lundi 14 novembre 2011

Arica, Chili





La plage de Arica


Arica est la ville la plus au nord du Chili; elle est à la fois un port minier et une escale touristique pour les amateurs de désert et de montagne (cf.http://es.wikipedia.org/wiki/Arica). La plage qui la borde est aussi désertique que les montagnes qui l’entourent, i.e. sans arbre et sans la moindre végétation . Il faut dire quand méme que les locaux la fréquentent et s’y baignent. Enfin, la rivière qui la traverse était aussi sèche que le reste lorsque nous y sommes passés. Il reste qu’il s’y cache des paysages intéressants dans les montagnes, à preuve : (http://www.clinamen.cl/Photogallery/BestOf_Clinamen.html). Ce genre d’excursion ne cadre cependant pas avec notre objectif de voyage: toujours voyager le plus économiquement posible afin de le faire 6 mois.

Nous avions réservé deux nuits au Sunny Days à un coin de rue du terminal d’autobusnn de Arica, chez Ross un néo-zélandais qui nous a bien plu. Dès l’arrivée chez lui, à 7h30 du matin, il nous a offert le petit déjeuner et nous a immédiatement logés dans une chambre pour quatre personnes. Nous avions demandé une chambre pour deux mais on ne s’est pas plaint lorsqu’il nous a confirmé que nous y serions seuls. Nous sommes situés à côté d’une école et je crois que les cours se terminent quand il fait noir. Ce ne sont pas les cours qui dérangent mais la pratique de la fanfare. On y est finalement demeuré quatre jours, Maryse s’étant payé une turista, une première depuis au moins le début du siècle… Comme la cuisine est située juste à côté de la chambre et que les murs ne rejoignent pas le plafond, c’est idéal pour quelqu’un qui a des nausées, je pense à toi douce Élizabeth au cours de ta grossesse. On pense avoir un problème d’acclimatation au Chili!!

On décide donc d’en finir et de déménager au Pérou. Ross nous conseille de prendre un bus qui va à Tacna, la ville frontière, puis de Tacna prendre un autre bus du Pérou vers Arequipa. Tout s’est passé comme il nous l’avait expliqué, le passage à la douane, la conversion des pesos du Chili en soles du Pérou et le transfert de la gare de Tacna vers la gare des autobus Flores. Partis d’Arica à 10 heures du matin, nous sommes arrivés pratiquement à la même heure à Tacna compte tenu qu’on reculait les montres de 2 heures au Pérou. C’est notre premier pays où on gagne deux heures de vie. On ne s’est pas vraiment senti plus jeunes mais bon…




Le voyage de 6 heures entre Tacna et Arequipa s’est donc fait à la clarté et on a beaucoup apprécié les paysages fabuleux des montagnes qu’on a enjambées et des cols qu’on a traversés en admirant au passage les oasis qu’on y avait colonisés. Les photos ne rendent pas les subtilités de teintes dans les montagnes arides mais super jolies. C’est désertique mais moins pierreux qu’au Chili, plus lisse…

samedi 12 novembre 2011

Voyage 2011 - Chili


Nous sommes sur la route à nouveau! Le projet n’est pas très précis mais ça ressemble à ceci : Passer quelques jours à Santiago, monter vers le nord du Chili pour voir la floraison du désert si elle est présente cette année et ensuite on verra si on traverse au Pérou ou si on va en Argentine; ensuite ce sera le Panama. Toutes les options sont ouvertes, on profite de la vie quoi, on ne va pas se casser la tête, on verra bien.

Après un vol sans histoire pour Toronto, nous avons atterri à la pluie battante. L'aéroport est d'un ennui total, gris et terne comme ce n'est pas possible,  sans même l'ombre d'un charriot pour promener nos bagages et un gros kilomètre à parcourir pour nous rendre aux vols internationaux. Pire que l’aéroport de Gaulle quoi! 
Le vol vers Santiago était relativement confortable, la bouffe correcte pour Air Canada et un choix de films assez varié pour contenter tout le monde. On devait être ceux qui avaient le moins de bagage, en tout cas les moins pesants... Arrivée à Santiago sous le soleil et une température idéale autour de 20 C avec un petit peu de neige sur le sommet des Andes. On doit payer une taxe de réciprocité de 132 USD par personne; on n'avait que des 20 USD mais le gars a été gentil; il nous a remis 16$. Cette taxe compense pour les frais demandés aux chiliens pour venir au Canada; on pense qu’il faut payer aussi en Argentine et dans d’autres pays d’Amérique du Sud.

On a pris une petite navette avec un couple anglophone et un jeune de 3-4 ans qui s'en allaient au sud faire du WOOFing pour un mois... Petit choc en arrivant à l'hôtel qui ne semble pas un hôtel de l’extérieur, notre gentil chauffeur s’assure qu’on y sera bien logé. Le bâtiment est en rénovation avec tous les bruits de construction que ca suppose. Nous nous assurons des heures de travail et malgré une chambre au look qui 'fait dur' et au décor minimaliste (aucune chaise, 2 lits et des bureaux plus ou moins propres) nous acceptons d’y passer la nuit et négocions que nous pourrons repartir sans frais, malgré la réservation, si nous n’y passons pas une bonne nuit. On se dit qu'on verra bien.

On y a finalement passé 4 nuits; il faut dire que les travaux s’effectue de 8h30 à 18h. Maryse utilise pour la première fois un masque et des bouchons pour dormir et elle en découvre tout le charme.  C'est le temps du pollen ici et Maryse, pourtant peu sensible habituellement, est tombée dedans. Elle éternue et mouche toute la journée. Ce matin, gorge très sèche et douloureuse donc peut-être que ce n’était pas le pollen mais un bon vieux rhume d’avion!  Elle se soigne et ça ne l’empêchera pas de marcher!

Le jour de l’arrivée, on s'est tapé une marche de 6-7 heures. Le chauffeur de taxi nous avait montré le Cerro Santa Lucia et on s’y est rendu sans problème. C’est un joli parc, une colline boisée et très agréable à marcher. Nous avons découvert une terrasse au retour et y avons pris un pichet de bière locale et mangé. Pour le moment, nous trouvons surtout des places où les gens mangent des hamburgers ou des sandwichs. Les chiliens semblent raffoler de ce type de nourriture et ça finit par faire beaucoup de pain avec le petit déjeuner (pain, saucisson, fromage, confiture et café instantané).

Hier on a répété la promenade en l’allongeant un peu. Nous sommes allés dans le quartier historique, à la Place d’armes et au marché central. On y a mangé, au marché de poisson, un plat recommandé par une étudiante à qui on avait donné des sous pour aider leurs revendications pour le droit à des études gratuites. Il se trouve que le curanto est un mélange de fruits de mer, poulet et steak. Il y en avait pour 4 au moins et beaucoup de choses que nous apprécions plus ou moins! Maryse a demandé qu’on donne le reste à un pauvre…

Nous avons trouvé le chemin pour monter dans le Cerro San Cristobal et en avons fait l’ascension (300 mètres ) en funiculaire. Nous y découvrons une statue de la vierge et non de San Cristobal. Il est vrai qu’il nous manque un guide mais on trouvait le Lonely planet telllement lourd à transporter!


