longues sur toute la plage. Par contre, derrière, il y a un paquet de restaurants tous collés les uns sur les autres et à l’abri du soleil, où on a mangé très bien et à bon prix.

21 janvier 2010
On prend congé des plages pour une journée et on va magasiner au Big-C. C’est un magasin à très grande surface sur 3 ou 4 étages où on trouve de tout, linge, électronique et électroménagers européens ou asiatiques, surtout japonais. Mais, ce qu’on a aimé par-dessus tout, ce sont les ‘fast-food’ thaïlandais (parce qu’il y avait aussi des McDo, où les filles se sont arrêtés) où on choisit en montrant du doigt et sans trop savoir ce que ça goûtera mais c’était dé-li-cieux (gros bol de canard et porc grillé sur nouilles fraîches, dans un bouillon aux légumes). Dommage qu’on ait droit à un seul essai!!

22 janvier 2010
De retour aux plages, cette fois nous allons au nord de l’île, à Kamala. Le parcours est intéressant, on traverse les montagnes et on a même des vues en surplomb de la plage qui nous attend. 
Cette plage est donc entourée de montagne et elle n’est pas encombrée de chaises longues. On a pris plaisir à la marcher, sur du sable bien tapé, d’un bout à l’autre, jusqu’au village qui se trouve à l’extrémité nord.

Nous y avons d’ailleurs trouvé un petit resto sympa puis, pendant qu’on faisait le pion en attendant l’autobus, Maryse s’est laissé attiré vers un magasin où on vendait toutes sortes de peintures chinoises en laques. Le propriétaire francophone lui explique tout le procédé de fabrication et la signification des dessins: grosse tentation mais elle s’en tire avec la tête pleine mais le portefeuille intact!




23 janvier 2010
Lisette a décidé de ne pas demeurer plus longtemps à Phuket et nos deux guides nous quittent pour aller poursuivre leur séjour à Koh Lanta. De notre côté, il nous reste une journée complètement seuls à Phuket. On doit faire l’effort de retrouver notre chemin tout seuls et on finit par y arriver. On se retrouve au déjeuner dans un petit resto où on se retrouve nez à nez avec un couple trifluviens qui vient d’arriver de Chiang Mai en route vers Koh Lanta!! Ils sont en vacances pour un mois. Ils ont bien aimé Chiang Mai mais ils ont hâte d’aller sur la plage pour leur dernière semaine. On leur donne l’adresse du bureau de tourisme où on avait accompagné Suzanne et Lisette lorsqu’elles avaient voulu acheter leur billet pour leur retour à Koh Lanta et où on avait aussi acheté/réservé notre taxi pour l’aéroport à 450 bahts. Ils sont bien contents et on se laisse sans s’être présentés.


On continue à se promener toute la journée et on décide d’aller souper dans une ruelle colorée où on avait déjà très bien mangé.
De Voyage 2009-10 - 8-Phi Phi Phuket

Il est presque neuf heures quand on s’installe dans le resto en face de celui qu’on avait déjà essayé parce qu’il y a tellement peu de monde que ce dernier était déjà fermé. Tout-à-coup, qui voit-on apparaître? Notre couple de Trois-Rivières! Ce que le hasard peut faire!!

24 janvier 2010
La réceptionniste nous a réveillés à l’heure. Le taxi était à l’heure. On peut se fier aux thaïlandais. L’avion d’Air China était aussi à l’heure. Tel que prévu, on a dû mettre le ‘gros’ sac de Maryse dans la soute mais on a dû débourser 200 bahts (6$). Compte tenu que le billet coûte 63$, ce n’est pas excessif mais apparemment il fallait aviser qu’on avait des bagages en soute au moment où on réservait le billet (petit oubli de l’agence de voyage).

De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Vol de deux heures sans problème et Clément nous attendait à l’aéroport. Il a fallu une bonne heure pour nous rendre chez lui à Ban Lo Pahan à 100 km de Chiang Mai.

Les paysages sont captivants, il y a beaucoup de cultures et des montagnes partout. La ferme est à trois heures de route de la frontière Birmane dans les contreforts de l’Himalaya et jouit d’un climat tropical à 800 mètres d’altitude caractérisé par du soleil absolu de novembre à mai et un peu de pluie de juin à septembre. Clément y habite de la mi-décembre à fin mai depuis 6 ans, au début sous la tente, puis, dans la maison actuelle à six chambres et bientôt dans sa maison privée de style japonais.

