jeudi 26 décembre 2013


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2013-12-02 à 2013-12-06 Granada

Le voyage fut sans histoire et les vols à temps. Nous sommes même arrivés à Managua avec un peu d’avance grâce à des vents favorables. Le taxi demandé à notre gite français était sur place et nous amena en une heure à Granada.

Nous fumes accueillis par une gentille jeune fille et nous couchâmes après avoir pris un thé glacé. Notre chambre était située près de la cour intérieure où se prend le petit déjeuner mais nous avons tout de même dormi jusqu’à 9 heures 30. Les petits déjeuners sont composés, au choix, de rôties avec fruits, crêpes avec fruit ou des œufs. Le fait d’inscrire notre choix au tableau a fait qu’un couple de français a supposé, à juste titre,  que nous parlions français et sont venus se présenter. C’est un couple charmant, lui à la retraite et elle infirmière indépendante. Ils font 4-5 voyages par année pour faire du trekking.

Nous sommes sortis pour souper tous les jours mais durant la journée il faisait trop chaud et humide pour nous. Nous en avons profité pour récupérer du voyage et faire nos arrangements pour nos cours d’espagnol.

Le premier soir, la rue principale que nous avons pris pour nous rendre nous causa  un choc culturel. Il y avait du monde partout sur les trottoirs et dans la rue. Les gens étaient installés sur le trottoir avec des chaises, des berceuses, de la marchandise à vendre etc. La musique et le bruit des camions, motos, taxis était plus que présent. Il fallait faire quelques  pas sur le trottoir, un bout dans la rue et retour au trottoir quand le camion ou autre véhicule ne nous laissait pas d’espace. Il n’y a pas, au Nicaragua, de priorité au piéton et on ne donne généralement pas de chance pour traverser. Il faut regarder partout car les bicyclettes arrivent aussi rapidement que les voitures, le soir souvent sans feu de circulation.

Nous avons finalement trouvé la rue touristique, plus large, avec des gardiens de sécurité,  piétonnière ou presque. Des terrasses y sont installées et on peut y consommer un peu de tout. Nous y retournerons tous les soirs. Comme nous allons vivre dans une famille nicaraguayenne nous en profitons pour essayer la pizza et les pâtes du coin puisque nous aurons amplement le temps de goûter la cuisine locale.

Nous allons admirer le lac Nicaragua avant de souper le dernier soir car nous sommes alors mieux orientés dans la ville. On peut voir beaucoup de genres de berceuses dans les jardins intérieurs ou les salons exposés à la rue. Il y en a de très originales et ça semble très prisé par les nicas.

Granada est située à 30 kilomètres au sud de Managua. C’est une ville coloniale fondée en 1524 par Francisco Hernandez de Cordoba. Elle est située sur la côte ouest du lac Nicaragua et à l’ombre du volcan Mombacho.
Notre prochaine étape sera Esteli, une ville d’un peu plus de 110,000 habitants située à 150 kilomètres au nord de Managua. Le climat doit y être plus frais et moins humide. On la choisit parce qu’on a trouvé sur internet un site la recommandant fortement comme ville pour apprendre l’espagnol et sur plusieurs forums on recommandait une prof de cet endroit, Norma Morales. Il semble qu’il y peu d’étrangers dans cette ville et on y sera en pleine immersion dans une famille ne parlant qu’espagol.

2013-12-06 Esteli
Les 3 jours de Granada se sont étirés en 4 ou presque. On a contacté un professeur et on a pris engagement pour un cours d’espagnol à Estéli avec hébergement chez un local. On avait le choix de prendre la route Granada-Managua-Estelí ou Granada-Masaya-Estelí. On a choisi cette dernière et comme il n’y avait qu’un bus par jour à 5 heures du matin, on s’est levé à 4 heures et on a pris un taxi jusqu’à Masaya…qui nous a conduit en pleine noirceur dans un énorme marché déjà bondé de monde qui s’y installait ou qui prenait un des nombreux bus en partance pour un peu partout, vu que le marché faisait aussi fonction de terminal.

En fait de bus, ce sont des autobus jaunes type écoliers avec 2 ou 3 sièges minimalistes de chaque côté. Le chauffeur de taxi nous a quand même laissés directement sur les marches du bus et on a démarré en retard d’une demi-heure seulement avec la préposée au paiement qui fera tout le voyage dans l’escalier près du chauffeur. Elle cotisera tous les voyageurs de même que les autres personnes prises en route.

Pour 3 dollars US le siège et 140 kilomètres à souffler (5 km/hr max) dans des côtes presque alpines, on n’ira pas se plaindre… Le confort est évidemment minimal mais les routes absolument impeccables, rien de moins, ce qui compense pas mal pour le confort et qui est tout-à-fait surprenant dans un pays aussi démuni.

Quand on descend à Estéli Nord (heureusement on nous avait précisé que l’autobus s’y rendait parce que la distance entre le Nord et le Sud est appréciable avec des sacs à dos), personne ne nous attend. Heureusement, on avait pris soin d’écrire le nom et l’adresse de Norma avec qui on avait rendez-vous pour les cours. On est à un pseudo-terminal qui est plutôt un arrêt de bus puisqu’ici on ne réserve pas et on n’achète pas de billet. Les gens montent tout simplement dans l’autobus qu’ils veulent prendre. À notre arrivée, plus de 3 heures plus tard, on demande à un type s’il connait l’adresse en question en lui montrant le nom de la prof et son adresse. Il bredouille, interroge ailleurs et, soudainement apparaît une dame avec sa fille qui dit au type : oui-oui, je la connais, c’est une amie à moi! Et nous de prendre un taxi avec elle et de se rendre directement chez Norma!

Il est 9 :00 du matin; Norma ne nous attendait qu’en fin d’après-midi car elle n’avait pas lu notre dernier courriel. Elle nous réceptionne tout de même de bonne humeur et immédiatement demande à sa fille de nous servir à déjeuner. La maison est impec, Leslie, la fille de Norma qui étudie la médecine est charmante bien que très réservée et nous concocte un déjeuner qui nous laisse pantois : céréales et yaourt maison, fruits et café.