Il fait beau, la ville est tout en fleurs jusque dans les arbres (d'où le pollen). Nous parcourons les rues au hasard et entrons dans les boutiques de livres usagés, pas de chance à date.
Paraîtrait que le désert de Atacama est aussi en fleurs de ce temps-ci alors il se peut qu'on pique une tangente de ce côté-là très bientôt. C'est l'objectif du jour, vérifier si c'est vrai et comment on y va!

Personne ne semble savoir ou s’intéresser à la floraison du désert. On nous répond n’importe quoi. Nous décidons de prendre un billet pour San Pedro et de voir sur place. Nous quittons donc Santiago après 4 jours de visite à pied. On y a vu quelques beaux édifices, beaucoup de chiens errants, une foule de pigeons et un smog qui empêche la plupart du temps la vision des montagnes. Les chiliens des places visitées mangent beaucoup de malbouffe et sont passablement gros dès le jeune âge.

Départ pour Calama à une heure de San Pedro de Atacama. Le voyage n’est pas aussi confortable que ce que nous avions connu en Argentine et au Brésil. On nous sert, sur 21 heures de route, un pain hamburger avec une tranche de jambon sans aucun accompagnement, beurre, moutarde ou autre, sec quoi!, une petite bouteille de jus insipide et un petit sac de peanuts et une mini salade de fruit. Quelques heures plus tard on nous régale du même pain mais avec une tranche de fromage, wow! accompagné de la même chose sauf qu’on a un mini coke. Pour le déjeuner nous aurons droit à une galette et un jus. On est loin du souper chaud servi en Argentine avec vin et digestif!

À Santiago, Maryse avait des problèmes de maux de tête qu’on avait mis sur le compte d’allergies au pollen ou d’une grippe. Le mal est de plus en plus important au fil du voyage et en arrivant à Calama, nous ne nous sentons pas bien ni l’un, ni l’autre. On avait oublié le mal des hauteurs. On est à 2260 mètres seulement (!) mais la réaction est bien présente. Nous décidons de prendre un hôtel sur place au moins un soir avant de nous rendre à San Pedro. Nous rencontrons un ingénieur texan qui enseigne à Valparaiso et qui nous conseille un hôtel. Nous y allons pour constater que la chambre est à 160$ US, pas du tout dans notre budget! Nous nous mettons à la recherche d’un autre hôtel et rencontrons une gentille chilienne avec son mari et sa fille. Elle nous amène à un hôtel qui est 120$ US. Elle nous amène finalement à un hôtel à 90$. qui appartient à son grand-père! C’est très bien et on est à bout, on ne peut plus avancer avec les maux de tête et la fatigue. On le prend, on se douche et dodo! 

Calama est une ville entourée de montagnes qui ressemblent à des tas de sables, il n’y rien à y faire et c’est laid. On y passe 2 jours et comme on ne se sent toujours pas bien, on décide de trouver une plage comme on aime et d’aller s’y écraser. On oublie San Pedro et ses excursions. Les fleurs? Il semble qu’on soit passé par la région en s’en venant. On ne veut pas refaire le chemin donc on choisit Arica, qui doit avoir une longue plage et une température agréable.

On change de compagnie et au lieu de Tur Bus, on prend Pullman, recommandé dans les blogues. 9 heures de route sur des sièges en cuir (c’est chaud et ça glisse), rien n’est offert à boire ou à manger et on ouvre l’air climatisé 5 minutes avant l’arrivée. On ne peut pas dire que le Chili nous impressionne à date. Nous avons réservé un hostal, le Sunny Days, tenu par un couple néo-zélandais et le trouvons facilement avec les indications qu’ils nous ont fournies. On nous avait confirmé la réservation pour une chambre ‘matrimoniale’ avec salle de bain privée, on nous donne une chambre à 4 lits pour nous deux. On a donc de l’espace et c’est assez confortable.  

Après un petit déjeuner offert gratuitement à notre arrivée à 7h30 nous partons pour la plage à cinq minutes de l’hostal. Le vent est frais et nous marchons un bon bout de temps. Malheureusement on doit constamment garder les yeux sur le sable car il y a beaucoup de méduses et l’eau est trop froide pour s’y baigner. Déception…

En fin d’après-midi, on trouve à manger et à 7 heures 30 on est au lit. Le lendemain on marche un peu dans la ville mais il n’y a rien à voir ou à faire. On retourne manger du poulet qu’on avait trouvé bon, grillé juste à point et servi avec une salade. On décide qu’on va passer au Pérou et qu’on va prendre des cours d’espagnol à Arequipa. On réserve 2 soirs. Dans la nuit, Maryse fait une tourista. Ce n’est vraiment pas un bon début de voyage. On doit annuler la réservation car elle ne se sent pas assez  bien pour partir avec le sac à dos. Elle mettra deux jours à s’en remettre assez pour partir.

On quitte le Chili sans regret et on espère qu’au retour on aura l’occasion de mieux l’apprécier. Les chiliens, en général, parlent très rapidement et ne prononcent pas bien. Nous avons eu beaucoup de difficultés à les comprendre. En jasant avec d’autres voyageurs, on nous confirme que ce n’est pas un manque de préparation de notre part mais que tout le monde reconnaît qu’ils sont les pires pour la prononciation. Ça nous encourage beaucoup.  Nous passerons donc au Pérou.





lundi 1 février 2010

Du 9 au 30 janvier 2010

18 janvier 2010















De Voyage 2009-10 -Koh Lanta




Il ne s’est pas passé grand-chose depuis le 9 janvier sinon que nous avons continué notre petite routine de marches sur la plage au petit matin, exercices dans l'eau avant le petit déjeuner et marche sur la plage au coucher du soleil. Entre ces grosses activités, lecture pendant les heures un peu trop chaudes soit de 10 heures à 17 :00 heures. On a aussi joué au scrabble avec Suzanne, souvent sans Maryse qui préfère lire. Parfois on fait une promenade jusqu'à Ban Saladan. Petite vie tranquille.

Au cours de nos promenades nous découvrons de jolies maisonnettes. À côté de la plupart des immeubles se dresse une sorte de petite pagode colorée, posée sur un pilier. Cette demeure miniature abrite l'esprit des lieux de la maison, le phra phum. Lorsque la construction d'un bâtiment est envisagée en Thailande, la première chose à faire est de trouver une place favorable à l'édification de la maisonnette où pourront se réfugier les esprits (phi) un moment délogés. L'installation est confiée à une personne initiée, on ne place pas n'importe où une demeure réservée au phi (surtout pas à un endroit qui risquerait de se trouver ombragé par l'immeuble) Un jour de bon augure doit être choisi pour l'installation des âmes dans leurs appartements.