La maison nous paraît immense avec une grande pièce de 24x26 pieds qui sert à la fois de salon, de salle à manger et de cuisine et six chambres et quatre salles de bain disposées tout autour de cette grande pièce. Il n’y a qu’un travailleur malais Chris qui est là depuis un mois. Les repas sont préparés par la belle-sœur de Clément. On est plus ou moins comme à l’hôtel avec une chambre et salle de bain qui ressemblent à ce qu’on avait à Koh Lanta.

25 janvier 2010

De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Clément nous fait faire le tour du propriétaire. Sa ferme fait à peu près 17,000 pi² et jouit d’une pente pas trop abrupte qui permet de distribuer facilement l’eau qui vient des montagnes environnantes. C’est d’ailleurs ce qui l’a fait cliquer sur le site, cet apport d’eau presque continu. Dans les plus bas niveaux, il cultive du riz biologique (tout est d’ailleurs biologique) qui lui a demandé au moins 4 ans de patience avant que la terre soit débarrassée des pesticides et engrais chimiques qui était utilisés auparavant. D’ici deux ans, il s’attend à atteindre une récolte optimale et profitable, la récolte de cette année devant suffire au besoin de la ferme et de ses employés; les thaïs, et nous-mêmes par conséquent ainsi que tous les invités i.e. les travailleurs qui viennent passer quelques jours ou semaines, mangent du riz trois fois par jour ce qui demande, en moyenne, 15 kilos de riz par mois et par tête.

De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Outre la culture du riz, la ferme regorge d’arbres et de plantes de toute sorte. On essaiera d’en faire le tour ultérieurement mais on peut mentionner les suivants :
• Orangers qui ont eu quelques difficultés à cause… du froid!! Même s’il fait jusqu’à 30C en milieu de journée, le matin il fait 15C à l’ombre
• Bananiers qui produisent de petites bananes de 4 pouces à la peau très fine et la chair sucrée et ferme
• Hévéas ou arbre caoutchouc plantés l’an passé en profitant d’un projet spécial du roi
• Théiers
• Cocotiers
• Moringas oleifera: Des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles de moringa sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des légumes. Beaucoup de programmes utilisent les feuilles de moringa contre la malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.). Les feuilles de moringa contiendraient :
o 2 fois plus de protéines que le yaourt,
o 3 fois plus de potassium que la banane,
o 4 fois plus de calcium que le lait,
o 7 fois plus de vitamine C que les oranges,
o 4 fois plus de vitamine A que les carottes,
o contiendraient les 8 acides aminés essentiels.
• Margousiers ou Neem : Les traités de l'Ayurveda évoquent le neem dès 2 500 ans avant notre ère. Des preuves de son utilisation ont été trouvées lors de fouilles à Harappa. En sanskrit, la langue de la littérature ancienne, le neem est dénommé "Nimba", qui est dérivé du terme Nimbati Swastyamdadati, qui signifie "qui donne bonne santé". Voir :
• Niger : Pour cette plante, voici un extrait du blogue de Clément que vous pouvez aussi consulter à : http://clementdoyer.tumblr.com/page/3
« Amee (femme de Clément) avait remarqué que les membres de sa tribu, les Lissous, étaient atteints pour la première fois par des maladies autrefois inconnues quand ils habitaient en Birmanie. La seule différence dans leur régime alimentaire était l’huile de palme qui remplaçait l’huile qu’ils consommaient là-bas avant d’émigrer en Thaïlande. Elle décida d’en faire venir trois sacs de 50 kg. On les sema sur la ferme après la récolte du riz et cela produisit 30 sacs après trois mois. Aléa, son frère, gérant de la ferme en mon absence, sema ces graines noires chez des fermiers de la région l’année suivante et j’importai des Indes une presse de petite capacité. L’huile extraite avait un petit goût de noisette et était très fine en salade. Amee passa une pleine journée à visionner des photos de fleurs avant de reconnaître la fleur jaune, ‘Guizotia Abyssinica’, appelée aussi ‘niger’ et qui sert aussi de graines pour oiseaux ».
• Fèves de soja
• Bougainvilliers
• Rosiers
• Gazon ‘bluegrass’
• Etc…on y reviendra!




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Clément fait aussi de l’élevage de porc en combinant trois races différentes et en les nourrissant avec le tourteau, qui est le résidu de son pressoir, et des troncs de bananiers. Les bananiers, faut-il le rappeler(!!), sont des plantes annuelles et on les coupe à 30 cm de terre lorsque la saison des bananes est terminée. La meilleure façon de recycler toute cette verdure est de la faire manger à quelqu'un et Pan! c'est le cochon qui écope... mais il aime!