La maison est située dans un coin retiré de la ville et est bizarrement à un seul niveau mais haute comme deux étages et sans portes intérieures. On comprendra plus tard que c’est en partie parce que Norma est claustrophobe…et pour la fraicheur que cela procure. Dès que le déjeuner est terminé, cette dernière nous reconduit (en taxi à cause des bagages) chez Victoria et sa fille Carolina qui seront nos hôtesses. Et nous voilà installés!

La famille semble super gentille. Il y a une petite fille de 5 ans qui semble bien éduquée.  Carolina coiffe dans la partie avant de la maison, on passe par son salon pour entrer par un corridor dans la cuisine salle à manger. Notre chambre se trouve devant un mini jardin intérieur. La chambre de Kristyn, la douche et les toilettes sont face à la salle à manger. Au bout du corridor, il y a une autre section avec le coin lavage, trois autres chambres et une autre toilette et douche. Derrière les chambres se trouve un autre jardin plus grand pour étendre la lessive et un atelier de menuiserie où travaille le fils de Norma, Yvan. Tout cela constitue la partie de maison de Victoria, l’autre moitié est occupée par son autre fille qui a deux jeunes garçons.

Comme toutes les maisons d’ici, on vit assez à l’air libre, les murs ne rejoignant pas le toit et les jardins intérieurs sont à ciel ouvert. La maison est donc super bien ventilée sauf en milieu de journée lorsque le soleil tape sur la tôle du toit.

On doit s’habituer à vivre dans le bruit car la musique joue toute la journée, les voisins ont des coqs (de minuit à notre lever et plus on peut les entendre annoncer le lever du soleil!!!). Comme c’est décembre, il y a beaucoup de fiestas dans les rues et des bombas (pétards) à toute heure du jour et de la nuit. Ajoutons à cela les oiseaux en cage, les oiseaux dans la nature, les chats qui se courent sur le toit, les chiens qui se font compétitions sur le nombre de décibels émis. Heureusement, il y a les bouchons conseillés par Élizabeth, merci la belle! Après notre silence à deux, il nous faudra faire preuve d’un peu d’adaptation!


2013-12-07 Matapalga, Selva Negra

Norma nous avait prévenus que ses classes se passeraient souvent en plein air. Elle nous amène donc, pour cette première journée, dans la Selva Negra, à Matapalga. Le voyage dura plus de trois heures et trois autobus à l’aller et un peu moins avec seulement(!) deux au retour. Ce sont des autobus semblable à nos autobus scolaires mais beaucoup plus vieux. Il y a 2 rangées de bancs étroits et on peut y voir souvent 2-3 enfants et la mère sur 2 de ces bancs étroits. Les autobus se remplissent en cours de route et plusieurs font le trajet debout. Il y a des vendeurs de bouffe qui embarquent à un bout d’un village, vendent de la nourriture et de la boisson et descendent à la sortie du village. Si on ajoute à ça la musique et leurs cris c’est assez spécial comme atmosphère mais généralement sympa.  

Nous visitons une exploitation de café lequel représente la ressource principale de revenus du Nicaragua.  Les indigènes plantaient déjà le café en 1800. On s’est aperçu que Norma avait beaucoup d’entregent et qu’elle connaissait beaucoup de monde. On est entré sur cette plantation de café sans payer et c’est elle qui nous en a fait faire le tour pendant presque trois heures. La plantation appartient à des allemands qui ont profités de la révolution sandiniste pour s’installer.

C’est la même chose dans le textile aux mains des chinois. Il existe des zones franches où les grands propriétaires ne paient pas de taxes sur la fabrication des textiles.

Actuellement, l’industrie du café est plombée car un moustique (la poya) vient gruger les feuilles  des caféiers, attaque les fruits et rend la production impossible à utiliser. (Voir photos). Selon Norma, le Honduras enverrait volontairement ces moustiques pour nuire à l’économie du Nicaragua et vendre plus de café chez eux…

On a pu approcher des cueilleurs (les hommes travaillent surtout en terrain fortement incliné) et des cueilleuses (elles travaillent sur les terrains moins dangereux et plus plats) pour observer leur dextérité à cueillir les grains de café de façon très sélective. Les grains prêts pour la cueillette sont soit orangés, soit roses, soit rouges. Les rouges sont murs et de meilleure qualité et saveur, les grains orangés ont un peu moins de saveur. Il existe aussi des grains beiges, beaucoup moins savoureux, qui ne sont pas exportés mais utilisés pour la consommation locale.

Les cueilleurs,  plus de femmes que d’hommes, rangent la cueillette dans un panier pour remplir ensuite un sac qui pèse 100 livres. Ils sont payés en fonction du poids cueilli. C’est une plantation biologique et tout est très contrôlé pour s’assurer que tout est fait dans les règles.

On peut observer des grains noirs dans les plants attaqués par la pola. Il y a un traitement en cours pour éviter la propagation et tenter de sauver la plus grande partie de la production. Le traitement semble vouloir fonctionner mais les petits producteurs locaux perdent leur production car ils n’ont pas les moyens de payer le traitement. On a pu voir des plantules attaquées avant la plantation. Toute la production d’une famille!
  
Outre le café, il y a, sur cette plantation, un hôtel particulier qu’on peut réserver pour 5000$ pour un mariage et une lune de miel. Pour ce prix, on a droit à 5 jours s’il fait soleil et s’il pleut, il faut partir après 3 jours. Je n’ai pas trop compris la raison de cette différence.

Il y aussi un joli ermitage (Norma, blagueuse nous y remariera en nous prévoyant vingt enfants). On peut admirer cinq lagunes sur le terrain où s’amusent des oies, canards et autres bestioles.  Certaines constructions sont dotées de toits verts. Tout ceci se loge dans un milieu très accidenté et ‘noyé’ dans la verdure de la montagne. Comme le café nécessite moitié du temps du soleil et moitié de l’ombre, ces plants sont entourés d’orangers et de bananiers.

2013-12-08


Visite d’une famille dans une banlieue pauvre (genre de favéla) près de Estéli. Cette famille fabrique des cigares pour les revendre aux grandes compagnies. Ces dernières ne permettent pas la visite de leurs sites à cause de l’odeur, intolérable pour les touristes, et à cause de la pollution causée par la fermentation du tabac. Le tabac ne fermente pas dans des produits chimiques mais dans de l’alcool comme le rhum.