On y dispose un bouquet de fleurs, des bâtonnets d'encens et plusieurs bougies. Lorsqu'un étranger est invité, il doit demander la permission d'entrer faute de quoi il risquerait de très mal dormir, les esprits viendraient au cours de la nuit s'installer sur sa poitrine ce qui engendrerait d'horribles cauchemars.

Le matin il convient de les saluer avant de nourrir l'espoir de passer une bonne journée, de leur présenter des offrandes si on aspire à voir quelque souhait exaucé.

Le propriétaire qui s'enrichit et décide d'embellir et de moderniser son habitation sait que l'oubli de parer en conséquence la maison des esprits risque de lui jouer des mauvais tours.


Nous sommes donc partis de Ban Saladan, en bateau, tel que prévu aujourd’hui pour Phuket en compagnie de Suzanne qui doit y rencontrer son amie Lisette arrivant de Montréal. Nous demeurerons 6 jours à Phuket avant de prendre l’avion pour Chiang Mai. Sur le bateau, il faisait beau (le croiriez-vous?) et la mer était belle. Notre voyage prévoyait un arrêt de quelques heures à Koh Pui-Phi et nous y sommes arrivés vers 10 :30 heures.

Il y avait par contre des voyageurs qui allaient directement à Phuket mais, question de tarifs portuaires suppose-t-on, ils devaient changer de bateau en mer à quelques encablures de Koh Phi-Phi. Les deux bateaux se placent côte à côte et les gens passent sur une planche pour rejoindre le deuxième bateau. Il est fort peu probable que de telles pratiques soient tolérées chez nous!!
L’île de Koh Phi-Phi où nous avons fait escale est très jolie, du moins ce qu’on en a visité. En fait, il n’y a pas de circulation automobile sur cette île ce qui veut dire qu’il faut emprunter un bateau si on veut accéder aux plages autres que celle du port d’arrivée. On n’avait pas le temps de faire cette tournée des plages mais on a bien apprécié la promenade sur un trottoir qui faisait le tour de toutes les installations, toutes touristiques, aux alentours de la plage de Tonsai.

On y aussi vu l’endroit par où s’est engouffrée la vague du tsunami du 26 décembre 2004 qui a pratiquement tout détruit. Aujourd’hui, il n’y paraît plus et le seul témoignage qui demeure est un mémorial où sont inscrits les noms des personnes décédés qu’on a pu identifier. Nous avons pu y voir le nom de Gilles, un copain de Suzanne, qui est décédé ce jour-là. Suzanne, elle, arrivait le lendemain du tsunami à Phuket où ils devaient se rejoindre. Il y a beaucoup de monde et beaucoup de bateaux sur la petite plage étroite de Tonsai, les rues sont bordées de boutiques et ça ne sent pas toujours très bon. L’île fut peut-être paradisiaque avant le tsunami mais, aujourd’hui, elle convient plus aux jeunes assez riches pour louer des bateaux et aller faire de la plongée sur les récifs qui sont abondamment visités par des dizaines de bateaux tous les jours.

Nous avons quitté Koh Phi-Phi sur un gros bateau (possiblement 400 passagers) pour compléter notre voyage vers Phuket. Suzanne, qui adore la mer, s’est assise par terre sur le pont pour contempler la mer à son goût. À Koh Lanta, elle pouvait passer des heures à regarder la mer, sans nécessairement s’y baigner. Sa deuxième passion était le scrabble et elle gagnait souvent!! Arrivés à Phuket, on s’est laissé conduire par elle. On a donc pris un taxi pour Phuket Town qui n’est pas sur une plage mais qui peut servir de point central pour les visiter toutes. Elle nous avait laissés entendre qu’on pourrait avoir une chambre pour 300 baths (10$) mais il n’y avait plus de place à l’hôtel en question; on s’est donc rendu à son hôtel, le Rome, où elle avait fait réserver une chambre pour Lisette et elle et on a aussi pu obtenir une chambre à 700 baths (23$) très confortable avec télévision et air climatisé. Lisette était déjà arrivée et nos deux chambres étaient face à face, ce qui nous a facilité les réveils du matin puisqu’elles allaient nous servir de guide sur cette grande île de Phuket aux nombreuses plages mais pas toutes intéressantes comme on allait s’en rendre compte.

19 janvier 2010

Nous avons commencé par la visite des plages de Karon et Kata. On a fait un arrêt à Karon uniquement pour qu’on puisse avoir une idée de la plage parce que les filles (Suzanne et Lisette) ne l’appréciaient pas du tout. C’est une plage fréquentée surtout par les scandinaves et, sur ses 2 à 3 kilomètres de long, on voit trois ou quatre épaisseurs de chaises longues (des transats pour les européens) tassées comme des sardines…et il y a foule.
Pour compléter le portrait, il y a le bruit des sea-doo et des ‘speed boats’ et le sable qui s’enfonce sous les pieds donc très difficile à marcher. Son seul atout, une belle lagune à un bout de la plage.

Nous avons pris quelques photos puis nous sommes allés nous mettre à l’ombre sous un abri le long du chemin en attendant l’autobus pour Kata. Comme on était prêt d’une sculpture montrant un gros serpent, Maryse a eu l’idée d’une photo de nous deux devant la sculpture.
De Voyage 2009-10 - 8-Phi Phi Phuket

Je laisse le sac et donne la caméra à Lisette pour qu’elle prenne la photo. Deux minutes plus tard, Suzanne nous avertit que l’autobus s’en vient. On décampe en vitesse et, en arrivant à Kata, André s’aperçoit qu’il n’a pas le sac. Aussitôt, il se rend compte qu’il l’a laissé dans l’abri où on attendait l’autobus. Heureusement, il avait gardé la caméra et son porte-monnaie dans ses poches. Suzanne propose de retourner avec André voir si on peut récupérer le sac vu que l’abri n’avait pas l’air très fréquenté; Maryse y avait quand même un maillot de bain qui lui avait coûté assez cher. Manque de chance, l’autobus, qui partait du terminus de Kata, se traîne les pieds pour essayer d’attraper des clients (ici, il n’y a pas d’arrêt d’autobus; on les arrête en levant la main quand on veut embarquer). Suzanne, qui connaît le coin, surveille par la fenêtre (façon de parler puisqu’il n’y a pas de fenêtre mais que des barres de bois qui tiennent le toit) et avant même qu’on atteigne l’abri, elle aperçoit le sac. C’est juste si elle ne saute pas en bas de l’autobus pour y courir. André doit payer l’autobus avant de la rejoindre. Elle a le sac. Il y a des personnes, des allemands ou des scandinaves, qui venaient tout juste d’apercevoir le sac. Tout y est et on peut retourner tranquilles.

Pendant ce temps, Maryse et Lisette avaient fait connaissance avec deux québécois et étaient bien contentes qu’on vienne les en délivrer. On visite enfin la plage de Kata, qui est pas mal moins encombrée que celle de Karon, et possède un resto à un bout.

Pendant que Lisette et Suzanne partent à la chasse aux chambres (Lisette pensait qu’elles allaient peut-être s’installer sur cette plage), on s’installe au resto et on sirote quelques bières en nous disant que ce n’est pas une plage qu’on choisirait pour demeurer.

