samedi 21 avril 2012

Fin du voyage - Arequipa

En route vers Arequipa - vendredi le 13 avril 2012

Nous prenons un bus cama ( presque un lit) avec la compagnie ExcluCiva et nous dirigeons confortablement vers Aréquipa. Nous avons chacun notre écran, le choix de 5-6 films et de la musique d’un peu tous les genres. Le souper végétarien est passable et le petit dej ordinaire.

Un taxi nous amène à l’hostal Semana Wasi que nous avions réservé. C’est une vieille maison en pierre volcanique. Nous y avons une grande chambre avec lit king size, salle de bain privée et de grandes fenêtres sur le jardin intérieur. Nous déjeunons sur le toit avec la vue sur les volcans Chachani et Misti.

Il fait frais (19C), pour nous ce n’est pas si froid le jour mais on rencontre plein de gens en botte et blouson d’hiver, tuques et mitaines. Le soir c’est nettement plus froid (10C). Nous nous promenons dans cette ville que nous aimons bien.

Samedi le 14 avril

Nous avons pris la décision de ne pas nous taper la descente à Santiago. Nous nous gâtons et nous offrons le retour en avion.  Nos souvenirs des autobus du Chili ne sont pas assez agréables et c’est une très longue trotte. Nous prendrons donc un vol Arequipa - Santiago jeudi le 19. Notre vol de retour est le 22 donc nous serons à Québec le 23 avril.

Nous avons visité aujourd’hui un musé de la transformation de l’alpaca (Mundo Alpaca).On pouvait y voir toutes les machines utilisées autrefois pour nettoyer et préparer les fibres pour en arriver à des bobines de fils très fins. Il y avait aussi un espace avec des dames qui tissaient de belles pièces avec des dessins complexes et on pouvait y comprendre les procédés de triage à la main et nettoyage des fibres de l'alpaca et leur coloration avec des produits naturels. Dans une autre salle on voyait les étapes du nettoyage de la fibre du  Vicuña, le plus petit membre des camélidés, donnant la plus fine laine du monde. On comprend mieux le prix des différents produits fabriqués avec ces laines. Un petit espace naturel abrite quelques lamas et des alpacas.

Nous avons déjeuné avec Lorraine, une femme qui met à jour un guide de voyage, viva travel guide. Ce fut intéressant de l’entendre. Elle essaie dans chaque endroit, surtout dans les grandes villes, de trouver des attractions gratuites ou des activités à faire.Elle dit que leur guide tient bien compte des gens à petit budget.

Nous marchons la ville et tentons de trouver des endroits gratuits que Lorraine nous a conseillés. Nous visitons un énorme marché local dans un secteur où on peut trouver de tout: vêtements, pneus, nourriture, électronique, outils, matelas, pièces de toutes sortes. Nous allons ensuite voir un centre donnant des explications sur les volcans, particulièrement ceux de la région d'Aréquipa. C'est intéressant et les maquettes nous aident à mieux comprendre le phénomène.




Santiago-21 avril 2012

Nous retrouvons le centre d'art et son quartier historique. Il nous faut admettre que c'est en payant un peu plus cher qu'on peut goûter et apprécier la cuisine Chilienne. Nous recélébrons l'anniversaire d'André avec un cebiche de saumon et un saumon grillé accompagné d'une bouteille de vin chilien délicieux.  Nous découvrons le marché artisanal à moins d'un kilomètre de chez nous.


mardi 17 avril 2012

10 avril 2012 - Mancora Chico

Las Pocitas est le nom ‘officiel’ de la plage où nous sommes, quoique la pancarte qui en indique le chemin sur la route annonce ‘Mancora Chico’. En fait, c’est la continuation de la plage de Mancora et il ne semble pas y avoir de fin visible à celle-ci. Quand on regarde la carte, on y trouve une autre plage à Los Organos à une dizaine de kilomètres plus au sud et encore plus au sud, dans le coude que fait le littoral, on annonce Cabo Blanco où Hemingway a écrit son chef-d’œuvre ‘Le vieil homme et la mer’.


 

On passe la journée soit sur le balcon, dans le hamac pour Maryse, soit dans la chambre qui donne sur le balcon et d’où on voit le quai (on est à côté d’un petit hôtel qui s’appelle ‘La casa del muelle’ (la Maison du Quai). Deux étages plus bas, c’est la cuisine qui donne aussi sur la mer et un étage encore plus bas, nous sommes sur la plage. On a fait trois kilomètres sans voir le bout de la plage ni le bout des hôtels qui se suivent et ne se ressemblent pas. Par contre elles n’ont pas plus de quatre étages et sont assez bien garnis de palmiers et autres arbres pélagiques. Quand on passe devant, on dirait qu’elles sont vides ou presque sauf la fin de semaine et pourtant ils se disent encore en pleine saison bien que les enfants soient retournés en classe cette semaine à la mi-mars. Au total, si on rencontre 20 personnes pendant notre marche, on se dit que c’est dimanche.

On sort le midi (façon de parler puisqu’on est toujours dehors et qu’il ne pleut JAMAIS le jour) pour aller manger à Mancora à un kilomètre. On sort aussi le matin et/ou au coucher de soleil pour aller marcher sur la plage. Le reste du temps, on lit et on essaie de planifier nos douze jours de retour du 10 au 22 avril.   