Il n’y a pas vraiment possibilité pour ces gens de se réunir et de former des compagnies pour vendre à meilleur prix et il peuvent travailler dans les grandes compagnies mais ces dernières veulent garder le contrôle et ne favorisent pas l’organisation d’autres usines. Selon Norma, l’économie est entre les mains de riches cubains de Miami, propriétaires des fabriques de café, de japonais pour les voitures et de chinois pour les vêtements.

Beaucoup de gens habitant cette banlieue (favéla) piratent l’électricité et l’eau de la ville, vivent dans des cabanes et quelques uns s’enrichissent du trafic de drogue. Daniel Ortega, le président, les tolère et leur fournit même  la tôle pour remplacer leurs toits de plastique afin qu’ils aient des maisons légèrement plus saines. Il ne veut pas vraiment envoyer la police dans ces rues sinueuses pour rencontrer des gens avec des armes et des machettes. De plus il n’aimerait pas se faire une mauvaise publicité auprès des gens qui l’aiment (il est le père de la révolution!) et acceptent ses lois comme des désirs du père. De plus, à l’international, ça briserait son image que de poursuivre des gens super pauvres.

Anecdote : Norma nous explique pourquoi on peut voir des souliers sur les fils électriques de certaines rues : si ce sont des souliers d’homme c’est un secteur pour se procurer de la drogue, si ce sont des souliers de femme, c’est un secteur où on peut trouver des prostituées.

Au retour, on visite une forge familiale et on peut voir des selles de chevaux exposées tout au long de la rue. Il y en a de très jolies. Norma nous raconte comment l’ouragan Mitch, en 1998, a tué beaucoup de gens, détruit beaucoup d’habitations et laissé beaucoup de gens dans la misère puisqu’ils ont perdu terrain et maison. Cet ouragan a fait rage 6 jours, les vents augmentant de vitesse avec la durée.

Quand on revient des visites, on est un peu, beaucoup fatigué. Au souper, nous jasons avec la famille. Ça fait beaucoup d’heures d’espagnol! On voulait une immersion, on l’a! Les femmes nous posent des questions sur notre journée, utilisation du passé simple!!! et il faut trouver les mots pour expliquer ce qu’on a fait, comment on aime etc. Viennent aussi s’ajouter les explications sur la nourriture et sur nos goûts, la famille au Québec, les habitudes etc.

Comme d’habitude, je parle trop et André pas assez. Carolina décide donc que dorénavant, elle va jaser avec André et que je devrai me taire et ne pas l’aider. André accepte la proposition. Dès le lendemain, on aura beaucoup de plaisir car je dois, pour les faire rire, me pincer les lèvres avec mes doigts pour ne pas répondre aux demandes d’André pour de l’aide.

Tout au long des visites, Norma nous a expliqué des choses, montré des arbres, des oiseaux, des cultures et nous parle de la vie des nicaraguayens actuellement et durant la révolution. Tous les mots que nous ne comprenons pas, et il y en a beaucoup, sont écrits sur des feuilles volantes qu’elle a toujours avec elle. Elle corrige nos tournures de phrases et nos erreurs.

Le lendemain on reste près de la maison, les cours seront au « parque infantil ». Pour nous, c’est mieux car à la maison avec Yvan qui travaille dans son atelier, il y a trop de bruit dans les endroits où on pourrait s’installer. Elle constate un net progrès chez André dès le jour suivant notre essai avec Carolina. Il faut dire que le sujet de la discussion intéresse André et qu’il essaie d’expliquer les gaz bitumineux et la vie dans le nord du Québec.
Carolina et mama Victoria

À la maison on apprécie de plus en plus nos contacts avec la famille. Kristyn est bien élevée, habituée aux gens qui viennent prendre des cours et nous corrige comme elle voit le faire à ses mère et grand-mère. On investit un peu dans la nourriture et on fournit le vin très apprécié de ces deux dames. Elles nous disent que nous faisons partie de la famille et que nous allons leur manquer. Maryse réussit à intéresser la petite avec des farces simples et de petits jeux. Carolina nous dit que de tous les élèves passés ici, nous sommes les seuls à nous intéresser à Kristyn et à l’inclure dans la conversation. Les deux femmes cuisinent très bien, la nourriture est variée et généreuse. Contrairement à notre expérience au Pérou, on ne sent pas du tout que c’est fait pour l’argent et qu’on tente d’économiser sur la bouffe.

La ville est peu éclairée et on peut voir beaucoup d’étoiles et de planètes. La circulation dans la ville est ralentie par le fait qu’il n’y a pas de canalisations souterraines pour évacuer l’eau mais des dalots en surface et les automobilistes doivent ralentir à chaque coin de rues pour les éviter.

Le lendemain le cours a lieu à La Casita, une espèce de centre jardin mais avec des bancs et tables où on peut consommer du yogourt frais et quelques plats et y faire la classe dans un environnement de plantes et d’arbres très joli. Norma y rencontre un français, Jean-Marc qui parle espagnol. Nous tricherons pas mal et jaserons en français avec lui. Nous ne connaissons pas la relation entre Norma et Jean-Marc mais il passera le reste de l’après-midi avec nous et repartira avec nous. Nous le surnommerons Sisi parce qu’il dit si si à presque toutes les questions.

2013-12-11 Diplito

Aujourd’hui, Norma a décidé qu’on allait explorer le nord près de la frontière du Honduras. Ce sont encore une fois des paysages magnifiques de verdure et de composition à couper le souffle. Malgré la présence estimée de 15,000 habitants, on  ne verrait pas grand en-dehors du décor n’étaient les contacts de Norma avec certaines organisations sociales qui soutiennent les initiatives des gens du milieu. On savait seulement qu’on allait rencontrer des gens qui travaillaient dans une coopérative, dans le village de Diplito.

Après une ascension assez longue ponctuée, heureusement, de multiples commentaires de Norma sur la flore environnante, nous nous sommes butés sur une porte fermée à la coopérative. Sans s’en inquiéter outre mesure, Norma nous a guidés jusqu’au logis d’une des coopérantes, Gema. Ces dernières utilisent les épines séchées de pin pour fabriquer, avec des outils aussi rudimentaires qu’une aiguille, une lame de rasoir et de la ficelle, des objets artisanaux et utilitaires tels que des plats, des porte-serviettes ou des boucles d’oreilles tout-à-fait originaux (voir photo).