20 janvier 2010
Pour ce deuxième jour, les filles nous amènent à la plage qu’elles aiment le mieux à Phuket, celle de Nai Harn.
Nous sommes obligés d’être d’accord mais, encore une fois, ça ne bat pas ce qu’on avait à Koh Lanta. En fait, l’attrait de cette plage est la lagune où se jette la mer, spécialement à marée haute. Nous nous sommes baignés dans cette lagune et avons remonté à la nage jusqu’à la mer.


Très joli et intéressant mais le reste de la plage est comme les autres avec des chaises longues sur toute la plage. Par contre, derrière, il y a un paquet de restaurants tous collés les uns sur les autres et à l’abri du soleil, où on a mangé très bien et à bon prix.

21 janvier 2010
On prend congé des plages pour une journée et on va magasiner au Big-C. C’est un magasin à très grande surface sur 3 ou 4 étages où on trouve de tout, linge, électronique et électroménagers européens ou asiatiques, surtout japonais. Mais, ce qu’on a aimé par-dessus tout, ce sont les ‘fast-food’ thaïlandais (parce qu’il y avait aussi des McDo, où les filles se sont arrêtés) où on choisit en montrant du doigt et sans trop savoir ce que ça goûtera mais c’était dé-li-cieux (gros bol de canard et porc grillé sur nouilles fraîches, dans un bouillon aux légumes). Dommage qu’on ait droit à un seul essai!!

22 janvier 2010
De retour aux plages, cette fois nous allons au nord de l’île, à Kamala. Le parcours est intéressant, on traverse les montagnes et on a même des vues en surplomb de la plage qui nous attend. 
Cette plage est donc entourée de montagne et elle n’est pas encombrée de chaises longues. On a pris plaisir à la marcher, sur du sable bien tapé, d’un bout à l’autre, jusqu’au village qui se trouve à l’extrémité nord.

Nous y avons d’ailleurs trouvé un petit resto sympa puis, pendant qu’on faisait le pion en attendant l’autobus, Maryse s’est laissé attiré vers un magasin où on vendait toutes sortes de peintures chinoises en laques. Le propriétaire francophone lui explique tout le procédé de fabrication et la signification des dessins: grosse tentation mais elle s’en tire avec la tête pleine mais le portefeuille intact!




23 janvier 2010
Lisette a décidé de ne pas demeurer plus longtemps à Phuket et nos deux guides nous quittent pour aller poursuivre leur séjour à Koh Lanta. De notre côté, il nous reste une journée complètement seuls à Phuket. On doit faire l’effort de retrouver notre chemin tout seuls et on finit par y arriver. On se retrouve au déjeuner dans un petit resto où on se retrouve nez à nez avec un couple trifluviens qui vient d’arriver de Chiang Mai en route vers Koh Lanta!! Ils sont en vacances pour un mois. Ils ont bien aimé Chiang Mai mais ils ont hâte d’aller sur la plage pour leur dernière semaine. On leur donne l’adresse du bureau de tourisme où on avait accompagné Suzanne et Lisette lorsqu’elles avaient voulu acheter leur billet pour leur retour à Koh Lanta et où on avait aussi acheté/réservé notre taxi pour l’aéroport à 450 bahts. Ils sont bien contents et on se laisse sans s’être présentés.


On continue à se promener toute la journée et on décide d’aller souper dans une ruelle colorée où on avait déjà très bien mangé.
De Voyage 2009-10 - 8-Phi Phi Phuket

Il est presque neuf heures quand on s’installe dans le resto en face de celui qu’on avait déjà essayé parce qu’il y a tellement peu de monde que ce dernier était déjà fermé. Tout-à-coup, qui voit-on apparaître? Notre couple de Trois-Rivières! Ce que le hasard peut faire!!

24 janvier 2010
La réceptionniste nous a réveillés à l’heure. Le taxi était à l’heure. On peut se fier aux thaïlandais. L’avion d’Air China était aussi à l’heure. Tel que prévu, on a dû mettre le ‘gros’ sac de Maryse dans la soute mais on a dû débourser 200 bahts (6$). Compte tenu que le billet coûte 63$, ce n’est pas excessif mais apparemment il fallait aviser qu’on avait des bagages en soute au moment où on réservait le billet (petit oubli de l’agence de voyage).

De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Vol de deux heures sans problème et Clément nous attendait à l’aéroport. Il a fallu une bonne heure pour nous rendre chez lui à Ban Lo Pahan à 100 km de Chiang Mai.

Les paysages sont captivants, il y a beaucoup de cultures et des montagnes partout. La ferme est à trois heures de route de la frontière Birmane dans les contreforts de l’Himalaya et jouit d’un climat tropical à 800 mètres d’altitude caractérisé par du soleil absolu de novembre à mai et un peu de pluie de juin à septembre. Clément y habite de la mi-décembre à fin mai depuis 6 ans, au début sous la tente, puis, dans la maison actuelle à six chambres et bientôt dans sa maison privée de style japonais.

La maison nous paraît immense avec une grande pièce de 24x26 pieds qui sert à la fois de salon, de salle à manger et de cuisine et six chambres et quatre salles de bain disposées tout autour de cette grande pièce. Il n’y a qu’un travailleur malais Chris qui est là depuis un mois. Les repas sont préparés par la belle-sœur de Clément. On est plus ou moins comme à l’hôtel avec une chambre et salle de bain qui ressemblent à ce qu’on avait à Koh Lanta.

25 janvier 2010

De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Clément nous fait faire le tour du propriétaire. Sa ferme fait à peu près 17,000 pi² et jouit d’une pente pas trop abrupte qui permet de distribuer facilement l’eau qui vient des montagnes environnantes. C’est d’ailleurs ce qui l’a fait cliquer sur le site, cet apport d’eau presque continu. Dans les plus bas niveaux, il cultive du riz biologique (tout est d’ailleurs biologique) qui lui a demandé au moins 4 ans de patience avant que la terre soit débarrassée des pesticides et engrais chimiques qui était utilisés auparavant. D’ici deux ans, il s’attend à atteindre une récolte optimale et profitable, la récolte de cette année devant suffire au besoin de la ferme et de ses employés; les thaïs, et nous-mêmes par conséquent ainsi que tous les invités i.e. les travailleurs qui viennent passer quelques jours ou semaines, mangent du riz trois fois par jour ce qui demande, en moyenne, 15 kilos de riz par mois et par tête.