Il y a aussi une vingtaine de poules qui sont en liberté complète et qui picossent toute la journée, souvent sur le gazon ‘bluegrass’ ou à travers les arbres. Il semble qu’elles font un nettoyage très apprécié des larves d’insectes. Chose certaine, les maringouins et mouches ne sont pas légion. Les coqs donnent de la voix à toute heure du jour. Une chienne et ses deux chiots complètent l’animalerie. Mais Clément a toujours des projets dont certains sont en cours comme, par exemple, la construction d’une maison pour lui seul et sa femme Amee, la construction d’un bâtiment dans le village voisin pour y installer un autre pressoir à l’huile et y déménager son écosseuse de riz.

La première partie de notre visa étant expirée, Clément nous offre de nous conduire à la frontière birmane pour le renouveler. Difficile de refuser mais on ne pensait pas que ce c’était si loin à trois heures et demie de voiture. Mais ce fut un beau voyage.




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Les paysages étaient encore une fois splendide et nous avons passé à travers les montagnes où on retrouve beaucoup de cultures en terrasses et quelques villes et villages jusqu’à Mae Sai, la ville frontière. La frontière est un petit pont qui relie la Thaïlande au Myanmar ou Birmanie. On y a traversé à pied en laissant nos passeports à l’immigration birmane en échange d’un bout de papier pour les récupérer. Clément nous avait dit qu’il y avait des disques (CCD et DVD) bon marché au village birman et on lui a acheté toute une flopée de DVD qui contiennent chacun 6 ou 8 films vendus à 10 bahts (0,30$) le DVD et deux séries de Poirot et Mash et deux séries de CSI. De quoi occuper ses soirées d’hiver!!




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
En revenant, Clément rate son chemin habituel, en prend un autre qui nous conduit dans les montagnes mais justement pas celui qu’il voulait prendre parce que tous les camions le prennent et donc on devait suivre assez longtemps avant de pouvoir dépasser. Finalement il se tanne et bifurque sur une autre route qui est effectivement moins fréquentée mais nous mène on ne sait trop où. Toutefois Clément est confiant parce que la direction ouest est la bonne et qu’on a le soleil couchant en pleine face. On finit par traverser un petit village où la route semble se terminer mais elle continue quand même sur la terre, c’est presque un sentier. Clément décide de poursuivre quand même et bientôt la route est en construction et, devant nous, il y a un rouleau suivi de près par une gratte qui est en train de niveler une couche de gravier qui vient d’y être déchargée. On hésite mais retourner en arrière sans savoir jusqu’où aller et quelle autre route prendre et on ne veut rouler à la noirceur et le soleil baisse toujours. Finalement, Clément décide d’embarquer sur cette route en construction et de suivre les équipements qui avancent à pas de tortue. On se dit que la journée doit s’achever pour eux aussi et, en effet, après peut-être un kilomètre, les équipements se stationnent et la route reprend cahoteuse jusqu’à une intersection où on s’engage à gauche et où Clément finit par reconnaître qu’on se dirige vers la maison mais dans le sens inverse de ce qu’on aurait dû.

28 janvier 2010
On décide d’aller à pied en reconnaissance jusqu’au village Ban Lo Pahan.


De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Le village n’est pas très gros. Sur la route principale il y a un garage, un restaurant, quelques magasins, une garderie et un temple. En cinq minutes, on le traverse. Par contre, comme c’est jeudi, il y a un marché mais on en a fait aussi le tour en cinq minutes.

29 janvier 2010




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Clément nous amène au village chinois de Ban Arunotai, à une quinzaine de minutes de la maison. C’est jour de marché et là, il y a foule. Il y a aussi beaucoup de vendeurs installés sur le sol et on y vend beaucoup de choses, nourriture, vêtements, chaussures, électronique, … et aussi de la bouffe; c’est d’ailleurs surtout pour y venir manger une soupe aux nouilles que Clément y vient. Il y rencontre David, un américain ou plutôt, comme il le lui dit, un étatsunien qui est aussi installé dans le coin.

30 janvier 2010




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)

Maryse décide de faire des confitures de roselle. La roselle est le fruit de certaines espèces d’hibiscus. Il est de la grosseur d’une fraise. Il y en avait qui étaient mûres sur le terrain, alors on les a ramassés. Mais ce fut un travail de moine que de casser ce fruit pour en séparer les pétales des graines. On y a mis au moins trois heures à deux.


De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Maryse a fait bouillir les graines pour en extraire la pectine et après avoir tamisé le tout elle y ajoute les pétales et du sucre. Tout ce travail pour venir à bout de faire un pot de confiture de la grosseur d’un pot de beurre de cacahuète. Et on a eu mal aux pouces (chacun un) pendant trois jours.