Nous avons le plaisir d’observer les frégates dans leurs vols vertigineux et les pélicans bruns à la pêche. Les frégates dites ‘frégates superbes’ ne peuvent se poser sur l’eau car elles n’ont pas les pattes palmées ni de plumage imperméable. Elles se nourrissent en surveillant des airs les poissons et en les attrapant lorsqu’ils sautent hors de l’eau pour se sauver de leurs prédateurs.

Il est aussi fascinant de les voir en vol. Selon des chercheurs elles montent à 2500 mètres en utilisant les courants thermiques. On a l’impression qu’elles s’amusent pendant des heures mais parfois la descente est si soudaine qu’on a peur qu’elles ne se rompent les os. Pour avoir plus d’informations, voici un lien :http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/actualite-as/wl/1248100239785/un-oiseau-marinqui-ne-se-pose-jamais-sur-l-eau-comment-est-ce-possible/

On voit difficilement la frégate attraper un poisson. Les pélicans bruns sont plus faciles à observer à la pêche. Ils se laissent planer et soudainement virent de bord et plongent pour attraper le poisson aperçus du haut des airs. C’est spectaculaire! S’ils l’attrapent, ils restent un petit moment à la surface puis repartent pour replonger un peu plus tard, sinon c’est instantanément que leur vol reprend.

Il existe évidemment des charognards pour le ménage de la plage. Ils ne sont pas peureux et attendent la dernière minute pour s’éloigner de leur proie. Ils ne s’envolent même pas mais s’éloignent d’une démarche de petit vieux rhumatisant en branlant du chef.

Sur pratiquement toutes les plages visitées dans nos voyages nous pouvions observer des dessins sur le sable, à marée basse, et nous n’arrivions pas à deviner qui  pouvait bien en être l’auteur. Nous avons enfin découvert l’artiste, une jolie chenille colorée!  

Un midi, en allant à Mancora, nous avons vu un chien, seul, qui jappait au pied d’une falaise. Tout à coup, il s’est mis à courir vers la falaise et on a alors aperçu ce qui l’intéressait : c’était un gros iguane qui s’enfuyait en grimpant la falaise Le chien a réussi à grimper un bout lui aussi mais, à un moment donné, l’iguane lui a envoyé un  coup de sa longue queue et  ça devait être assez douloureux car le chien a filé comme une flèche sans japper. L’iguane a continué son chemin tranquillement. Nous n’avions évidemment pas la caméra pour saisir ce joli moment.

Côté bouffe, nous avons bien profité de notre séjour. Nous avons eu le plaisir de trouver des fruits et légumes frais à un marché du village. Nous avons donc dégusté des mangues tous les jours et de petites bananes délicieuses et des pommes croquantes!!! Pour le souper nous avions d’excellentes tomates et des concombres énormes accompagnés de thon ou de sardines. Le midi, c’était souvent une entrée de ceviche et du poisson frais grillé. On ne s’en fatigue pas! On peu lire en espagnol sur des chandails : `Comme les caraïbes mais avec le ceviche’. Je crois qu’à peu près trous les restaurants en servent.

Pour changer et avec le prétexte de l’anniversaire d’André, nous avons essayé un restaurant italien sur la plage. Ce fut un agréable après-midi mais la bouffe ne valait pas le prix demandé, un peu fade de présentation de goût. La même bière que nous payons 3.30 soles pour une 610 ml dans nos petits restos se vendait 10 soles pour une petite! Et le reste était à l’avenant. Nous avons quand même passé un moment très agréable.

Nous préparons donc notre retour et, après examen de la situation, nous nous apercevons qu’il ne faudra pas ‘niaiser’ pour faire les quelques 4800 km qui nous séparent de Santiago. Nous espérons pouvoir modifier notre vol de retour et changer le biller pour Lima- Toronto.  Nous attendons la réponse. Si nous y arrivons, nous pourrons envisager voir Cuzco au moins. Sinon, beaucoup de longues heures d’autobus nous attendent.

Nous prenons l’autobus ce soir pour Lima.


11 avril 2012 - Lima


Nous profitons de notre courte visite pour nous occuper de notre corps: pour les deux 50 soles soit 20$ pour une pédicure dans les règles de l’art,  à 25 soles pour nos coupes de cheveux  plus ou moins réussies (la première en 6 mois pour Maryse), 50 soles pour facial (Maryse), 4 soles pour le cirage des sandales (André).

Nous rencontrons Xavière et Saskia sur la rue. Nous aurons une heure de jasette, c’est court mais comme elle nous donne que des bonnes nouvelles, nous sommes très heureux d’apprendre que les deux ont du travail et qu’ils aiment ce qu’ils font. Nous n’aurons pas l’occasion de voir Mijail malheureusement.





jeudi 12 avril 2012

Nous avions difficilement accès à internet, avec retard voici la suite de notre séjour: 

10 mars 2012

On pensait passer par les montagnes dès la semaine prochaine pour faire un périple de 3 semaines à Chachapoyas et Kuélap, lieu d'une énorme forteresse Chachapoyas (aussi grosse que Machu Picchou) et ensuite Cuzco puis le lac Titicaca puis traverser la Bolivie et joindre Salta, au nord de l'Argentine, pour une semaine et une autre semaine à Cordoba et idem à Mendoza avant de traverser les Andes vers Santiago. 