De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Outre la culture du riz, la ferme regorge d’arbres et de plantes de toute sorte. On essaiera d’en faire le tour ultérieurement mais on peut mentionner les suivants :
• Orangers qui ont eu quelques difficultés à cause… du froid!! Même s’il fait jusqu’à 30C en milieu de journée, le matin il fait 15C à l’ombre
• Bananiers qui produisent de petites bananes de 4 pouces à la peau très fine et la chair sucrée et ferme
• Hévéas ou arbre caoutchouc plantés l’an passé en profitant d’un projet spécial du roi
• Théiers
• Cocotiers
• Moringas oleifera: Des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles de moringa sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des légumes. Beaucoup de programmes utilisent les feuilles de moringa contre la malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.). Les feuilles de moringa contiendraient :
o 2 fois plus de protéines que le yaourt,
o 3 fois plus de potassium que la banane,
o 4 fois plus de calcium que le lait,
o 7 fois plus de vitamine C que les oranges,
o 4 fois plus de vitamine A que les carottes,
o contiendraient les 8 acides aminés essentiels.
• Margousiers ou Neem : Les traités de l'Ayurveda évoquent le neem dès 2 500 ans avant notre ère. Des preuves de son utilisation ont été trouvées lors de fouilles à Harappa. En sanskrit, la langue de la littérature ancienne, le neem est dénommé "Nimba", qui est dérivé du terme Nimbati Swastyamdadati, qui signifie "qui donne bonne santé". Voir :
• Niger : Pour cette plante, voici un extrait du blogue de Clément que vous pouvez aussi consulter à : http://clementdoyer.tumblr.com/page/3
« Amee (femme de Clément) avait remarqué que les membres de sa tribu, les Lissous, étaient atteints pour la première fois par des maladies autrefois inconnues quand ils habitaient en Birmanie. La seule différence dans leur régime alimentaire était l’huile de palme qui remplaçait l’huile qu’ils consommaient là-bas avant d’émigrer en Thaïlande. Elle décida d’en faire venir trois sacs de 50 kg. On les sema sur la ferme après la récolte du riz et cela produisit 30 sacs après trois mois. Aléa, son frère, gérant de la ferme en mon absence, sema ces graines noires chez des fermiers de la région l’année suivante et j’importai des Indes une presse de petite capacité. L’huile extraite avait un petit goût de noisette et était très fine en salade. Amee passa une pleine journée à visionner des photos de fleurs avant de reconnaître la fleur jaune, ‘Guizotia Abyssinica’, appelée aussi ‘niger’ et qui sert aussi de graines pour oiseaux ».
• Fèves de soja
• Bougainvilliers
• Rosiers
• Gazon ‘bluegrass’
• Etc…on y reviendra!




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Clément fait aussi de l’élevage de porc en combinant trois races différentes et en les nourrissant avec le tourteau, qui est le résidu de son pressoir, et des troncs de bananiers. Les bananiers, faut-il le rappeler(!!), sont des plantes annuelles et on les coupe à 30 cm de terre lorsque la saison des bananes est terminée. La meilleure façon de recycler toute cette verdure est de la faire manger à quelqu'un et Pan! c'est le cochon qui écope... mais il aime!



Il y a aussi une vingtaine de poules qui sont en liberté complète et qui picossent toute la journée, souvent sur le gazon ‘bluegrass’ ou à travers les arbres. Il semble qu’elles font un nettoyage très apprécié des larves d’insectes. Chose certaine, les maringouins et mouches ne sont pas légion. Les coqs donnent de la voix à toute heure du jour. Une chienne et ses deux chiots complètent l’animalerie. Mais Clément a toujours des projets dont certains sont en cours comme, par exemple, la construction d’une maison pour lui seul et sa femme Amee, la construction d’un bâtiment dans le village voisin pour y installer un autre pressoir à l’huile et y déménager son écosseuse de riz.

La première partie de notre visa étant expirée, Clément nous offre de nous conduire à la frontière birmane pour le renouveler. Difficile de refuser mais on ne pensait pas que ce c’était si loin à trois heures et demie de voiture. Mais ce fut un beau voyage.




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Les paysages étaient encore une fois splendide et nous avons passé à travers les montagnes où on retrouve beaucoup de cultures en terrasses et quelques villes et villages jusqu’à Mae Sai, la ville frontière. La frontière est un petit pont qui relie la Thaïlande au Myanmar ou Birmanie. On y a traversé à pied en laissant nos passeports à l’immigration birmane en échange d’un bout de papier pour les récupérer. Clément nous avait dit qu’il y avait des disques (CCD et DVD) bon marché au village birman et on lui a acheté toute une flopée de DVD qui contiennent chacun 6 ou 8 films vendus à 10 bahts (0,30$) le DVD et deux séries de Poirot et Mash et deux séries de CSI. De quoi occuper ses soirées d’hiver!!




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
En revenant, Clément rate son chemin habituel, en prend un autre qui nous conduit dans les montagnes mais justement pas celui qu’il voulait prendre parce que tous les camions le prennent et donc on devait suivre assez longtemps avant de pouvoir dépasser. Finalement il se tanne et bifurque sur une autre route qui est effectivement moins fréquentée mais nous mène on ne sait trop où. Toutefois Clément est confiant parce que la direction ouest est la bonne et qu’on a le soleil couchant en pleine face. On finit par traverser un petit village où la route semble se terminer mais elle continue quand même sur la terre, c’est presque un sentier. Clément décide de poursuivre quand même et bientôt la route est en construction et, devant nous, il y a un rouleau suivi de près par une gratte qui est en train de niveler une couche de gravier qui vient d’y être déchargée. On hésite mais retourner en arrière sans savoir jusqu’où aller et quelle autre route prendre et on ne veut rouler à la noirceur et le soleil baisse toujours. Finalement, Clément décide d’embarquer sur cette route en construction et de suivre les équipements qui avancent à pas de tortue. On se dit que la journée doit s’achever pour eux aussi et, en effet, après peut-être un kilomètre, les équipements se stationnent et la route reprend cahoteuse jusqu’à une intersection où on s’engage à gauche et où Clément finit par reconnaître qu’on se dirige vers la maison mais dans le sens inverse de ce qu’on aurait dû.

28 janvier 2010
On décide d’aller à pied en reconnaissance jusqu’au village Ban Lo Pahan.


De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Le village n’est pas très gros. Sur la route principale il y a un garage, un restaurant, quelques magasins, une garderie et un temple. En cinq minutes, on le traverse. Par contre, comme c’est jeudi, il y a un marché mais on en a fait aussi le tour en cinq minutes.

29 janvier 2010




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Clément nous amène au village chinois de Ban Arunotai, à une quinzaine de minutes de la maison. C’est jour de marché et là, il y a foule. Il y a aussi beaucoup de vendeurs installés sur le sol et on y vend beaucoup de choses, nourriture, vêtements, chaussures, électronique, … et aussi de la bouffe; c’est d’ailleurs surtout pour y venir manger une soupe aux nouilles que Clément y vient. Il y rencontre David, un américain ou plutôt, comme il le lui dit, un étatsunien qui est aussi installé dans le coin.

30 janvier 2010




De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)

Maryse décide de faire des confitures de roselle. La roselle est le fruit de certaines espèces d’hibiscus. Il est de la grosseur d’une fraise. Il y en avait qui étaient mûres sur le terrain, alors on les a ramassés. Mais ce fut un travail de moine que de casser ce fruit pour en séparer les pétales des graines. On y a mis au moins trois heures à deux.