Elle accepte de nous faire une démonstration et nous sommes impressionnés de la vitesse de son exécution et de son habileté. Comme d’habitude, Norma la fait jaser sur sa situation et celle des femmes du coin. On y apprend, entre autres, que les hommes sont assez machos pour empêcher les femmes de prendre la pilule car elles le feraient, selon eux, pour coucher avec d’autres hommes. Gema se fait donner une injection aux trois mois et a seulement trois enfants, les autres femmes en ont huit ou plus. Les femmes travaillent dur et s’occupent des enfants, les hommes s’impliquent très peu et les femmes doivent gérer l’argent. Un peu plus tard, Gema nous amène à la coopérative pour voir des objets fabriqués par les femmes de la coop. Il serait intéressant d’acheter ce genre de choses pour vendre chez nous, c’est bien fait et pas cher. Nous n’avons pas les contacts mais…

2013-12-15

Après la classe, on va à la journée hippique. C’est un jour spécial pour la région. Un bon millier de chevaux de toutes les régions paradent en dansant sur de la musique étourdissante. Les chevaux sont toilettés et les hommes et femmes qui les montent sont costumés et bottés. Il y a de jeunes enfants sur des chevaux pas mal gros pour eux. Il y a des gens partout et la bière coule à flot. Il paraît, selon Norma, qu’on donne de la bière aux chevaux et que ça les aide à mieux danser. Il y a des marionnettes géantes et des travestis qui dansent.

On s’est arrangé avec nos hôtes pour partager les repas de la Navidad. Maryse a promis un ragoût. On est à 300 mètres d’une épicerie et à un kilomètre de deux autres plus grosses épiceries mais dans deux directions opposées. Il a fallu faire ces deux dernières ce matin parce que la première ne vendait pas de porc haché. On était assez fatigué au retour pour annuler le cours avec Norma. Pour faire exprès, celle-ci nous a téléphoné pour nous inviter à dîner! On a quand même refusé… Comme on ne trouve pas de betteraves marinées dans les épiceries, Maryse a décidé d’en faire. Heureusement ce n’était pas une première pour elle!

Tout est plus compliqué pour ce ragoût! Pour trouver de la patte il nous faut nous rendre dans un mini abattoir. La patte ne se vend pas en morceaux. Après une visite dans la partie arrière de la boucherie, nécessitée parce que le gars a réalisé que la patte pesait 20 au lieu des 13 annoncées. On discute ferme pour obtenir qu’il enlève au moins 5 livres et on repart avec la patte. Victoria aide Maryse à en couper un bon morceau que Victoria demande à une amie voisine de conserver dans son congélateur car ici elle n’a pas de place dans le sien. On congèle la patte qui reste et Maryse cuisinera le 24. 

2013-12-18 Somoto

Cette fois, Norma nous invite à aller visiter un canyon ….
Départ à 6h30 pour Somoto près de la frontière du Honduras. Deux heures de bus suivies d’une visite de la ville de Somoto, très jolie (photos) et, après diverses pérégrinations dans la ville, dont une visite à une fabrique de biscuits (rosquillas, très appréciés ici), exportés aux E-U (c’est la grand-mère de 92 ans qui a fondé la fabrique en 1954), finalement on y va à ce canyon de dire Maryse à Norma, laquelle s’empresse de nous dire que ce serait plus rapide en taxi vu qu’il n’y a qu’un bus par heure pour nous y mener. Va pour le taxi! Et 22 km plus loin, nous y sommes, enfin à l’entrée du parc mais là, Norma doit discuter ferme pour obtenir de servir de guide parce que les types du parc veulent nous charger 20$ US par personne pour le guide.

On finit par partir sans guide et sans frais autre que celui de l’accès à 2$ par personne. On descend une bonne pente jusqu’à la rivière qu’il faut traverser mais il n’y a comme pont qu’une rangée de roches qui sont loin d’être plates et il faudrait traverser là-dessus avec l’eau de chaque côté, sur une longueur de 100 pieds. André refuse d’entreprendre une telle traversée et Maryse est d’accord avec lui pour s’en retourner au point de départ en attendant que Norma, et son olibrius d’allemand de six pieds et cinq pouces nouvellement arrivé comme étudiant qui nous sciait les nerfs, reviennent de leur visite du canyon.

Heureusement, près de l’entrée, il y avait une petite cambuse tenue par une jeune femme déjà maman de trois marmots. Maryse en a profité pour parfaire son espagnol et on a bien mangé tranquillement et sans le six pieds et cinq… qui est très mal éduqué, mange mal et prend toute la place partout où il va. La dame en question vivait jusqu’à il y a trois ans dans une cabane surplombant le canyon et a désormais son petit commerce grâce à une association d’Espagne qui lui a offert la maison. Elle n’a pas encore de salle de bain après 2 ans.

Le lendemain,nous prenons la décision de ne pas reprendre les cours pour la période des fêtes. Nous sommes fatigués et avons besoin d’absorber la matière donnée par Norma et d’apprendre les conjugaisons de verbe, notre point faible. Nous pratiquerons avec la famille ici et on reprendra possiblement après les fêtes.

Notre dernier cours se déroule bien et Norma tient à ce qu’on visite une petite fabrique de tortillas au maïs nouveau pour déguster les plats au maïs nouveau, spécialité de la région. Carolina nous avait prévenu de faire attention à ne pas trop en manger car ça peut donner des maux de ventre et des problèmes intestinaux. On essaie seulement une tortilla au poulet et André ose boire une boisson au lait de maïs nouveau et au chocolat. Il n’aura pas de problème important suite à cet essai.

2013-12-21 San Nicolas

À six heures du matin, on est prêt pour une visite des miradors de la région de St-Nicolas. Comme Norma arrive un peu tard avec Mathias, l’allemand, et Jean-Marc, nous apprenons au terminal que le bus est parti plus tôt car complet. On trouve un autre bus local qui nous amène à un autre terminal et on prend un bus de jeunes qui s’en vont piqueniquer dans le même coin pour célébrer un anniversaire. C’est un groupe de chrétiens qui a loué le bus, plus confortable que tout ce que nous avons pris depuis notre arrivée.

On visite d’abord une boutique d’un sculpteur de pierre et de bois. Il travaille très bien. On peut difficilement se charger de sculptures en pierre pour les trainer ensuite dans notre sac à dos mais on admire.

Mathias a fait autre chose pendant notre visite donc on doit l’attendre pendant qu’il raconte ce qu’il a vu dans ses autres voyages, dans d’autres pays…et bla-bla-bla

On finit par se rendre aux deux miradors. Au moins sept volcans du Nicaragua sont visibles et un du El Salvador. La vue est magnifique, impressionnante. Les odeurs de la forêt sont très présentes et on pourrait penser à s’installer dans un coin aussi tranquille. La nature est magnifique, beaucoup de fleurs, un bon vent et surtout paisible, sans bruit, sans pollution.

Le lendemain, à sept heures du matin, on va au marché avec Carolina, à cinq minutes à pied de la maison. Carolina achète  des fruits et légumes frais en quantités pour sa journée de préparation de la bouffe de Noel. Au retour, Maryse découvre la technique de « hachage en mini-morceaux » de Carolina. Elle demande à André de l’apprendre car elle a des projets d’apprentissage de la cuisine nicaraguayenne et veut qu’André participe.

C’est notre première journée sans cours et on en profite pour classer les photos et écrire ce texte.
Kristyn  

Le 22  jour de piñata dans la rue, les enfants sont super heureux 

Le 23, nous aidons Carolina à cuisiner après avoir parcouru 7 ou 8 kilomètres pour se procurer du pain intégral et les ingrédients nécessaires pour les plats de la veille du réveillon. Le lendemain c’est le tour du ragoût de boulettes et ça nous prend pratiquement toute la journée à cuire une patte d’une dizaine de livres, 5 livres de boulettes. Pour finir on cuisinera un gâteau aux fruits et noix.

Les enfants vont attendre minuit pour les cadeaux, ils ne peuvent dormir car il y a de la musique de danse très forte dans la rue et dans les maisons. On fait aussi sauter bien des pétards et feu d’artifices. Les gens se visitent d’une maison à l’autre, s’offrant un peu de nourriture, un cadeau ou prennent une bière et ça danse!
Mama Victoria et André ayant enfilé son cadeau

L’échange de cadeaux donne lieu à bien des cris de joies. La petite Kristyn est déçue de notre cadeau, une poupée, mais ce n’est pas celle qu’elle désirait, elle voulait un poupon qu’elle avait vu au marché. Je l’ai cherché partout en ville mais il n’y en avait plus. Le lendemain matin elle viendra m’embrasser pour me dire qu’elle aime beaucoup sa poupée mais qu’hier elle était bien fatiguée et n’a pas pu s’empêcher d’être déçue. Elle est très raisonnable pour 5 ans.

Après l’échange de cadeaux, on mangera le ragoût qui sera bien apprécié même si c’est un nouveau goût pour tous. Le gâteau est aussi très populaire. Tout le monde dormira bien car j’ai offert à toutes, même à Kristyn, des bouchons pour les oreilles depuis une semaine. Merci Élizabeth de m’avoir indiqué où acheter ces petites merveilles qui permettent à toutes les femmes de la maison de se réveiller bien reposée.

mercredi 7 novembre 2012


Bonjour à vous tous,

Un petit mot pour vous dire que nous sommes arrivés à destination sans problèmes; c’est un long voyage et il faut aimer le coin pour le refaire à chaque fois. Nos vols se sont bien passés. Nous sommes partis de Québec avec une heure de retard mais sans problème pour les correspondances avec les autres vols. Sur le plus long trajet de 13 heures entre Chicago et Tokyo, nous avions quelques soucis vu que les billets n’indiquaient aucun service à bord mais, au contraire, nous en avons eu tout au long du vol. À notre arrivée à Bangkok, il y avait autant de monde qu’à midi. Nous étions attendus, comme plusieurs d’ailleurs par un gars de l’hôtel, il nous a conduits en 10 minutes à la réception où, malgré l’heure tardive (1h30 du matin), nous avons eu un accueil chaleureux. Nous avions réservé une chambre à cet hôtel en rabais à 18$.sur Agoda. Le prix incluait le transport de l’aéroport et aussi celui du retour à l’aéroport que nous n’avons pas utilisé parce qu’il était moins cher pour nous de prendre un vol Bangkok-Krabi avec Air-Asia à partir de l’autre aéroport de Bangkok, le Don Mueng. Nous avons dormi  jusqu’à 8 heures.

1er novembre

Le lendemain nous avons pris un petit dej (américain berk!) et rejoint l’aéroport Don Mueng, dédié aux vols locaux, en taxi (environ 1 heure et 420 THB (14$) dont 120 pour les péages. Nous avons acheté nos billets pour Krabi 5000 THB incluant 700 THB de surpoids; le vol partant à 14 heures, on a juste le temps d’un lunch et d’une visite à l’office de tourisme (agence de voyage…) qui nous a conseillé un hôtel, le Baan Suan Resort à Krabi, avec transport de l’aéroport, petit dej, transport au quai et bateau jusqu’à Koh Lanta pour 2600 THB soit 96$. L’hôtel n’était pas dans le coin qu’on pensait ce qui fait qu’on n’est pas sorti pour la soirée, c’était ok mais plus qu’ordinaire.

2 novembre

Le lendemain ce n’était pas vraiment la conduite au quai et le bateau mais la conduite à Koh Lanta par la route en minivan et comme bateau, les traversiers, comme quoi parfois il faut mettre les points sur les i et les barres sur les t!. On est arrivé à la pluie mais une pluie chaude et pas trop forte. On a marché une centaine de mètre jusqu’à l’hôtel que notre copine de 2010 Suzanne occupe depuis plus de 10 ans. Bon accueil, la fille parle correctement anglais. On a pris une chambre avec ventilo à 400 THB par jour pour  2 jours et on a vérifié le prix pour un long séjour. Comme pour Suzanne, 8000 THB (267$) par mois pour 5 mois 10000 THB (333$) pour 4 mois.