Mais tout est littéralement tombé à l'eau pour la partie Pérou vu que les pluies sont constantes dans les montagnes jusqu'à la fin avril et en réévaluant notre situation financière, on s'est rendu compte que c'était risqué de ce côté-là aussi. Ce qui est drôle, c’est comment on en est arrivé là… 

Avant-hier, on est allé à Mancora pour retirer du fric et pour commencer à faire des réservations pour notre périple qui n'avait donc pas encore été mis au rancart, En passant devant un petit resto, Monica, une dame assez âgée de Toronto qui y buvait un jus tranquillement, nous a interpellés puis convaincus d'y arrêter pour luncher. En jasant, elle nous dit qu’elle revient tout juste d’un  beau petit village de pêcheur de l’Équateur, où elle louait un bungalow pour 135$ par mois, sur la plage, tout compris sauf la nourriture. Maryse s’installe aussitôt à l’ordinateur et fait des recherches sur les transports à prendre pour se rendre à cet endroit. Il s’avère que ce n’est pas évident, avec des autobus qui s’y rendent parfois mais pas toujours. Comme on a eu une mauvaise expérience de traversée de frontière avec l’Équateur, on hésite à refaire l’expérience. Cette frontière est reconnue comme la pire en Amérique du Sud.  On est un peu déçu mais Monica connaît bien Natalia, la proprio du resto, et lui demande pour nous si elle connaît des endroits qui louent des chambres avec accès à la cuisine. Elle en déniche un mais beaucoup trop cher. Puis, tout à coup, Natalia nous dit qu’elle habite au deuxième étage d’un bungalow à trois étages qui a une cuisine au premier étage et deux chambres avec salle de bain au troisième. Une de ces chambres est disponible et elle obtient un prix de S/70 soit 27$. Rendez-vous est pris avec Carmen, la proprio de ce bungalow, pour le lendemain.

Le lendemain, on est épaté : la chambre avec lit queen, salle de bain, TV à écran plat, moustiquaires, ventilateur, balcon et vue directe sur la flotte de pêche multicolore  de Mancora et accès direct par l’escalier arrière à ce coin de la plage qu’on n’avait pas vu et qui est juste avant l’entrée de Mancora. On pourra dormir la fenêtre ouverte avec uniquement le bruit des vagues. Mancora étant la ville où on trouve à peu près de tout et où il y a plusieurs restos qu’on peut fréquenter le midi lorsque les prix sont de 3 à 4$ par personne pour le menu du jour, c’est la combinaison qu’on cherchait depuis le début de nos voyages.  C’est à ce moment-là qu’on a coupé les visites des montagnes et qu’on a réservé pour un mois à partir du 9 mars jusqu’au lundi de Pâques, évitant ainsi le rush de Pâques. Il nous restera alors 12 jours avant de prendre l’avion de retour.   

Au départ, nous n’aimions pas du tout cette ville polluée et bruyante. Ce qui nous la rend plus acceptable c’est le fait de vivre un peu en retrait, à 10 minutes par la plage vers le sud.  Nous pourrons faire nos déjeuners et soupers car il y a des fruiteries et épiceries. Nous serons à côté des pêcheurs pour le poisson. Nous n’aurons plus besoin de voyager pour trouver des comptoirs bancaires. Le tout rendra plus acceptable nos sorties en ville.




lundi 20 février 2012

Suite du séjour à Canoas de Punta Sal






Canoas de Punta Sal, le 9 février 2012


Après une semaine dans notre bungalow, nous décidons de louer pour un mois moyennant un rabais sur le prix de la chambre; on l’obtient à S/50 par jour soit 20$. Le seul problème qui reste à l’endroit où nous sommes, c’est l’argent. Il n’y a pas de banque ni guichet et les cartes de crédit ne sont pas acceptées. Il nous faut donc aller retirer de l’argent soit à Mancora à 25 km au sud ou à Zorritos à 53 km au nord. Par contre ça nous permet de visiter ces endroits qui sont aussi des ‘stations balnéaires’ mais beaucoup plus fréquentées et plus organisées pour le tourisme que Punta Sal i.e. plus de magasins, de restaurants et de types d’hébergement. C’est Mancora qui domine dans ce domaine avec Zorritos assez loin derrière puis Punta Sal qui offre plusieurs hôtels de luxe presque toutes situées au bout de la route mais pas sur le meilleur bout de la plage; par contre, c’est le seul village qui n’est pas directement sur la route transaméricaine; c’est aussi le plus beau bout de plage à notre avis et le plus propre et il s’étend sur 5 kilomètres depuis Puntal Sal jusqu’à Canoas de Punta Sal. C’est d’ailleurs sur ce bout de plage que l’on peut trouver les plus beaux ‘resorts’ qui sont presque fondus dans le décor et qui ne dépare aucunement le front de mer. Avis aux amateurs de paix… 
Visite à Zorritos


 Il est quand même assez facile de se déplacer dans ces villes et entre ces villes. Dans la ville ou plutôt le village, c’est la mototaxi qui est le moins cher. Entre les villes, c’est le colectivo i.e. un taxi à 5 passagers ou le combi qui est une mini-van où on vous entasse jusqu’à 18 personnes excluant le chauffeur et le ‘câleux’ i.e. celui qui perçoit l’argent et qui crie par la fenêtre le nom de l’endroit où on se dirige chaque fois qu’il voit des clients potentiels le long de la route. Le système est très efficace. Pour l’usager, il suffit, sur quelque route ou rue, de lever à peine l’index à la hauteur du genou pour que le prochain taxi ou combi se pointe. Ce qui est le plus drôle, en ville, c’est que, lorsqu’un taxi s’arrête pour prendre quelqu’un, ce dernier demandera toujours le prix avant même de monter et, si la discussion prend plus de 10 secondes, on entendra un concert de klaxons de la part des voitures qui sont bloquées derrière.  