De Voyage 2009-10 -9-Ban Lo Pahan (Chez Clément)
Maryse a fait bouillir les graines pour en extraire la pectine et après avoir tamisé le tout elle y ajoute les pétales et du sucre. Tout ce travail pour venir à bout de faire un pot de confiture de la grosseur d’un pot de beurre de cacahuète. Et on a eu mal aux pouces (chacun un) pendant trois jours.

jeudi 7 janvier 2010

24 décembre au 8 janvier 2010

24 décembre




On nous fait part qu’il y aura une fête spéciale à notre resto en soirée; on s’y rend donc vers 19:30 heures et il y a déjà une vingtaine de suédois réunis autour de plusieurs tables disposées en ligne. Pendant qu’on mange et qu’ils boivent, on a droit à quelques chants de leur crû et très bien chantés à l'unisson.








Un des serveurs, Mia, s’est travesti et fait l’objet de plusieurs photos. Vers 21:50 heures, tous les suédois disparaissent et nous demeurons à peine une dizaine de notre ‘resort’; la musique est au rendez-vous et tout le monde danse un peu. Le cuisinier apparaît, lui aussi travesti, et la danse continue et les photos aussi.










Une heure plus tard, tout le monde en a assez et se retire dans ses appartements… Sur la plage il y aura des pétards jusqu’à minuit, une pratique pour le jour de l’an qui, on nous l’a annoncé aussi, sera quelque chose.












26 décembre
Ce midi, on décide d’aller bouffer à l’extérieur à un resto au nom inspirant de ‘Pad thai’ qui est un peu le plat national de la Thaïlande dont on avait parlé précédemment (photo à l’appui dans l’album Thaï). Maryse y goûte et apprécie davantage et André se délecte d’un plat à base de curry rouge et de crevettes. On est abordé par un client qui nous a entendus parler français. C’est un roumain, parlant un très bon français et… ingénieur en exploitation minière, dont le prénom est Andréi et il a 66 ans. Il a travaillé à Calgary, réside maintenant en Suisse et voyage beaucoup, sauf dans les pays communistes. Le repas s’est allongé de quelques bières supplémentaires et d’échanges de toutes sortes.

Le soir, on avait décidé d’accompagner Suzanne à un buffet avec spectacle qui avait lieu à deux pas de son hôtel. Un groupe d’allemands de notre ‘resort’ devait aussi y assister. Nous nous y rendons donc vers 19:30 heures. Il n’y a personne et pas plus de buffet. Le gros portier qui nous accueille nous dit qu’il n’avait pas assez de réservations pour organiser un buffet mais le spectacle aura lieu et le prix d’entrée est de 250 bahts. Nous lui disons que nous avons son annonce où le prix d’entrée est marqué à 180 bahts incluant le buffet. Il consent à respecter son annonce et, si on entre, de nous servir un repas pour 180 bahts (6 dollars) chacun. Nous acceptons et nous avons droit à une entrée de crevettes tempura et de rouleaux de printemps suivie d’un massaman au poulet, d’un pad thaï aux crevettes et d’un sauté de légumes accompagnés de trois platées de riz vapeur. Le spectacle a débuté, même si nous n’étions que trois, avec un chanteur thaï qui chantait très bien des tubes américains et a été suivi de parades de travestis qui faisaient du karaoké en se trémoussant.

De Voyage 2009-10 -Koh Lanta

Lorsque l’endroit a commencé à se remplir vers les 22:00 heures avec nos six allemands et une trentaine d’adultes et d’enfants (!!), le spectacle a continué et on est sorti après le clou où figurait, seul, notre gros portier, dénommé Rozie, en travesti, se dandinant au son d’une musique où on avait l’impression que les seules paroles étaient Thaïlande, Thaïlande.

28 décembre
Voilà deux mois, ou plus exactement 60 jours, que nous sommes en sol thaïlandais, nous devons renouveler notre visa. Le nôtre est un visa de tourisme avec deux entrées de 60 jours. Pour chacune des deux entrées, nous pouvons obtenir une extension en nous présentant à un bureau de l’immigration avec notre passeport et une photocopie de la page principale du passeport, de la page du visa et de la feuille qu’ils y ont agrafée lors de notre arrivée. Ces photocopies coûtent en général 2 bahts la feuille mais on nous en charge 20 au bureau de l’immigration si on ne les a pas. Il faut aussi débourser 1900 bahts.

Le bureau d’immigration le plus près d’ici est à Krabi soit à 2 heures de route (et 2 traversiers puisque nous sommes sur une île et qu’il faut faire un saut sur une autre île avant de toucher le continent). Un minibus mal climatisé nous y a conduits mais nous a laissés un peu à l’extérieur de la ville d’où nous avons pris un ‘taxi commun’ (c’est-à-dire une camionnette (style pick-up) avec 2 planches à l’arrière pour s’y asseoir) pour nous rendre au centre de la ville. On a assez facilement trouvé le bureau et tout s’est passé en moins de 20 minutes. On y a rencontré une Française qui s’est trouvée un peu coincée, ses 30 jours écoulés, elle pensait acheter un 30 jours comme nous le faisions mais le type lui demandait 1900 bahts pour obtenir une extension de 7 jours, + 100 bahts pour ses photocopies. Elle ne pouvait obtenir davantage parce qu’elle était entrée sans visa. Quand on entre sans visa, par avion, on nous donne un visa de 30 jours. À l’échéance, on peut soit sortir du pays et y rentrer par voie terrestre (ce qu’on appelle ici une ‘visa run’) et on obtient un nouveau visa de 15 jours, soit sortir du pays et y rentrer par avion et on peut alors obtenir un visa de 30 jours. Une restriction s’applique aussi à savoir qu’on ne peut entrer plus que 3 fois dans une même année si on n’avait pas de visa la première fois. Et il y a d’autres sortes de visa…et ça fait beaucoup jaser les farangs (étrangers). Pour utiliser la deuxième entrée de notre visa, nous devrons nous aussi sortir du pays et y revenir mais sans nécessairement rentrer par avion parce qu’on a un visa de tourisme à 2 entrées. On devra le faire le 27 janvier mais, à ce moment-là, nous serons dans les environs de Chiang-Mai et nous irons probablement, avec l’aide de Clément, faire notre ‘visa run’ en Birmanie.

Au sortir du bureau d’immigration, nous avons marché jusqu’au bureau du tourisme qui était fermé pour l’heure du lunch mais on nous a quand même entr’ouvert la porte pour nous glisser la carte de la ville et nous indiquer où prendre un minibus pour retourner chez nous à Koh Lanta. Nous étions à 5 minutes de l’endroit et nous avons décidé de prendre le dernier bus de la journée à 17 heures pour ensuite nous payer une petite visite de Krabi.