3 novembre

Suzanne nous avait dit avoir découvert un resto juste à côté de son hôtel. C’est une mama Thaie qui cuisine. Elle nous a servi un panang au poulet (curry, lait coco, poulet, herbes etc.) avec bien évidemment du riz,  une grosse assiettée de concombre frais. C’était tout à fait délicieux et pour deux nous avons payé 100 THB soit 3,33$. En revenant à la chambre, on a constaté que le ventilo ne rafraichissait pas la chambre et comme on est à la fin de la saison des pluies, l’humidité est très élevée. On a demandé un changement de chambre pour une climatisée. C’était la bonne idée parce que Maryse commençait à ne pas trop bien se sentir (mal de gorge, toux, mal de tête) et avait besoin de sommeil.

4 novembre

Le lendemain on essaie de décider si on va vivre 5 mois dans une chambre d’hôtel ou si on va prendre autre chose. Après avoir vu la pharmacienne qui prescrit à Maryse des antibiotiques et quelque chose pour sa toux, nous faisons une tournée des endroits que nous pensons abordables. Pas de chance, tout est soit trop cher soit qu’ils ne peuvent réserver à long terme parce que des réservations sont déjà faites pour certaines dates au cours de notre séjour. Nous retournons manger chez notre thaie et cette fois elle nous sert de la patte de porc avec patates jaunes, c’est juste bien assaisonné et encore une fois délicieux. En passant par une ruelle pour nous rendre à la mer, on voit des bungalows un peu isolés. On se dit qu’on va s’enquérir des prix. La thaie qui nous répond nous dit que oui, c’est possible pour 5 mois. Elle nous fait visiter un bungalow avec air climatisé, frigo, TV. Pas de WiFi. C’est une vieille musulmane qui est propriétaire. La discussion de prix se fait entre les deux femmes. La vieille demande 10,000 THB par mois pour 5 mois. Nous lui disons que nous allons y penser et  rentrons. Maryse demande une sieste qui s’avèrera une nuit complète pour tous les deux.

5 novembre

On est pratiquement décidé à prendre la chambre pour 5 mois ce qui nous revient au même prix que 4 mois et si on va chez Clément une dizaine de jours ce n’est pas grave puisque le prix ici est si bas et que nous avons tout ce que nous avons besoin. Après le petit dej passé en hésitations entre les deux possibilités, on décide d’essayer de négocier encore pour le bungalow parce qu’on aimerait bien avoir un espace à l’extérieur pour lire et jaser. La vie dans une chambre d’hôtel pendant 5 mois nous fait un peu peur. Pour le WiFi, on se dit qu’on peut écrire nos textes au bungalow et aller dans un café Internet  pour les transmettre.

On se pointe au domaine de la vieille dame et Maryse explique à sa jeune acolyte qui se débrouille en anglais et est toujours souriante que nous avons un petit budget, que nous avons trouvé à 8,000 mais que nous les trouvons bien sympa et aimerions vivre là mais que 10,000 c’est trop pour nous, qu’on accepterait que le ménage se fasse 1 fois par semaine et bla bla bla. Elle va discuter avec la mama et revient en disant que la mama ne voulait pas descendre en bas de 9000 mais qu’elle lui a dit qu’elle était chanceuse d’avoir des clients comme nous, tranquilles, respectables… et qu’elle n’en verrait pas d’autres comme ça si elle ne cédait pas un peu encore. La mama aurait alors demandé si on pouvait aller jusqu’à 8,500 ce qu’on s’est empressé d’accepter et de payer sur le champ. Une heure après on était installé. 8500 THB,  c’est environ 284$ par mois pour notre logement. Nous sommes très contents de notre décision une fois installés, c’est un poids important enlevé de notre lourde charge de travailJ.

C’est au tour d’André de ressentir les symptômes de cette attaque bactérienne. Il prendra les mêmes antibiotiques, aura une médication un peu plus forte pour la toux et les maux de tête que Maryse n’avait pas mentionnés. Ce qui fait que nos journées sont assez courtes, petit dej, repos, diner et sieste qui dure toute la soirée et la nuit et on recommence le lendemain en se sentant un peu mieux mais tout doucement….

Voilà pour notre début de séjour.  On est allé à la plage ce matin pour une bonne marche et une baignade mais on n’a pas encore retrouvé toutes nos énergies. On s’est trouvé de bons fruits, du musli, du yogourt et du lait de soya donc on reprend des petits dej de vacances. Il fait plus chaud que dans nos souvenirs, on ne sait pas si c’est le fait d’être malade ou si c’est parce que la saison des pluies se termine plus tard. On a eu de bons orages mais pas très longtemps. Le matin, en général, le ciel est bleu.

Nous pensons à vous tous et espérons que tout va bien par chez vous.




samedi 21 avril 2012

Fin du voyage - Arequipa

En route vers Arequipa - vendredi le 13 avril 2012

Nous prenons un bus cama ( presque un lit) avec la compagnie ExcluCiva et nous dirigeons confortablement vers Aréquipa. Nous avons chacun notre écran, le choix de 5-6 films et de la musique d’un peu tous les genres. Le souper végétarien est passable et le petit dej ordinaire.

Un taxi nous amène à l’hostal Semana Wasi que nous avions réservé. C’est une vieille maison en pierre volcanique. Nous y avons une grande chambre avec lit king size, salle de bain privée et de grandes fenêtres sur le jardin intérieur. Nous déjeunons sur le toit avec la vue sur les volcans Chachani et Misti.

Il fait frais (19C), pour nous ce n’est pas si froid le jour mais on rencontre plein de gens en botte et blouson d’hiver, tuques et mitaines. Le soir c’est nettement plus froid (10C). Nous nous promenons dans cette ville que nous aimons bien.

Samedi le 14 avril

Nous avons pris la décision de ne pas nous taper la descente à Santiago. Nous nous gâtons et nous offrons le retour en avion.  Nos souvenirs des autobus du Chili ne sont pas assez agréables et c’est une très longue trotte. Nous prendrons donc un vol Arequipa - Santiago jeudi le 19. Notre vol de retour est le 22 donc nous serons à Québec le 23 avril.