Parlant de transport et de route, il faut ajouter que les arrêts ou les feux de circulation sont une rareté. Presque partout, les intersections et la vitesse sont contrôlées par des dos d’ânes (bosses) plus ou moins élevés, ce qui est très efficace et certainement plus économique; on voit rarement des bouchons sauf s’il y a un accident évidemment. Pour les piétons, ce n’est certes pas très sécuritaire bien qu’il y ait quand même un système de passage pour piétons, les barres blanches plus on moins effacées, mais ces dernières ne sont nécessairement respectées par les automobilistes!

                                                   
Visite à Zorritos


On a donc visité à peu près les principales plages de la côte soit Los Organos, Mancora, Punta Sal et Zorritos qui nous ont toutes déplu pour une raison ou l’autre sauf celle de Punta Sal. C’est le genre de plage qui nous plaît par sa longueur, sa tranquillité, la facilité d’y marcher sur un sable dur et presque sans coquillage ni pierre. Cependant, on n’a pas pu trouver le genre de logement qu’on cherchait au prix qu’on voulait payer. On y est quand même demeuré une semaine chez Jerry et c’est au cours d’une promenade de plage de plus d’une heure qu’on a découvert ce qu’on cherchait à Canoas de Punta Sal (c’est la prolongation de Punta Sal) et nous y sommes depuis trois semaines déjà!

Une semaine après notre arrivée, on avait décidé d’aller en Équateur pour renouveler notre visa du Pérou. Ce fut une expédition un peu spéciale. On a d’abord pris un combi à la porte de notre bungalow. Par chance ou malchance, il se rendait jusqu’à la frontière. Arrivé là, il se stationne et nous dit de traverser le petit pont devant nous et de nous rendre jusqu’au poste frontière. Il nous dit qu’il va nous attendre. Pas de problème, on fait ce qu’il dit mais on doit demander notre chemin deux ou trois fois mais ne voyant toujours pas où cette promenade nous mène, on s’arrête à un hôtel et on y apprend qu’on est en Équateur! Et on n’a vu aucun poste frontière donc nos passeports ne sont pas étampés pour notre sortie du Pérou.

Pas de panique, la dame de l’hôtel nous explique où on peut aller échanger quelque argent péruvien en dollars équatorien pour ensuite prendre un taxi qui nous ramènera au Pérou. Pensant trouver une banque et ne la trouvant pas à l’endroit indiqué par la dame de l’hôtel, on s’informe auprès d’une dame pour savoir où on peut obtenir de l’argent équatorien. En riant, elle nous indique un monsieur qui est à côté d’elle avec une valise brune dans les mains. À ce moment, Maryse clenche : c’est ce que la dame de l’hôtel lui avait dit mais elle n’avait pas compris cette histoire de valise. Le monsieur est un cambiste. On échange 10 soles pour des dollars équatoriens. On parle à ces deux personnes de ce qui nous arrive et ils arrêtent un taxi jaune (ce sont les plus sécuritaires) en expliquant au chauffeur que nous devons retourner au Pérou. On embarque et il nous conduit à un autre taxi qui, lui, peut sortir de l’Équateur et retourner au Pérou.

On ne sait pas trop comment le ‘système’ fonctionne, mais on n’a pas le choix de suivre. Le chauffeur et son chum nous expliquent qu’il faut retourner au Pérou au bureau de l’immigration. On pense que ce sera à deux minutes et on commence à être un peu nerveux après deux ou trois kilomètres, puis on se calme quand on passe le bureau de la douane qui est sur la route qu’on avait suivie avant d’entrer en Équateur. Quelques kilomètres plus loin apparaît le bureau (plutôt une cabane) de l’immigration. Nos deux conducteurs nous demandent alors nos passeports et 20$ US chacun. À voir leur comportement, on dirait qu’ils essaient de cacher quelque chose. On n’est pas très rassurés mais on les suit vers la cabane. Ils entrent mais pas nous. C’est compréhensible, il n’y a plus de place à l’intérieur où se trouvent un fonctionnaire avec un ordinateur qui étampera nos deux passeports et son patron évaché sur une chaise longue qui ramassera probablement le fric. Et Maryse devra compléter les deux fiches debout dehors!

On vérifie quand même les deux passeports. Ils sont bons pour un autre six mois et nos deux chauffeurs essaient de nous faire croire que c’est grâce à eux. On a beau leur dire qu’on n’en a rien à blairer de ces six mois et qu’il nous suffisait d’avoir trois mois. Finalement, on n’avait pas besoin d’aller en Équateur!