Nous nous sommes immédiatement mis à la recherche d’un resto et, en fouinant sur le contenu des assiettes des gens attablés sur le trottoir, nous avons remarqué un plateau de fromages et viandes froides qui nous semblait pas mal appétissant et complètement différent de notre diète des derniers 60 jours. On a dû prendre quelques onces de graisse à la suite de ce repas qui s’est avéré excellent et pas dispendieux, soit 10$ pour deux personnes. On a passé le reste de l’après-midi à magasiner sans vraiment acheter beaucoup. Le retour fut plus agréable que l’aller avec un minibus mieux climatisé mais plus long à cause de l’attente à un des traversiers. Il était presque vingt heures quand on a retrouvé Suzanne au resto. Elle était très sceptique sur nos chances d’obtenir notre extension de visa d’un mois…

31 décembre
Le ‘party’ du jour de l’an ressemblait à celui de Noël sauf qu’il s’est prolongé jusqu’après minuit. On a eu droit à la pétarade des feux d’artifices tout le long de la plage et de centaines de ‘lucky balloon’, sorte de cylindre de toile fine transparente au bas desquels on installe un petit brûleur qui réchauffe l’air à l’intérieur du cylindre lequel s’élève dans le ciel comme un ballons non-dirigé; ça semble une spécialité d’ici. C’est joli mais…ça pollue!! Vous pouvez voir ce que c'est en allant sur http://www.luckyballoon.fr/index.html.

















Mia était très fier de sa nouvelle perruque et son ami de son costume. Ce dernier a décidé de couronner Maryse qui avait sa nouvelle coupe de cheveux thaie.

4 janvier 2010
Depuis le début de l’année, le temps est très humide et très nuageux sans qu’on ait eu une seule averse. On pense de plus en plus à notre départ du 15 en direction du nord et de Clément, frère de Maryse. Suzanne, qui va rencontrer une amie qui arrive à Phuket le 18, nous a proposé de la rejoindre à cet endroit qu’elle connaît depuis longtemps et de nous servir de guide. Comme on voulait se payer une randonnée en bateau et qu’il y a un bateau qui part de Ban Saladan, sur notre île, pour Phuket avec arrêt à Koh Phi-Phi, l’île qu’on pense être en face de la nôtre, on va probablement accepter son offre. Arrêterons-nous un jour ou deux à Koh Phi-Phi? Grosse décision à prendre…

7 janvier 2010
On a eu droit à un avant-midi très pluvieux… mais chaud!! Vers 13 heures, ça s’est arrêté et il a eu un petit coucher de soleil à 18 heures. Selon les moyennes annuelles, il y a 2 jours de pluie par mois pour janvier, février et mars avec des températures moyennes qui varient de 32 en janvier à 34 en mars. Nous en avons profité pour parfaire notre planification des prochains mois.

Tout est réglé ou presque; nous partirons en bateau en même temps que Suzanne, le 18, pour Phuket. Le bateau s’arrête une couple d’heures à Koh Phi-Phi et nous nous contenterons de visiter cette d’île pendant ces quelques heures. Nous arriverons à Phuket sans réservation d’hôtel, en espérant que les touristes de la période des fêtes n’y seront plus. De toute façon, nous allons essayer de nous installer à Phuket Town qui est à l’écart des plages.

Nous avons également décidé d’aller chez Clément à Chiang Mai le plus directement possible après cette excursion à Phuket, quitte à explorer la partie sud de Chang Mai à Bangkok en revenant vers Bangkok pour y prendre notre avion vers Paris au début d’avril. Nous avons donc recherché des vols en partance de Phuket vers Chiang Mai et avons eu la surprise de trouver un vol sur Air China pour 4100 bahts (135$) tout compris pour deux personnes, en aller simple, le jeudi 21 janvier. Le vol dure un peu plus de 2 heures. En train, il fallait compter 24 heures pour faire la même distance de 1600 kilomètres.

Comme notre réservation d’hôtel, ici, allait jusqu’au 15 janvier, notre hôtesse, Koum, nous a accordé une prolongation de 3 jours et nous a même fait la chambre au prix initial de 400 bahts (13$) par jour pour tout le mois de janvier, même si elle nous avait promis une hausse à 500 bahts en décembre.

8 janvier
Un mot sur le personnel qui réunit à peu près tous les thaïs avec lesquels nous avons échangés quelques mots par-ci, par-là. La gérante Koum qui fait s’occupe d’à peu près tout depuis les réservations, la caisse, les approvisionnements, le magasin, la comptabilité jusqu’à faire les cafés espresso et les shakes sans compter la gestion du personnel de la cuisine et du service aux tables : une vrai bourreau de travail qui commence à 6 :30 heures pour terminer à 22 :00 heures. Elle parle très bien anglais. Son mari le parle aussi très bien, il est souvent présent mais ne semble pas faire autre chose que les shakes!

Koum, Tip et Di-An toujours prête à coller Maryse

Peul et Pat..




Les seuls autres avec qui nous avons des contacts sont les serveurs, 3 filles : Tip, Peul et Di-An et 2 gars : Mia et son ami de même que Pat, le préposé au BBQ le soir, le seul avec lequel on peut vraiment avoir une conversation en anglais. Les autres sont très gentilles et gentils mais il ne faut pas trop déborder des items du menu et encore, il faut parfois les pointer du doigt sur le menu.

Il faut dire que la langue thaïe n’a pas tous les sons que nous utilisons en anglais et vice-versa, l’anglais n’a pas tous les sons utilisés dans la langue thaïe et que les r leurs sont particulièrement difficiles à prononcer. Par exemple, quand une serveuse nous demande si on veut du riz vapeur, ‘steam rice’ en anglais, elle dit ‘slim lice?’.

mercredi 23 décembre 2009

Décembre 2009

6 décembre
On a rencontré hier une danoise qui parle français (ex-mari français) et romancière ou prof de plongée selon ses humeurs. Koh Lanta est son endroit de prédilection pour écrire (travailler comme elle dit) mais le Brésil pour la fête et, pour elle, le Brésil c’est Rio. Bon! Elle ne va pas à la campagne…c’est peut-être une question d’âge..

On a aussi rencontré notre première québécoise, Suzanne, de St-Hyacinthe et deux de ses amis, lui Français, elle d’origine italienne, qui connaissent la Malbaie et qui ont demandé la carte de l’auberge et …des rabais. Mais tous trois jouent au Scrabble vers les 16 heures et ils nous ont invités. Fait à noter, Suzanne, qui vient ici depuis une dizaine d’années et qui prend souvent ses repas à notre resto, nous dit qu’elle a déjà créché quelques années ici même mais que maintenant elle loge au bloc hôtel à cinq minutes d’ici, mais pas sur la plage, au tarif impayable de 200 bahts par jour (ou 200$ par mois).

Pour ajouter à l’outrage, nous sommes allés à cet hôtel et on nous faisait la même chambre â 500$ par mois pour la même période. Suzanne nous a dit qu’on avait dû dire un mot de trop lors de la négociation avec la proprio dont l’anglais est assez approximatif, et que le prix avait été en conséquence. Mais, il faut dire qu’on demandait pour un mois alors qu’elle, elle y vient pour cinq mois au moins. Le hic avec cet hôtel, c’est que tu ne peux pas réserver à l’avance sauf si tu connais quelqu’un qui y sera avant toi. Il n’en reste pas moins qu’elle vient d’arriver et elle a obtenu ce prix sans intermédiaire. Il va sans dire aussi que la proprio la connait depuis quelques années qu’elle y vient.