Nous avons visité aujourd’hui un musé de la transformation de l’alpaca (Mundo Alpaca).On pouvait y voir toutes les machines utilisées autrefois pour nettoyer et préparer les fibres pour en arriver à des bobines de fils très fins. Il y avait aussi un espace avec des dames qui tissaient de belles pièces avec des dessins complexes et on pouvait y comprendre les procédés de triage à la main et nettoyage des fibres de l'alpaca et leur coloration avec des produits naturels. Dans une autre salle on voyait les étapes du nettoyage de la fibre du  Vicuña, le plus petit membre des camélidés, donnant la plus fine laine du monde. On comprend mieux le prix des différents produits fabriqués avec ces laines. Un petit espace naturel abrite quelques lamas et des alpacas.

Nous avons déjeuné avec Lorraine, une femme qui met à jour un guide de voyage, viva travel guide. Ce fut intéressant de l’entendre. Elle essaie dans chaque endroit, surtout dans les grandes villes, de trouver des attractions gratuites ou des activités à faire.Elle dit que leur guide tient bien compte des gens à petit budget.

Nous marchons la ville et tentons de trouver des endroits gratuits que Lorraine nous a conseillés. Nous visitons un énorme marché local dans un secteur où on peut trouver de tout: vêtements, pneus, nourriture, électronique, outils, matelas, pièces de toutes sortes. Nous allons ensuite voir un centre donnant des explications sur les volcans, particulièrement ceux de la région d'Aréquipa. C'est intéressant et les maquettes nous aident à mieux comprendre le phénomène.




Santiago-21 avril 2012

Nous retrouvons le centre d'art et son quartier historique. Il nous faut admettre que c'est en payant un peu plus cher qu'on peut goûter et apprécier la cuisine Chilienne. Nous recélébrons l'anniversaire d'André avec un cebiche de saumon et un saumon grillé accompagné d'une bouteille de vin chilien délicieux.  Nous découvrons le marché artisanal à moins d'un kilomètre de chez nous.


mardi 17 avril 2012

10 avril 2012 - Mancora Chico

Las Pocitas est le nom ‘officiel’ de la plage où nous sommes, quoique la pancarte qui en indique le chemin sur la route annonce ‘Mancora Chico’. En fait, c’est la continuation de la plage de Mancora et il ne semble pas y avoir de fin visible à celle-ci. Quand on regarde la carte, on y trouve une autre plage à Los Organos à une dizaine de kilomètres plus au sud et encore plus au sud, dans le coude que fait le littoral, on annonce Cabo Blanco où Hemingway a écrit son chef-d’œuvre ‘Le vieil homme et la mer’.


 

On passe la journée soit sur le balcon, dans le hamac pour Maryse, soit dans la chambre qui donne sur le balcon et d’où on voit le quai (on est à côté d’un petit hôtel qui s’appelle ‘La casa del muelle’ (la Maison du Quai). Deux étages plus bas, c’est la cuisine qui donne aussi sur la mer et un étage encore plus bas, nous sommes sur la plage. On a fait trois kilomètres sans voir le bout de la plage ni le bout des hôtels qui se suivent et ne se ressemblent pas. Par contre elles n’ont pas plus de quatre étages et sont assez bien garnis de palmiers et autres arbres pélagiques. Quand on passe devant, on dirait qu’elles sont vides ou presque sauf la fin de semaine et pourtant ils se disent encore en pleine saison bien que les enfants soient retournés en classe cette semaine à la mi-mars. Au total, si on rencontre 20 personnes pendant notre marche, on se dit que c’est dimanche.

On sort le midi (façon de parler puisqu’on est toujours dehors et qu’il ne pleut JAMAIS le jour) pour aller manger à Mancora à un kilomètre. On sort aussi le matin et/ou au coucher de soleil pour aller marcher sur la plage. Le reste du temps, on lit et on essaie de planifier nos douze jours de retour du 10 au 22 avril.   

Nous avons le plaisir d’observer les frégates dans leurs vols vertigineux et les pélicans bruns à la pêche. Les frégates dites ‘frégates superbes’ ne peuvent se poser sur l’eau car elles n’ont pas les pattes palmées ni de plumage imperméable. Elles se nourrissent en surveillant des airs les poissons et en les attrapant lorsqu’ils sautent hors de l’eau pour se sauver de leurs prédateurs.

Il est aussi fascinant de les voir en vol. Selon des chercheurs elles montent à 2500 mètres en utilisant les courants thermiques. On a l’impression qu’elles s’amusent pendant des heures mais parfois la descente est si soudaine qu’on a peur qu’elles ne se rompent les os. Pour avoir plus d’informations, voici un lien :http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/actualite-as/wl/1248100239785/un-oiseau-marinqui-ne-se-pose-jamais-sur-l-eau-comment-est-ce-possible/

On voit difficilement la frégate attraper un poisson. Les pélicans bruns sont plus faciles à observer à la pêche. Ils se laissent planer et soudainement virent de bord et plongent pour attraper le poisson aperçus du haut des airs. C’est spectaculaire! S’ils l’attrapent, ils restent un petit moment à la surface puis repartent pour replonger un peu plus tard, sinon c’est instantanément que leur vol reprend.

Il existe évidemment des charognards pour le ménage de la plage. Ils ne sont pas peureux et attendent la dernière minute pour s’éloigner de leur proie. Ils ne s’envolent même pas mais s’éloignent d’une démarche de petit vieux rhumatisant en branlant du chef.

Sur pratiquement toutes les plages visitées dans nos voyages nous pouvions observer des dessins sur le sable, à marée basse, et nous n’arrivions pas à deviner qui  pouvait bien en être l’auteur. Nous avons enfin découvert l’artiste, une jolie chenille colorée!  

Un midi, en allant à Mancora, nous avons vu un chien, seul, qui jappait au pied d’une falaise. Tout à coup, il s’est mis à courir vers la falaise et on a alors aperçu ce qui l’intéressait : c’était un gros iguane qui s’enfuyait en grimpant la falaise Le chien a réussi à grimper un bout lui aussi mais, à un moment donné, l’iguane lui a envoyé un  coup de sa longue queue et  ça devait être assez douloureux car le chien a filé comme une flèche sans japper. L’iguane a continué son chemin tranquillement. Nous n’avions évidemment pas la caméra pour saisir ce joli moment.