En partant de l’immigration, ils demandent 20$ pour nous conduire à Tumbes. Nous savons que c’est trop mais on est au milieu de nulle part et encore une fois, pas le choix, on accepte. Nos chauffeurs nous offrent, un peu plus tard, de nous ramener à Punta Sal mais on les a assez vus d’autant plus qu’ils nous demandent 40$ de plus ce qui est très cher. Maryse sort tout son bagage d’espagnol pour le leur faire savoir son mécontentement. Ils exigent un autre 20$ pour leurs frais et pour le service rendu. Maryse discute encore en leur disant que c’est 20$ qui était entendu au départ mais ils n’en démordent pas, disent que le 40$ du début était pour les fonctionnaires, qu’ils n’ont rien, etc. Comme on ne sait pas où nous sommes, où prendre le combi, on donne encore une fois et ils nous laissent enfin au bon endroit. Épisode à oublier rapidement!
                                                  

Depuis, notre seule obligation est de retourner une fois par semaine chercher des soles pour payer la pension et le logement. Pour conserver nos habitudes de déménagement, après une semaine dans la première cabana, la voisine étant partie, nous changeons de cabine pour celle qui est plus près de la mer et avec un lit plus confortable. Après 11 jours nous devons retourner à l’ancienne à cause d’un problème de plomberie. Nous reviendrons à celle qui est plus près de la mer quand le problème sera solutionné.

                                    
Nous passons beaucoup de temps à lire, essayons de continuer les leçons d’espagnol de la méthode Assimil car nous parlons peu aux gens de l’hôtel qui sont très occupés par le resto et parlons et lisons beaucoup en français ce qui fait que notre espagnol ne s’améliore pas aussi rapidement que lorsque nous étions à Arequipa. Nous faisons des promenades d’au moins une heure sur la plage quand le soleil descend. Les couchers de soleil sont magnifiques et le son des vagues nous berce toute la journée. Il fait très chaud et le soleil tape même avec de la crème solaire 50 et un chapeau. Nous nous baignons généralement une fois par jour. Parfois les vagues sont trop grosses mais rarement. Il pleut presque toutes les nuits dernièrement.

Nous nous occupons aussi à faire des recherches pour nous trouver un logement ou une maison à notre retour. Idéalement nous aimerions trouver un meublé avec les services inclus ce qui nous permettrait de mieux administrer notre petit budget. Nous regardons d’abord Québec et les environs mais restons ouverts à tout. Nous avons même pensé faire du gardiennage de maison mais ça ne semble pas aussi développé au Canada qu’en France. Comme nous devons passer les 6 mois au Canada, ce n’est pas évident.

 En général la nourriture est bonne et on réussit à varier nos menus. On choisit le poisson plus souvent que la viande. Dernièrement, on a essayé le ‘pescado sudado’ sans trop savoir ce que c’était : ce fut un régal! On s’attendait à un poisson cuit à la vapeur mais c’était plus proche d’une bouillabaisse sans les moules et autres coquillages. Nous déjeunons toujours d’une salade de fruits frais avec céréales et yogourt plus un jus de mangue. Le soir, c’est toujours plus embêtant. Le resto est fermé et c’est Clever, notre jeune chef, qui vient nous demander ce qu’on veut mais sans nous dire ce qu’il a; il n’arrive pas à faire des suggestions; il dit ne pas connaître assez nos goûts. Nous lui demandons des salades, des omelettes, de l’avocat farci aux crevettes et à l’occasion du poisson ou de la soupe de poisson qui est merveilleuse. Nous sommes heureux de notre décision même si c’est un peu dérangeant comme organisation. Lorsque nous allons à l’extérieur, il a accepté de nous déduire les frais d’un repas. Nous le faisons peu mais ça change. Le soir, le village est peu éclairé et, ici, çà l’est encore moins, nous préférons ne pas sortir. C’est donc une vie bien sage que nous menons mais on aime ça surtout depuis qu’on a découvert qu’on pouvait se brancher sur le réseau internet de l’hôtel voisin; c’est faible, intermittent, mais ça nous évite de nous retrouver dans le cagibi étouffant du village.

Le secteur devrait se développer dans les prochaines années. Le proprio du terrain voisin va construire des maisons à louer. Notre proprio parle de construire cinq autres bungalows sur son terrain et de reconstruire son restaurant au bord de la mer et de l’ouvrir le soir. Il faut dire que nous sommes les seuls à souper ici. On vient nous porter notre repas au bungalow vers 8-9 heures. Le diner se termine souvent à 5-6 heures. C’est le repas important et le soir les gens se contentent souvent de grignoter.

Pour ceux que ça peut intéresser, en fouillant un peu sur internet sur le Pérou, j’ai découvert un blogue qui présente de belles photos et des informations sur les richesses trouvées dans différentes ruines. http://anne-romain.am-latine.over-blog.com/article-perou-chiclayo-cajamarca-trujillo-41003241.html




dimanche 22 janvier 2012

Punta Sal, le 13 janvier 2012

Punta Sal, le 13 janvier 2012


L’autobus Olstura de 23h30 de Chiclayo (40 soles par personne) nous descend à 5h30 du matin dans Mancora. Il fait noir et nous sommes entourés de conducteurs de  motos-taxi qui veulent nous amener à un hôtel, avec dépliants et bas prix supposés. C’est la première fois que nous n’avons pas de réservation. Heureusement pour nous car on ne peut pas trouver ces hôtels aussi tôt le matin mais on ne sait pas si on peut s’y fier. On en prend un et on lui demande de trouver un hôtel à moins de 100 soles. Après nous avoir amené à trois ou quatre places qui sont plus chères que demandé, nous avoir demandé 50 soles pour aller à Punta Sal,  il finit par nous emmener dans le petit village derrière la rue principale et nous trouvons là un « hospedaje » à 50 soles. Ce n’est pas le Pérou (!!), il faut monter dans un escalier qui a la même pente qu’une échelle, les marches assez étroites qu’on doit monter et descendre de côté  et, oui, il ne faut pas se cogner la tête au plafond en arrivant au deuxième. On ne veut pas rester là plus d’une journée, ce qui nous donne presque deux jours pour décider ce qu’on va faire puisqu’on  peut prendre la chambre dès notre arrivée à 6h30 du matin.

On termine notre nuit en se couchant jusqu’à 10h et hop! C’est parti pour l’investigation. La mer d’abord! Rien de fascinant là. À marée haute, il n’y a plus de plage. Maryse suggère qu’on oublie cette ville polluée et qu’on se rende à Punta Sal, ce qui est accepté. On apprendra plus tard que Mancora est la seule ville où on trouve de tout depuis Los Organos jusqu’à Tumbes et surtout des banques et des guichets bancaires.

On trouve donc le poste de taxis collectifs et on paie 5 soles par personne pour se rendre à Punta Sal où il faut prendre une mototaxi pour faire le kilomètre ou plus pour atteindre le petit village. On est tout de suite ravi de la plage et de la température de l’eau. Reste à trouver un coin pour se loger. Après quelques essais infructueux sur la plage, on se promène sur le bout de chemin derrière la plage et on voit une annonce « hospedaje ». On s’y pointe de l’arrière de la maison  et on aime ce qu’on voit. La cour donne directement sur la mer, il y a des chaises un peu partout, quelques hamacs et l’air est frais sur ce patio. La jeune fille nous dit qu’on peut utiliser la cuisine. Toutefois, pas de TV, pas d’internet et le prix est de 40 soles par personne. On dit qu’on va repasser.

On continue notre visite sur la route de derrière mais on ne trouve rien d’autre. On essaie de retrouver notre « hospedaje » par la plage et on ne la reconnaît pas. Après une heure de recherche on finit par la trouver. Ouf! Le patron est là et on lui dit qu’on prendrait bien pour une semaine si on avait un prix. On obtient 30 soles par personne. On y emménagera dès le lendemain.  Puis, on entreprend de longer la plage des deux côtés. D’un côté, ce n’est pas très long et ca se termine sur des maisons ou des hôtels assez cossus. De l’autre côté, on peut se rendre jusqu’au village voisin, Canoas, et même plus loin.

On retourne donc à Mancora pour la nuit. Mauvaise nuit car on passe son temps à se gratter et il y a des maringouins qui nous scient les oreilles. Au petit matin, on peut découvrir, un peu partout sur le corps, avec une préférence pour les fesses,  presqu’autant (j’exagère …) de piqûres que sur une pelote à épingles pleine. Heureusement ça ne semble pas être des piqûres de punaises de lit! On déjeune et on déménage à Punta Sal.

La chambre est relativement confortable grâce à un bon ventilateur qui nous coupe des bruits environnants (pompe à eau, musique, voix des autres occupants) mais malheureusement aussi du son de la mer. C’est une chambre pour 4 donc un lit double et deux lits superposés que nous utilisons comme garde-robe car il n’y a pas de rangement. On peut dire que c’est assez rudimentaire, plancher de ciment brut, mur de ciment à peinture écaillée mais pas de bibittes autres que des mouches à l’occasion.

Pour la cuisine, un frigo qui sert plus d’armoire que de frigo et un autre un peu plus efficace mais toujours plein. Nous ne cuisinerons pas vraiment car nous avons découvert un petit resto, Willy, qui sert un menu à 10 soles le midi et le soir et nous ferons une visite à Mancora où nous achèterons des fruits, du yogourt et des céréales pour nos déjeuners et certains soupers. Le serveur du Willy, Juan Carlos, est super sympathique, sert des jus de mangues à se rouler par terre et un Pisco tout à fait délicieux.

On peut lire dans la pièce commune à l’extérieur de l’hospedaje ou dans les hamacs à l’abri du soleil quand il n’y a pas trop de monde ou trop de mouches. Le tout est plus ou moins propre mais c’est vivable et le patron passe son temps à nous dire qu’on est des clients parfaits, ses meilleurs clients… probablement parce qu’on ne cuisine pas et qu’on va manger à l’extérieur! Il trouve que les gens cuisinent trop, surtout du poisson, et il songe à interdire la cuisine….