11 décembre
Aujourd’hui, nous étions partis pour Ban Saladan dans le but de retirer de l’argent et nous avons fini par y passer la journée, qui nous a paru très chaude, à magasiner. À la sortie d’un des magasins, nous avons aperçu, en fait entendu, un couple de québécois avec leur petit garçon de 5 ans. Ils sont à leur quatrième mois d’un voyage de 10 mois qu’ils ont décider de faire après avoir vendu leur entreprise au Québec et avant de se chercher un autre emploi ou d’entreprendre autre chose et surtout avec leur fils ne commence l’école à l’automne prochain. Ils voyagent en avion et vont d’un pays à l’autre sans réservation autre que l’avion. Ils sont déjà passés par le Népal, la Chine et l’Inde et se dirigent, après leur séjour en Thaïlande, en Indonésie puis l’Australie et le Brésil et j’en oublie peut-être! On espère les revoir avant leur départ; ils sont localisés à la plage voisine de la nôtre.

13 décembre
Un dernier mot sur les finances. Tout bien considéré, bien que la chambre d’hôtel avec frigo-bar, petite table ronde et chaises pour manger et télévision avec TV5 soit meilleur marché que notre ‘bungalow’ qui a bien une espèce de coiffeuse i.e. un miroir et une table carrée avec un banc sur lequel on peut quand même travailler à l’ordinateur et deux chaises de parterre, on préfère quand même notre situation. L’avantage qu’on a, c’est d’être sur la plage et de pouvoir utiliser les chaises et tables qui y sont disponibles en tout temps et à proximité de notre chambre. Le 200$ par mois de différence est minime comparé aux autres coûts, en particulier les repas, qui font 1000$ par mois, surtout que la bouffe est toujours bonne et qu’on serait bien bêtes d’essayer de se faire à manger avec ce que cela suppose, ne serait-ce que les petits déjeuners. Tant qu’on a le bungalow à 400$ par mois, on n’en parle plus et c’est ce qu’on paie même en décembre malgré les 500$ que la proprio avait dit qu’elle exigerait.

Pour les repas, au petit déjeuner, on prend toujours un muesli avec multi-fruits, lait et yaourt, un ‘mango shake’ (en fait c’est un mélange de mangue (la jaune) et de glace concassée, qui peut aussi être à la noix de coco ou à la papaye ou à l’ananas ou au melon d’eau ou aux fruits mélangés) pour 180 bahts, soit 6$ pour nous deux. En passant, ils ont aussi le café latte, le café espresso…etc. au même prix que le café ordinaire mais on n’a pas essayé. Le menu offre aussi les déjeuners à l’américaine, les œufs toute façon, rôtis, …etc.

Par contre, le midi et le soir nous mangeons, à la carte aussi, des mets thaïs assez variés pour qu’on n’en soit pas encore à commander un steak frite (disponible sur le menu). Ca nous coûte en général 120 bahts (4$) pour les deux plats, plus 20 pour 2 riz (si nécessaire) et deux bières de 640ml pour 120 (4$) donc, au total, 260 bahts ou 9$ pour les deux. Parfois on finit avec un plat de fruits à 60. D’où un budget bouffe, incluant du poisson frais de temps à autre, à 900 bahts par jour pour deux soit 900$ par mois et 400$ par mois pour le loyer. Reste l’eau à 50 bahts le 6 litres et les autres ‘cossins’ qu’on peut se procurer au petit magasin jouxté à la dînette…. Au total, on a payé 30,000 pour 24 jours, ce qui ne donne pas loin de 40,000 bahts par mois ou 1300$.

Pour la plage, c’est une baie d’environ 2 kilomètres sans compter les 2 extrémités qui forme des buttes d’une cinquantaine de pieds de hauteur. La route longe l’arrière de la plage et est flanquée, de l’autre côté, par une montagne aux pentes abruptes et boisées, haute d’une centaine de pieds. La bouffe qu’on mange sur les nombreux restaurants qui longe cette route est la même que celle de la plage et coûte un peu plus cher, mais il y a aussi des cafés de style européen (français, allemand et suédois), tous à moins de 20 minutes de marche de notre ‘bungalow’ (c’est ainsi qu’on dénomme ici les espèces de chalets en béton et céramique qui constituent les chambres d’un ‘resort’).

23 décembre
Le temps passe vite mais la vie est toujours aussi belle ici. On fait nos 2 (peut-être 3) kilomètres de marche à tous les matins; on saute à la mer pour 30 à 40 minutes d’aquagym et natation et on le refait en fin de journée au coucher du soleil. Entre les deux, on lit : 13 livres pour André et plus de 15 pour Maryse. Ce qui nous fait apprécier infiniment le ebook (en français on a tendance à appeler cet appareil une liseuse) que Maryse a reçu de son frère à son anniversaire, d’autant plus que nous avons accès tous les deux en même temps à la centaine de livres que Maryse a téléchargé sur notre nouveau petit portable avant de les recharger sur sa liseuse. André lit sur l’ordinateur et Maryse sur la liseuse.

Nous avons eu vent aujourd’hui qu’il y aura un souper spécial le 25 à notre resto et qu’il y aurait aussi un souper spécial le 26 pas très loin de notre ‘resort’ auquel nous pourrions être invités. Apparemment, il y aurait un spectacle de travestis en soirée!! Ce sera notre premier Noël et Jour de l’An à l’extérieur du Québec. On verra comment ça se passera!

On a réussi à savoir comment fonctionnait notre visa qui est valide pour deux entrées de soixante jours, donc 4 mois. On se demandait comme faire pour demeurer ici pour un cinquième mois. On savait qu’il fallait sortir du pays et y rentrer pour activer notre deuxième entrée. On a su récemment par un québécois de Trois-Rivières, qui est installé ici depuis plus de 10 ans mais qui était aussi confronté à la nouvelle législation, qu’on pouvait obtenir une ‘extension’ d’un mois pour chacune des deux entrées de notre visa en allant à un bureau de l’immigration et en payant 1900 bahts (60$). Ce que nous ferons le 29 décembre à Krabi à 90 minutes d’ici. Cette procédure nous a aussi été validée par Clément qui est allé s’informer au bureau de l’immigration de Chiang Mai. Les gens qui arrivent en Thaïlande sans visa obtiennent un visa de 30 jours sans extension possible sauf s’ils sortent du pays et y reviennent mais alors ils n’obtiennent qu’un visa de 15 jours et, mais ceci n’est pas confirmé, ils n’ont droit qu’à trois entrées par année.

Joyeux Noël et/ou Bonne et heureuse année à toutes celles et tous ceux (pour faire comme les québécoises et les québécois qui frémissent à l’idée que le masculin l’emporte sur le féminin, même en grammaire) qui liront ces souhaits à temps.