samedi 7 novembre 2009

4 jours à Paris

Le départ du vol Air Transat s'est effectué à temps mais nous arrivons à Paris une demi-heure plus tôt que prévue et, comme la France vient de remettre ses pendules à l'heure normale, il est 5:30!

25 octobre 2009
Nous avions planifié refaire nos sacs à dos de façon à ne garder qu'un petit sac pour notre court séjour de 4 jours à Paris, ce que nous faisons. On a tout le temps vu que la consigne n'ouvre qu'à 8 heures. Lorsqu'elle ouvre enfin et que nous voyons les prix (pas loin de 150$ pour les 2 sacs), nous changeons les plans, remettons les sacs en ordre pour sortir ensuite direction RER en espérant nous approcher le plus près possible du domicile de Mijail que nous avions connu au Brésil en 2008 et qui nous a offert le gîte pour ce premier passage à Paris. Nous nous procurons une passe de transport tout compris pour 5 jours (70$ la passe; les malins ont des passes de 2,3 ou 5 jours mais pas de 4), ce qui s'avérera quand même très profitable pour nous, compte tenu de tous les trajets que nous ferons.

Lorsque nous descendons à la station prévue, nous réalisons qu'il est impossible de téléphoner même avec une carte de crédit. Un bon samaritain nous dépanne et nous rejoignons Xavière, la compagne de Mijail qui vient nous chercher. On a tout juste le temps de laisser nos sacs chez elle et nous voilà repartis sur Paris où elle nous dépose face à la gare de Lyon où elle a reconduit sa mère et sa nièce. Nous avons été quelque peu éberlués par les performances organisationnelles de Xavière; elle nous a avoué plus tard que son penchant pour la gestion datait de son enfance et qu’elle ne voyait aucun problème à gérer tout ce qui se passait autour d’elle et elle le fait sans bousculer personne; heureux Mijail!! Tous les deux nous recevrons super bien malgré un emploi du temps chargé et des enfants malades : le petit allumé Mallqui, 3 ans, toujours prêt à jouer ou à imiter les adultes et Saskia, 1 an, belle observatrice aux yeux bleus. Elle fixe Maryse sans ciller pendant de longues minutes. Elle observe tout avec un grand calme et on se demande bien ce qui peut bien se passer dans sa petite tête.
De Voyage 2009-10 Paris


Arrivés à Paris sur le coup de midi, nous nous sentons très légers et entreprenons notre première journée de visite de Paris. Il fait beau mais un peu frais et nous sommes sur les quais de la Seine. Aucun décalage horaire ressenti, nous marcherons de midi à 19 heures sans nous sentir fatigués et recommencerons le lendemain.
De Voyage 2009-10 Paris

Au troisième jour, Catherine, notre copine de Laval qui était retournée en France en 2005, vient nous chercher chez Mijail et nous rencontrons enfin Frédérick, son nouvel époux de l’an dernier. Ils nous reçoivent comme des rois, le premier jour avec un menu raclette concocté par Frédérick et le second jour avec un rôti élaboré par Catherine.
De Voyage 2009-10 Paris
Nous y collerons tout au long des 4 jours que nous arpenterons les deux rives tant les décors nous enchantent et le dernier de ces jours nous pourrons relever nos manches tant il fait bon!
De Voyage 2009-10 Paris


Nous nous retrouvons à chaque jour sur les bords de la Seine. Nous y collerons tout au long des 4 jours et nous arpenterons les deux rives tant les décors nous enchantent et le dernier de ces jours nous pourrons relever même nos manches tant il fait bon!

Catherine a la gentillesse de venir nous reconduire à un RER pas très loin de l’aéroport et nous la quittons en espérant avoir l’occasion de la revoir au retour. Elle nous racontera quelques jours plus tard que la grisaille de l’automne s’est installée sur Paris dès que nous l’avons quittée…

samedi 24 octobre 2009

Départ de Québec le 24 octobre 2009

Nous avons passé les derniers 6 mois chez le frère de Maryse, Jacques, à La Malbaie. Jacques et la belle Brigitte y tiennent un petit hôtel, style gite, La Maison des Berges du St-Laurent. Nous y avons passé d'excellents moments et y avons rencontré des gens super intéressants, certains avec qui nous avons eu l'occasion de jaser plus longuement nous ont même invités à les visiter.

Nous passons les derniers jours avant le départ chez les enfants en essayant de bien profiter de ces derniers jours avec eux avant le départ. Partant en octobre on ne croyait pas voir de neige mais oui, les deux derniers jours la voici.

Nous partons avec 2 sacs à dos et deux petits sacs contenant l’électronique, le tout devant être accepté en cabine. Nous avons beaucoup cherché des renseignements sur la Thaïlande et nous sommes un peu perdus dans nos recherches sur Internet. Finalement nous partons avec des notes prises au cours de nos recherches et un mini guide, le routard s’avérant introuvable et les autres trop lourds. Ce sera un peu plus difficile mais si on ne trouve rien en Thaïlande, on essaiera d’en télécharger un. Le but du voyage étant de vivre à moindre coûts qu'au Québec, il nous faudra sans doute faire de la recherche dans les guides si on ne rencontre pas des gens pour nous indiquer les bons endroits à bons prix car on dit qu'en Thaïlande il y en a pour tous les budgets.
De Voyage 2009-10 Départ de Québec

De Voyage 2009-10 Départ de Québec

La petite famille nous accompagne gentiment à l’aéroport et attend avec nous le départ.

mardi 24 février 2009

Retour au Québec



Nous voici donc de retour au Québec, en Charlevoix. Nous adorons ce coin de pays et nous considérons privilégiés de profiter du spectacle du fleuve tous les jours. Nous y menons une vie simple en compagnie de Jacques et Brigitte. Nous mangeons selon les conseils du Dr Béliveau, faisons notre épicerie à pied que nous rapportons en sacs à dos car nous n'avons pas de voiture. Ce n'est pas difficile puisque la route longe le fleuve. Nous faisons un peu d'exercices le matin, sortons marcher pratiquement tous les jours et avant le souper nous faisons du Zhi Neng Qi Gong, une ancienne pratique chinoise qui entretient le corps et l'esprit par l'exercice. C'est la grande forme!

Notre voyage est terminé dans les faits, il continue dans notre tête. Le Brésil fut une superbe découverte et nous avons aimé tous les coins visités. Nous y avons rencontré des gens chaleureux, enjoués, disponibles aux autres, merveilleux. Nous ne nous sommes jamais sentis menacés ou en danger. Nous repartirons avec encore moins de bagages, plus légers. Nous ne savons pas encore quand ni où mais nous le ferons, bientôt!

Nous espérons que les photos et ce blogue vous ont donné le goût de la découverte.

dimanche 7 décembre 2008

Buenos Aires


Partis à 15 heures de Puerto Iguazu, nous arrivons à Buenos Aires le lendemain matin à 7 heures après 16 heures de route (1,234 kilomètres) sans arrêt dans un autobus de 22 passagers où chacun peut s'étendre de tout son long (Tutto Leto), oreiller et couverture pour compléter ce lit. Les repas y sont servis comme en avion et n'ont rien à leur envier, bouteille de vin et digestifs accompagnent le souper, café à volonté. Le seul ennui est causé par les 4 ou 5 arrêts provoqués par des barrages policiers avec vérification des papiers et chiens pisteurs pour la drogue. Trois de trop au goût de notre gentil steward...

Notre séjour à Buenos Aires était plus ou moins préparé étant donné qu'on avait prévu, au départ, passer six mois en Argentine. La décision d'écourter le voyage fut prise fin novembre et on s'était plutôt préoccupé alors des séjours à Curitiba et Iguazu. On a eu quelques difficultés à trouver un hôtel pour les cinq nuits du 6 au 11 décembre parce que l'Immaculés-Conception, fêtée le 8 décembre, est un jour férié en Argentine et il s'adonnait à être le lundi d'où, présumions-nous, la difficulté d'obtenir une chambre pour cette longue fin de semaine.

Nous avons finalement opté pour une auberge de jeunesse dénommée Hostel Garden House et localisée dans le centre-ville, plus exactement dans San Telmo, sur la rue San Juan
Agrandir le plan

Le terminus d'autobus de Buenos Aires est dans le quartier Retiro non loin de l'auberge mais nous prenons quand même un taxi pour nous y rendre.
De Buenos Aires

Nous sommes un samedi et tout est tranquille dans ce coin du centre-ville. L'auberge est tout en escalier et les étages sont plutôt petits: à notre étage, il n'y a que 2 chambres. Comme il est tôt, la chambre n'est pas prête et nous laissons nos effets dans une armoire. On nous offre quand même le déjeuner et nous y rencontrons quelques pensionnaires, deux jeunes filles dont une n'a que dix-huit ans mais beaucoup de caractère. Elles nous offrent de nous conduire jusqu'à la station de métro qui nous mènera au jardin botanique. Nous le visitons un peu mais comme il y a peu de fleurs et que nous sommes fatigués, nous décidons de nous installer sur une petite terrasse et de d'y déguster un bon vin argentin.

Le lendemain nous avons choisi de visiter le jardin de roses qui est sensé être d'une rare beauté. À la descente du métro, il nous faut quand même marcher un bon bout avant d'y arriver pour constater qu'il est fermé pour une grande ré-organisation.
De Buenos Aires

On est quand même dans un endroit assez tranquille même si le jardin longe une des très grandes artères de Buenos Aires et on décide de faire le tour du jardin à l'extérieur... C'est une bonne marche et on réussit à voir quelques aménagements et quelques plantes, juste assez pour se dire que ce devrait être intéressant.

En retournant vers la station de métro, nous voyons l'affiche d'un salon des métiers d'art et décidons d'aller voir ce qu'il en est. En fait, c'est comme chez nous. Comme c'est le temps des Fêtes et donc des cadeaux, c'est le temps pour les artisans d'attirer la clientèle. La diversité du salon est à l'image du pays, très grande. L'artisanat du nord ne ressemble en rien à celui de Buenos Aires. Une des choses que nous avons trouvée très originale est un montage d'une petite pelle mécanique qui charge du sable dans un camion. Très commun comme joujou dira-t-on, mais il suffit que l'opérateur donne une seule impulsion à la pelle et elle poursuit ensuite son travail d'elle-même en se tournant vers le sable, puisant le sable, se retournant vers le camion et déversant sa pelletée dans le camion et ceci à répétition: sans intervention, sans moteur, ni élastique, juste l'inertie du départ... fascinant! On n'est pas resté assez longtemps pour la voir s'arrêter!!

Le lendemain, on repart en métro pour visiter les rues commerciales en particulier la Caille Florida.
De Buenos Aires

On admire au passage l'architecture des édifices et les monuments qui enjolivent les grandes artères. On va évidemment fureter dans les magasins pour se rendre compte qu'il y a beaucoup de choses inabordables comme dans tous les lieux animés des grandes villes.

Le lendemain on fait un autre essai côté parcs et on décide d'entrer dans le jardin japonais même s'il y a un prix d'entrée. Il n'y a rien d'extraordinaire dans ce jardin mais bon...
De Buenos Aires

L'avant-dernière journée, on fait ce qu'on aime le mieux; on part en marchant vers le port mais en chemin un agent à qui on en demandait la direction nous prévient que c'est à une bonne distance et que ce n'est pas particulièrement sécuritaire. On bifurque vers une autre destination et on finit par se rendre comte, en fin de journée, qu'on a fait presque tout le trajet fait en métro puisqu'on retrouve toutes les rues visitées les autres jours.

Le soir, il y a fête à l'auberge. Notre jeune de 18 ans a fait une lasagne et toute la maisonnée est invitée. On part ensuite pour aller écouter un groupe tango. Le truc se passe dans une petite salle où s'entassent une centaine de personnes. Comme on arrive sur le tard, mais pas en retard, on doit rester debout à l'arrière de la salle et attendre un bonne quinzaine de minutes avant l'entrée en scène des artistes. Il y a cinq violons, cinq accordéons, une batterie et un animateur qui chante parfois. Il n'y a pratiquement pas d'éclairage et un peu de fumée d'atmosphère. Après le premier morceau, au rythme très saccadé, on se rend compte que tous les autres sont du même style et que, même les gestes des jours d'accordéon sont toujours les mêmes, faits à l'unisson par les cinq accordéonistes. Leur ensemble est parfait, impressionnant. Après une heure, cela s'arrête sans tambour ni trompette et tout le monde dehors. Les spectateurs avaient l'air d'aimer. Nous, on n'a probablement pas suivi l'évolution du tango; jadis, quand on avait 16 ans (en 195..), on dansait de façon beaucoup plus coulante, mais bon, il en faut pour tous les goûts.

Le jour du départ on laisse nos bagages à l'auberge et on marche la ville une dernière fois; on devrait bien dormir dans l'avion après tout ce chemin! On quitte l'auberge vers 19:00 pour être à l'aéroport au moins 3 heures avant le décollage prévu à 23:45. Il faut quand même presque une heure de taxi pour s'y rendre. Quand on arrive à l'aéroport, on nous annonce que le décollage se fera plutôt à 2:00 parce qu'il y a eu une tempête de neige à Houston au Texas. On retourne à notre réalité québecoise, mais, quand même, ce doit bien être la première tempête de neige au Texas, non?

Nous pensions arriver directement à Newark comme notre billet le mentionnait mais il y a un arrêt à Houston pour passer aux douanes. L'avion a des ennuis de moteurs et on devra changer d'avion. On nous dit qu'une personne sera là pour remettre des cartes d'embarquement pour la suite du voyage et de remettre les bagages sur le carousel après inspection, qu'ils suivront. Comme il n'y q personne en vue pour les cartes d'embarquement, on se met à la recherche d'un comptoir de la compagnie d'aviation. L'avion ne nous a évidemment pas attendu. On devra passer par Memphis et là, changer encore une fois d'avion pour prendre un vol pour Détroit et de là, un autre pour Montréal. Oui, oui, on va faire l'impossible pour que les bagages suivent... Comme à l'impossible nul n'est tenu... on les retrouvera à la Malbaie la fin de semaine suivante.

Heureusement, on a rejoint Brigitte en cours de route et elle nous attend patiemment avec des bottes et du linge d'hiver. Merci Brigitte! Le contraste est grand mais il fait beau, les décorations de Noël illuminent les rues, nous partageons un excellent souper en jasant avec Brigitte et passons une bonne nuit de récupéation. Le lendemain, le soleil brille, le ciel est bleu, il fait plus froid et la vie continue.

mercredi 3 décembre 2008

Foz do Iguaçu et Puerto Iguazu


De Foz do Iguaçu, Brésil

De Curitiba nous partons en soirée par autobus vers Foz do Iguaçu. Nous y arrivons au petit matin et sommes agréablement surpris que la température ne soit pas aussi chaude et humide qu'on nous l'avait fait redouter. Les bureaux à l'intérieur du terminus sont fermés mais heureusement le resto est ouvert et les indications pour les bus sont affichées. On y rencontre un jeune couple de Français très bronzés avec la planche de surf sous le bras mais la mine un peu basse. Ils sont sur leur retour en France après avoir écumé presque toutes les mers d'Amérique du Sud pendant un an!!
De Foz do Iguaçu

En sortant pour prendre l'autobus qui doit nous amener au terminus d'autobus municipal, on apprend que le parc brésilien ouvre seulement à 9 heures et, étant donné qu'on est passablement fatigué, on songe à traverser tout de suite à Puerto Iguazu en Argentine pour y déposer nos bagages. Un chauffeur de taxi, brésilien, nous aborde et nous offre de nous traverser en nous facilitant les douanes au sortir du Brésil et à l'entrée en Argentine. En cours de route il nous offre de nous ramener visiter le parc du côté Brésilien.
De Foz do Iguaçu

On prend entente sur un prix pour l'aller-retour, l'attente et les douanes. Tout se passe à merveille; on ne verra même pas les douaniers. C'est sûrement plus cher que de tout faire nous-mêmes en autobus mais nous sommes fatigués et nous jugeons que ça vaut la peine. Les chutes sont très impressionnantes, il n'y a pas de moustiques et il fait un temps superbe. La visite se fait en suivant un long trottoir qui nous nous fait voir les chutes de leur sommet. Notre chauffeur a décidé, lui aussi, de profiter de la promenade; il adore son coin de pays. Il nous ramène à notre hôtel à Puerto Iguazu après une visite d'environ deux heures.
De Puerto Iguazu

Dans l'après-midi on se rend au terminus pour se procurer les billets d'autobus pour la visite des chutes du côté argentin et aussi pour le voyage de Puerto Iguazu à Buenos Aires. On se rend compte en dînant sur une terrasse qu'il fait quand même passablement chaud! Dans l'après-midi, on doit aussi continuer nos recherches pour trouver un hôtel à Buenos Aires. On ne comprend pas trop qu'on ait de la peine à trouver une chambre du 6 au 10 décembre jusqu'à ce qu'on se rende compte que le 8, fête de l'Immaculée-Conception, est un jour férié en Argentine et c'est un lundi, donc fin de semaine de 3 jours... On finit par trouver ce qu'on cherchait dans une auberge de jeunesse...

En fin d'après-midi, on se paie une bière sur une terrasse et on se rend compte que les indiens guaranis qui sont quand même ici sur leur territoire, sont laissés pour contre. Ils essaient tant bien que mal de vendre leur artisanat mais la plupart ont l'air désabusé ou triste. Maryse se laissera convaincre par une paire de boucles d'oreilles...

On part un peu au hasard pour trouver un resto et on a la main heureuse mais en disant au serveur qu'on désirait le plat de nos voisins de table, on se retrouve avec un plat un peu maigre. On finit par connecter avec ces voisins de table, Caty et Ward, qui sont... de Tasmanie et amateurs de "birds and bees". Des gens tout-à-fait charmants.
De Puerto Iguazu


Le lendemain, on part tôt pour les chutes et on y passe près de 4 heures. La visite est beaucoup plus diversifiée que celle du côté brésilien. Ce n'est pas une mais quatre promenades différentes qui sont proposées et chacune de celles qu'on a faites est intéressante. On voit les chutes, tour à tour, depuis le haut, puis depuis le bas et puis de très près sur le côté et, enfin, de face. On peut même aller les frôler à bord d'un bateau mais l'attente du bateau se fait en plein soleil; on passe. Après 4 heures de marche incluant deux escaliers de 180 marches aller et retour et un soleil beaucoup plus présent que la veille, on est près de la défaillance mais on en a eu plein les yeux et les oreilles.

Légende des chutes:
Selon les indiens caingangues, le roi des dieux Tupa a envoyé son fils, M'Boi, le dieu serpent, pour veiller sur la tribu . M'Boi vivait sur le fleuve Parana . Le chef de la tribu, Igobi, avait une fille, Naipi, très belle et promise au dieu M'Boi qui en était éperdument amoureux. Un guerrier de la tribu, nommé Taroba, était l'amant de Naipi . Les jours des noces de M'Boi et Naipi, les amants, profitant de l'état d'ébriété de la tribu provoqué par l'alcool de mais, s'enfuirent en canoë sur le fleuve. Le bruit des rames réveilla le dieu M'Boi, lequel, furieux, donna un grand coup de queue, ce qui provoqua une énorme crevasse où tombèrent les amants. Naipi fut transformée en un grand rocher au pied des chutes et est perpétuellement soumise à la force du fleuve . TAroba est devenu un palmier qui surplombe les chutes ... Les amants se voient mais ne peuvent plus se toucher, sauf certains jours après la pluie il arrive que l'arbre soit relié au rocher par un arc en ciel.
De Puerto Iguazu

Il faut dire que l'aménagement fait autour des chutes est colossal. Par exemple, pour la dernière promenade qui nous mène au-dessus d'une des chutes et devant une multitude d'autres, on prend un petit train qui nous amène en une dizaine de minutes au point de départ d'un trottoir en acier ajouré de 1.3 kilomètres qui surplombe la forêt et les voies d'eau qui se déversent dans les chutes et qui nous amène jusqu'à l'observatoire qui peut accueillir quelques centaines de personnes.

Le soir, on décide de retourner au même resto que la veille et, là, on se farcit un superbe filet mignon. Il faut dire que les argentins ont du boeuf qui a un goût unique (probablement celui que le nôtre avait quand le boeuf allait encore aux champs). On y rencontre, ce soir-là, un jeune couple de Péruviens. Lui, batteur, se laisse inviter à jouer avec le petit ensemble de musiciens et chanteur qui anime la soirée.

Le lendemain, on se lève tard, on doit quitter l'hôtel avant midi et l'autobus pour Buenos Aires part à 15 heures. On décide de laisser les bagages à la consigne de l'hôtel et on fait une dernière visite de Puerto Iguazu. À midi, il fait si chaud qu'on opte pour manger à l'intérieur même s'il n'y a pas d'air climatisé. Il ne reste plus qu'à aller chercher les bagages à l'hôtel et... marcher jusqu'au terminus, heureusement pas trop loin.