Jerry, le proprio, est un type assez spécial. C’est un employé du gouvernement d’une cinquantaine d’année et il vit avec une jeune étudiante une partie de l’année, quand elle n’est pas à l’université en Argentine. Il semble attacher beaucoup d’importance au fait qu’il soit membre du gouvernement, nous dit de dire qu’on vient de sa part ou de chez lui partout où on va. Il semble assez stressé à cause, probablement, des élections à venir. En somme, il parle trop…

Nous passons pas mal de temps à marcher la plage ou chez Willy ou dans notre chambre quand il fait trop chaud. Un soir nous décidons de contenter un goût de pizza dans un resto qui vient d’ouvrir. On nous offre des crêpes et on se rend compte que la serveuse est française, ce qui nous étonne quelque peu. Elle nous raconte qu’elles sont trois françaises et qu’elles sont en train de bâtir des recettes de crêpes (repas ou dessert) pour le proprio qui veut en faire une spécialité. Ce dernier voulait acheter un appareil à 3000$ pour faire ses crêpes et il aurait fait livrer sa pâte d’un supposé spécialiste! Les filles lui ont expliqué assez rapidement que ce n’était pas nécessaire et qu’il leur suffisait d’une journée pour lui apprendre à faire ses crêpes lui-même. Finalement, il leur a offert le logement, la bouffe, le vin et un petit salaire pour une semaine en échange de leur expertise. Les filles étaient super contentes car elles trouvaient tout trop dispendieux (elles sont en voyage pour un an) et avaient couché la veille de la rencontre avec ce patron de resto dans des hamacs à 10 soles la nuit. Comme par hasard, c’était justement à notre hospedaje. Nous avons donc essayé ces crêpes; elles étaient délicieuses, surtout les crêpes dessert et, à leur demande, nous avons fait nos suggestions pour améliorer le produit.

Nous marchons enfin la plage comme nous aimons le faire. La baignade est plus difficile car il y a toujours des vagues (Pacifique oblige?). On nous dit que c’est habituellement plus calme et moins chaud. Les vagues ne sont pas énorme mais elles nous remplissent le costume de bain de sable et il faut toujours être sur ses gardes, on ne peut vraiment pas relaxer. Par contre, la plage est magnifique à marcher et les couchers de soleil superbes. Les premiers jours, nous n’osons pas aller trop loin mais à partir du troisième jour nous nous rendons à Canoas, soit cinq à six kilomètres plus loin. Cette petite marche d’une de deux heures va nous remettre en forme. Nous en profitons pour essayer de nous trouver un coin pour être seuls, la vie de groupe nous pesant un peu.

Un bon matin, nous partons donc visiter une plage à Los Organos. Nous avions communiqué par internet et trouvé un appartement sur cette plage et le proprio nous le faisait à 800$ le premier mois et 600$ le deuxième. Si on s’occupe de tous nos repas, ça ne semble pas si pire. Nous avons eu pas mal de difficultés à trouver l’endroit dans le creux d’un monticule très à pic sans aucune affiche et que les voisins ne connaissaient même pas. De plus, l’accès à la plage se fait par un chemin de terre étroit et cabossé qui ne laisse pratiquement pas de place aux piétons ce qui veut dire qu’on doit y aller en mototaxi ou en taxi.

Dans le village, on a vu quelques magasins mais rien de bien important. L’appartement est assez bien mais, assis sur le patio, on ne voit pas la mer. Si on avait eu l’appartement du deuxième étage, qui était réservé pour deux mois, on aurait peut-être reconsidéré… et puis non, ca ne valait pas la complication d’accès et la rue toute croche. Nous arrêtons manger à un resto et constatons que c’est plus cher, pas bon et en plus, la serveuse essaie de nous passer un surplus de 49 soles! Terminé pour cet endroit!

Le lendemain, mercredi, lors de notre promenade, nous nous informons des prix dans un hôtel de la plage. On nous demande «seulement » 250$ par jour mais les trois repas sont compris! Nous longeons ainsi les quatre à cinq kilomètres de la plage sans apercevoir quoi que ce soit de convenable. Arrivés au village suivant, Canoas, nous y entrons et visitons les quelques hospedaje qui s’y trouvent sans trouver ce que nous cherchons.

Nous nous arrêtons dans un resto du village et y mangeons, pour 10 soles, le meilleur poisson à date, du Doncella. Il est juste bien cuit, goûte un peu la morue et n’a pas trop de petites arêtes. En plus, le resto est face à la mer et un bon vent nous rafraîchit. Nous sommes seuls et la serveuse n’a pas de façon mais on réussit à lui arracher un sourire avant notre départ.

Comme nous ne trouvons rien à notre goût pour nous loger, nous entrons nous informer dans un bureau de la municipalité. On nous envoie à un restaurant situé à cinquante mètres plus loin. Là, un jeune homme nous fait visiter un petit bungalow situé entre le resto et la mer et une chambre sise dans le village. Dans les deux cas, pas de ventilateur et pas de moustiquaire. Nous hésitons…

En discutant avec le jeune qui s’informe du motif de notre départ de Punta Sal, nous lui expliquons que nous voulons vivre seuls tout en ayant accès à une cuisine et un frigo pour nos repas. Il nous dit connaître un gars qui loue des appartements. On prend rendez-vous pour le lendemain pour lui laisser le temps de rejoindre le proprio.

Le lendemain, en route pour l’appart. C’est dix minutes de mototaxi plus loin mais c’est le spot! Un salon et une cuisine au premier et la chambre vitrée sur la mer à l’étage avec balcon! Wow! Lorsqu’il me dit 60 par jour, je suis prête à le prendre mais André me dit, 60$! Le gars va baisser jusqu’à 45$ mais c’est hors de notre budget si on veut continuer encore trois autres mois.  On est pas mal décidé à allonger notre séjour là où on est actuellement même si ce n’est pas l’idéal.

Nous nous préparons à partir après avoir donné un pourboire au jeune homme. Il se fait un peu plus verbomoteur au sujet de son bungalow derrière son resto mais nous lui disons notre crainte d’avoir trop chaud la nuit sans pouvoir ouvrir les fenêtres qui n’ont pas de moustiquaires. Il nous ramène au bungalow et nous montre un étroit et long moustiquaire en haut des fenêtres. On n’avait pas vu; c’est peu mais mieux que rien. Il nous offre aussi le service de tous les repas pour 70 soles par jour. Il suffira de lui dire, le soir, ce qu’on veut pour déjeuner le lendemain. On lui parle de fruits, yogourt, céréales, ce qui est difficile à trouver au resto ici et il nous dit qu’il peut le faire sans problème.

Le bungalow, si on le prend à la semaine, serait à 60 soles au lieu de 80, le même prix que notre chambre actuelle. Ça ferait environ 24$ pour la chambre et 28$ pour les 3 repas pour nous deux. De plus, il y a des fauteuils sur le balcon du bungalow et une table et des chaises pour lire ou écrire tout en étant dehors. La mer est à deux pas. Nous avons envie de vivre seuls donc nous décidons d’essayer la formule pour une semaine et nous verrons ensuite.

Samedi 21 janvier

Nous sommes heureux de notre choix. Clever, notre jeune homme nous fait de la bonne bouffe et nous demande avant chaque repas ce qu’on aimerait. Le petit déjeuner était très bien, les fruits frais excellents. Il cuisine bien le poisson, juste bien cuit et son sauté de bœuf était le meilleur mangé à date au Pérou. Il faut dire que, généralement, nous prenions ce qu’ils appellent ici ‘le menu’, le plat le moins cher des restaurants. Ce menu est souvent composé d’une petite entrée et d’un plat de riz, patates et contenant généralement un minimum de viande autour d’un os. Ici, Clever nous a servi des soupes de poisson délicieuses et un morceau de filet de poisson avec banane plantin et riz plus la petite salade d’oignon rouge typique d’ici. Il nous demande à chaque repas ce que nous aimerions manger et nous le prépare. Nous prenons le déjeuner et diner au resto et le soir il vient nous servir sur notre balcon car le resto est fermé. Si j'ai bien compris c'est le fils du proprio et il semble vouloir développer l'affaire en ajoutant d'autres bungalows et en faisant de la publicité sur ce qu'il veut offrir.

André a tué une guêpe avec sa main et, comme elle n’était pas très contente de se faire frapper, elle lui a laissé un souvenir dans le majeur. Trois jours plus tard il a dû se présenter à la clinique médicale où il a reçu deux injections intra-veineuses d’anti-allergique, une le matin et une autre le soir. Heureusement, la clinique est juste de l’autre côté de la rue. Aujourd’hui son doigt est pas trop pire et il doit prendre des antihistaminiques pour 4 jours (par la bouche). La visite au médecin, les soins de l’infirmière, les 2 seringues, les 2 aiguilles, les médicaments ont coûté 23 soles, environ 9$. Pas cher!

Nous nous baignons plus facilement, les vagues sont moins fortes. Les couchers de soleil sont magnifiques. Nous pouvons vraiment relaxer et recommencer à étudier un peu l’espagnol en nous installant sous un abri au bord de la mer.

Nous nous baignons plus facilement, les vagues sont moins fortes. Les couchers de soleil sont magnifiques. Nous pouvons vraiment relaxer et recommencer à étudier un peu l’espagnol en nous installant sous un abri au bord de la mer.

Il est certain que le voyage est très différent de nos deux précédents vu le nombre de déplacements qu’on est forcé d’y faire pour trouver ce qu’on cherche. Ici, à Punta Sal et Canoas, on touche au but. Maryse parle même de ne faire que l’aller-retour en Équateur et revenir s’installer à Canoas jusqu’en avril. On fait la semaine et on verra… On ira peut-être voir Zorritos un peu plus au nord en allant ou revenant de l’Équateur. Oui, les distances sont énormes, c’était le cas au Brésil aussi; ils sont aussi long l’un que l’autre ces deux pays mais le Brésil-paysage est beau, verdoyant et vallonné sur la côte atlantique et le Pérou-paysage est laid tout le long de la côte qui est complètement désertique et montre des montagnes brunes et grises complètement dénudées, anciennes dunes consolidées? Mais ces distances s’effacent quand on considère le système d’autobus de ces deux pays qui offre plusieurs lignes d’autobus et différentes catégories de sièges du standard jusqu’au lit 180 degrés avec repas et…vin. De la sorte, on sauve une nuit et un déjeuner, parfois le souper parce que les bus partent jusqu’à 23h30 pour arriver à 5h30 sur les distances les plus courtes comme Chiclayo-Mancora qu’on fit la semaine dernière pour S/80 ou 30$ pour deux.

De là à dire le plus intéressant entre les  types de voyages, c’est difficile :
1-Brésil pour le vu géographique et toutes les villes comme Belo Horizonte, Ouro Preto, Curitiba et les plages en particulier Mundau et Cabo Frio
2-Pérou pour la bouffe, la langue et le culturel en particulier la ville d’Arequipa et les musées pré-Maya
3-Thaïlande pour la bouffe, la sécurité, le prix et l’infrastructure touristique.