Côté bouffe, nous avons bien profité de notre séjour. Nous avons eu le plaisir de trouver des fruits et légumes frais à un marché du village. Nous avons donc dégusté des mangues tous les jours et de petites bananes délicieuses et des pommes croquantes!!! Pour le souper nous avions d’excellentes tomates et des concombres énormes accompagnés de thon ou de sardines. Le midi, c’était souvent une entrée de ceviche et du poisson frais grillé. On ne s’en fatigue pas! On peu lire en espagnol sur des chandails : `Comme les caraïbes mais avec le ceviche’. Je crois qu’à peu près trous les restaurants en servent.

Pour changer et avec le prétexte de l’anniversaire d’André, nous avons essayé un restaurant italien sur la plage. Ce fut un agréable après-midi mais la bouffe ne valait pas le prix demandé, un peu fade de présentation de goût. La même bière que nous payons 3.30 soles pour une 610 ml dans nos petits restos se vendait 10 soles pour une petite! Et le reste était à l’avenant. Nous avons quand même passé un moment très agréable.

Nous préparons donc notre retour et, après examen de la situation, nous nous apercevons qu’il ne faudra pas ‘niaiser’ pour faire les quelques 4800 km qui nous séparent de Santiago. Nous espérons pouvoir modifier notre vol de retour et changer le biller pour Lima- Toronto.  Nous attendons la réponse. Si nous y arrivons, nous pourrons envisager voir Cuzco au moins. Sinon, beaucoup de longues heures d’autobus nous attendent.

Nous prenons l’autobus ce soir pour Lima.


11 avril 2012 - Lima


Nous profitons de notre courte visite pour nous occuper de notre corps: pour les deux 50 soles soit 20$ pour une pédicure dans les règles de l’art,  à 25 soles pour nos coupes de cheveux  plus ou moins réussies (la première en 6 mois pour Maryse), 50 soles pour facial (Maryse), 4 soles pour le cirage des sandales (André).

Nous rencontrons Xavière et Saskia sur la rue. Nous aurons une heure de jasette, c’est court mais comme elle nous donne que des bonnes nouvelles, nous sommes très heureux d’apprendre que les deux ont du travail et qu’ils aiment ce qu’ils font. Nous n’aurons pas l’occasion de voir Mijail malheureusement.





jeudi 12 avril 2012

Nous avions difficilement accès à internet, avec retard voici la suite de notre séjour: 

10 mars 2012

On pensait passer par les montagnes dès la semaine prochaine pour faire un périple de 3 semaines à Chachapoyas et Kuélap, lieu d'une énorme forteresse Chachapoyas (aussi grosse que Machu Picchou) et ensuite Cuzco puis le lac Titicaca puis traverser la Bolivie et joindre Salta, au nord de l'Argentine, pour une semaine et une autre semaine à Cordoba et idem à Mendoza avant de traverser les Andes vers Santiago. 

Mais tout est littéralement tombé à l'eau pour la partie Pérou vu que les pluies sont constantes dans les montagnes jusqu'à la fin avril et en réévaluant notre situation financière, on s'est rendu compte que c'était risqué de ce côté-là aussi. Ce qui est drôle, c’est comment on en est arrivé là… 

Avant-hier, on est allé à Mancora pour retirer du fric et pour commencer à faire des réservations pour notre périple qui n'avait donc pas encore été mis au rancart, En passant devant un petit resto, Monica, une dame assez âgée de Toronto qui y buvait un jus tranquillement, nous a interpellés puis convaincus d'y arrêter pour luncher. En jasant, elle nous dit qu’elle revient tout juste d’un  beau petit village de pêcheur de l’Équateur, où elle louait un bungalow pour 135$ par mois, sur la plage, tout compris sauf la nourriture. Maryse s’installe aussitôt à l’ordinateur et fait des recherches sur les transports à prendre pour se rendre à cet endroit. Il s’avère que ce n’est pas évident, avec des autobus qui s’y rendent parfois mais pas toujours. Comme on a eu une mauvaise expérience de traversée de frontière avec l’Équateur, on hésite à refaire l’expérience. Cette frontière est reconnue comme la pire en Amérique du Sud.  On est un peu déçu mais Monica connaît bien Natalia, la proprio du resto, et lui demande pour nous si elle connaît des endroits qui louent des chambres avec accès à la cuisine. Elle en déniche un mais beaucoup trop cher. Puis, tout à coup, Natalia nous dit qu’elle habite au deuxième étage d’un bungalow à trois étages qui a une cuisine au premier étage et deux chambres avec salle de bain au troisième. Une de ces chambres est disponible et elle obtient un prix de S/70 soit 27$. Rendez-vous est pris avec Carmen, la proprio de ce bungalow, pour le lendemain.

Le lendemain, on est épaté : la chambre avec lit queen, salle de bain, TV à écran plat, moustiquaires, ventilateur, balcon et vue directe sur la flotte de pêche multicolore  de Mancora et accès direct par l’escalier arrière à ce coin de la plage qu’on n’avait pas vu et qui est juste avant l’entrée de Mancora. On pourra dormir la fenêtre ouverte avec uniquement le bruit des vagues. Mancora étant la ville où on trouve à peu près de tout et où il y a plusieurs restos qu’on peut fréquenter le midi lorsque les prix sont de 3 à 4$ par personne pour le menu du jour, c’est la combinaison qu’on cherchait depuis le début de nos voyages.  C’est à ce moment-là qu’on a coupé les visites des montagnes et qu’on a réservé pour un mois à partir du 9 mars jusqu’au lundi de Pâques, évitant ainsi le rush de Pâques. Il nous restera alors 12 jours avant de prendre l’avion de retour.   

Au départ, nous n’aimions pas du tout cette ville polluée et bruyante. Ce qui nous la rend plus acceptable c’est le fait de vivre un peu en retrait, à 10 minutes par la plage vers le sud.  Nous pourrons faire nos déjeuners et soupers car il y a des fruiteries et épiceries. Nous serons à côté des pêcheurs pour le poisson. Nous n’aurons plus besoin de voyager pour trouver des comptoirs bancaires. Le tout rendra plus acceptable nos sorties en ville.