Le vol de Salvador à Belo Horizonte (BH pour les intimes) prend tout juste 2 heures et nous arrivons vers 23:00 heures. Il fait un peu sombre au centre-ville où on a choisi de résider pour quelques jours et la rue a un aspect quelque peu macabre mais le chauffeur de taxi finit par localiser l'hôtel San Bento, une simple porte donnant sur la rue. À l'intérieur, on est bien reçu et la chambre est plus que convenable. Le petit déjeuner du lendemain achèvera de nous convaincre que nous avons bien choisi. On se met le nez dehors et, comme c'est dimanche, plusieurs des magasins de cette rue commerciale sont fermés et la plupart ont une porte d'acier sans vitrine ce qui rendait la rue si macabre la veille à notre arrivée dans la soirée. On se dirige vers la gare d'autobus qui est à deux pas et on y obtient tout ce qui est nécessaire à un touriste: le plan de la ville, indications des endroits intéressants à visiter, la direction à prendre pour aller à la foire artisanale qui a lieu tous les dimanches. On n'aura pas assez de trois jours à BH pour nous bien nous orienter dans la ville. Le plan de la ville est pourtant simple, les rues sont quadrillées, apparemment comme à Washington i.e. selon deux axes qui se croisent à 45 degrés, mais nous ne sommes jamais allés à Washington... Le problème avec ce double quadrillage est qu'à certaines intersections il y a trois rues qui se croisent et elles ne sont pas évidentes à traverser pour les piétons distraits que nous sommes. On se trompera souvent, on demandera souvent notre chemin et, au total, on aimera beaucoup cette ville et on marchera beaucoup.
Après le bain de foule à la foire artisanale (Maryse trouve qu'il y a vraiment trop de monde) on se retrouve à la place de la Liberdade où on se promène sous les palmier géants et au milieu de jardins de roses et autres fleurs. Maryse est super déçues que les fontaines ne soient pas fonctionnelles. On prend notre temps et vers 16:30 heures les fontaines sont activées. Magnifiques dans ce parc. On se dirige ensuite vers une autre place, dite Soarès, qui se trouve plus près de notre hôtel et qui selon les renseignements touristiques de notre plan a des fontaines fonctionnant avec musique et lumières. Rien ne fonctionne à notre arrivée mais nous les verrons en action à la brunante car Maryse insiste pour rester, convaincue qu'il faut attendre la noirceur puisque cette fontaine fonctionne avec des lumières. C'est un peu décevant, on n'entend pas bien la musique et l'éclairage n'est pas très original mais le plus important est que Maryse avait raison.
Le lendemain, lundi, tous les parcs et musées sont fermés (jour de repos pour les employés et pour l'entretien). On décide d'aller à Pampulha, en banlieue, où se trouve un lac dont on peut faire le tour à pied. Il fait chaud! certainement dans les 30 degrés mais on réussit à faire une promenade de près de trois heures. À notre grande déception, le lac est complètement pollué et on ne peut même pas s'y tremper le gros orteil. On peut voir une drôle d'église (St-François d'Assise) en forme de cornette de soeur, oeuvre de l'architecte Niemeyer.
Elle est entièrement recouverte de céramiques peintes par un artiste italien. Tout un travail puisque les tuiles ont moins de 12 pouces et que les personnages et le décor sont grandeur nature. Au retour, lorsqu'on prend l'autobus qui circule autour du lac, on demande au chauffeur de nous laisser là où on doit prendre la correspondance pour BH. Il nous comprend sans doute mal car on a droit à un tour complet du lac!
Le mardi, le soleil est toujours au rendez-vous et on peut faire le tour du parc Mangabeiras. Petite surprise, le parc est dans la montagne, tout en côtes, les sentiers sont en pierres appelées 'pé de moleque' (je crois que ça veut dire pour les chèvres). Ces pierres sont rondes, inégales et lisses. Nous sommes en sandales! On en fera quand même le tour et on en sera quitte pour un puissant massage de pieds. Mais le décor en valait la peine avec toute sorte d'arbres tropicaux dont le bambou et de toutes petites chutes.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire